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Aventures Islandaises ( 29 juillet – 17 août 2007 ) 8
(partager)
posté le 21 sept. 2007 mis à jour le 26 avr. 2008

sdidi73
Martinet
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Inscription : 23/02/07
Lieu : Chambéry

Message privé
C’était sur la plage à La Rochelle, en septembre dernier. Avec deux amis, David et Albain, on cherchait une idée pour nos prochaines vacances d’été, et quelqu’un a lancé l’Islande, comme ça. On a commencé à chercher des idées de séjours, d’itinéraires et à voir à droite à gauche ce qu’il se disait sur ce pays mystérieux.

Et puis, un dimanche soir de février, en descendant de station, je discutais avec Vincent, un de mes meilleurs amis . Je lui apprends que je pars en Islande en août avec deux amis. Par le plus grand des hasards, lui et sa copine, Marie, avaient également prévu d’aller en Islande pour faire la traversée Myvatn-Skogar. Malheureusement nos dates de vacances ne concordant pas exactement, nous commencerions donc nos séjours séparément, et nous avions convenu de nous retrouver au camping de Landmannalaugar pour finir ensemble.

De notre côté, avec Albain et David, nous nous sommes préparés jusqu’à la veille du départ : préparation physique (un peu quand même :/), matos, vivre et itinéraire. De Kirkjubaejarklaustur (à prononcer comme bon vous semble), petit village au sud-est de l’île, direction Landmannalaugar à travers les plateaux, plaines et montagnes coincés entre le Vatnajökull et le Myrdalsjökull. Puis de là, après avoir retrouvé Vincent et Marie (si on les retrouvais !! ), nous finirions tous ensemble par le célébrissime Landmannalaugar - Skogar.
Environ 150 bornes, un temps plus qu’imprévisible, des sacs bien lourds... de la joie et du bonheur en perspective !



(De gauche à droite: Abain, moi même Sylvain, David, au camping de Kirkjubaejarklaustur)

Dimanche 29 juillet :
On se retrouve avec David et Albain à la gare de Lyon Part Dieu. Il fait beau, mais une légère appréhension flotte dans l’air. 2 heures de TGV plus tard, et nous voici à Roissy CDG, fin prêt à embarquer et à en découdre avec l’Islande. Après 3 heures de vol, on se pose à 1h00 du matin à Reykjavik, sous la pluie. Le bus nous dépose directement à l’auberge de jeunesse, et on est bien content de dormir au chaud pour cette première nuit sur le sol islandais. Couché à 3h00 du matin, il fait déjà presque jour !

Lundi 30 juillet :
Après une (trop) courte nuit, petit déj à volonté à l’AJ pour 800 IKR. On s’en met plein la panse, en prévision des rudes journées qui nous attendent. Puis on migre vers le camping, à 50 mètres de l’AJ, et on installe nos tentes. L’après midi est consacrée à une visite rapide du centre de Reykjavik et surtout aux derniers achats : cartes (tout le sud-est de l’Islande au 1:300.000, et une carte du Landma-Skogar au 1 :100.000), nourritures (pâtes, semoule et soupes lyo, achetés à Bonus, les supermarchés au petit cochon rose), cartouches de gaz (achetées à la réception du camping) et cartes postales. On achète aussi nos billets de bus pour Kirkjubaejarklaustur au terminal du BSI (3400 IKR par personne, soit environ 34€). En revenant du centre ville, on se fait tremper par une méchante averse. Premier contact avec la pluie islandaise...
Le soir, on mange tristement quelques sandwiches pour garder nos lyo pour plus tard. Il fait froid, il pleut, ça commence bien. A côté de nous, un campeur s’adonne au sport national islandais, à savoir l’allumage de barbecue par une méthode super efficace « charbon – essence »... Vaisselle, toilette, et première nuit sous la tente.


(Reykjavik, sous la pluie)


(La cathédrale de Reykjavik , sous la pluie)

