Le Danube à la rame

(réalisé) share(partager)
Descente du Danube à l'aviron, en solitaire.

Départ de Lanester le 7 septembre, mise à l'eau prévue le 10.
De Vienne à la Mer Noire (1900 km), si les conditions sont bonnes et si pas de casse matérielle ou humaine. Jusqu'à Odessa ensuite (+120 miles) si tout s'est très bien passé.
50 km quotidiens prévus, avec 1/2 journée de repos hebdomadaire. (On verra !)

Matériel :
- Yole Virusboat Skiff Wing en polyéthylène. Un peu lourd (yole+portant+avirons carbone=41kg) mais résistant. Caisson de rangement avant. Achetée d'occasion pour l'expédition, 4.80 m.
- Téléphone Crosscall Core X3 (étanche, antichoc, autonomie), panneaux solaires 10W + batterie externe.
- Guide : The Danube, A river guide, Rod Heikell, 1991.

Bivouac, camping, hôtel, chez l'habitant... les nuitées s'organiseront au fil de l'eau.

Dans la mesure où il y aura du réseau, Mathis, ingénieur en téléphonie mobile et responsable du QG technique à terre :), recevra la position et mettra la carte à jour quotidiennement.
aviron
Quand : 07/09/19
Durée : 50 jours
Distance totale : 1743.5km Dénivelées : +146m / -297m
Alti min/max : 3m/154m
Carnet créé par renan le 30 juil.
modifié le 28 oct.
1259 lecteur(s) - 11

Le topo : Section 1 (mise à jour : 27 oct.)

Distance section : 1743.5km Dénivelées section : +146m / -297m
Section Alti min/max : 3m/154m

Télécharger les traces et les points de ce carnet GPX , KML

Le compte-rendu : Section 1 (mise à jour : 27 oct.)

Samedi 7 septembre.
Yole sur le toit, un thermos de café, tour de clé à 8:13. 
C'est parti !

Section 1
Lundi 9.
Nuit passée à la frontière allemande. Arrivée dimanche à Vienne à19:00 au camping situé proche des berges de mon terrain de jeu pour les semaines à venir.
1810 km avalés par la vénérable Pigeot sans broncher. Si ce n'est une fuite de gaz oil stoppée à coup de clé à molette. Ouf ! La voiture la plus vieille circulant en Allemagne ce weekend, je crois que j'étais dedans.

Suis allé respectueusement saluer le Danube ce matin afin de trouver un spot de mise à l'eau. Une bonne étoile veille sur les aventuriers : j'ai trouvé tout près du camping un petit ponton et une place pour laisser la voiture à côté d'un restaurant. J'y laisserai une clé. Cool !
The ponton !
The ponton !
Premiers coups d'avirons prévus demain matin !
En voyage, la gastronomie c'est important. Miam !
En voyage, la gastronomie c'est important. Miam !
no moi le Mardi 10.

Problème technique, plus de photos pour le moment.
C'est parti, mise à l'eau 11H30.
Sacré vent contre ! Après quelques km , barrage ( Je dois sortir la yole et contourner ). Heureusement que j'ai pris le chariot. Dur dur.
rattrapage du cours naturel du Danube. Du courant ! Ne pas rester trop près des berges car des rapides m'emporte vers les cailloux. Je décide de prendre le chenal. Ca file !!
Arivée a Haimburg à 18H15. 35 km. camping sauvage...
Urbain.



Mercredi 11.
Quitté l'Autriche, longé la slovaquie et Bratislava, et arrivée en Hongrie.
Encore un barrage. Mais comme je m'étais fait un copain kayakiste sur l'eau, on a tout sorti à 2.
Et meilleure répartition des charges sur le chariot = beaucoup plus facile.
Vu 2 cerfs et 1 biche avant f planter la tente.
Gros rapides à droite, barrage à gauche, je verrai demain matin comment passer.


Jeudi 12.
Donc ce matin barrage d'un coté...donc barage. 
Reste les rapides. 
Après 1 aller a pied avec un sac pour voir, je me dis que trop risqué pour la yole. 
Trouvé un petit chemin qui arrive en aval des rapides. 1/2 tour, et... Portage. Pris 2h, départ à 11h.
Hier décidé d"emprunter le cours naturel et non le nouveau channel. 
J'ai le Danube pour moi tout seul ! Rattrapage du cours principal dans l'am. Du traffic.
J'ai fait mes 100 1er km vers 15h30 ! Stop coté slovaque, en face de Gonyu.
Pemière journée ou j'ai dépassé les 50 km. 


Vendredi 13, jour 4.
Lever 6h10, départ 7h30 ! 
Arret technique à Komarom. Un souci sur la coulisse, le tube en alu tribort noircit et présente 1 raynure d'usure. Pas terrible. Je réussit à trouver 1 2ème clé à molette. Heureusement que j'avais 1 modèle, pas facile à dire en hongrois clé à molette. Je dèmonte, rien d'apparant. Remötage après graissage du roulement à bille à l'huile d'olives (bio). Faudra que je pense faire les autres. De l'eau dans le caisson avant. A l'air de venir de l'arrière du bateau qui communique. Faudra regarder. Casse croute. Redépart au bout  de 2h. Coup de mou assez vite (pause très active !). Break, café dans 1 troquet. C'est mieux, j'avance bien.
 Stop à 18h. Presque 60 km.
 Première journée sans portage et Ça c'est cool !


Jour 5.
Lever 6h30, départ 8h20. Et oui, faut-tout-ranger-tous-les-matins. Rapidement je passe devant une superbe ville. Il s'agit d'Esztergom. Rhooo, c'est joli.
Un groupe de canoés me rejoint. On discute avec le moniteur qui traduit ensuite pour tous. Je me fait alors applaudir ! Rigolo !
11h, arret casse croute, trop faim.
Deuxieme pause. Visegrad. Un p'tit capucino et le plein d'eau s'il-vous-plait. Après, une grande ile divise le Danube. Je prends à droite où pas de traffic commercial. C'est samedi, du monde sur les plages.
Je fais monter un p'tit gars à bord lors d'une pause. Les conditions sont bonnes, j'avance bien. Je décide que je m'arreterai à 17h, pour raccourcir les journées de rame. 17 h arrive et je suis devant Szentendre que je ne pensais atteindre que dans la matinée de demain. Cool ! Budapest n'est plus qu'à 20 km. Soleil et vent, j'en suis quitte pour un peu de lessive.
Ha, et oui, la yole est définitivement baptisée: c'est la Maloku.:)


Jour 6. 
Départ 7h55.
 Arret... 8H05, juste en face au joli bourg de Szentendre. Promenade et chasse au VRAI pain. Retour à la yole à 9h, direction Budapest. Je termine ma promenade dans ce bras du Danube au mileu des canoés, kayaks et yoles. C'est dimanche, il fait beau. Trop tot pour les hors bords et c'est très bien comme Ça. 11H30, parlement en vue ! Pic nic sous le pont Margit. Super vue. La traversée de la ville ensuite est laborieure: vent contre, gros clapot, traffic et vagues, je ne suis pas fier ! Ça finit par se calmer, ouf !
 Plus de marques kilométriques, j'avance en pensant m'arreter à 17h, meme si je n'ai pas fait grande distance.
 Finalement 50 km. Discussion avec 1 couple sympa sur la plage. Huiledolivage de tous les roulements et millet au menu. Combien de temps que Ça cuit le millet ?




