Randonnée avec bébé

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Durant l'été 2019 nous avons fait une randonnée de 8 jours avec notre enfant qui vennait de fêter ses 1 an.
Nous voulions lui faire découvrir la montagne et ce fut réussi. Nous avons passez tout ce périple entourée de montagne ou aux sommets de cols au milieu de nul part.
Nous partageons ce récit car la plus grande parties est la préparation et de savoir que cela est possible. Après cela c'est comme toujours un pas après l'autre et au bout on y arrive toujours...
randonnée/trek
Quand : 29/07/19
Durée : 8 jours
Distance globale : 72.1km
Dénivelées : +5294m / -5130m
Alti min/max : 757m/2637m
Carnet créé par SoBoTine le 15 juin
modifié le 27 juin
S'y rendre de manière douce : C'est possible en train bus
Précisions : Train jusque PAU Puis Train jusque Bedous et ensuite Bus jusque Urdos
88 lecteur(s) - 2

Le topo : Section 1 (mise à jour : 27 juin)

Description :

 
DeAKMDen +Den -
UrdosRefuge d'ayous101420220
Refuge d'ayousRefuge de pombie10800750
Refuge de pombieRefuge d'Arrémoulit111000750
Refuge d'Arrémoulitrefuge de Respomuso ou de Piedrafita7,3300400
refuge de Respomuso ou de PiedrafitaLE REFUGE WALLON MARCADAU10560850
LE REFUGE WALLON MARCADAURefuge des Oulettes de Gaube9,3830530
Refuge des Oulettes de GaubeRefuge d'estom6,7420770
Refuge d'estomCauterets10,50880



Variante 1
DeA
UrdosRefuge d'ayous
Refuge d'ayousRefuge de pombie
Refuge de pombieRefuge d'Arrémoulit
Refuge d'ArrémoulitRefuge de migouelou ou Refuge Larribet
Refuge de migouelou ou Refuge LarribetRoute d'aste


Variante 2
DeA
UrdosRefuge d'ayous
Refuge d'ayousRefuge de pombie
Refuge de pombieRefuge d'Arrémoulit
Refuge d'Arrémoulitrefuge de Respomuso ou de Piedrafita
refuge de Respomuso ou de PiedrafitaLE REFUGE WALLON MARCADAU
LE REFUGE WALLON MARCADAUCauterets
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Le compte-rendu : Section 1 (mise à jour : 27 juin)

Un bébé ça change la vie, enfin c’est ce qu’on dit. C’est déjà bouleversant pour le quotidien alors je ne vous parle pas des vacances. Pour nous celles-ci ont toujours été synonyme d’aventure et de découverte, chaque année on essaye de changer. Toujours avec le moule de base, que se soit notre corps le moteur, et que l’on puisse s’y rendre en transport en commun. Après ça libre à nous d’inventer notre périple.

L’année passée celui-ci s’est concrétisé par la naissance de notre fille. Les premières heures étaient aussi intenses que le passage de col à 5000m et pico dans la cordillère blanche. Les premiers jours, nous ont mis sur les genoux tels les 14000 mètres de dénivelé du GR14 dans les écrins. Le premier mois, il fallait s’économiser comme sur notre tour du Vercors pendant 21 jours. Et la première année, il fallait apprendre à cohabiter ensemble tel notre voyage à vélo en tandem pendant un an en Amérique du Sud. Où ici la difficulté n’était plus tant physique, mais morale d’être chacun sur le même bateau, chacun avec son propre rythme.

Mais voilà les beaux temps approchent, et il est temps pour nous, tels des oiseaux voyageurs, de trouver une nouvelle destination et un nouveau défi. Car souvent qui dit enfant, dit vacances qui changent. Mais notre envie était de garder notre fameux moule de base qui nous réussit si bien année après année. Ici le principal défi fut d’adapter notre réalité à notre envie, et non l’inverse. Notre première étape : définir nos envies. Cela fait plusieurs années que l’on scionne les alpes françaises, cette fois-ci on décide de changer et de partir plutôt sur les Pyrénées. Notre deuxième désir est de faire découvrir la montagne à notre fille. De ces deux envies, nous décidons de partir faire de la randonnée au milieu de la montagne entre la frontière française et espagnole.