Mardi 1 août :
Réveil matinal à 6h00 pour chopper le bus qui nous emmènera au terminal du BSI. Le car est prévu à 8h30, mais on arrive largement en avance pour profiter du café/buffet au terminal où l’on se prend notre dernier petit déj civilisé. On grimpe dans le car après s’être assuré de la destination auprès du chauffeur. Difficile! On comprend rien à ce qu’il dit, même quand il se met à parler en anglais...
Pas loin de 4 heures et demie de bus sur la N1, avec des arrêts dans chaque « villes » traversées. Seuls arrêts intéressants, Skogar, où si tout se passe bien nous nous retrouverons dans une douzaine de jours, et Vik, tout au sud de l’Islande sur la côte. On s’y arrête à une station service pour midi. J’y mange ma dernière pomme avant longtemps (vendue à l’unité 100 IKR soit 1 € !), et on fait également connaissance avec le Skir, sorte de yaourt très crémeux. Trop bon !
Après la traversé de l’Eldhraun, immense champ de lave et de roches couvertes de mousses vertes, on arrive à Kirkju en début d’après midi. On aperçoit le soleil derrière les nuages hauts, et on se met à espérer. Au camping de Reykjavik, on nous avait dit qu’il ferait beau dans les jours à venir, mais on n’osait pas y croire...
Le camping de Kirkju est vraiment sympa, avec douches (payantes), laves-linge (payants), sèches-linge (payants) et une salle commune où on trouve une bouilloire et des plaques de cuisson. L’après midi, on se ballade dans les environs. Le Routard mentionne une magnifique cascade juste à l’ouest de Kirkju. On met vingt minutes avant de se rendre compte que la cascade ne coule plus... On grimpe alors sur la colline au dessus du camping, sous un ciel de plus en plus dégagé. Vue magnifique sur le Vatnajökull, plus grand glacier d’Europe, grand comme la Corse. Impressionnant. En redescendant, on passe à côté de Kirkjugolf, ou « les pavés de l’église », sommets de colonnes basaltiques affleurant du sol.
Dans la soirée, on profite du fait que les portables captent pour tenter de contacter Vincent et Marie qui sont en Islande depuis déjà une semaine et demie. Peine perdue. A l’heure qu’il est, ils sont quelque part entre Askja et Landmannalaugar !


(Kirkjubaejarklaustur, "poumon économique de la région" selon le Routard ;) )


(Lande islandaise, au loin, le Vatnajökull)


(Les pavés de l'église, ou Kirkjugolf)

Mercredi 2 août :
A 9h00, on se met en route pour la première journée de marche... Pas loin de 22 kg sur le dos dont 2 litres de flotte. Je crois avoir le sac le plus lourd, mais je fais avec. Albain et David tirent aussi la gueule. On s’y habituera assez vite finalement.
Sur notre carte au 1:300.000, on s’oriente comme on peu, d’autant qu’on commence directement sur une demi journée de hors piste. L’idée est de traverser la lande au dessus de Kirkju vers le nord ouest et de retomber sur la F206. Mais on se plante carrément, et on se retrouve près de 5 km au sud de l’endroit prévu, mais quand même sur la F206. En passant une clôture barbelée, David déchire son pantalon... bon début ! Bon, c’est pas grave, on suit la piste vers le nord, et sous un soleil timide, on s’arrête pour une pause d’une demi heure. Barre de céréales, sieste. On se réveille juste avant la pluie. Heureusement, elle ne dure pas, et le soleil revient vite. On tourne ensuite plein ouest, sur une piste d’entretien de lignes à haute tension qu’on suivra toute la journée. Premier contact avec la solitude des plateaux islandais. A perte de vue, des vallons, des collines et rien d’autre. Après 8 heures de marche, on pose notre premier bivouac au milieu de nul part. Un grand vent froid du nord chasse les nuages. On supposera tout le reste du trek que le vent du nord vient directement de l’arctique, et est donc froid et sec. Notre hypothèse se vérifiera assez souvent, et on attendra toujours de voir le vent tourner au nord...
On a mal aux épaules, les jambes sont lourdes, mais on a crapahuté pas loin de 25 bornes, dont une bonne partie hors piste. Extinction des feux à 19h30...


(Quelque part, au nord ouest de Kirkjubaejarklaustur)


(Chevaux dans la plaine)


(On est où? On va où?)


(Bivouac au soleil couchant)