Jour 7.
Départ 8h30.
 Pas trop de peche. Pause au bout d'1 heure. Repause 1h10 après... Pas longtemps ensuite, joli village avec maisons clairsemées dans la nature et -yes !- truc qui ressemble à un café. Un peu tot mais ce sera la pause pic nic. Pas de troquet, mais plutot 1 salle communale. Je me fait quand meme servir 2 grands cafés. Le bonheur est dans la tasse. Retour à la yole et siesta à l'ombre sur -ho joie- de la jolie herbe toute verte et toute moelleuse.
 Grosse patate ensuite. Conditions idéale : plan d'eau, soleil, pas de traffic, seul la plupart du temps. J'ose à peine ramer, l'eau est si belle. Sacrilège ! 16h, j'arrive à Dunafoldvar où je voulais me promener. Fin de chantier pour aujourd'hui, tant pis pour l'arret à 17h.
 50 km quand meme, bien.
 Resto ce soir. GROS bout de viande avec tout plein de gras et chou braisé. Demain je double les hors-bords et leur fait des vagues !


Jour 8.
Balade au bourg pour dénicher la boulangerie, mon sport préféré après l'aviron. 
Dopé au porc roti et chou rouge braisé (de la veille pour ceux qui ont suivi), je dois me faire violence pour un break après 2 heures et 20 km. A une allure qui frise l'insolence pour 1 novice, je glisse sur le grand mirroir. Beauté et efficacité du geste, qui, sans l'égaler, cela va de soi, rapelle celui des autres membres de la redoutable section aviron du CNL.
 Ça plume juste comme il faut, pour le plaisir des oreilles.
 Cadence de croisière estimée à 12/14 coups/mn.
 Premières gouttes sur le Danube, rien de méchant. Jolì.
 Pause pic-nic et ravitaillement à Packs, 30 km au compteur. Départ 13h50. Nouvelle pause après 12 km. Puis la meme chose et arret à 17h sur 1 ilot sableux, en face de quelques maisonnettes au milieu des arbres. De gros poissons sautent partout autour. L'un va-t-il atterrir dans mon duvet ?
 Si je continue à ce rythme, je devrais arriver à Beograd lundi prochain. Si certains sont motivés, je paie l'apéro ! 


Jour 9.
La pluie est passée pendant la nuit, yes.
 Départ 8h30. Une pause et arrivée à Baja, que j'attendais avec impatience, à 11h. Je suis sur réserve, trop faim. Un maÇon venu me voir sur la plage me fait le plein d'eau sur son chantier, avec un  tuyau qu'il sort d'un bac d'eau boueuse :
"Ok glou-glou ?"
"Ok, ok."
 Bon ben ok. (spécial Marion si tu lis Ça)
 Après le départ, je veux couper une courbe en passant entre 2 barges au mouillage. En admirant la 1ère, impressionnant mastodonte, je ne vois pas arriver l'autre et vais m'encastrer sous sa proue. Je manque perdre un aviron. Entièrement de ma faute. Rester vigilant avec ce courant et la vitesse.
 Du vent jusqu'en début d'aprème, genant selon l'orientation du parcours.
 Pause et arrivée à Mohacs à 17h. Bivouac très urbain.
Dernière nuit en Hongrie, Serbie/Croatie demain.
  Ça va plus vite que prévu, merci le courant. 18h pour s'arreter ferait tard.
 Vraiment très peu de traffic, si je vois 10 barges par jour c'est un maximum. Vu du haut des énormes barges de croisières, Ça doit etre marrant ce petit bouchon jaunes qui se fait balloter par les vagues !



Jour 10. Au moment de partir 2 policiers à bord me disent que je dois aller me déclarer. Je suis passé devant le poste hier... C'est parti pour 2 kn à contre courant, de quoi vous réchauffer le lascard de bon matin! Ça m'aura aussi permi de faire passer 1 excellente journée à la gentille dame de l'acceuil. Pas pour mon charme, mais elle est trop heureuse de pouvoir pratiquer son franÇais. 5 bureaux plus tard (45 mn, ouf !) et un coup d'oeil de loin à la yole et je repars. Passage de la frontière à midi. Je rate le poste frontière serbe à Bezdan (1 contre courant par jour suffit), rien vu. Apatin en vue, je décide de m'y arreter et d'aller me déclarer. Policière qui rigole à parler anglais, le directeur de la marinade me montre 1 endroit pour planter la tente. Douche à dispo (eau chaude!). Accueil royal en Serbie.
 Bien fait d'aller me déclarer, tampon sur passeport et document en cas de controle.
 Depuis 2 jours, les graviers ont laissé place à de jolies plages de sable. Pas mal de glaise aussi maintenant, je salis grave la yole aux arrets.
 Petite balade photos aux aurores demain matin.


Jour 11.
Quelle halte agréable.
 C'est sous 1 soleil généreux que je vois s'éloigner, avec 1 petit pincement au coeur, la coupole de l'église d'Apatin. Accompagné d'1 floppée d'hirondelles se désaltérant et survolé d'un énorme vol de canards.
 Quel calme, seulement des barques de pecheurs et d'autres, assis sur les berges.
Une vedette de la police croate est souvent à l'affut dans des recoins. C'est pour moi ? :)
 C'est 1 belle journée de rame. Peu de pauses, je décide de m'arreter en vue de Borovo. Il est 16h30 mais 60 km parcourus. Je ne voudrais pas payer demain 1 trop grand effort aujourd'hui.
 Une beauté à ma fidèle compagne, beurk la glaise.
 Petite lessive, sans risque de rétrécissement, c'est à 18 C.
 De belles couleurs apparaissent dans les arbres, l'automne n'est pas loin. Ne serait-ce d'ailleur pas dans quelques heures ?
 Gros pull et bonnet ce soir. Le duvet sera bien chaud j'espère !


Coucou Carmine. J'ai vu de grands rapaces noirs avec tete et queue blanche. Demande à papa. Bises à la glaise (beurk !). 

Special CNL:
André, les mains se touchent sur le retour, un truc de fou!
Brigitte, merci pour l'idée de l'éponge, trop pratique!
Hélène et Kamal, j'entends parfois 1 hors-bord quand je passe sous 1 pont, je me retourne, mais toujours pas vous.
Alain, des papillons partout!
Anne-Yvonne, pour la musique, Dame De Nage Babort chante toute la journée.
Vincent, pour le tour de biceps c'est fait, je ne sais meme pas si Ça vaut le coup de continuer.
Et pour tout le monde, le petit "dobroyouto" de Serbie.


