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Voyager sur l'eau
Randonner léger en kayak - Le kayak ultra léger 8
(partager)
posté le 19 sept. 2013 mis à jour le 23 sept. 2013

Gaelounet
Milan noir
(331 messages)
Inscription : 19/05/06
Lieu : Paris

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Suite à l'article KUL publié par mad dans le dernier CA j'ouvre ici une discussion par quelques remarques qui me sont venues à l'esprit en comparant les choix et recommandations de l'auteur avec ma propre expérience.

Modèles de KG compatibles KUL
Dans le paragraphe consacré au "KUL" biplace pour la randonnée en tandem, mad évoque 2 modèles Grabner, l'Amigo et et le Holiday 2, comme étant, je cite, "de très bonne qualité mais plutôt lourds et chers".
Plutôt chers c'est entendu, mais pas si lourds que ça : l'Amigo fait 14 kg pour 3,75 mètres et le H2 16,2 kg pour 3,95 m (auxquels il faut ajouter 1 kg avec le gouvernail). Tous les deux sont donc dans le même créneau de poids que l'Helios qui pèse entre 16 et 17 kg selon les sources. Si on fixe le seuil UL pour un biplace à 10 kg, seul le Twist 2 qui ne pèse que 9kg remplit cette condition.
Dans la catégorie KUL solo, il fut une époque où le Sevylor Tahiti faisait bien l'affaire (comme le montre cette vidéo). Dommage que la qualité de sa fabrication soit mauvaise au point de le disqualifier pour autre chose que des ronds dans l'eau au bord de la plage.

A propos des pagaies
Je pense comme mad que celles en 4 parties sont plus pratiques à conditionner pour le transport. Mais des pagaies en deux parties peuvent faire l'affaire, leur longueur n'étant pas vraiment un problème dans les transports terrestres. En avion, la seule contrainte est de les enregistrer en encombrant.

Équipement indispensable.
Ce qui différencie un bateau d'un jouet de plage c'est à mon avis un bout´ d'une dizaine de mètres qui pourra servir d'amarre et de ligne de remorquage. Il est en effet nécessaire d'amarrer son bateau dans les situations où l'on débarque sans le remonter tout de suite à terre et qu'il y a un risque de le voir partir tout seul, par exemple pendant qu'on porte les bagages en haut de la grève alors que la marée monte et que le vent souffle de terre. Comme cette amarre doit avoir un diamètre suffisant pour donner de la prise sans cisailler les mains, éviter la cordelette dyneema pour cet usage ;).
J'ajouterai également une écope, bien pratique sinon indispensable dans un bateau ouvert pour vider le cockpit après un passage agité (clapot de face, remous de courant, rouleau de plage, etc. ). J'imagine que pour un KUL hardcore l'écope apparaîtra comme redondante avec sa popote en titane.
Enfin j'estime qu'une pagaie de secours n'est pas superflue si le parcours comporte des étapes où l'on ne peut pas facilement et rapidement revenir à terre en cas de perte de sa pagaie.

Vêtements & couchage
mad précise dans son paragraphe sur les limites que sous nos latitudes le KUL n'est praticable que pendant les mois chauds. Même avec cette restriction je pense que la partie vêtements et couchage de sa liste est un peu juste.
Pour naviguer en Sardaigne l'été, les vêtements sont quasiment superflus, à l'exception du chapeau et des sandales. Denis a toutefois montré dans son compte-rendu l'utilité d'un blouson coupe-vent imperméable. Mais dans beaucoup de régions même tempérées où le temps n'est pas aussi clément, les vêtements terrestres ne sont pas forcément utilisables en mer. Je doute qu'un blouson UL en pertex résiste à quelques jours de pagayage consécutifs, surtout en eau salée, sauf à le considérer comme du consommable dont l'usure est normale et le renouvellement fréquent.
Je pense donc qu'il faut prévoir au moins un blouson spécifique dans la tenue de mer, si possible avec capuche.
Au delà d'une certaine latitude, il faut carrément une tenue complète voire une combinaison sèche, mais là on est en dehors des limites admises par mad.
D'autre part, les conditions d'utilisation d'un sac de couchage 20° confort me paraissent bien restreintes. En Méditerranée l'été sans doute, mais pour ma part je ne prendrais jamais plus léger qu'un 10° confort.
Enfin je doute que la seule brassière sous les hanches isole suffisamment le dormeur. Pourquoi pas à la rigueur si on est sûr de coucher sur un sol sec, tiède et relativement moelleux. Je suggère plutôt un demi matelas mousse (pouvant servir aussi de siège ), complété par le gilet sous les pieds.
posté le 20 sept. 2013

rubis
Milan noir
(278 messages)
Inscription : 17/05/08

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le scubi de Nortik kayak hybride de 8,5kg un bon candidat KUL

https://www.youtube.com/watch?v=VL5SaS-MQ1E



lui il dort dedans :


https://www.youtube.com/watch?v=DIt86mGFTPw






http://www.kajakladen.com/fotos/fotos_shop_gross/nortic_scubi_faltkajak.jpg



ps : il ne faut jamais s'assoir sur un gilet de sauvetage , il va perdre de la flottabilité .
posté le 20 sept. 2013