Jeudi 3 août :
Après 11 heures de sommeil, nouvelle journée de hors piste en vue, sous un soleil éclatant et un grand vent du nord. Pour rejoindre Landmannalaugar, on doit récupérer la F208, qui longe un moment la Skafla, rivière glaciaire qui prend sa source au Vatnajökull. Problème: on doit la traverser. D’après la carte, il semble qu’il y ait un pont qui permettrait de traverser au niveau de d'un bled appelé Skaftardalur. Mais pour y arriver, on doit faire un détour vers le sud-ouest à travers la lande.
On commence à 10h00 par suivre la piste sur 3km, avant de longer un ruisseau qui coule vers le sud-ouest et qui est censé arriver au pont. Il fait tellement chaud qu'on troque le surpantalon pour le pantalon de marche. La rivière traverse un immense plateau vallonné. C’est magnifique, au loin, on devine le Myrdalsjökull. Vers une heure de l'après midi, on se pose au bord de la rivière, qui tient maintenant plus du torrent que du ruisseau. L’eau est fraîche, mais j’y fais quand même un brin de toilette, tandis que David et Albain s’offrent une sieste. En milieu d’après midi, petite frayeur. La rivière que l'on suis depuis ce matin a fini creusé dans un terrain assez friable une profonde gorge, qu’il nous faut traverser. Impossible de descendre directement car la pente est trop raide. Si l’on doit contourner la gorge ou remonter la rivière, on perdra une journée de marche. Par chance, 500 mètres plus loin, une seconde gorge moins profonde et bordée de pentes herbeuses moins raides, coupe la première. Après une petite descente acrobatique, on remonte de l’autre côté, et par un petit col, on arrive au dessus des fermes et habitations de Skaftardalur que le pont dessert. Je ne sais pas ce qu’a bien pu penser le fermier en quad qui nous a vus descendre vers sa ferme : d’où l’on venait, il n’y à rien que la lande sur des km²... On traverse enfin la Skafta et l’on se rend vite compte que finalement il aurait été impossible de traverser à gué plus au nord tant le courant est fort. Après une courte montée droit dans la pente de l’autre côté, on arrive au sommet du Krokur, et encore une fois, on reste admiratif devant les étendues désertes d’Islande. On redescend de l’autre côté, et l’on pose nos tentes aux abords de la rive droite de la Skafta, à 2km de la F208.
Deuxième journée de marche, 15km bien éprouvants en hors piste et sous le soleil. J’ai même pris un coup de soleil sur les bras. Mais le vent est tombé, et vers l’ouest les nuages approchent !


(Petite rivière deviendra grosse)


(Au loin, le Myrdalsjökull)


(Petite rivière est devenue grosse)


(Au bord de la Skafta)

Vendredi 4 août :
Ça ne rate pas. Ce matin, il pleut. Une petite bruine est tombée une bonne partie de la nuit, mais ce matin, c’est une bonne vrai grosse pluie. On déjeune tristement sous la tente en s’autorisant une ration plus grosse pour se donner du courage. On plie les sacs et les tentes en quatrième vitesse, et c’est parti. On rejoint la F208 en quelques minutes, et l’on tourne plein nord. Sur la carte, il est indiqué un refuge/camping à 12km. On presse le pas sous l’averse, tandis que des bus et 4x4 nous dépassent. Dire qu’ils seront sans doute ce soir à Landmanalaugar... On avance aussi vite que possible, en discutant et se racontant des blagues pour garder le moral. Les vestes en gore-tex commencent à saturer tandis qu’un bon vent se lève. On à froid, on a mal aux jambes, mais on avance.
En milieu de matinée, la pluie semble se calmer, et juste avant d’arriver au refuge vers 14h00, il s’arrête de pleuvoir. Trempés, on n’hésite pas longtemps entre la tente et le refuge, même à 2800 IKR la nuit (28€). Le chauffage au gaz et les lits du refuge de Holasfol resteront un très agréable souvenir, pour tout les trois. Platée de pâtes à 15h00, sieste, platée de pâtes le soir: on se refait une santé, pendant que l'équipement sèche. De là, il reste pas loin de 35 bornes jusqu’au camp de Landmanalaugar. La gardienne de camping nous dit qu’elle l’a déjà fait en une journée de 9 heures... On se regarde, on regarde nos sacs... on la fera en deux jours. La gardienne nous promet aussi le retour du vent du nord pour le lendemain.
En attendant, petite lessive à l'eau froide derrière les toilettes du camping. Les portables ne captent plus depuis deux jours, et on commence à douter de pouvoir joindre Marie et Vincent avant Landmannalaugar.


La suite la semaine prochaine :)
L'important n'est pas d'arriver, mais de partir (Kim Hafez, Unghalak ou la quête sauvage)
posté le 23 sept. 2007

Volo
Martinet
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Excellent, superbe récit ;)

J'ai âte de lire la suite :)
posté le 24 sept. 2007

tetedechien
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Excellent
posté le 24 sept. 2007

khutzeymateen
Milan noir
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Merci pour le récit et superbe virée gachée par la pluie.
De l'Islande je ne connais que Pingvellir et Reykjavik et je me souviens qu'il y avait des rivières partout
Un pak raft ne serait pas de trop pour traverser les nombreux cours d'eau.
;)
posté le 25 sept. 2007 mis à jour le 27 avr. 2008

sdidi73
Martinet
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Comme promis, la suite de nos aventures islandaises:

Samedi 5 août :
Au réveil, le ciel est encore chargé, mais semble se dégager. Le moral est remonté après l'après midi de repos de la veille. Dernier tour par les toilettes du camping, et c’est reparti.
La F208 serpente au milieu de la plaine, et arrive à quelques kilomètres de la faille d’Eldgja, plus grande faille éruptive de la planète, qui sépare les plaques tectoniques américaine et européenne à une vitesse de 2cm par an. Ici, la F208 oblique vers l’ouest et s’engage dans un massif montagneux. C'est la première étape avec du dénivelé: les sacs tirent, mais les jambes tiennent le coup. Au sommet, on débouche alors sur un ensemble de hauts plateaux déserts. C’est magnifique, et malgré les dizaines de 4x4 qui nous dépassent on se sent vraiment seuls, au milieu de nulle part. Malgré quelques montées assez rudes, on avance bien. Et au moins, sur ces grandes pistes, on est sur de pas se perdre.
En milieu d’après midi, première expérience avec les fameux gués islandais. Tandis que les 4x4 passent en trombe au milieu de la rivière, on enlève chaussures, chaussettes et pantalons, et on se mouille les pieds. Enfin, sauf David : « Si si, j’étais sur que ça passait… ». Résultat : chaussures trempées pour deux jours.
Le reste de l’après midi, on marche sur une grande plaine, sous un vent du nord à décorner les bœufs. J’ai mes deux polaires sur le dos, plus la gore-tex, plus le bonnet, la capuche et les gants, et je suis juste bien. Heureusement que le soleil est là. En fin de journée, on commence à chercher un coin à l'abri du vent pour poser notre petit camp. Après une première tentative au creux d’un col au dessus du Kirkjufellsvam, on est obligé de replier les tentes tellement le vent est fort. En redescendantde l'autre côté du col, on trouve un coin misérable mais à l’abri du vent (enfin, presque), dans le creux d’une boucle d’une rivière, sur un sol sablonneux, en bordure de la piste.
Grosse étape dans les montagnes, on est bien crevé, il fait froid, le vent nous balance du sable sous la tente… mais si tout se passe bien, demain soir, douche et sources chaudes à Landmannalaugar, à seulement une quinzaine de kilomètre. Même si le moral n'est pas au plus haut ce soir, on est content d'être arrivé jusque là. Tandis que les 4x4 continuent à défiler sur la piste, on s'endort tant bien que mal en rêvant d'un vrai repas et d'un vrai lit.


(On the road again, et sous un beau ciel dégagé)


(Au loin, la faille d'Eldgja)


(Le désert des plateaux islandais... personne à des km à la ronde)


(Bonheur du bivouac...)

Dimanche 6 août :
7h30. Réveil sous un froid pénétrant. Avec l’humidité et le vent, on fait pas les malins, même avec les polaires, la veste et le bonnet. En plus, pour bien entamer la journée, on se tape un gué d’entrée de jeu. Courant fort, eau (très) froide… on est vraiment pas motivé. Heureusement, des espagnols en 4x4 nous proposent de nous faire traverser. Super sympa. Malheureusement, 4 km plus loin, deuxième gué… Alors qu’on commence encore à se demander comment passer sans se mouiller, deux 4x4 s’approchent. Avec peu d’espoir, je fais du stop. Coup de chance, les 4x4 s’arrêtent : des retraités français en vadrouille en Islande. Après une courte discussion, ils nous prennent à bord, nous font traverser le gué… et malgré nos protestations (pas très vigoureuses il faut l'avouer), nous avancent en plus d’une bonne dizaine de km. Que c’est agréable de voire le paysage défiler sans se fatiguer. Seul regret, à l’approche de Landmannalaugar les paysages sont superbes, mais je n’ose pas demandé à nos chauffeurs de s’arrêter pour prendre des photos. Après vingt minutes dans le confort et la chaleur des 4x4, nos retraités nous déposent à 5 km de Landmannalaugar.
Enfin... On ne nous avait pas menti. C’est vraiment magnifique. Montagnes blanches, oranges, rouges, autour d’une gigantesque coulée de lave noire, entourée de prairie verte, et tout ça, sous un ciel magnifique. Revers de la médaille, le camping est bondé. Après quatre jours de solitude au cœur de la lande islandaise à ne voir personne, on se sent un peu perdu au milieu de tout ce monde. On devine à côté du camping les vapeurs des sources chaudes, et je m’imagine déjà y passer tout le reste de l’après midi. Avant tout, je fais rapidement le tour du camping pour tenter de retrouver Vincent et Marie. Peine perdue, au moins une cinquantaine de tentes sont plantées sur le site, et je ne sais pas à quoi ressemble la leur. Cependant, un message laissé dans le livre d’or à l’accueil du camping nous apprend qu’ils sont déjà là… depuis 2 jours. Ils ont 4 jours d’avance sur le timing, et nous 2 !
Après avoir monté nos tentes, on se rue vers l'épicerie du camping installée dans un vieux bus. Même si les prix sont assez exorbitants, on se permet quelques folies: jambon en boite, pain de mie, bières, chocolat...
Comme prévu, je passe mon après midi aux sources chaudes, bientôt rejoint par David. Albain, quant à lui, est monté faire un tour au dessus du camping, dans la coulée de lave qui surplombe le camping. A croire qu’il n’a pas assez marché ces derniers jours… En tout cas, nous, on est au bord de l’extase à se laisser bercer dans une eau entre 30 et 40 degrés.
En début de soirée, on retrouve finalement mes amis un peu par hasard au milieu du camping. On se raconte nos aventures respectives autour d’une énorme platée de pâtes au jambon. Au coucher du soleil, on monte sur une grande montagne noire au dessus du camping : inoubliable; un des plus beaux instants de ce voyage. On redescend avant la nuit, direction, l'épicerie. On achète quelques bières islandaises, et on va se les boire dans les sources chaudes. Le pur b.o.n.h.e.u.r …….