Jour 12.
Oulalb, froid froid, dur de sortir du duvet. Le soleil arrive, je pars en T-shirt. Depuis 2 jours je me dis que j'aurais du prendre 1 paire de dame de nage de rechange, au cas où. Je compte essayer de voir Ça à Novi Sad ou Beograd. En arrivant à Vukovar, je croise 1 groupe de rameuse. (Tiens, on est quel jour?) L'une d'elle me montre leur ponton car je veux m'arreter. Ha, enfin 1 super endroit pour accoster. Je me trouve au pied du club. Et devinez quoi... L'entraineur fouille l'atelier et me fait cadeau d'1 paire de dames de nages. Elle est pas belle la vie? Courses, café et je repars. Quand je me remets à l'eau après la pause pic nic, j'aperÇois 1 km derrière moi 1 énorme barge sur 3 largeurs qui n'a pas l'air d'aller bien vite. Je mets le turbo, décidé à ne pas me laisser rattraper. 14 km plus tard, je m'arrete et la regarde passer, histoire de ne pas blesser l'amour propre du capitaine plus que de raison. Non, je n'ai pas 1 coup de mou. Pas du tout !
 Dernière étape. Après le pont d'Ilok je quitte le chenal et prends entre 1 ile et la rive droite. Cul de sac, un gué ! En enlevant les avirons et guidant la yole à pied, je trouve 1 passage. Très peu d'eau ensuite, les pelles touchent le fond. Autres gués ensuite ? Le compteur n'est par tout à fait à 50 km, mais il est 17h et je n'ai pas envie de galérer maintenant. Je suis à coté d'1 ilot, j'arrete. On verra demain. L'endroit est bien orienté, pour profiter un maximum du soleil, comme tous les soirs.
 Une myriade de petits poissons qui sautent, on dirait qu'il pleut !
 17H55, le repas est servi. (Soyons fou, c'est samedi !) Le soleil aura disparu derrière les arbres avant que je termine.


Jour 13.
 Jour J-4.
 Vite après le départ, un drole de bruit à droite derrière: un cygne. Enroué le bougre ? Au bout d'1 moment je regarde de l'autre coté. Ha ok, le reste de la famille, 1 autre adulte et 6 jeunes. Vraiment chouette. C'est donc le cri d'alerte que j'entends. Le cygne continue devant moi, par petits bonds. Malin, il veut m'écarter des autres. On commence a en etre assez loin, belle distance de sécurité ! Sauf qu'il y avait 1 dernier jeune seul devant. Ils s'écartent tous deux. Faut jamais sortir seul les enfants !
 Je réussi à rejoindre le cours principai sans encombre. Sympathique pas de coté.
 Café à l'ombre d'1 énorme tilleul.
 A partir de midi, Ça se vallonne rive droite (donc à ma gauche si vous suivez). Je vois mes premiers champs.
 En arrivant à Novi Sad, une chaumière. Elle détonne entre ses voisines! Puis 2 bateaux étranges avec 1 grande barre verticale sur laquelle est fixé comme un grand drap. Ils avancent avec le vent ? Vraiment bizarre, jamais vu Ça... :)
 Je mets un coup de collier l'après-midi car j'aimerais arriver au camping de Zemun demain soir et prendre 1 journée off mardi pour partir sur les traces de Nicolas Bouvier à Beograd. Je lis, au compte-goutte, quand je ne m'endorts pas, son ouvrage L'usage du monde.
 Du monde sur les berges, c'est dimanche, il fait beau. Les serbes profitent de leur Danube. Ils auraient tort.
 Peu de pauses, j'arrete à 17h30. Seulement 56 km, un peu déÇu, m'en reste plus de 60 demain. Faudra pas mollir !
 Couvert ce soir, moins froid.
 Du moustique à gogo, vite à l'intérieur !


 Jour 14.
 Jour J-3.
 Pluie, difficile de sortir du duvet... Grosse journée prévue. Je me lève plus tot de peur d'etre ralenti par la pluie. Je profite d'1 accalmiE pour tout paqueter. La pluie ne refera pas son apparition, mais Ça je ne le sais pas.
 Départ 7h35. 
15 km au compteur à 9h15. Bien. Pause.
 4 km après etre reparti, un petit port avec un café. Stop! Excellent expresso XXL.
 Après la pause casse-croute (mis la tente à sécher), encore 1 énorme barge derrière. L'impression d'etre suivi par 1 ile. Des falaises ocres bordent maintenant la rive droite, du bétail f temps en temps rive gauche. Pause de l'après-midi, doit rester 10 ou 15 km avant le camping en périphérie de Beograd. Dans le troquet, on me dit seulement 3 km. Yes ! Mais attention quand meme, le km serbe n'est pas le km franÇais. Peur de rater le camping, qui n'est pas visible du fleuve, je demande plusieurs fois. C'est bon me dit finalement 1 pecheur, juste au dessus.
 Le camping du bonheur. En zone industrielle. Plage d'acces noire de déchets plastiques. Faut traverser 1 cour d'usine noyée dans 1 nuage de poussière (de poussière de quoi?). Avec des poules, et des oies qui se rapprochent un peu trop. Et surtout des molosses enchainés et enragés qui revent de se faire une cuisse de rameur. Ho p... la chaine est trop longue ! Ho p... c'est bon mais elle va casser vu la taille du truc qui tire dessus ! J'optimise les aller-retours à la yole pour tout vider. Ho p... j'ai oublié le chargeur!
 Mais camping quand meme. Douché, fringues propres (ha, un jean!), linge lavé. Au top la compote.
 10 mn à pied puis Beograd à 30 mn de bus. Balade demain, appareil photo en bandoulière. 


Journée type d'un maraicher qui a troqué sa bèche contre 1 paire d'avirons.
 Lever vers 6h30 (mais dodo vers 21h).
 La journée débute par le truc le plus difficile: remettre ce duvet dans son sac! Depuis plusieurs jours j'arrive à l'avoir par surprise mais il a déjà failli gagner.
 Tout ranger, laisser sécher la tente au max si mouillée. Petit dej en dernier, pliage tente. Remise de la yole au bord de l'eau et installation des sacs.
 Presque 2h pour tout Ça et c'est parti!
 Pas de règle pour les pauses mais j'essaie de faire au moins 10 km avant la 1ere. Je m'arrete avant d'etre trop fatigué. C'est finalement les envies pressantes qui font la loi. J'ai abandonné l'utilisation des toilettes de bord (si, si, il y en a, pont supérieur, à l'avant à coté de la cambuse). Ou alors la vue d'un café une fois par jour. Du café!
Une belle pause pour manger, minimum 1h15, plus si ravitaillement. 
 Fin de journée à 17h c'est bien. Le soleil disparait vite.
 Accostage, remontage de la yole sur 2 ou 3 m.
 Douche tout nu dans le Danube, installation tente (quelqu'un d'autre connait-il cette arnaque du matelas autogonflable?), préparation repas. Pour 18h, comme à l'hospice!
 Vaisselle, et direction la tente. Page d'écriture et envoi d'un texto quotidien à mon fiston, Mathis, qui met ces quelques mots en ligne.
 Dans le duvet, 2 ou 3 pages de lecture mais pas tout les jours. Et dodo tot!
 Et le lendemain pareil, et c'est bien comme Ça (mais je n'ai pas encore eu la pluie...)



 Le moment de désarroi étant maintenant passé, je peux vous expliquer pourquoi plus aucune photo.
 1er jour, départ de Wien. Après 2h, pour 1 photo, j'ai enlevé le cordon de sécurité de mon super smartphone spécial expédition flambant neuf. Vous voyez la suite... Il y a du vent, une bourrasque, la yole est déséquilibrée et plouf dans l'eau le beau téléphone. Incroyable mais vrai. Grand moment de solitude.
 Me restent mon appareil photo et mon fidèle téléphone à clapet, bien rangés, que je ne sors qu'une fois à terre.
 Les photos se sera donc au retour. A l'ancienne.
 Plus Internet, plus de cartes, plus de vitesse, de distance parcourue, plus de prévisions météo, plus de traducteur... A l'ancienne j'vous dit!
 Je ne peux pas non plus lire vos commentaires s'il y en a. J'envoie juste tous les jours une petite bafouille avec l'endroit où je bivouaque à mon fiston et il met Ça en ligne.
 That's it !




