Extraterrestre CA48 : Au revoir SilexA

par L'extraterrestre dans Extraterrestre 22 Jan 173 readers Soyez le premier à aimer ! : Soyez le premier à commenter share(partager)

Au revoir SilexA

Chronique publiée dans Carnets d'Aventures n°48.
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L’un des extraterrestres qui participaient à cette chronique a quitté la Terre et changé d’univers…
Il va nous manquer…
Voici une petite rétrospective de ses rapports, ils sont tous en libre accès ici.

Un autre indicateur que le PIB (CA27, 2012) :
[…]Le PIB ne prend pas en compte ces dégradations de l’environnement, il ne reflète pas non plus les disparités de revenus au sein d’un pays, l’état de santé des citoyens, les conséquences positives du bénévolat pour la société ; par contre, il peut augmenter beaucoup à la suite d’une importante catastrophe naturelle… L’objectif de l’humanité ne devrait donc plus être la croissance ou même la décroissance du PIB puisqu’il n’est pas un paramètre fiable pour mesurer le bien-être présent et futur des êtres humains ! […] 
Suzette, la trentaine, exerce depuis plusieurs années un métier peu enthousiasmant et s’apprête à réaliser un vieux rêve : elle va partir pendant 3 ans faire le tour du monde en trottinette […] Sa contribution au PIB mondial au bout des 3 ans est simple à calculer : elle est nulle. […] Analysons maintenant sa contribution au bien-être mondial avec une méthode plus fine que celle du PIB. Pendant 3 ans, Suzette […]a fait rêver les centaines de lecteurs de son blog et les milliers de lecteurs de son article dans Carnets d’Aventures, les magnifiques souvenirs et les expériences initiatiques qu’elle a vécues embelliront et changeront sa vie à jamais ; à son retour, elle sera plus épanouie et rendra ses proches encore plus heureux qu’avant… Il est facile de démontrer que sa contribution au bien-être global aura été beaucoup plus grande en partant en voyage qu’en continuant son travail ! […]

5 ans avant Hamon, il nous parlait aussi du revenu universel dans « L’exemple d’une autre planète » (CA28, 2012)
[…] Quelques décennies plus tard a été mis en place un nouveau modèle de démocratie où les dirigeants, inconnus du grand public, sont tirés au sort tous les cinq ans parmi les 1 000 personnes d’un collège réunissant des scientifiques, juristes, philosophes, médecins, écrivains et économistes reconnus pour leur érudition, leur intégrité et leur dévouement pour la communauté. Comme ils sont anonymes, nos dirigeants restent humbles et œuvrent avant tout pour le bien public. Nous ne votons donc pas pour des personnes, mais pour des mesures concrètes. […] Grâce à ce nouveau système démocratique nous avons pu voter et mettre en place une mesure radicale pour résoudre définitivement le problème de la pauvreté et du chômage : le versement d’un revenu minimum universel. Depuis ce temps, tous sans exception nous recevons de la naissance à la mort une indemnité mensuelle suffisante pour subvenir à nos besoins matériels de première nécessité. Ainsi, beaucoup de gens peuvent travailler bénévolement, en s’occupant des enfants, des personnes âgées, des espaces verts près de chez eux. La plupart travaillent une vingtaine d’heures par semaine, sauf ceux qui sont passionnés et qui souhaitent alors travailler beaucoup plus. Les tâches considérées comme non épanouissantes ont été réduites au minimum grâce à la mécanisation généralisée des processus de production et de recyclage. Celles qui n’ont pu être éliminées sont beaucoup mieux rémunérées que les autres. […]

Crise ou âge d’or (CA29, 2012)
[…] À la question « Êtes-vous heureux ? », il y a fort à parier que la moyenne des lecteurs de Carnets d’Aventures aurait été largement au-dessus de la moyenne des Français !
Alors quand nous revenons d’une aventure de quelques jours ou de quelques années, que nous avons senti le bonheur profond de la liberté totale sur une planète si belle et si variée, nous avons peut-être un rôle à jouer à notre retour : utilisons notre bouclier de joie et d’enthousiasme pour contrer la morosité ambiante ! Allons secouer les râleurs et les fatigués de la vie, distillons dans notre cercle restreint de parents et d’amis l’allégresse qui bouillonne dans nos cœurs encore longtemps après notre retour ! Car la bonne humeur, comme le pessimisme, sont des états d’esprit hautement contagieux. Nous ne vivons pas dans le meilleur des mondes certes, mais il est possible d’être à la fois « indignés » et heureux, optimistes sans être égoïstes, et c’est probablement la meilleure manière d’avoir une action constructive pour faire évoluer les choses dans le bon sens. […]

Eco-conso (CA30, 2012) un billet qui fait le point sur le pouvoir qu’a chacun de faire infléchir les tendances de productions en choisissant des produits favorisant les filières courtes, l’agriculture bio, les biens respectueux de l’environnement et des personnes qui les produisent…

Une forme de vie intelligente (CA31, 2013) qui aborde l’urgence environnementale 
[…] Un autre avenir est possible […]. Un monde où l’Homme comprendrait enfin qu’un système politique international dominé par des états dont les élus ne sont que les représentants officiels des égoïsmes de leurs administrés ne fonctionne plus quand sa planète tombe malade. Que sans une instance dirigeante mondiale vraiment puissante qui dictera des lois environnementales à tous les pays de la planète, la belle histoire de l’humanité se terminera avec le grand coup de pied d’un géant invisible dans sa fourmilière. […]Et moi, petit silex à cheval sur la Grande Ourse, j’aimerais ne jamais pleurer un grand espoir déçu. Cette planète est la seule à des milliers d’années-lumière à la ronde où il existe une forme de vie que j’espère encore être intelligente.

Liberté, égalité, fraternité (CA33, 2013) où il aborde le concept de randonnées citoyennes, pour faire se rencontrer des personnes de tout horizon pour échanger, se comprendre, discuter des enjeux de nos sociétés.

Ralentir (CA39, 2015) ou faire l’éloge de la lenteur dans un monde où le « toujours plus » s’est érigé en valeur fondamentale.
Et bien entendu, il a signé la chronique du dernier numéro (CA47) sur sa routine du bonheur dont voici les dernières lignes : […] Tous les jours je choisis un court moment que je baptise « le meilleur de la journée » : quelques minutes de contemplation dans un environnement qui m'enchante, de partage avec quelqu'un que j'aime, de lecture d'un poème ou d'écoute d'une musique. C'est la cerise sur le gâteau, un instant savoureux que je déguste avec d'autant plus de bonheur que je l'ai élu. Même si ma journée a été sombre, j’ai trouvé une pépite d’or.

Ami lecteur, j'espère de tout cœur que tu n'auras pas besoin d'un astéroïde menaçant ta vie pour mettre en place dès maintenant ta propre routine du bonheur, pour réaliser sans attendre tes plus beaux rêves, et ainsi cheminer sereinement vers la plénitude, en privilégiant l'ici, le maintenant, comme l'enfant que nous avons tous été.

L’Extraterrestre

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