(Arrivée à Landmannalaugar, grandiose!!)


(Des couleurs improbables)


(Camp de Landmannalaugar)


(Landmannalaugar au soleil couchant)

Lundi 7 août :
Aujourd’hui, journée de repos. On décide de ne reprendre la route que mardi. Alors aujourd’hui, on va pouvoir se la couler douce sans les sacs. David reste au camping pour se refaire une santé. Mal au pied et assez fatigué, il se requinquera toute la journée à faire la sieste et à glandouiller dans les sources chaudes. Marie, Vincent, Albain et moi, nous partons alors pour une petite exploration des environs. On commence par grimper le long de la coulée de lave, pour déboucher au milieu de fumerolle. Odeur d’œufs pourris garantie. On continue alors plus haut, vers un col au pied d’une petite montagne rouge, puis, on débouche sur de grands vallons. Le vent est très fort, et on rajoute vite la polaire sous le gore-tex. Malheureusement, partis du camping sans carte, on se retrouve assez vite un peu paumé là haut. Il fait de plus en plus froid, et après un rapide pique-nique sous une bosse qui nous protège tant bien que mal du vent toujours plus fort, on décide de retourner au camping. Mais d’abord, on fait un détour par une zone de fumerolles, où de petites marres bouillonnantes à l’eau rougeâtre laisse échapper des fumées étranges… Plus loin, une énorme fumerolle projette un jet de vapeur à plus de vingt mètres du sol, dans un bruit de cocotte minute assez impressionnant. Le retour s’effectue par le même chemin, sous un ciel de plus en plus menaçant. Au retour on traverse une grande plaine couverte de linegrettes, avant de rejoindre le camping.
Pour une étape de repos, on aura quand même marché pas loin de six heures, mais c’est vraiment agréable de marcher sans les sacs… Dernière soirée à Landmannalaugar : demain, on repart tous ensemble pour Skogar. David n’est pas sur d’aller jusqu’au bout, car il n'est pas super bien équipé et encore un peu fatigué, mais au pire, il pourra arrêter à Thorsmork. En attendant, derniers tours au sources chaudes jusqu'à onze heure du soir!


(Sur les plateaux au-dessus de Landmannalaugar, de gauche à doite moi, Abain, Marie et Vincent)


(Paysages...)

)
(Petite plaine derrière la coulée de lave, couverte de linegrettes)

Mardi 8 août :
Ce matin, on refait le plein à l’épicerie : biscuits secs, chocolat, Snickers, beurre, miel, Nutella, soupes lyo… de quoi tenir un siège. Le vendeur me regarde en souriant lorsque je vais pour payer : « You’ll need energy… » me dit-il en souriant ! Bah un peu oui… Sur le début du parcours, on s’était un peu rationné, et pour tout dire, un lyo ne suffit pas vraiment pour nous caler. Maintenant, même si les sacs seront un peu plus lourds, on est à peu près sur de manger à notre faim jusqu’au bout. Vincent tente même le poisson séché... Pas top, mais quand on n'a que ça!
C’est parti : on repasse par le chemin emprunté la veille, le long de la coulée de lave, avant de déboucher à nouveau sur les plateaux vallonnés au-dessus de Landmannalaugar. Il fait gris, mais le temps semble tenir. Le vent vient du sud ouest, et on craint le mauvais pour les jour à venir. En tout cas, il ne fait pas trop froid. On se sent vraiment en montagne, et l’ambiance est oppressante : pas de végétation, pas d’animaux, il fait gris, le vent est fort, personne en vue… Ambiance de fin du monde, presque angoissant. On traverse des déserts de pierres, des champs d’obsidiennes noires et coupantes, quelques névés… Impression de se balader à 3000 dans les Alpes, mais on n’est pas à plus de 1000 mètres.
Juste avant d’arriver au refuge de l'étape, on passe devant une plaque à la mémoire d’un jeune, parti contre l’avis du gardien du refuge, et qui s’est fait prendre dans le blizzard à 2 km du refuge seulement… il avait notre âge. Je peine un peu dans les derniers km avant le refuge. Le repas de midi me pèse sur le ventre (merci le poisson séché de Vincent…) et j’ai froid.
Le GPS de Vincent nous indique que le refuge est tout proche, et au détour d’une crête on tombe dessus. Une cabane, quelques murets de pierre pour protéger les tentes du vent, et des toilettes plus que douteuses… Première nuit en « altitude ». Le vent est très fort, mais on a réussi à caser les 3 tentes dans un cercle de pierres.
Une journée en demi teinte : des paysages grandioses, mais gâchés par un temps plus que mitigé. Pour moi, peut être l’étape la plus dure jusque là…


(Première étape en direction de Skogar)


(Fin du monde?)