 Jour 15. 
 Jour J-2.
 Journée relache à Beograd. Ça tombe bien, il pleut. Quartier Saimichte (N. Bouvier). Puis déambulation photographique au hasard, comme j'affectionne.
 Courses.
 Redémontage et rehuilage un peu plus sérieux des roulements à billes. Et je pense avoir ENFIN réglé son affaire à cette dame de nage babord qui couigne sans arret! Vais me sentir seul.
 J'espère que la remise en route ne sera pas trop difficile. De plus, je commence par traverser 1 grosse ville, je n'aime pas (Budapest, Novi Sad). Heureusement, je serai bien échauffé avec les chiens chiens à leur pèpère. La meme, à l'envers !



Jour 16.
 Jour J-1.
 Passé Beograd sans encombre. Du Danube, on ne traverse pas la ville, on la longe sur 1 petite distance. Béograd appartient en effet plus à la Save, qu'elle enjambe, qu'au Danube dans lequel se jette la Save.
 Content de quitter les zones industrielles...
 J'ai mis du sparadrap sur les pouces qui sont un peu abimés. Ça fait classe, on dirait un vrai rameur. Comme toi Antoine ! :)
 Temps couvert mais pas de pluie, j'ai vraiment de la chance. Il fait bon.
 Je croise 1 groupe de jeunes en kayak qui font rapidement demi-tour. Occupé à les regarder, je ne fais plus attention derrière. Leur moniteur me fait signe, des pierres justes derrière. Rfala ! Il me souhaite bon voyage.
 Les conditions changent vite: du vent de travers avec clapot, 1h après grand calme.
 Les berges sauvages sont de moins en moins propices au bivouac (vase, glaise). Je décide de m'arreter à Grocka, 47 km. 
Grand bien m'a pris: petite cale d'acces où peut rester la yole, il y a moyen de planter la tente à coté, douche et lavabo d'extérieurs à dispo. Royal! Le gars de la "capitainerie" est vraiment coopératif. Je lui amène 1 bière, tirage de portrait, tout le monde est content.
 Ce soir, je goute le poisson du Danube.
(Cela n'est pas spécifié dans la notice constructeur, mais je constate une légère consommation de bière de la part de la yole. Comme en ce moment par exemple. Rien de bien méchant, de l'ordre de 0,5l/100 km, mais à surveiller tout de meme.) 



Jour 17.
 Jour J ! (Non, pas encore la Mer Noire!)
 Jour J, c'est donc avec 1 grande émotion que je rejoins la yole, ouvre la trappe avant les mains tremblantes et en sors religieusement le gateau breton offert par Daniel avant le départ. Date Limite de Vente 26.09.19, aujourd'hui!
 Daniel, ton présent aura vogué au fil du Danube quelques 800 km. Belle performance pour 1 gateau breton.
 Pluie cette nuit, pluie au réveil... Je savoure mon gateau sous 1 abri pour pecheurs. Merci Daniel ! Début de journée difficile. Plus de pluie mais je n'ai pas d'énergie. Malgré la règle des 10 km avant la 1ère pause, je stoppe apres 7: un ponton troquet! Un grand café turc et Ça va mieux, enfin j'avance. La pluie me force a m'arreter vers midi. J'en profite pour manger, à l'abri d'1 grand saule. Il ne suffit plus, la pluie redouble. Je cours à la yole prendre mon poncho. Zip ! Cul dans la vase! Tout bien. Je me refroidis.


La pluie cesse, je repars.
 Moins de courant, moins de vitesse... Et difficile d'aller droit avec le vent.
 Smederevo, belle forteresse. Je ne voulais pas m'arreter mais le photographe a gagné. Ce sera le 3ème arret spécial photo.
 J'approche des 50 km, berges toujours aussi inhospitalières. Je traverse le fleuve en direction d'un hameau.
 Tente mise à sécher.
 Je croise 2 petites dames. Salutations. Elles m'apprenent le nom de l'endroit (Dubrovak?). Je demande, sans trop y croire, s'il y a 1 café pas loin.
"Vous voulez du café? Je reviens dans 5 mn."...
 Assis sur "mon" banc, je me retourne etvois revenir la dame avec son amie: grand café bien chaud + dosettes pour le petit dèj + ragout de chou réchauffé + pain maison. Merci merci merci!
 On sait alors que l'on a bien fait de partir.
 Ragout excellent! Discussion ensuite avec 2 gars qui rient de me voir etre ainsi l'attention de ces 2 gentilles mamies.

Gaby et Joseph qui parle 1 bon anglais. Bien sympa les gars.
 "Pourquoi tu es tout seul?"
 "Parce que sinon je ne vous aurais pas rencontrés."
 Roumanie à 5 km.


Jour 18.
 Cocktail multivitaminé (dosette café + gateau breton + banane), dès le départ la yole ne touche plus l'eau ! Après 10 km, la rive gauche change enfin. Très escarpé. Impression de ramer sur 1 lac de montagne.
 Quel calme.
 Pause au milieu de maisonnettes, premiers pas sur le sol roumain. Une femme est occupée à remplir 1 brouette de plantes flottantes. Elle m'installe 1 chaise au soleil et me sert 1 bon grand café. Le bonheur, quoi. Anita et "son homme", roumains, sont retraités d'une vie de travail en Autriche. Ils passent plusieurs mois par an ici. Caravanes pour toute la famille.
 "Reviens l'année prochaine, on fera griller le poisson."
 Une visite du petit potager et me voici avec 1 mascotte: Anita me donne 1 potimarron. Vraie soupe ce soir ? Aux revoirs chaleureux. Quels sympathiques personnages.
 Je croise 1 énorme groupe de cygnes et m'écarte pour ne pas les effrayer. Pause repas à Veliko Gradiste.
 Plus de courant, il faut souquer ferme pour avancer. La faute au barrage et à la méga écluse des Portes de Fer 100 km plus loin. Les 50 km quotidiens vont etre difficiles à tenir.
 Je décide que je m'arreterai à Golubac, 45 km tant pis, bien mouillé le T-shirt déjà. (Pour le coup, la yole touche vraiment bien l'eau sur la fin...).
 Pas de camping, 1 pecheur me montre un endroit. La chance, lavabos à disposition.
 Un pecheur à barque me dit que peut etre pas mal de vent d'Est pendant 2 jours. Il faudra alors que je patiente pour passer les Gorges de Kazan où le vent est encore plus fort. Ce serait trop difficile. A voir demain donc.
 Je sens un peu mon épaule droite depuis 2 ou 3 jours. Je pense que je ramène les mains un peu trop haut sur la poitrine. J'essaie de m'appliquer, c'est mieux.



Jour 19.
 Sur les conseil du pecheur, hier soir j'ai déplacé la yole, et fait le tour de la jetée pour la mettre à l'abri dans le port. Aviron de nuit, pemière! C'est... spécial! J'ai bien fait car petite houle depuis cette nuit, contre les cailloux elle n'aurait pas apprécié.
 Pas tant de vent que Ça, Ça se tente. Ça ne fait que se tenter alors parce que la petite houle est plus impressionnante assis dans la Maloku et je crois distinguer des moutons plus loin, à l'entrée des gorges où le vent est canalisé. Il est clair que je ne suis pas encore assez expérimenté pour ces conditions, pas du tout à l'aise. Demi-tour et retour au port. Ouf ! Ce sera donc relache forcée à Golubac. Bon choix, le vent forcit.

