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Ski de randonnée nordique

ManonM
par ManonM
23 janv.
mis à jour 26 janv.
404 lecteurs
Lecture 12 min.

Depuis les articles que nous lui avions consacrés dans Carnets d’Aventures en 2008 (CA11) puis 2013 (CA30), on peut dire que le ski de randonnée nordique s’est démocratisé en France.
Pas besoin d’acquérir une technique spécifique ni de s’équiper en matériel hors de prix, il permet de s’aventurer en hiver dans des espaces sauvages loin des pistes damées.
Nous vous proposons ici une présentation de l’activité et un petit guide matériel, en complément du récit de Manu dans le Vercors publié dans CA70.

Texte : Manu d’Adhémar et Régis Cahn

PRÉSENTATION
LES SKIS
LES PEAUX DE PHOQUES
LES CHAUSSURES ET FIXATIONS
LES BÂTONS
LE CHARGEMENT
OÙ SKIER ?

Itinérance dans le Jura. Photo : Manon
Itinérance dans le Jura. Photo : Manon
Itinérance dans le Vercors. Photo : Manu d'Adhémar
Itinérance dans le Vercors. Photo : Manu d'Adhémar

Présentation

Qu’est-ce que le ski de randonnée nordique (appelé aussi ski « back country ») ? On pourrait dire en premier lieu qu’il s’agit d’une activité à mi-chemin entre le ski de randonnée alpine et le ski de fond. Elle emprunte au premier le côté « accès à des zones non aménagées », et au second le côté « horizontal », dans le sens où ce que l’on recherche en faisant du ski de randonnée nordique, c’est avant tout de parcourir des distances plutôt que des dénivelés. Ou alors, on pourrait encore dire que le ski de randonnée nordique (SRN) est au ski de fond ce que le ski de randonnée alpine est au ski de descente. À l’inverse du ski de fond qui se pratique sur des stades de neige et sur des terrains préparés et damés, le ski de randonnée nordique se pratique en terrain vierge dans de grands espaces. La descente n’est pas un objectif en soi, mais elle peut être plaisante si l’on est correctement équipé avec des planches de 70 mm (de large) et des carres. Bref, le SRN, c’est le ski libre ! Un formidable outil de découverte et d’exploration pour traverser les forêts, les prairies, les lacs gelés, les plateaux et vallons enneigés… idéal en itinérance bivouac !

Il y en a pour tous les goûts…

Bien évidemment, les pratiques sont multiples : certains privilégient le plaisir de l’effort physique en tentant de parcourir le maximum de kilomètres dans la journée, et en y ajoutant pourquoi pas un peu de dénivelé. Il est aussi possible de mettre en avant le côté « engagement » en évoluant dans un environnement difficile (températures polaires, présence de l’ours, éloignement des zones habitées…), en autonomie complète pendant plusieurs jours, voire plusieurs semaines.
D’autres chaussent les skis de randonnée nordique dans un objectif plus contemplatif, prenant le temps d’observer le milieu dans lequel ils évoluent, que ce soit l’observation de la faune et son adaptation à la période hivernale, les formations géologiques, les sculptures neigeuses réalisées par le vent, les sculptures de glace.
Bref, il y a largement de quoi trouver son compte dans cette activité, et chacun jouera à sa guise sur ces trois curseurs, qui ne sont d’ailleurs probablement pas les seuls.

… tous les niveaux…

Le SRN n’est pas une activité technique, dans la mesure où il s’agit de faire glisser un pied devant l’autre comme en ski de fond. La qualité de la neige influe moins sur la progression qu’en ski de randonnée alpine car la descente n’est pas un objectif. Que la neige soit croûtée, soupasse ou lourde, vous avancerez sans gros risque de chute. À moins que vous n’ayez choisi un itinéraire pentu et que la perspective d’une belle figure face à la caméra vous incite à « engager du lourd ! » On peut tout à fait pratiquer le SRN sans notion de nivologie à condition de choisir un itinéraire à l’abri de tout risque d’avalanche. Dans ce cas, il n’est pas nécessaire de s’équiper de tout le matériel de sécurité obligatoire en ski de randonnée alpine (appareil de recherche de victimes d’avalanche, pelle, sonde). L’évaluation des risques ne doit cependant pas être négligée avant de partir. On peut se dire aussi qu’une pelle est toujours bien utile pour aplanir le bivouac !