Maintenant que cela est défini, il faut préparer tout cela. Car déjà, de base, un périple en montagne cela prend du temps à préparer, mais quand tu rajoute un bébé du jour au lendemain, il faut tout reprendre depuis le début. Et cela prend du temps beaucoup de temps. Premier point à étudier les étapes, et oui il faut voir si topographiquement c’est possible, car ici pas possible de dormir au milieu d’une montée en installant la tarp à la lampe frontale. Avec notre expérience nous estimons que 4h de marche et 10km en montagne cela devrait être possible durant un périple de huit jours. De plus, il faut pouvoir croiser des refuges ou de la civilisation régulièrement en cas de soucis.

Ensuite le poids, élément crucial, voulant être le maximum autonome cela à dut demander beaucoup d’adaptation et de sacrifice. Notre fille avait 1 an et 2 mois durant la randonnée et elle ne marchait pas encore (Elle a d’ailleurs fait ses premiers pas en montagne), donc cela veut dire qu’un de nous deux doit la porter et elle fait déjà plus de 10kg. Il reste donc plus qu’une paire d’épaules pour toutes les autres affaires. Calcul effectué on se rend compte que pour être autonome à 100% durant c’est 8 jours risque de nous être un peu trop inconfortable. Pour s’alléger un peu on décide donc de manger le repas du soir dans les refuges (une première). Finalement tout cela sur la balance nous donne un sac à dos de 20 kg pour l’un de nous deux et un bébé de 10 kg plus un sac ventral de 4-5 kg pour l’autre. Finalement 25 kg pour 3 personnes pour huit jours, je ne sais pas suis on savait vraiment alléger cela surtout quand on sait qu’un quart du poids vient seulement des affaires de change…

Le change parlant en, car là aussi il faut innover, car au milieu de la montagne pas de poubelle et pas possible de laisser aux refuges ses veilles couches sales. Il a bien les couches lavables, mais qui posait un problème de poids et d’eau, car pour les laver il faut utiliser beaucoup d’eau et donc possiblement polluer celle-ci. Nous avons donc trouvé des inserts composés à 100% de fibre végétale et biodégradable. Comme cela une fois ces inserts souiller, il suffit de faire un petit trou, comme appris dans le livre « Comment chier dans les bois : Pour une approche environnementale d'un art perdu » et de l’enterrer. Tout cela pour un poids raisonnable et une pollution de la montagne quasi-nul, si l’art de nos trous est au rendez-vous.

Voilà, les trois grands axes de la préparation sont bons. Evidemment nous avons prévus des plans B,C,D et E car on sait vraiment pas comment cela va se passer.

Départ de Bruxelles en TGV jusqu’à Pau pour ensuite prendre un train suivit d’un Bus pour arriver au Camping d’Urdos. Au pied de notre périple. Alors nous n’avons jamais fait de long trajet en voiture avec un bébé mais les transports en commun sont très confortables et nous semblent idéales, moins de fatigue plus de disponibilité. Malheureusement nous voyageons en plein canicule, et au final ce fut bien elle qui arriva a bout de notre énergie. Heureusement l'arrivé, à Urdos, se fait au milieu des montagne et de la fraicheur, on se sent un peu revivre.


Les deux jours suivants sont annoncés avec de la pluie, nous en profitons pour bien nous reposer et finaliser les derniers préparatifs pour la randonnée. De toute façon, nous n'avons pour une date d'arrivée précise.

Voilà le premier jour de la randonnée est là. On va pouvoir enfin mettre en pratique toute cette préparation. Églantine en moyenne forme, commence la randonnée seulement avec notre fille sur le dos. Je commence donc ce périple avec un sac à dos de 20kg sur les épaules et 5kg sur le ventre. Mes mollets vont sentir passer cette première ascension d'échauffement. Nous qui sommes normalement habitués au sac à dos ultra léger de 8kg. Mais comme d'habitude ces montagnes nous donnent une certaine aide, et un pas après l'autre celle-ci se laisse gravir. D'ailleurs, une fois arrivé au col, on se dit que la montée n'était pas si difficile et on pense surtout aux genoux qui vont devoir arrêter notre descente. Mais le plus magique est le rythme parfait lors d'une ascension de col pour endormir un bébé. Durant tout le séjour, notre fille s'endormait au bout de 30 minutes confortablement lovée contre notre dos à la moindre montée. Par contre, celle-ci se réveillait aussi vite lors des coups brusques que les descentes nous obligeaient. Voilà, cette première journée est finie, notre tarp est installée le long du lac, on se dirige vers le refuge pour manger notre pitance. Notre fille adore cette ambiance sur-volté du refuge, qui contraste avec ses journées de repos et de calme. Cela l’excite tellement que l'attente du repas devient même un peu longue, et une fois le repas engloutit elle tombe rapidement de sommeil, et nous de mêmes. Ce sera comme à l'habitude, des randonnées intenses, des nuits sans soirée...