 Une petite sieste du matin à l'ombre. Un café. Je laisse le portable à charger et demande à 2 jeunes s'il y a des bus pour la citadelle à 10 km. " Non mais on peut t'amener, on va par là."  Génial.
 Citadelle sise les pieds dans le Danube, de toute booooooté !
 Je constate que vent et houle sont tombés, mais il est 12h30. Trop tard pour aujourd'hui et le prochain bled est à 20 km.
 Retour en stop avec 1 jeune dont la soeur vit à Paris.
 Trouvé du scotch noir pour baptiser Maloku et écrous et rondelles en cas de perte des fermoirs de dame de nage (voir 1er jour...). C'est bien, j'aurai tout ce qu'il faut le dernier jour!
 Je suis autour de la yole et un routard vient m'apporter 1 bière. Trinquette !
 Passé 1 agréable journée.
 Réveil (1ère fois) mis pour 6h demain. Je voudrais arriver à Donji Milanovac. 50 km sans courant mais je serai reposé, Ça devrait le faire.
 Potimarron d'Anita sur le feu.

Jour 20.
 Donc lever à 6h (mais dodo 19h30!), remballage, sprint jusqu'à la boulange, petit dèj devant le Danube et c'est parti!
 Un gros nuage sort des gorges. Je vais y voir là dedans? Impression de passer à coté d'un vieux chateau écossais. Sean Connery me fait signe.
 Ça s'éclaircit. Impressionnantes les falaises ! Ça fait tout drole.
 Après plus de 2h, pause café... chez des gens. Lepinski Vir est à 12 km, Donji Milanovac 26 m'apprend-on. Vu ma vitesse, c'est pas gagné pour Donji. Je repars avec un "au revoir" de la dame.
 Pas d'arret possible, c'est très escarpé. Je vais attendre Lepinski Vir, qui n'en finit pas de ne pas arriver. Après 1 ènième pointe, je demande à 1 pecheur en montrant du doigt : "Lepinski Vir?"
 "Non, Donji Milanovac."
 Comment ai-je pu rater la 1ère ? Nous avons du mal nous comprendre. 20 mn plus tard, je distingue 1 ville au loin. Un panneau kilométrique, enfin, et Ça colle 
c'est bien Donji Milanovac que j'aperÇois. Je n'en reviens pas.
 Alors pause ou pas pause? Pas pause. J'arrive sur la plage de la ville à 15h.
 Parti à 7h30, avec dans les 30 mn de pause. Il en a sous la pédale le gamin! (Sauf que la pédale touchait quand meme le plancher à l'arrivée.)
 Ça fait dans les 7km/h, 2 km/h de moins qu'avec le courant, et encore en forÇant plus.
 C'était, je crois, ma journée la plus éprouvante. De plus, parfois entre les parois rocheuses, le vent crée une houle qui fait partir continuellement la yole en petits surfs. Il faut garder l'axe, c'est assez éprouvant de concentration.
 Le fleuve a finalement eu pitié de moi: vent et petite houle sympathiques m'accompagnent sur la fin.
 Bivouac sur la plage (douche!).

Jour 21.
 Les nuages s'accrochent aux sommets environnants, mais le soleil n'est pas loin et le plan d'eau superbe. Entrée dans les gorges à 10h50. Respect. J'admire les falaises mais ne traine pas: si le vent se lève Ça ne va pas etre la meme. Le paysage a vite raison de ma résolution, je stoppe 1 km après l'entrée. A proximité d'une caravane, je m'assoie pour manger mais le propriètaire m'indique 1 table et 1 chaise. "Thank you. Little restaurant!" Il rigole. Puis m'apporte 1 verre de Coca, 1 autre de raki (qui finira en grande partie parmi la végétation ambiante...). Gentil ce gentleman! 

Je repars accompagné d'un "have a nice trip" de mon hote.
 Restop rapidement pour envie pressante photographique. Je deviens 1 pro des arrets, et départs, limites.
 Plus loin 1 joli monastère roumain. En repartant je vois juste à coté quelque chose que je ne voulais pas rater: un énorme visage taillé dans la falaise.


Raté pour la photo en tout cas. Trop déÇu ! Je traverse le fleuve et en prends 1 d'en face. Non mais!
 Je mesure la chance que j'ai de me promener dans 1 tel endroit avec pareilles conditions.
 
Un peu de vent sur la fin, mais gérable. Tas est en face, ce sera mon arret pour aujourd'hui (36 km). C'est la dernière ville avant la méga écluse des Portes de Fer (13 km) et j'aimerais aller ä la peche aux infos pour 1 portage. Je voudrais aussi trouver la police: si je devais m'arreter à Veliko Gradiste pour signaler ma sortie de territoire, je m'y suis bien arreté il y a 3 jours mais j'ai complètement zappé la police. Bon, pas de police ici. On verra demain.
 
Un gars me dit que pas de possibilité de sortir la yole à l'écluse. Faut la passer avec les mégabarges. Nooooon, tout comme je ne voulais pas! Il m'a dit que Ça le faisait. J'ai décidé de le croire.
 
Ce soir au menu, suite et fin du potimarron magique.

Jour 22. C'est donc avec appréhension que je quitte Tekjip. Complexe des Portes de Fer en vue, mais le vent s'est levé. Une barge de croisière me dépasse et me montre la direction. Je suis du mauvais coté du fleuve! Je dois le traverser, vent de coté. L'arrivée est plutot musclée, j'étais un peu court. Je retrouve la barge de croisière qui attend. Je pars à pied me renseigner mais je la vois qui s'avance dans l'écluse. Je sais que je doit etre accompagné d'au moins 1 de ces mastodontes pour traverser. Vite, retour à la yole! Un petit tour pour vérifier mais non, pas de possibilité de portage. Je fonce avec effroi vers l'énorme écluse...
 Avec portant et avirons, impossible de m'attacher au bord comme on me le dit. Je fais signe que je vais rester au milieu. On me dit ok. L'écluse se vide, les parois deviennent immenses. Il ne faut pas etre claustrophobe! 

Je m'y mets au niveau de la barge de croisière. "Vous etes franÇais?" Harg, trahi par le nom de mon vaisseau.
 Ouverture 2nd porte, c'est fait, je respire. J'ai plaisir à mettre de la distance.
 Un superbe vieux bateau de croisière reconverti en resto, le garÇon me helle, je m'arrete. Café du jour.
 C'était bien mais le vent se lève à nouveau. Pénible. Je fais 1 pause à l'abri d'un chantier de réparation. Quelqu'un m'apporte 2 bouteilles d'eau. Le capital sympathie de la descente du Danube à force humaine m'a l'air très élevé.
 Je quitte le chenal pour passer entre iles et rive droite. Des oiseaux!
 Bivouac sur 1 plage.
 La coulisse semble prendre du jeu, je vais intervertir des roulements.
 Hier c'était pile la moitié (l'idée de rejoindre Odessa étant derrière moi depuis 1 moment déjà...), et ce soir c'est pile les 1000 km. Apéro!

 Ouverture de la porte, passage dans la 2nd écluse.