…et tous les budgets

Avant d’investir dans du matériel spécifique au SRN, on peut utiliser ses skis de fond ou de randonnée alpine, ou louer du matériel spécifique si l’on commence à être mordu.
Une pratique courante dans les pays scandinaves est d'utiliser des skis de fond et d'évoluer de refuge en refuge en ayant dans son sac une petite paire de peaux de phoque pour les montées un peu rudes, longues ou glacées. Mais le réseau de pistes damées et entretenues est là-bas considérable, en France, cela n’est pas le cas partout. Le ski de randonnée nordique peut aussi être pratiqué avec des télémarks, avec l’intérêt de pouvoir se délecter d’une petite descente une fois le bivouac posé. L’autre avantage est aussi la portance de ces skis en cas de grosse quantité de neige fraîche.
Il existe bien sûr du matériel spécifique au SRN (et même pour plusieurs types de pratique de ski de randonnée nordique) qui présente l’avantage d’être parfaitement adapté au hors piste et aux pentes douces, beaucoup plus que le matériel de ski de fond qui devient vite galère à utiliser hors des pistes, ou que les skis de rando alpine assez lourds et aux chaussures rigides. Mais tout dépendra de son expérience, de la fréquence de pratique, et du budget que l'on est prêt à y consacrer.

 

Itinérance en Finlande. Photo : Clément Couturier
Itinérance en Finlande. Photo : Clément Couturier
Itinérance en Finlande. Photo : Clément Couturier
Itinérance en Finlande. Photo : Clément Couturier
Itinérance en Finlande. Photo : Clément Couturier
Itinérance en Finlande. Photo : Clément Couturier

Les skis

Aux alentours des années 1970, les skieurs nordiques utilisaient des skis de fond pour traverser les espaces naturels non damés. De nos jours, les skis de randonnée nordique sont plus larges et munis de carres en métal, et cela fait la différence sur les petites traversées en neige dure et les descentes. Les skis peuvent être plus ou moins longs et larges (un ski court est plus maniable et un ski large a plus de portance), avec un système anti-recul (écailles et/ou peaux). Les écailles s’avèrent très efficaces dans les faux plats montants : elles permettent de ne pas avoir recours aux peaux, et donc d’avoir un meilleur rendement en glisse. Les écailles glissent mieux que les peaux à la montée et à la descente, on peut donc aller plus vite et surtout, on ne passe pas son temps à les mettre et à les enlever. En général, les peaux viennent en complément des écailles dans les situations où elles deviennent nécessaires (en terrains vallonnés ou pour tracter une pulka).

Profil

Aujourd’hui, les planches sont de plus en plus larges et peuvent avoir une forme parabolique permettant une meilleure glisse et une meilleure accroche. On trouve deux grandes lignes de skis sur le marché :
- le ski de randonnée nordique aux lignes droites. Ce sont généralement des skis longs qui permettent de gagner en vitesse. Ils sont utilisés lors de grandes traversées.
- Le ski de randonnée nordique « tout-terrain ». Plus solide et plus large que le précédent, parfois parabolique, il permet d’évoluer dans un milieu plus accidenté. Ce ski apporte de bonnes sensations de glisse.
Dans tous les cas, le talon n’est pas maintenu et une certaine maîtrise des virages télémark est nécessaire pour apprécier les descentes. Des cales de montées sont parfois présentes sur la fixation.
Un ski « droit » sera utilisé en forêts, prairies et larges vallons, alors qu’un ski parabolique sera utilisé sur des terrains « plus techniques » et plus accidentés (dévers, pente, etc.). Le choix dépend donc du type de pratique, du terrain et des envies.

