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Vos récits de voyages

Bikeraft sur le Ciron

Bob Morane Apeupré - il y a 11 heures
mis à jour le il y a 10 heures
5 messages
Bonjour,c 'est les vacances, alors comme je m'ennuie un peu j'avais envie de vous partager ma petite aventure de mardi.
Même si je rêve qu'un jour je partirais sur plusieurs jours, pour le moment je suis plutôt adepte de micro aventure.
L'aventure qui commence sur le pas de la porte, on part tôt le matin quand le soleil ne s'est pas encore levé, et on rentre le soir même en pleine nuit. 
Ma petite escapade est donc relativement modeste pour les habitué-e-s :D

Mon truc, c'était le vélo depuis 5 ans, et un jour, j'ai découverts le packraft... et c'est trop bien ^^
Le packraft est une sorte de kayak gonflable, disons que c'est entre le raft et le kayak.
Lorsqu'il est rangé, il est enroulé sur lui-même et prend la place d'un gros sac de couchage.
Il est léger, le miens fait 4,5Kg, on trouve encore plus léger.
On peut le gonfler avec une petite pompe électrique, mais il est livré avec un sac de gonflage et ça fonctionne très bien puisqu'il me faut 5mn pour le gonfler.
Une fois gonflé, c'est une embarcation solide (je suis allé plus d'une fois dans les branches et j'ai frotté sur des cailloux, aucun soucis), stable et avec une belle capacité d'emport. Ha et puis c'est très confortable aussi ! 

Le packraft est conçu pour l'emporter partout, il loge dans un gros sac à dos, on peut l'emporter dans le train, le bus...
On peut aussi conjuguer packraft et vélo, ce qui donne la pratique du bikeraft et c'est ce que je pratique de temps en temps pour mes micro aventures.
Je pars à vélo, le packrat est sanglé sur le porte bagage, puis une fois sur l'eau, c'est le vélo qui est sanglé sur le packraft.

Je suis parti à 6h50 pour 78Km de vélo en direction Villandraut (Nouvelle Aquitaine). Vélo très chargé avec le packraft et toutes les affaires dont j'avais besoin (pagaie double, combi short en néoprène...). Donc autant dire que les dénivelés positifs, je les ai maudit !

A vélo j'ai plutôt l'habitude de rouler en pneus de 32mm. Lorsque je fais du bikeraft, mon vélo étant lourd, j'utilise une paire de roue prévue pour avec des pneus Hutchinson Touareg en 40mm. J'avais du mal à avancer, l'impression d'être toujours un peu freiné. Au tiers du parcours, j'ai rajouté 0,5 bars qui m'ont été salutaires ! J'avais également un problème de réglage sur mon dérailleur que je n'arrivais pas à résoudre (la chaîne était tout le temps un peu entre deux pignons rhâaaaa).

Arrivé à Villandraut, je suis parti pour 14Km sur le Ciron. J'ai trouvé que ça ressemblait pas mal à la Leyre, une autre rivière que l'on appelle "la petite Amazone" et qui mérite le détour si on apprécie les endroits calmes et sauvages à deux pas de chez soi. Un chouïa moins calme, le Ciron présente quelques obstacles faciles à passer. Des arbres couchés au-dessus de l'eau qui obligent à se mettre à l'eau pour faire passer le packraft. L'eau est fraîche, mais ma foi c'était bien agréable, et puis j'adore l'eau (dans 20~30 ans y'en aura plus...).

Mon premier obstacle était un arbre couché dans l'eau. Deux mètres avant, j'avais de l'eau juste à mi-cheville, je n'avais pas prévu qu'en descendant de mon rafiot, j'allais me retrouver avec de l'eau jusqu'à la poitrine ! En effet, l'arbre barrant le chemin du Ciron, le courant avait creusé sous l'arbre pour passer. Comme le fond est sablonneux, le courant creuse facilement (ça c'est vraiment cool, que du sable au fond, c'est très agréable). 
Je me suis quand même retourné dans l'eau juste après, heureusement tout était bien sanglé, rien n'a bougé, par contre quelques affaires ont pris un peu l'eau mais rien de grave.

Arrivé au moulin de Castaing, j'ai été un peu pris au dépourvu. J'avais appelé un club de canoë du coin et le président m'avait conseillé de débarquer, de porter le packraft pour embarquer plus loin. J'avais repéré le lieu de débarquement, j'avais anticipé... il s'est avéré que le lieu de débarquement donnait sur un terrain privé et grillagé et qu'il y avait un chien pas très content de me voir arriver. 
Je suis passé par une pente lisse en portant le packraft.

Mon parcours sur le Ciron s'est terminé à la base nautique de Bommes, très facile de débarquer. J'en ai profité pour régler correctement mon dérailleur avant de charger les affaires sur le vélo. Enfin, retour à la maison à vélo, 46Km.

La première moitié s'est passée sans problème, du plat, un peu de descente, facile. La seconde moitié... une purge ! Les montagnes Russes, des côtes affreuses quand on est déjà fatigué et qu'on a un vélo chargé... j'ai poussé mon vélo comme un galérien.
Arrivé à la maison à 21h, j'ai souffert mais heureux d'avoir découverts le Ciron. Avec mon vélo autant chargé avec le packraft, faire 120 bornes dans la journée, ce n'est pas de tout repos !

Première vidéo : la version "longue" qui inclue les parties vélo.
Deuxième vidéo : la version "courte" avec seulement la navigation sur le Ciron.

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