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Descente de l'Orb en canoë 3
(partager)
posté le 01 mai 2008

paleo_pat
Sterne arctique
(189 messages)
Inscription : 01/06/06

Message privé
Descente de l’Orb du 5 au 7 avril

Eh bien ça y est, nous avons ressorti le canoë pour une petite virée sur l’Orb.
C’est l’occasion de faire un nouveau petit récit agrémenté de quelques photos…
L'Orb est un fleuve (puisqu'il se jette dans la Méditerranée) long de 145 km, qui a l'aspect d'une rivière.
Situé à 75 Km à l'Ouest de Montpellier et à 20 Km de Lodève, il passe à Béziers.



L’équipage habituel (Sylvie, Ilouliak et Patrick) est complété par Calou qui nous accompagne en Kayak
et qui sera notre photographe. :canon:
Pour ne pas déroger à nos habitudes, nous avons cherché à embarquer le plus en amont possible.
Nous rejoignons la rivière à Bédarieux où le niveau d’eau n’est pas formidable, mais c'est navigable.
Nous empruntons donc la D35 vers l’amont en faisant des arrêts réguliers afin d’évaluer le niveau.
A la tour sur Orb, il y a un barrage et une partie de l’eau est dérivée dans un canal. Jusqu’à la restitution, ça va racler …
En amont du Bousquet où l’Orb reçoit un petit affluent en rive gauche, le niveau nous parait trop faible.
Nous embarquerons donc ici après un bon petit pique-nique.

Cela fait environ cinq mois que nous n’avons pas monté le bateau, mais nous n’avons pas d’hésitation et
l’assemblage est effectué en moins de vingt minutes.
Ilouliak n’hésite pas non plus et bondit dans le bateau dès qu’il est posé sur l’eau.



Le Bousquet d’Orb – Hérépian (19 km) :
C’est parti pour une navigation paisible agrémentée si je puis dire de quelques portages car les barrages sont
assez nombreux (8 ou 9). Par moment, il nous faut aussi descendre et pousser le bateau à cause du manque d’eau.
Ceci retarde notre progression et nous ne pourrons aller jusque Poujol où nous avions repéré un camping sur la carte.
Avec l’accord d’un jeune cultivateur, nous bivouaquons un peu avant Hérépian.
Il nous dit de ne pas nous inquiéter si durant la nuit, nous voyons les vergers s’illuminer :
S’il gèle, il devra se lever et allumer des espèces de grosses bougies qui ferons monter la température de plusieurs degrés. Cela n’est certainement pas très écologique, mais il n’a semble t-il pas d’autre solution pour préserver sa future récolte.
Je dors à la belle étoile pour contempler le spectacle, … qui n’aura pas lieu.

Hérépian – Ceps (26,5 km) :
Nous prenons notre temps pour le petit déjeuner et le remballage du camp afin de ne pas embarquer trop tôt
et risquer de déranger les pêcheurs matinaux. Nous en verrons cependant quelques-uns qui auront du mal
à répondre aimablement à nos bonjours et nos sourires …
Après Poujol, la rivière gagne en intérêt : le cadre, la propreté des rives et de la rivière,
ainsi que le niveau d’eau grâce aux ruisseaux qui descendent du massif de caroux puis ensuite de son affluent le Jaur.

De ce fait la navigation gagne aussi en intérêt


quoique Sylvie se plaigne que cela devient même un peu trop remuant et mouillant !!! :siffle:


La glissière de Colombières, Sylvie et Ilouliak m'ont lâchement abandonné. :mdr:


La grille en amont de Tarassac


Le rapide du moulin de Tarassac

Toujours abandonné par mes coéquipiers lorsque c'est un peu chaud !!! Mais ce canoe Ally passe partout. :canon:

Cette portion de la rivière étant plus sauvage, il nous est plus facile de trouver un site de bivouac agréable et discret.

Ceps – Cessemon (15,5 km) :
Cette partie est également très agréable,

on y traverse le joli village de Roquebrun,


puis encore une belle glissière (Maynard) et un beau petit rapide. :paf:

Il est midi lorsque nous arrivons à Cessenon. Durant le repas, nous consultons le topo.
Sylvie n'est pas très chaude pour faire les derniers kilomètres intéressants qui empruntent une section de classe 4,
elle s'est déjà fait bien mouiller à l'avant du bateau, Calou et moi sommes gentlemen et n'insistons pas malgré notre désir…. :ange:

Comme le témoignent certaines photos, le niveau d'eau que nous avons rencontré après Colombières nécessite une certaine
pratique (classe 2 sup à 3). Durant l'été, le niveau d'eau doit être plus bas car les loueurs y lachent de nombreux clients.