Taille

À ski de randonnée nordique « classique » dit de taille droite, le pratiquant utilise des skis à sa taille ou légèrement plus longs. Pour les skis « nouvelle génération », on utilise des skis à sa taille ou plus courts (jusqu’à 10 cm).
Les skis plus courts réduisent la portance sur la neige mais augmentent la maniabilité notamment dans les virages. La longueur de la planche est exprimée en centimètres. On trouve sur le marché des skis de 159 cm à 215 cm. La largeur (ligne de cote) est définie en trois points : haut, milieu, et bas des spatules. Elle est exprimée en millimètres. On trouve sur le marché des skis aux lignes de cotes suivantes (sidecut) : minimum (54|48|52 mm), maximum (98|69|88).
Plusieurs grandes marques fabriquent des équipements nordiques, notamment Madshus, Fischer, Salomon, Sporten.

 

Flotte de SRN aux lignes et profils différents dans un magasin de sport en 2022.
Flotte de SRN aux lignes et profils différents dans un magasin de sport en 2022.
Itinérance dans le Jura. Récup ! Skis à profil droit et écailles ancienne génération avec fixations SNS Profil (années 1980-90). Photo : Manon
Itinérance dans le Jura. Récup ! Skis à profil droit et écailles ancienne génération avec fixations SNS Profil (années 1980-90). Photo : Manon
Itinérance dans le Jura. Skis à écailles sans peaux. Photo : Manon
Itinérance dans le Jura. Skis à écailles sans peaux. Photo : Manon
Jura. En cas de casse ou de terrain impraticable à skis, une paire de raquettes de secours peut dépanner ! :-) Photo : Manon
Jura. En cas de casse ou de terrain impraticable à skis, une paire de raquettes de secours peut dépanner ! :) Photo : Manon

Les peaux de phoque

Jadis, les Scandinaves plaçaient des peaux de bêtes sur les semelles de leurs skis : peaux d’élan, de phoque ou d’autres animaux à poil court et dur. Les randonneurs nordiques et alpins continuent d’utiliser cette technique avec leurs « peaux de phoque » en matière synthétique qui sont collées sur les semelles des skis. Les peaux de phoque permettent d’adhérer sur le terrain lors de la progression en montée. Elles sont adaptées à la longueur et à la largeur de la semelle. Il n’est cependant pas rare de voir des pratiquants utiliser des demi-peaux de phoque.
Les peaux autocollantes modernes sont en matière synthétique ou en mohair. Elles doivent être stockées dans un endroit sec. La partie collante pourra, après de nombreuses utilisations, être ré-encollée. Il existe plusieurs fabricants de peaux de phoque dans le commerce, par exemple : Pomoca, Coll-tex, Black Diamond, etc. Ces derniers commercialisent des peaux de largeurs diverses. La peau sous le ski ne doit pas recouvrir les carres. Si c’est le cas, il faudra alors les retailler pour qu’elles s’adaptent parfaitement à la taille de la semelle.
L’usure des peaux dépend de la dureté de la neige et des terrains pratiqués. Les « peluches » permettent une bonne accroche sur la plupart des surfaces, même sur neige gelée.
Les peaux sont sensibles aux changements de type de neige et à la température. Après être passée sur une surface gelée, une peau peut « botter » dans de la neige fraîche.

 

Peaux, demi-peaux, pulkas. Cabane en Finlande. Photo : Clément Couturier
Peaux, demi-peaux, pulkas. Cabane en Finlande. Photo : Clément Couturier

Les chaussures et fixations

Sur du plat, l’utilisation de chaussures de télémark rigides offre un confort raisonnable pour des séances de plusieurs heures, ce qui n’est souvent pas le cas avec des chaussures de ski de randonnée alpine (même les plus légères et minimalistes). Les chaussures de skating sont souvent très ajustées, n’isolent pas du froid et ne sont pas étanches, ce qui peut être problématique pour une randonnée de plusieurs jours. Finalement, s’équiper de chaussures spécifiques SRN reste la meilleure option :

  • elles sont faites avec des mousses épaisses qui les rendent confortables pour pouvoir progresser pendant de longues heures à plat sans risquer les ampoules
  • elles maintiennent bien la cheville, ce qui facilite les descentes
  • elles ont une bonne isolation thermique tout en restant légères
  • elles sont imperméables et respirantes
  • elles sont assez souples, et il est possible de les garder le soir au bivouac sans avoir l’impression d’être Robocop.