Quel plaisir de se réveiller au milieu des montagnes. Cette première nuit a quasi 2000m d'altitude n'à l'aire d'avoir aucun effet sur notre fille. Il faut dire qu'elle est plus que ravie de dormir au milieu de ses deux parents. Au niveau pratique, il n'existe pas beaucoup de matériel de randonnée montagne spécialement prévus pour le bébé nous avons dû bricoler un petit peu. Au niveau du matelas, nous avons acheté un matelas en mousse super isolant que l'on à découper à sa taille. Tandis que l'autre bout est utilisé par moi-même pour le haut de mon corps, et le bas repose seulement sur mon sac à dos. Pour le sac de couchage, là nous avons cousu un gigoteuse rembourré de polaire adapté à sa taille. Et elle disposais de plus d'une combinaison intégrale en polaire. Pour cette deuxième étape, au programme grande descente puis on remonte de l'autre côté de la vallée - Tout cela sous un soleil tapant. De plus le jeux favori de notre fille et de prendre son chapeau et de le lancer par terre, nous passons donc une partie de notre journée à trouver le chemin le plus ombragé en se rabaissant régulièrement par rattraper le chapeau. Heureusement comme dit plus haut des que ça monte la sieste n’est pas très loin et on peut en profiter pour la parer d’un grand foulard protecteur. Notre journée se fini au refuge de Pombie. Pour nous c’est la première fois que l’on s’accorde autant de luxe, en mangeant au refuge. Et cela nous fait du bien car c’est un moment où l’on doit le moins s’occuper de notre fille. Il y a tellement d’animation, bruit, nouvelle personnes,… que celle-ci s’auto anime. Et nous nous en profitons pour avaler notre repas, sans hésitez à demander un peu de « rab » quand il y en a. Autant dans nos autres périples jours après jours nous mangions de moins en moins, autant dans celui-ci ce fut tout l’inverse.

Cette nuit fut un peu plus compliqué que la première, premièrement un petit troupeau de vache a élu domicile à quelque mètre de notre tarp. Un des problème de la tarp c’est que l’on a vraiment l’impression que les vaches sont avec nous dans la tente. Mais le gros problème de cette nuit fut qu’il y a eu du vent et de la bruine toute la nuit. Nous nous sommes donc réveillée au milieu de la nuit complètement trempé – C’est un autre inconvénient de la tarp… – à devoir modifier le montage pour empêcher à cette purée de pois de rentrer. C’est jamais très agréable surtout quand on pense à nos petit duvet en plume qui sont en train de prendre l’eau… Finalement toute la journée de marche sera baignée de cette brume, heureusement juste assez faible pour ne pas vraiment nous tremper. Mais assez forte pour réduire nos pause au strict minimum. Le soir nous arrivons au refuge d’Arrémoulit, en contournant le passage d’Orteig pour ne pas prendre de risque avec ces pierre mouillée et un enfant sur le dos. Alors les deux premiers refuges nous étions arrivés sous un grand soleil avec des grands espace pour planter sa tante. Ici à Arrémoulit on arrive sous un grand vent et une bruine, il fait froid dès que l’on s’arrête, et il y a extrêmement peut de place pour planter sa tante et cela se fait sur des gros rochers plats. Le rêve pour passer un petite soirée sous tarp on dirait. Il y a bien le refuge, mais pour les connaisseur il faut en tout et pour tout 15m2 et il est déjà bourré de monde. Nous voilà coincer dans ce refuge très bruyant avec notre fille qui apprend a marcher. C’est 5 heures à attendre pour manger et aller se coucher furent fort longue. Notre fille se fera d’ailleurs marcher un peu dessus par la gardien, qui nous fera la remarque que « la montagne n’est pas fait pour les bébés ». Ce fut la seule remarque négative sur le fait d’amenée notre fille en montagne, remarque que l’on mettre plutôt sur le coup de la fatigue, stress,… du gardien qui n’ont pas une vie de tout repos surtout lors de ces journée de mauvais temps dans ces espaces réduits.