Jour 23.
 Départ 7h10. Arret p'tit dèj.
 Les villages se succèdent coté Serbie mais pas de troquet.
 Des moucherons affamés: pas facile de ramer en se donnant des claques!
 Arret dans un camp de caravanes de pecheurs après 25 km. Arret fatal, fin de la journée ! Café, pousse-café maison, repousse-café, repas avec Milan et Marco, partie de peche, repas du soir avec toute l'équipe, pousse-repas... Pour la 1ère fois, je ne monte pas la tente, Milan m'invite à dormir dans sa caravane.
 J'ai du gouter tout ce qui a des nageoires dans le Danube.
 Vraiment sympas les gars.

Jour 24.
 Je pars tot, 6h45, du vent annoncé à mi-journée. Milan et Marco se sont couchés tard, je ne les réveille pas. Je leur laisse 1 mot mais me sens coupable de partir comme Ça...
 Un des pecheurs m'avait conseillé de m'arreter au prochain village à 10 km vu le vent prévu mais c'est calme, je continue.
 Café avec Marius sur le chantier de la maison pour toute sa famille. Photos, échange de mails.
 Direction écluse Porte de Fer 2. Le vent s'est levé. Aucun bateau, je ne repère pas l'entrée. Je tourne, je vire... Stressant avec le vent. Je me décide pour 1 coté. C'est le bon. Le chef téléphone et me dit qu'une barge va arriver. Je retourne à la yole et entre dans l'écluse. Rodéo à l'intérieur! Les parois canalisent le vent et la porte du fond empechent la houle de s'échapper. Méchant clapot! Je dois veiller à rester bout au vend et à ne pas aller trop au fond, å m'écarter des parois, tenir les avirons 
main gauche pelles à plat eu écoper comme un fou main droite. La yole se remplit... (Qui a dit qu'un homme ne peut pas faire 2 choses en meme temps?) La barge met du temps à s'installer derrière moi. C'est fait. Ouf, à l'abri du vent et du clapot. Je vide la yole.
 Sortie de l'écluse.
 Je passe le long du bord à cause du vent, je me plante plusieurs fois, je tire la yole, je m'enfonce. Le bonheur quoi !
 Finalement je m'arrete 3 km plus loin, relativement à l'abri derrière 1 monticule et des arbres.
 Controle policier sur l'eau mais je ne peut pas me mettre à couple. J'epelle juste mon nom... J'aimerais voir ce qu'il a écrit!
 Rafales impressionnantes, je surveille la tente en transpirant.

Jour 25.
 Du vent toute la nuit et Ça continue. Je n'ose pas sortir du duvet pour regarder dehors... Finalement le fleuve est assez calme. Quelques cuillèrées de muesli et en avant.
 Gros banc de sable de mon coté, je décide de tenter de rejoindre le coté bulgare. (Je préfère etre près des berges quand du vent, au cas où.) Vent de travers mais Ça passe.
 Après la pointe c'est mieux
alignement vent/fleuve différent.
 Je veux m'arreter au 1er village bulgare mais je le rate, ce sera Novo Selo. Café, change dans 1 troquet, coursettes.
 Autre virage, de la houle à nouveau, c'est assez fatigant, faut essayer de rester dans l'axe. Mais bon, vent et houle me poussent, je retrouve du 10 km/h. Ça c'est cool!
 Je vise Kosava pour aujourd'hui, Ça fera 50 km. La ville possède 1 mur d'enceinte, entrée difficile à trouver. Je me fais indiquer 1 bar-épicerie et j'y laisse mon IPhone 15 à charger. Je reviendrai aussi demain matin pour un... café!

 Bivouac devant la ville. Ilot partagé avec les oiseaux, ils sont préteurs.

 Jour 26.
 Après 2 jours de vent, quelle belle journée de glisse les amis!
 Un peu plombé par mon beignet au gras du p'tit dèj (blurps!), je m'élance pour, j'espère, 50 km. J'en ferai presque 60.
 Une bonne longueur dans 20 cm d'eau le long d'1 grand banc de sable. Chouette.
 Pause repas à Vidin, sympa.
 
Juste au moment de finir, 1 vedette bulgare de la police aux frontières me fait signe. Je dois faire tamponner mon passeport à Lom avant de bivouaquer coté Bulgarie (belles plages, berges roumaines pas accueillantes, gadoue, beurk).
"No, no, Bulgarie no Schengen." Ha bon ?!
 Lom est  à 10 km et j'ai ma dose pour la journée... 

Je continue un peu et tourne au bout de l'ilot, à l'abri des regards policiers. Merci messieurs, un de mes plus beaux sites pour la nuit. Du sable, du sable, des arbres au fond...
 Bon je m'arrete à Lom demain matin, encore un bon bout de chemin le long de la Bulgarie.

Petit bilan... pour l'instant.
1/Les choses que je redoutaient et qui vont bien.
- Le mal de nuque à passer son temps à se retourner. Pas si fréquent que Ça en fait, mais attention à rester vigilant.
- Pas une ampoule ! Ça parait incroyable. Le gripp de ces vieux avirons est tout simplement génial. Je l'avais préssenti lors des sorties de prise en main de la yole. Vraiment bien fait de ne pas l'avoir changé. Mais il commence à s'abimer...
- Le traffic des barges geantes. Un peu les 2 premiers jours mais super calme depuis.


2/Les trucs que je n'aime pas sur l'eau.
- Me laisser surprendre par une bouée de chenal qui passe tout près. Ça arrive encore, je me sermone à chaque fois !
- Passer sous 1 ligne à haute tension et encore moins 1 pont. Mon regard est attiré vers le haut, Ça me donne le vertige.
- Traverser 1 grosse ville : traffic, conditions du plan d'eau.
- Le vent bien sur. Difficile d'aller droit, houle...
- Un accostage sur des pierres. Pas évident avec le portant et l'aviron.
- Les déchets plastiques.


3/Et celles que j'aime bien.
- Le fleuve comme 1 mirroir. On ne voudrait faire que passer, sur la pointe des pelles.
- Quand l'eau est calme et que Ça avance bien, voir la trainée derrière qui s'allonge, bordée des petites bulles crées par l'étrave. Et entendre son petit chant lorsqu'elle se forme. Ça c'est top.
- Entendre aussi le sifflement d'un vol de cygnes qui passent tout près. Beau et impressionnant, on dirait qu'ils chantent.
- Regarder s'éloigner 1 joli pont.
- Traverser un tapis de végétation flottante et admirer le boulevard que la yole y ouvre.
- Passer dans 20 cm d'eau.

Jour 27.
 Départ pour Lom avec le vent qui se lève.
 Quelqu'un me conduit jusqu'à la police aux frontières. Les formalités prennent 5 mn. J'interroge l'agent : "No, no today no maximum wind. Ok."
 Retour à la yole. Oula, Ça souffle quand meme! No maximum wind ? Je longe la ville, le port de commerce et m'arrete. Trop de vent. De gros saules plus haut pour bivouaquer à l'abri au cas où, mais je n'espère pas.
 
Escalade pour traverser le port de commerce et rejoindre la ville. Galère. Petit resto pour grosse salade de chou et très bon dessert. Retour à la yole par 1 vrai chemin (45 mn quand meme). Beaucoup de vent. Ça a l'air plus calme au milieu du fleuve mais je ne serais pas serein si loin de la berge vers laquelle le vent pousse. Je regarde, j'hésite. De fortes rafales. Mortifié je décide de ne pas repartir. Installation du bivouac à... 14h.