Nous partons donc en stop rechercher les voitures.
Le stop est souvent l'occasion de discuter avec des locaux. Cette fois, nous rencontrons un apiculteur qui aime sa région et
qui est passionné par son métier. Il nous confirme que 30% des abeilles meurent chaque année (contre 10% avant).
Pour lui, les causes principales sont les produits de plus en plus puissants utilisés dans les cultures et la vigne
ainsi que le dérèglement climatique. Le miel français qui est de bonne qualité est en grande partie achetée par les Allemands,
une autre partie est achetée par de gros négociants qui le mélange avec du miel de diverses provenances (pays de l'Est).
Il constate, mais ne se plaint pas des difficultés, il espère seulement pouvoir continuer à exercer ce métier.
Un autre automobiliste nous apprend que la prise d'eau de la Tour sur Orb alimentait une tannerie. D'ailleurs, Bédarieux,
Ville industrielle et minière du XIXe siècle en conserve les témoignages. Le paysage urbain est marqué par les grands
bâtiments des biscuiteries, les tanneries, les fabriques de matériel agricole et vinicole de jadis.

Enfin pour ceux qui comme nous aiment également la randonnée pédestre et l'escalade, sachez que le massif du caroux
jouxte l'Orb. Nous en profiterons quelques jours jusqu'à ce que Sylvie se fasse une bonne entorse à la cheville….

Pat
N'est pas grand celui qui ne tombe jamais, mais celui qui se relève et continue.
posté le 06 mai 2008

Jérôme Caz.
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Inscription : 15/09/06
Lieu : Maisons-Laffitte

Message privé
superbe votre balade !
quels paysages magnifiques !

au plaisir de vous rencontrer

:roll:

Jérôme
posté le 06 mai 2008

chatpacha
Etourneau
(72 messages)
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Lieu : NANCY FRANCE

Message privé
Mmmm!
Ca donne envie!
Que de cailloux pour un canoé démontable! Sans doute l'effet téléobjectif accentue-t-il un peu cette impression mais quand même!
Merci pour ce sympathique récit!
Marie
posté le 11 mai 2008

paleo_pat
Sterne arctique
(189 messages)
Inscription : 01/06/06

Message privé
Très jolies photos, bravo au photographe.

Pascal est un très bon pédagogue, il a sorti un très bon bouquin qui peut intéresser certains : Canoë Kayak en eau calme
Il semble qu'il ait également des prédispositions pour la photographie. Merci pour lui, je transmets

Que de cailloux pour un canoë démontable! Sans doute l'effet téléobjectif accentue-t-il un peu cette impression mais quand même!

Effectivement, le zoom accentue un peu le phénomène. J'ai sélectionné les photos les plus spectaculaires, mais la rivière n'est pas ainsi dans son intégralité.
Le démontable est naturellement plus fragile qu'un polyéthylène ou un polyester, mais il faudrait comparer à poids égal car il est presque 2 fois moins lourd ! ce qui est fort appréciable lors des portages. (On peut donc aussi porter plus facilement un passage trop risqué)

Contrairement à un gonflable (les possesseurs confirmerons ou infirmerons), une perforation n’est pas dramatique et ne compromet pas la randonnée. Ca se répare très facilement : (éventuellement de l’adhésif en temporaire) collage d’une rustine en pvc avec une colle spéciale pvc souple. La encore c’est bien plus facile et rapide qu’avec un polyéthylène ou un polyester.
D’ailleurs, en faisant sécher le bateau suite à cette sortie, j’ai constaté 2 petites perforations passées inaperçues sur la rivière et facilement réparées (nous avons embarqué plus d’eau par le dessus dans les rapides !!! :D )
Quand à la solidité de la structure, pas de problème pour une navigation normale et raisonnée, (Lapalissade : adéquation entre la rivière et le niveau des équipiers)
Il n’est pas nécessaire d’être un spécialiste pour naviguer dans ce canoë sans craindre de l’endommager. Il suffit de savoir diriger un bateau et lire une rivière. C’est accessible à tout le monde en quelques séances. Il suffit d’avoir envie de comprendre et d’apprendre.

Je dirais que c’est un canoë qui correspond bien à l’esprit du forum : découverte et contemplation de la nature, plaisir de la navigation lors de randonnées sur des rivières variées avec une capacité de chargement et donc d'autonomie importante si besoin.
Mais c'est vrai, il n'est pas adapté au consommateur qui va louer un canoë pour "s'éclater", "se faire des sensations" en rebondissant d'une rive à l'autre, en escaladant les rochers, en éperonnant les autres, en se retournant dans le premier passage et en riant de voir le bateau faire seul la suite du rapide. :paf:

EUH !!! Tu t'es pas dans cette catégorie Chatpacha HEIN ??? :D


Patrick
N'est pas grand celui qui ne tombe jamais, mais celui qui se relève et continue.
(partager)
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