Les chaussures sont un point clé du matériel, si elles sont mal adaptées, elles peuvent transformer une belle aventure en parcours du combattant ! Mais bon, investir dans du matériel dédié, ce n'est pas toujours évident, et puis c’est une paire de chaussures de plus à stocker dans l’armoire…

 

En randonnée nordique, il existe plusieurs types de fixation, nous retiendrons ici les 3 plus répandues en France et adaptées aux terrains de nos massifs :

  • la norme SNS de Salomon
  • la norme NNN BC de Rottefella
  • la norme 75 millimètres

Les trois normes ne sont pas compatibles entre elles. Le choix de la chaussure se fera en fonction de la fixation et inversement. La fixation traditionnelle de 75mm est idéale pour sa grande fiabilité et son contrôle en descente. Les normes NNN BC et SNS (Salomon Nordic System) sont préférables pour la légèreté.

NNN BC et SNS
Les fixations SNS (Salomon Nordic System) et NNN BC (New Nordic Norm Back Country) sont légères et solides. Elles ressemblent aux fixations de skis de fond, tout en étant un peu plus larges et solides. Les chaussures se ressemblent, avec une « barre » au devant de la chaussure qui s’insère dans la fixation, une tige haute et des renforts permettant de garder les pieds au chaud. Elles ressemblent à des chaussures de randonnée d’été. Elles peuvent être munies de crampons pour marcher et sont pourvues d’une membrane contre l’humidité. Quelques marques se partagent actuellement le marché : Crispi, Alpina, Fischer, Salomon, etc.

75mm
La chaussure est reconnaissable grâce à sa languette de 75 millimètres devant les chaussures qui s'insère dans la fixation (un peu comme un bec de canard). Il existe deux types de fixation Nordic Norm 75mm :

  • « 3 pin »
    Elle est pourvue de 3 pics s’insérant sous la semelle de la chaussure assurant maniabilité et facilité d’utilisation. Point faible : les 3 « pics » abîment et agrandissent les trois trous sous la semelle. Ils s’usent assez rapidement. les modèles les plus répandus sont Voile (Heavy Duty Mountaineer) et Rottefella (Super Telemark) « 3 pin ».
  • câble
    Le système à câble assure un meilleur soutien latéral lors des descentes. La chaussure vient se glisser dans l’étrier et le talon est entouré du câble. En réalité, il s’agit d’une fixation de télémark fixée sur un ski de randonnée nordique.

Certaines fixations utilisent ces 2 principes, avec un câble amovible qui est retiré lors de la progression horizontale ou en montée, et le câble peut être ajouté pour les sections en descentes pour une meilleure tenue du pied sur le ski.

Dans tous les cas, il existe différents modèles de chaussures : de la classique en cuir à la coque plastique de télémark en passant par la botte « grand froid ». Quelques marques se partagent le marché : Crispi, Scarpa, Garmont, etc.

Les bâtons

Il n’existe pas de bâtons spécifiques au ski de randonnée nordique. Certains bâtons de « ski de montagne » peuvent être utilisés lorsqu’ils ont une taille suffisante. En terrain non damé et sur des parcours d’aventure, on utilise des bâtons de taille « randonnée », taille maximum 145cm pour une personne de grande taille.
Quelques éléments à prendre en compte pour un bâton de SRN « idéal » :

  • la tige
    Le choix du bâton se fera en fonction de sa rigidité et sa légèreté. Les matériaux les plus usités sont la fibre de verre et l’aluminium, ainsi que la fibre de carbone. L’aluminium est à privilégier pour sa solidité. Les bâtons doivent être suffisamment longs pour apporter de l’appui et de la « poussée », et résistants.
  • la poignée
    Les poignées en liège sont plus agréables et moins froides que le plastique. Les bâtons de ski de randonnée ont une simple sangle attachée à la poignée. Il n’y a pas besoin, comme dans la pratique du ski de fond, d’utiliser des dragonnes ergonomiques. Le bâton est utilisé ici pour la progression et la stabilité. Il n’y a pas de recherche de performance.
  • les paniers et pointes
    Le panier (rondelle à l’extrémité du bâton) doit être le plus large possible pour empêcher le randonneur skieur de s’enfoncer dans la neige. Les pointes n’ont pas une véritable importance dans la pratique du back country.