(Ambiance islandaise au premier refuge...)

Suite et fin dans quelques jours...
L'important n'est pas d'arriver, mais de partir (Kim Hafez, Unghalak ou la quête sauvage)
posté le 25 sept. 2007

Olivier
Caribou
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Merci pour ce récit illustré
Et pourquoi pas ?
posté le 04 oct. 2007 mis à jour le 27 avr. 2008

sdidi73
Martinet
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Avec un peu de retard, la suite et fin de nos aventures:

Mercredi 9 août :
Deuxième jour en direction de Skogar. Au réveil, le brouillard est très épais. Après un petit déj de champion (biscuit – miel et deux lyo…), on lève le camp vers 10h30, sous un fort vent qui nous pousse le brouillard dessus. Résultat, au bout d’une demie heure on est trempé, mais que d’un côté… Toute la matinée on passe sur des ponts de neige au fond de petits vallons. Ça monte, ça descend, et ça n’en finit pas. Vers 13h00, on essaie de se poser à l’abri du vent pour casser la croûte, mais rien à faire, il est partout. Avec l’humidité et le vent, ça caille vraiment. On repart très vite, et au bout de quelques temps, le ciel se dégage un peu. On profite d’une brève éclaircie pour admirer en contrebas le lac Alftavatn, encadré par des montagnes abruptes, sous un ciel encore bien menaçant.
Après une belle descente bien raide, qui met à mal les genoux de Marie, et un petit gué bien sympa, on approche du lac, au bord duquel est installé un refuge. Mais sur la carte, un deuxième refuge est indiqué à 4 ou 5 km. Il n’est pas encore très tard, il ne pleut plus mais le ciel est bien couvert. On décide de continuer jusqu’au deuxième refuge. Dommage, au bout d’une demi-heure, il se remet à pleuvoir pour de bon. On marche vite, les uns derrière les autres, en regardant nos pieds, et en essayant d’oublier le froid et l’humidité. Encore un gué à traverser. Petit conseil : le Fosbury avec sac à dos et pompes de marche n’est pas très efficace pour passer les gués. N’essayer pas !!!
Finalement, on arrive trempé au refuge de Hvanngil. Bien décidé à faire sécher notre équipement, on n’hésite pas longtemps lorsque le gardien nous propose de dormir dans l’ancienne écurie. A peine installé, un groupe de français arrive, et veut aussi dormir dans l’écurie. Finalement, on dormira dans le refuge, sur de vrai matelas, pour le prix de l’écurie… En attendant, soirée tarot, au chaud après un (très) gros repas, tandis que la pluie tombe sur le toit du refuge. Marie est persuadée qu’il fera beau demain… On se couche en espérant qu’elle ait raison !


(Un brouillard à couper au couteau sur les hauts plateaux du Landmannalaugar)


(Descente vers le lac Alftavatn)


(Perdu dans la brume...)

Jeudi 10 août :
Intuition féminine ? En tout cas, seule une petite bruine fine continue à tomber lorsqu’on se réveil, mais rien de comparable avec l’averse de la veille. Programme de la journée : petite étape de 12 bornes, à travers un désert de cendres noires. Formidable petit déjeuner au chaud, et on se permet de taper dans la réserve de flocons d’avoine du refuge laissée en libre service. Pour une fois, Vincent et moi auront le ventre plein pour la matinée ;) .
Juste après avoir quitté le refuge, un gué nous attend. L’eau est très froide, et le courant assez fort. Mais tout le monde s’en sort bien : on commence à prendre le coup, et on passe moins de temps les pattes au vent. Le ciel se dégage vers le sud (là où on va), mais de gros nuages noirs approchent par le nord. Toute la matinée, ils nous suivront, à bonne distance heureusement.
La traversée du désert de cendres est irréelle. On marche plusieurs heures sans vraiment avoir l’impression d’avancer. D’un côté un glacier, de l’autre des montagnes aux falaises abruptes. Albain passe devant et nous entraîne à un rythme d’enfer. A midi, lorsqu’on se pose pour manger, on a déjà fait plus des deux tiers de l’étape. Du coup, on arrive assez tôt au refuge, sous un petit soleil timide, et on a même le plaisir de faire un tarot sur la terrasse du refuge. Malheureusement, il se met à faire bien froid et à pleuvoir. Dommage pour la soirée pépère qu’on avait tous espéré. On se réfugie sous les tentes, dodo à 20h00…


