Communiqué
  • 23 mai : Attention lorsque vous êtes contacté par message privé pour une petite annonce, ça peut être une arnaque, on a mis en place des petites protections mais ça peut tout de même arriver. N'hésitez pas à nous signaler ces messages si vous en recevez ! Merci Olivier
Accueil des forums
A cheval, en parapente, à ski et autres
grotte de la baleine (speleo)
(partager)
posté le 17 févr. 2008

yvanquoi
Sterne arctique
(110 messages)
Inscription : 20/12/06
Lieu : toulouse

Message privé
On l’appelle la grotte de la baleine. Elle est située sur l’archipel de Madre de Dios à l’extrême sud de l’Amérique du sud, en Patagonie chilienne. On l’a baptisée ainsi parce que des ossements de baleines y ont été découverts en l’an 2000 par une équipe française de spéléologues.

Aujourd’hui, c’est la quatrième expédition qui est en cours. Une cinquantaine de personnes, des Français et des Chiliens pour l’essentiel, fouillent ces îles de toute beauté sur lesquelles, donc, se situent la grotte de la baleine. Cette année, les spéléologues ont fait une découverte sensationnelle mais intrigante. Ils ont trouvé des ossements de baleines à 37 mètres de hauteur. 37 mètres au-dessus du niveau de la mer !

Les spéléo ont aussi mis au jour des traces d’ancienne présence humaine : celles des indiens Alakalufs ou Kaweskars. Des nomades marins qui, jusqu’au siècle dernier, se déplaçaient encore en famille dans les méandres du détroit de Magellan en se nourrissant exclusivement de produits de la mer. Les Kaweskars n’ont jamais cultivé la terre. Alakalufs est d’ailleurs un surnom péjoratif qui signifie "mangeurs de moules".

Luc-Henri Fage accompagne l’expédition de spéléologie sur l’île de la baleine, il nous en dit plus sur la façon de vivre de ces Indiens…

"Depuis six mille ans, des hommes vivent ici dans cet archipel, d’une manière extrêmement frustre. C’est-à-dire que les navigateurs qui les ont découverts au XVIème siècle et jusqu’à leur semi extinction au milieu du XXème siècle, ont tous raconté les mêmes choses…. enfin… Darwin qui les a rencontrés dans le Canal Beagle se demande s’ils étaient des êtres humains tant leur était bizarre. Ils leur paraissent extrêmement arriérés. Ils survivaient dans ce climat impitoyable. Ici, il faut s’imaginer qu’il pleut dix mètres d’eau par an ! Qu’il y a des vents, des bourrasques. Et ils se déplaçaient dans des petites pirogues en bois avec leurs familles d’une tente à l’autre. Ils nomadisaient."

voir la video
Conseil bouquin: Longue marche de Bernard Olivier "il ne faut pas rajouter des années à sa vie,mais plutôt essayer de rajouter de la vies à ses années" JF Kennedy
(partager)
Remonter