Le lendemain matin il y a le ravitaillement en hélicoptère donc tout le monde dois être sortit de la zone de largage avant 8 heures du matin. Déjà la randonnée avec enfant n’est pas de tout repos mais si en plus on doit se précipiter le matin pour partir c’est vraiment pas facile. Finalement le destin nous donna un coup de main, ou plutôt un coup de pied. Notre réveil n’aura même pas le temps de sonner que le vent aura raison du montage – Précaire sur cette roche - de notre tarp. Je peux vous assurez que ce faire réveiller par un grand vent de montagne ne nous donne pas trop envie de trainer pour profiter du paysage. En deux en trois mouvement tout est replier et on attendra que le soleil nous réchauffe pour prendre petit déjeuné. On fil vers la chaleur, l’Espagne. C’est impressionnant comment d’une vallée à une autre le paysage change complètement. Du côté espagnole en remarque vit que le climat est plus aride. Le sol, la végétation, le paysage n’a plus rien avoir avec le côté français des Pyrénées. Normalement c’était un petite étape mais le fait d’avoir dû partir aux aurores fait que nous arrivons pour la pause de midi au refuge Respomuso. Nous continuons donc notre route, étant donné que le bivouac est interdit en Espagne nous avions prévus un repas du soir en lyophilisé pour pouvoir s’éloigner un peu du refuge et dormir sans encombre. Finalement comme souvent, on se fait avoir et l’on dépasse tous les bons spots de bivouac et on se retrouve au milieu de la montée du col de la Fâche, avec aucun terrain plat en vue. Donc on continue à monter pour finalement trouver un superbe endroit de bivouac au pied du col au milieu des deux lac de la Fâche. Ce sera donc à 2500m d’altitude, en mangeant notre lyophilisé au milieu de nulle part qu’on fêtera la moitie da la randonnée.

Étant donné que l’étape de la veille fût un peu rallongé, l’étape du jour est vraiment courte. Une petite montée de 150m pour arriver à notre point culminant de notre randonnée, le col de la Fâche (2664m). Pour ensuite redescendre jusqu’au refuge Wallon, que nous atteindrons pour la pause de midi et profitons de l’après-midi sous le soleil pour nous reposer se baigner (par contre il faut croire que le bébé n’ont pas le même plaisir que nous pour se baigner dans les rivière glacée de montagne).
 
Le lendemain direction le refuge de Oulettes de Gaube, on commence a avoir un certain rythme de croisière mais surtout le poids de notre sac – Malheureusement pas de notre fille – diminue rapidement jours après jours. Autant les premiers jours celui-ci était un peu trop lourd à notre gout autant il commence à devenir vraiment agréable à porter. Mais on sent aussi la fatigue qui commence à se faire sentir. Pas tellement la fatigue physique de la marche mais la fatigue de ne jamais pouvoir vraiment se reposer. Il n’y a jamais de temps mort, de contemplation, de sieste,… car dès que l’on s’arrête notre fille qui sort de sieste ne demande qu’à ce qu’on s’occupe d’elle. Donc bien que les journée de marche soit plus courte, les dénivelés moins importants la fatigue global est bien plus grande. Mais au final on est chaque fois bien récompensé par les paysages. Comme par exemple ca magnifique bivouac aux Oulettes de Gaube.
 

La fin de la randonnée se fait sentir, plus que deux jours de randonnée. Ce soir nous dinerons au refuge d’Estom. Nous commençons tous les deux à avoir une douleur à l’épaule droite car notre fille s’endort toujours la tête vers le côté gauche et donc tire toujours plus notre épaule droite. On voit aussi qu’on quitte la route fort fréquentée qui amène vers le cirque de Gavarni. Ce soir on ne sera que deux tablé à manger au refuge, dans une ambiance beaucoup plus calme et familiale.
 
Pour le dernier jour nous avons devant nous une grande décente lente pour finir à Cauterets. Ici nous passons d’un paysage de montagne, plutôt aride, à un paysage de vallée plus luxuriant. C’est finalement avec une certaine joie que nous arrivons enfin en ville. Le plaisir de prendre une petite glace au café, de pouvoir s’acheter de nombreux fruit au supermarché. Mais surtout de pouvoir se reposer et de prendre une bonne douche chaude au camping.
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Sac a dos pour 8 jours pour deux adultes et 1 bébé...
Sac a dos pour 8 jours pour deux adultes et 1 bébé...
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