(Désert de cendre, ambiance oppressante)


(Les glaciers bordent la plaine)


(Refuge de Emstrur, bien agréable)

Vendredi 11 août :
Il a plut toute la nuit, mais au matin, un grand vent se lève et sèche les tentes. On a tous hâte de partir pour cette dernière étape avant Thorsmork.
Après quelques km, on arrive au sommet d’une colline, au pied de laquelle s’est creusé un véritable canyon. Une passerelle enjambe le torrent puissant qui coule au fond. Le paysage est tout simplement magnifique. Après avoir traversé le canyon, le chemin serpente sur une plaine assez monotone. Le mauvais temps nous coure après, et on se prend quelques toutes les dix minutes. Marie a mal aux genoux, mais elle tient le rythme grâce aux anti-inflamatoire.
Vers midi, on aperçoit nos premiers arbres en 10 jours… On s’installe dans un sous bois de bouleaux pour casser la croûte. C’est très étrange d’entendre le vent dans les branches après aussi longtemps ! Après un gué assez large et pénible, on arrive dans le bois de Thorsmork. Véritable petite forêt, très agréable. Le Refuge n’est plus qu’à quelques km, au fond de la vallée. A la boutique du camping, tout le monde se lâche. Marie, Vincent et moi refaisons le plein de biscuits, de chocolat et de Snickers en prévision de nos deux derniers jours de trek, puis on se paye le luxe de hot dog et de café… Enfin, avant de se coucher, petit tour par la « source chaude » du camping : en fait, petit bassin cimenté où l’eau atteint péniblement les 30 degrés. Rien à voir avec les sources de Landmannalaugar, mais on y reste toute la soirée, et en plus, il y a deux douches gratuites (5 jours sans douches, on commençait à en avoir besoin).
Cette étape était la dernière pour Albain et David, qui ont pris le bus le lendemain pour Reykjavik. Même s’ils n’ont pas fini jusqu’à Skogar, ils en ont profité pour allé voir des geysers et visité le site de l’ancien parlement islandais, le Thingvellir.


(Canyon, descendant tout droit du Myrdalsjökull)


(L'eau à taillé profond dans la roche tendre)


(Plaine d'Almenningar)


(La vallée de Thorsmork)


(Gros gué juste avant d'arriver au camping)

Samedi 12 août :
Après une nuit calme au camping de Thorsmork, si ce n’est l’agression caractérisée de deux alcooliques contre les sardines de la tente de Vincent et Marie, Albain et David nous quitte comme prévu, et prennent le bus direction Reykjavik.
De notre côté, il nous reste deux étapes, pour franchir la barrière de montagne qui nous sépare de Skogar. On commence par retraversée le bois de Thorsmork, après quoi nous attend une puissante rivière qui descend tout droit des glaciers. On nous indique un pont en contrebas, mais surprise, il ne permet de traverser que la moitié de la rivière. Les fortes pluies des derniers jours ont en effet creusées un nouveau lit à la rivière. Ce gué restera sans doute le plus sportif, tant le courant est fort, et Vincent manquera de passer à la flotte. Tout contents d’avoir réussi la traversée, c’est à peine si l’on remarque le tracteur qui fait traverser les touristes à 500m en amont !
Après cette traversée rafraichissante, on commence à s’élever dans les montagnes au dessus de Thorsmork. Pas étonnant que les islandais aient élus cette vallée la plus belle d’Islande. Encadrée par deux glaciers, une forêt de bouleaux et des montagnes aux pentes verdoyantes, le coin est vraiment sympa.
Le chemin est vraiment splendide. Il serpente à flanc de ravin puis sur une crête magnifique, d’où on peut admirer les glaciers. Le chemin monte et passe entre les langues de 2 glaciers avant de redescendre vers Skogar. Le refuge est juste là, entre les glaciers, à 1000 m d’altitude. Bon, et puis évidement, alors qu’on arrive au col il se met à flotter, mais quelque chose de correct… On arrive trempé sur le plateau où le refuge est construit, sous un vent très fort. Seul question, le refuge est-il gardé ? On savait qu’il est parfois nécessaire de demander la clef des refuges à Landmannalaugar, voire à Reykjavik. Et ici, on se demande ce que l’on fera si la porte est fermée. Cependant, un autre souci se pose à nous… Juste avant le refuge, un tout petit gué, au milieu du glacier ! L’eau ne doit pas être à plus de 2 ou 3 degrés… Tandis que Marie et moi nous déchaussons consciencieusement, Vincent, qui ne veut pas se mouiller les pieds tente le tout pour le tout. Il s’élance, s’envole, et… retombe évidement à pieds joints dans l’eau. Ce coup-ci, il peut dire merci à ses pompes de glacier bien étanche !
En arrivant au refuge, on est soulagé de voir qu’il est bien ouvert. Cependant, il est non-gardé, et déjà presque plein. On se trouve quand même des places sur les lits superposés. Après une sieste au chaud, on profite d’une éclaircie pour sortir faire des photos. Magnifique !
Le soir on s’endort dans une ambiance chaleureuse de refuge. Bien qu’il reste des places à l’intérieur, des français luttent pour monter leur tente dans le vent.