Alexis
Etourneau
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Merci pour vos compléments d'infos fort intéressants !
posté le 25 sept. 2013 mis à jour le 25 sept. 2013

denq
Martinet
(36 messages)
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Gaelounet :
Pour naviguer en Sardaigne l'été, les vêtements sont quasiment superflus, à l'exception du chapeau et des sandales. Denis a toutefois montré dans son compte-rendu l'utilité d'un blouson coupe-vent imperméable


Salut Gaël, les coupe-vent qu'on a utilisé ne sont pas imperméables, tout juste déperlants, achetés chez Bekayak, marque Reed. On s'est posé la question de prendre des Rain cut, par exemple, mais au vu de la moyenne des précipitations en Sardaigne en août, cela nous a paru inutile (2 jours avec pluie: orages de 2/3 h ponctuels). On a utilisé ces mêmes coupe-vent dans les Pyrénées cet été en protection d'isolant (Apex 67) ou sans isolant: ils conviennent bien à la rando itinérante "mul". Pour des destinations plus fraîches, je pense qu'on peut "ponter" un Hélios avec un poncho par exemple (en passant le buste dans le trou de la capuche (pas encore essayé: en projet...).

@ Rubis: L'alu du Scubi ne risque -t-il pas de s'oxyder rapidement (surtout en Méditerranée)?


(edit:ortho)
Mieux vaut être un peu titane qu'un grand mulet...
posté le 25 sept. 2013

mad
Oie des neiges
(594 messages)
Inscription : 06/07/07

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rubis :
...
ps : il ne faut jamais s'assoir sur un gilet de sauvetage , il va perdre de la flottabilité .

C'est en grande partie une "légende urbaine" :D !
En outre, je ne parlais pas de m'asseoir dessus, juste de l'utiliser comme élément de confort quand je dois dormir au sol parce qu'il n'y a pas d'arbres pour le hamac ...

Par ailleurs, je suis d'accord avec Gaelounet sur la nécessité d'un bout (6 m suffisent à mon avis), et d'une écope. J'ai en permanence les deux, l'écope étant une bouteille d'eau gazeuse coupée en biais, et le bout étant en permanence en place. Mais ça m'a paru (à tort :( ) trop évident pour être mentionné.

Si on veut optimiser, on peut utiliser les cordes du hamac comme amarre - mais je suis trop flemmard pour ça :D !

Je suis plus réticent sur la pagaie de secours : en rivière, on peut en faire l'impasse, et en mer, je ne navigue pas en KG quand le vent vient de terre ...

Mais si on n'est pas trop limité par le poids, c'est évidemment utile et raisonnable.

Plus de remarques et questions seraient bienvenues ;) ...
"Marche ou vogue ..." Embarcations : Quarter Tonner Dufour 1300, Doris, Nautiraid Expé 520, deux Hélios 380, Twist 1 Gumotex, canoë Old Town Discovery 158 - Présentation : http://www.expemag.com/voyage/viewtopic.php?pid=31931#p31931
posté le 25 sept. 2013

Gilles008
Martinet
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Inscription : 04/11/08

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mad :
C'est en grande partie une "légende urbaine" :D !

Ben, une légende bien concrète, basée sur le fait que le gilet flotte grâce à sa densité inférieure à celle de l'eau !
Si tu l'écrases tu augmentes sa densité; tu diminues donc le différentiel entre sa densité et celle de l'eau,
et donc la force (en KN) de flottaison de ton gilet.

Et le jour où tu en auras besoin en eau vive... au lieu de flotter avec la bouche au-dessus de l'eau, tu seras à peine plus bas...
:/
posté le 25 sept. 2013

rubis
Milan noir
(278 messages)
Inscription : 17/05/08

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mad :
rubis :
...
ps : il ne faut jamais s'assoir sur un gilet de sauvetage , il va perdre de la flottabilité .

C'est en grande partie une "légende urbaine" :D !
...




dixit AFNOR : stocker les gilets non entassées ( les mousses comprimées perdent de leur flottabilité )

http://www.canoe-rhonealpes.com/telechargements/outils_clubs/reglementation/gilets_et_normes_de_%20flottabilite.pdf
posté le 25 sept. 2013

rubis
Milan noir
(278 messages)
Inscription : 17/05/08

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denq :


@ Rubis: L'alu du Scubi ne risque -t-il pas de s'oxyder rapidement (surtout en Méditerranée)?




avec du teflon ( sec ) en bombe sur l'alu çà devrait le faire , c'est plutôt le simple bouchon des boudins qui me plaît pas , ce n'est pas sûr , faut voir à l'usage .
posté le 29 sept. 2013

Cyril59
Martinet
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Lieu : Marcq en Baroeul

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Bonjour,
J'ai un Nautiraid Alu depuis 5 ans, aucun pb de corrosion avec les tubes.
L'été il reste monté pendant plusieurs semaines et l'hiver c'est démontage après chaque utilisation.
Un petit coup de lubrifiant à chaque fois....
Nautiraid 460 Expé Alu, Nautiraid 390, Speed-Sail et Rando à la journée. Dans les régions Nord, Picardie, Normandie et Champagne et +.
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