Les bâtons télescopiques sont une bonne solution : ils se rangent facilement, sont réglables, et peuvent être séparés en plusieurs brins que l’on peut utiliser comme point d’ancrage pour arrimer la tente.

 

Le chargement

Une fois que l’on a son matériel aux pieds, il ne reste plus qu’à transporter sa nourriture, sa popote, ses affaires sèches, sa tente, son duvet, son string léopard. Et là, il y a deux solutions classiques : la pulka (luge fixée au niveau des hanches) et le sac à dos.
La pulka présente l’avantage de pouvoir être chargée lourdement sans trop handicaper la progression à plat et son contenu est facilement accessible grâce à un zip sur toute la longueur. Elle est en revanche peu maniable, surtout en sous-bois et en descente. Méfiez-vous de sa grande contenance si vous partez peu de temps, on a tendance à remplir tout l’espace sans penser qu’il faudra ensuite la tirer…

Fjellpulken et Snowsled : deux pulkas testées par Manu d’Adhémar

J'ai pu essayer ces deux modèles de pulkas en France. Celle de Fjellpulken a une demi-coque en fibre soutenue par deux patins en plastique pour la protéger des cailloux et branchages. Sur le dessus est rivetée une toile, maintenue en place par un système d’élastiques et crochets, très pratique. Celle de Snowsled ressemble à une grande luge en plastique relativement souple, ce qui permet de bien absorber les petits reliefs en neige dure ou en glace, et de moins ressentir les à-coups sur les hanches. Un sac complet est posé dedans, fermé par une grosse fermeture éclair, puis maintenu par quatre sangles. Dans les deux cas, l’étanchéité est très bonne, ce qui fait que les affaires seront mises directement dans le grand sac sans avoir besoin de conditionner le tout dans un sac à dos ou sac étanche.
La traction de la pulka se fait à l’aide d’un brancard souple ou d’un brancard rigide. Dans les deux cas, on enfile une ceinture avec bretelles (eh oui, ceinture et bretelles !), ce qui fait que la traction s’exerce sur la taille et légèrement sur les épaules. Le brancard souple (constitué tout simplement de deux bouts de cordes attachés à la ceinture au niveau des hanches) permet d’aller prendre ses affaires dans la pulka sans se détacher, et cela facilite aussi les changements de direction. Le brancard rigide est composé de deux barres en aluminium qui viennent aussi se fixer sur la ceinture au niveau des hanches, il permet d’éviter de se faire dépasser (voire écraser…) par la pulka dans les descentes, mais complique les demi-tours et l’accès au contenu. Par contre, le brancard rigide peut casser : les tubes sont dimensionnés pour résister à la traction plus qu’à la flexion.
Au début, j’avais une préférence pour le brancard rigide, qui, même s’il est plus lourd et encombrant, permet de toujours sentir où se trouve la pulka sans avoir à se retourner. Mais j’ai trouvé un système de frein pour brancard souple, qui permet de freiner automatiquement la pulka si elle prend trop de vitesse, et éviter qu’elle ne vienne nous chatouiller les mollets.