(Le bois de Thor, ou Thorsmork en islandais)


(Skogar est de l'autre côté... but du jeu, passer par dessus ces montagnes :) )


(Dernier point de vue sur la vallée de Thorsmork)


(En montant vers le col, au milieu des glaciers, ici le Myrdalsjokull)


(Un passage avec un peu de gaz...)


(Le brouillard et la flotte en arrivant au col de Fimmvoruhals, merci les poteaux jaunes)


(Le refuge non gardé de Fimmvoruhals, au milieu des glaciers. Devant, la tente des irréductibles trekkeurs...)

Dimanche 13 août :
Réveil tardif pour cette dernière étape. Lorsqu’on déjeune, presque tout le monde est parti. On s’explose le ventre avec un petit dej gigantesque de flocons d’avoine. On part enfin en milieu de matinée, après un petit coup de balai dans le refuge. Il fait bon, et le ciel est presque dégagé. En coupant directement sous le refuge, on ruse et on évite le petit gué de la veille : un gué de glacier au bout de 300 m, non merci. On rejoint la piste un peu plus bas, juste à côté d’un second refuge, qui sert plus d’abri de secours.
Le paysage n’est pas très intéressant, si ce n’est une profonde gorge que l’on suivra toute la matinée, jusqu’à Skogar. Evidement, ça aurait été trop beau et trop facile de finir au sec. Au bout de 2 ou 3 heures, le ciel se couvre, et un véritable déluge nous tombe dessus. On regarde la carte : il reste pas loin de 6 ou 7 bornes, et la pluie à l’air de s’être installée pour de bon. Du coup, on accélère le pas. La descente est pénible sur cette piste caillouteuse. Une douleur à la cheville me prend juste avant l’arrivée à Skogar, qui apparaît finalement au détour d’un virage. Instant émotion, une photo pour marquer le coup, et on reprend la descente. Après la traversée des trois fermes qui constituent le village de Skogar, on arrive au pied de Skogarfoss… Fin du voyage !


(La rivière qui se jette du haut des chutes de Skogar taille une profonde gorge, entrecoupée de nombreuses chutes d'eau)


(Descente vers Skogar, avant la pluie!)


(Enfin....... Skogar, sous la pluie)


(Et les chutes de Skogar!)




Ici s'arrêtent nos aventures islandaises. Je vous épargnerait les quatre derniers jours passés à Reykjavik sous un ciel bleu immaculé. Cependant, je ne saurais trop vous conseiller d'éviter la visite du zoo de Reykjavik (5 euros pour vois des poules, des vaches et des cochons :( ) et d'éviter le Café Paris (500 IKR le demi :( ).
Ha, j'allais oublier, n'oubliez sous aucun prétexte le Blue Lagoon: deux heures de pur bonheur avant de prendre l'avion.

Sur ce, merci à touts de m'avoir lu jusqu'au bout, et surtout un immense bisou à (par ordre alphabétique) Albain, David, Marie et Vincent.
:p Merci les gars.. Tchô

(ps: merci aussi à Cécile et Nico pour la pub :D )
L'important n'est pas d'arriver, mais de partir (Kim Hafez, Unghalak ou la quête sauvage)
posté le 04 oct. 2007

ChristopheD
Milan noir
(351 messages)
Inscription : 15/05/07
Lieu : Bourgogne, hips !

Message privé
Belle aventure et beau récit. ;)

A mon avis, en te lisant, je me dis que l'Islande, ça doit être mieux sous la neige ; il y a moins de flotte ! :D
Adepte de la pulka depuis une reconstruction du bas du dos (interdiction de porter plus de 15 kg !!)."Ca ne sert à rien de se ruiner le dos à porter des trucs qu'on peut tracter !" (c'est de moi !)
posté le 06 oct. 2007

paleo_pat
Sterne arctique
(189 messages)
Inscription : 01/06/06

Message privé
Merci pour ce récit et ces belles photos, qui illustrent bien de ce que peut-être un trip en Islande.

Patrick
N'est pas grand celui qui ne tombe jamais, mais celui qui se relève et continue.
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