Je repars pour la ville, un couple de pecheurs m'amène. Siesta, photos et courses.
 Je n'aurai fait que 6 ou 7 km aujourd'hui. J'aimerais vraiment finir la descente et je m'inquiète du vent pour la suite. Petite baisse de moral quand meme. Sur la durée, Ça devait arriver.  

Jour 28.
 Petite vengeance remonte moral: déjà 40 km au compteur à 11h20.
 Pause pain+fromage+crudité, comme tous les jours. (Je ne dis pas pause du midi parce que les horaires...) Puis arret à Kozlodui, café et recharge en eau. Joli vieux bateau musée. Plus frais, petite laine pour ramer (voire coupe-vent supplémentaire), c'est la première fois toute la journée.
 Croisé 1 groupe de grands oiseaux. Des grues ? Possible Ça? M'avaient l'air plus grands que des hérons et jamais vu de hérons voler ensemble. Vu un groupe de centaines de cormorans. Contrairement aux cygnes, ils volent sans faire de bruit. J'ai cru que quelqu'un
avait coupé le son.
 
Terminé avec du vent de travers. Plus sympa le fuseau horaire bulgare: j'arrive à manger avant le coucher du soleil.
 62 km aujourd'hui. Allez, revons un peu: si j'arrive à tenir ce rythme, bain dans la Mer Noire dans 11 jours!

Jour 29.
 Départ avec 1 assez fort vent de face. Ça ralentit mais c'est plus confortable et gérable qu'un vent de dos. Faudrait pas non plus qu'il forcisse.
 Stop à Oriachovo, plus de manger ni d'argent bulgare. Panneau "center 1km", oui mais 1km d'escalier. Sévère à jeun.
 Hé bé, vaut mieux changer de l'argent dans le troquet d'un bled qu'a la banque! Passeport, bordereau, signature...
 Vu le vent je vise Baikal (pas le lac...), Ça fera dans les 40 km.
 Finalement le vent tombe en fin de matinée. (Ça c'est bien quand le vent tombe.)
 Tiens, il est bizarre ce cygne sur le banc de sable là-bas. Un pélican! Excellent! J'en verrai pas mal ensuite, posés ou en vol. Chouette.
 
Arrivée à Baikal à 15h30. Endroit pas formide et resto fermé (je voulais me taper la cloche ce soir). Prochain village à 15 km. Bon, j'ai la patate, je fonce.
 Je termine donc la journée à Zagrazden.

Ha, là le coin est sympa. Mais resto fermé aussi. Sniff! Autour de celui-ci, ils ramassent de droles de fruits. Des dattes de Chine. Je demande à en gouter une mais la dame du resto me dit non, part, et revient avec une boite remplie mais une fois qu'elles ont été confites dans du sucre. Merci! Très bon, entre la pomme et la chataigne.
 Repas au réchaud au pied de la jetée. Et mangé TOUTE la boite de dattes. 

Jour 30
 Oulala froid froid! Mais beau beau. (Je n'arriverai à me réchauffer qu'à partir de 10h.)
 Petit dèj en hauteur, face au soleil. Haaaa...
 Arret à Somovit. Le café est fermé, une dame me guide. Direction le... commissariat et sa machine à café. Un agent met mes pièces dans le distributeur, rigolo.
 
Je suis à la peine ensuite: "Il n'y aurait pas 1 pélican à passer pour me booster?" je finis ma phrase, tourne la tete à gauche: une trentaine d'individus sur l'ilot voisin. Ils étaient là avant ma phrase?
 Depuis 2 jours, devant mes yeux, le paysage se brouille avec 1 bon gros plat de VIANDE. Je m'arrete à Nikopol histoire d'assurer le coup. Pas vaiment faim mais je vais pousser. Et ben le pélican c'est bon, mais c'est un peu gras. Si si. Mais non, mangé viande grillée et mish mash. Connaissez pas le mish mash? Le gateau, je le savais, j'aurais pas du
mais j'ai craqué.

 Malgré des conditions exceptionnelles, je dépasse difficilement les 50 km. Les 570 qui restent vont etre longs... J'aimerais me poser sur le sable et admirer le fleuve toute la journée. Mais je dois profiter de ces conditions pour avancer.

Stop sur un grand ilot sableux pour bivouaquer. Petit tour du propriétaire. Hop hop hop! Traces + excréments + reliefs de repas de loutres M'sieurs Dames! Jamais réussi à en voir. Je m'installe, sans bouger. Un héron se pose tout près. Je reste jusqu'à n'y plus voir grand chose. Bredouille...
 Pour Carmine.
 
J'ai trouvé une plume que le roi des pélicans à perdu. J'essaie de te la ramener.

 Jour 31.
 Je sens le vent contre la tente. Il est tot mais je me lève pour ne pas trainer.
 Départ dans la brume qui se lève sur un fleuve mirroir. Magnifique.
 Arret 2ème p'tit dèj à Svistof. Le souci des villes avec 1 port de commerce est qu'il faut marcher pas mal avant de trouves le centre. Du coup la pause...
 
J'ai mal dormi, c'est vraiment difficile aujourd'hui. Pas de panneaux kilométriques, je ne sais pas où j'en suis. La bonne nouvelle quand j'en retrouve un est que j'ai fait 10 km de plus que mon estimation. Je décide de pousser jusqu'au prochain village, Stulpiste.
 Un grand serpent qui traversait vient taper l'arrière de la yole. Ça fait drole!
 Arrivé à Stulpiste, j'interpelle un Mr dans son jardin. Il me fait entrer : café et gateau maison. Trop gentil. Nelly me propose 1 chambre. Un peu géné je décline. Nous trouvons un terrain d'entente: je planterai la tente
dans le jardin.
 
Nelly et Carel me gardent à dinner avec leur voisine. Charcutaille et fromages bulgares, rakia d'abricots et vin nouveau de Carel. J'apprends par Nelly que cette année le Danube me gratifie de "l'été gipsy". Il est vrai que depuis 2 jours, quelle météo!
 Je passe un très agréable moment. Ils me donnent des envies pour l'année prochaine...
 Rdv demain matin, 9h, pour le p'tit dèj!

Jour 32.
 
Quel festin ce petit dèj! (Ha, la confiture aux abricots de Nelly...) J'ai un peu honte de m'empiffrer autant. Nelly me dit: "eat, eat, you need power!" Alors je eat, je eat.
 Carel qui a pratiqué moultes sports nautiques n'est pas du tout convaincu par mon discours sur le portant + cale-pieds mobiles. Il veut 1 démonstration. Ok. Quelques ronds dans l'eau et bluffé qu'il est le Carel!
 
Je pars avec dans la soute quelques pommes et 1 gros litron du vin nouveau de Carel (à boire dans les 2 jours!). Je quitte mes hotes agréablement léger et retrouve le plaisir de ramer qui, il est vrai, m'avait un peu quitté ces 2 derniers jours. La météo n'y est pas pour rien, mais c'était la bonne rencontre au bon moment.
 Arret à Rousse que m'a vantée Nelly. Du peu que j'en vois, très belle ville.
 Un p'tit fond de rouge dans la gourde, hyper désaltérant!
 Je rame paisiblement et stoppe 3 km avant Riachovo.