 

Pulka Snowsled dans le Vercors. Photo : Manu d'Adhémar
Pulka Snowsled dans le Vercors. Photo : Manu d'Adhémar
Pulka Snowsled dans le Vercors. Photo : Manu d'Adhémar
Pulka Snowsled dans le Vercors. Photo : Manu d'Adhémar
Pulka Snowsled dans le Vercors. Photo : Manu d'Adhémar
Pulka Snowsled dans le Vercors. Photo : Manu d'Adhémar
Pulka Snowsled brancard rigide dans le Vercors. Photo : Manu d'Adhémar
Pulka Snowsled brancard rigide dans le Vercors. Photo : Manu d'Adhémar
Pulka Snowsled brancard souple dans le Vercors. Photo : Manu d'Adhémar
Pulka Snowsled brancard souple dans le Vercors. Photo : Manu d'Adhémar
Pulka Fjellpulken en Norvège. Photo : Manu d'Adhémar
Pulka Fjellpulken en Norvège. Photo : Manu d'Adhémar
Pulka Fjellpulken en Norvège. Photo : Manu d'Adhémar
Pulka Fjellpulken en Norvège. Photo : Manu d'Adhémar
Bivouac dans le Vercors. Photo : Manu d'Adhémar
Bivouac dans le Vercors. Photo : Manu d'Adhémar
Pulka Snowsled dans le Vercors. Photo : Manu d'Adhémar
Pulka Snowsled dans le Vercors. Photo : Manu d'Adhémar

Où skier

De nombreux massifs vallonnés aux courbes douces se prêtent à la pratique du ski de randonnée nordique en France : le Jura et le Vercors se distinguent pour y être particulièrement adaptés, mais d’autres régions s’y prêtent également : la Lozère, le Bugey, les Vosges, le Dévoluy, les Pyrénées, l’Auvergne, le Forez, etc. Bien sûr, chacun fait comme il l’entend, et peut faire du SRN avec une pulka dans les massifs des Écrins ou du Mont Blanc !
L’enneigement est généralement propice au SRN aux mois de janvier et février. Si vous souhaitez partir plus tard dans la saison, il faudra alors probablement vous orienter sur les pays scandinaves : le Groënland, le Grand Nord Canadien, la Terre de Baffin…

 

Aller plus loin

www.skirandonnenordique.com
« Faire sa trace au cœur de la nature »
Vous trouverez sur ce site plein de bonnes idées et une mine d’or pour le matériel.
Il s’agit d’un guide en ligne collaboratif ouvert à tous. Ce sont ses membres qui le font vivre.
Débutants et initiés partagent de nombreuses informations :
- Des itinéraires en France et à l’étranger : durée de l’itinéraire, difficulté, danger, dénivelée, hébergement, topographie
- Des informations techniques sur le matériel : chaussures, fixations, bâtons, skis, vêtements
- Des dossiers complémentaires sur le raid, la pulka, le bivouac hivernal
- Des informations sur la sécurité, topographie, nivologie, météorologie
- Des données pratiques sur ce sport : condition physique, conséquences du froid sur le corps
- De nombreuses photos et vidéos
- Un forum
- Un espace professionnel : où acheter, où louer, avec qui partir...
Ce projet a été réalisé en collaboration avec la Direction Départementale Jeunesse et Sport de l’Isère (DDJS) et l’association des GTV (Grandes Traversées du Vercors).

3 COMMENTAIRES
marie31 - il y a 2 jours
j aimerais vraiment essayé mais dans les pyrénées et alentours ce n est vraiment pas développé . et je ne parle meme pas des skis raquettes
Sur le papier ( annuaire des professionnels sur le site ski randonnée nordique ) il y a des loueurs mais dans la vraie vie quand on telephone c'est non

il va falloir aller dans le vercors ou le jura

ManonM - il y a 2 jours
marie31 :
j aimerais vraiment essayé mais dans les pyrénées et alentours ce n est vraiment pas développé . et je ne parle meme pas des skis raquettes
Sur le papier ( annuaire des professionnels sur le site ski randonnée nordique ) il y a des loueurs mais dans la vraie vie quand on telephone c'est non

il va falloir aller dans le vercors ou le jura


Merci Marie pour ton commentaire bien utile. Effectivement, c'est une pratique qui se prête plus aux massifs de moyenne montagne aux formes un peu arrondies :). Tu peux peut-être laisser un message dans le forum de skirandonneenordique à ce sujet, mais peut-être l'as-tu déjà fait...

marie31 - il y a 2 jours
Je pense que je vais m organiser un petit séjour dans le Jura

Et si cela me plaît j investirai probablement pour être libre