Jour 33.
 Je change de braquet: levé plus tard et je rame vraiment tranquille. Je me fatigue moins et ressents moins le besoin de pause. La force tranquille, quoi. J'aligne paisiblement mes 50 km.
 Arret p'tit dèj à Riachovo, qui n'étais pas à 3 km mais juste derrière la pointe à... 300 m! Yes!
 Survolé par 1 énorme vol de cormorans melés à des pélicans. Wouaa! J'adore aussi quand ces derniers volent au ras de l'eau, gros canadairs.
 Oublié de faire le plein d'eau et plus de civilisation pour aujourd'hui. Je verrai peut-etre avec des pecheurs: c'est samedi, soleil, du monde sur les berges. Et puis, ho!, finalement j'aperÇois 1 grosse ville au fond. Mal regardé mon guide! Je m'arrete donc à Toutrakan pour le casse-croute.
 Un bruit que je n'aime pas derrière (j'ai appris à tendre l'oreille). De grosses vagues déferlent sur 1 haut fond. Babord toute, plein gaz et retour dans le chenal!
Je soupÇonne Nelly d'etre un peu magicienne et d'avoir trempé sa baguette magique dans le fleuve pour m'offrir de telles conditions.
 Fin de journée dans 1 hameau. Je demande si il y a un café. Le jeune homme m'a à peine répondu non qu'il se précipite chez lui m'en préparer un. Ils sont sympas ces bulgares! Je passe ainsi la soirée avec George, pecheur, Valentin, son frère venu passer le week-end, leur père, pecheur devant l'éternel (quitté la capitale il y a 30 ans, "Danube is my wife!"), et un ami. GROS poisson tout frais peché au feu de camp. Et rakia, cela va de soi... La super soirée, quoi.

Jour 34.
 "Discuté" un peu tard avec le papa. Et ces empaffés de chiens qui aboient toute la nuit! Ça ne va pas etre évident...
 Le paternel m'appelle pour le café. Spartiate la baraque, c'est le moins qu'on puisse dire.
 "Heu, et vous passez l'hiver ici?"
 "Oui oui, pas de problème."
 Coriace l'ancien.
 Arrivée de Georges et Valentin, qui m'offrent 5 bocaux: légumes, viande, confiture. Super sympas je vous dit! Aux revoirs chaleureux.
 Nous avons convenu avec Valentin de nous retrouver à Silistra, seulement 40 km mais très bien pour aujourd'hui. C'est la ville des parents de Lisa, sa copine, qui termine ses études de médecine. Elle souhaiterait s'expatrier par la suite. Pourquoi pas la France? Arrivée à 15h30, sous - et oui désolé - 26 C. Je pique une tete dans le fleuve, engloutis 2 grosses parts de bonnnns gateaux et vais attendre Valentin et sa chérie dans le parc. On boit un verre, on discute. 

Dernière nuit en Bulgarie. Ensuite ce sera Roumanie seulement jusqu'au bout.
 Terminé les louvoiements entre 2 pays qui faisaient transpirer mon opérateur téléphonique:
 "Nous vous accompagnons en Bulgarie. Pour appeler la France faites le..."
 "Nous vous accompagnons en Roumanie. Pour appeler la France faites le..."
 "Nous vous accompagnons en Bulgarie. Pour appeler la France faites le..."
 "Nous vous..."
 Plusieurs dizaines de messages par jour... Des zigzags sur le fleuve, moi ?


Jour 35.
 Haaaa, bien dormi.
 J'avais laissé mon portable à charger hier soir chez un couple en face de mon terrain d'atterrissage. Le Mr me le rend et propose de me donner une bière. "Ok, merci!" Et il revient avec 1 bouteille de... 2,5 l! Jamais vu Ça! MDR. Mon urologue va encore faire des bonds.
 Byby Bulgaria.
 Mis triple couche de sparadrap sur le pif. Il Est tellement rouge que je n'ai plus besoin de frontale le soir. Je ne sais pas pourquoi je n'y ai pas pensé avant. (Peut-etre pour ne pas avoir l'air débile, tiens.) Pour Phillipe: de gros oiseaux, tete et ventre roux, base des ailes blanches, puis bords et pointe noires, queue noire ? (Pstt, t'as encore 1 plume dans les cheveux. Non, pas là. Wouai, là.)
 Je passe tout près de pélicanos. Ils me font trop délirer ces gros pèpères.
 Avec accent du Sud: une brise pousse la barcasse, je dois forcer tribord peuchère! (Ben wouai après 1 mois à ramer tout
seul dans une coquille de noix, on s'amuse comme on peut. Et l'accent du Sud, Ça m'amuse.)
 Ce qui est bien avec 1 Twingo, c'est que Ça passe partout. Je me faufile entre des bancs de sables. Vraiment chouette. Mais parfois des remous, du clapot car très peu de fond. Méfiance donc. Rarement, mais c'est arrivé qu'il faille tirer la yole. C'est le jeu.
 Un truc recommence comme au début: j'ai l'impression d'avoir souvent 1 grand cheveux qui me chatouille la figure, je ne comprends pas. Ce sont de minuscules araignées qui tissent un fil qui leur sert de "parachute". Elles se laissent ainsi transporter par le vent. Pour voir si le moucheron est plus vert ailleurs, certainement. Pause midi, quelqu'un m'indique une source dans le village plus haut.
 Bivouac en pleine brousse. Civilisation demain dans 25 km.

Jour 36.
 La grosse nuit (20h-7h30)! Faut dire aussi que le début a été mouvementé. Le vent s'est levé sur l'ilot, le sable entrait dans la tente. Pour dormir j'ai donc fermé toutes les écoutilles mousaillon: bonnet, bouchons d'oreilles et cache-yeux. Ça a du se calmer vers 1h.
 Gros brouillard au lever, la navigation va etre compliquée. Ça se lève finalement à 9h. Joli!
 J'ai vraiment, vraiment du mal ce matin. Il y a un vent de coté qui m'oblige à forcer tribord, mais quand meme. Trop de duvet?
 J'arrive très laborieusement à Cernavoda, 25 km. J'y ferai ma plus longue pause jusqu'ici, 3h. (Le centre est à 30 mn à pied...)
 Je repars requinqué à 16h, avec une peche d'enfer! Toujours ce vent, je fais encore 15 km.
 De grandes iles parsèment le fleuve et le divisent en bras assez étroits. Ça fait drole, j'ai parfois l'impression de me trouver sur le Blavet.
 Pourvu que j'ai la patate demain dès le début.
A partir de Cernavoda, un canal rejoint la Mer Noire. 250 km de gagné par raport au cours naturel du fleuve. Mais beaucoup moins joli. Et puis ce serait tricher!
La Mer Noire ce ne sera donc pas pour demain, mais plutot dans 6 jours si tout va bien.

Jour 37.
 Entouré de pecheurs au réveil. Visiblement, l'endroit est prisé! Les premiers sont arrivés à... 4h30. Complètement fondus de peche ces danubiens!
 J'ai fait une grosse séance de rameur outdoor ce matin, pas comme hier. Parti comme 1 balle. Pause café à Topalu. Stoppé trop en périphérie du bourg, j'ai du mal à trouver le café-épicerie. Du coup je visite, c'est bien aussi. Quelqu'un finit par m'y amener en voiture.
 Arret repas à Hirsova, à 13h30, après 32 km. Belle église dont les coupoles brillent de mille feux sous un généreux soleil roumain. En repartant, je récupère mon portable qui chargeait au ponton de la police.
 Une grosse branche que je n'ai pas vue vient se coincer dans l'aviron tribord. Grosse frayeur.
 Un peu inquiet, je pensais que les pélicans bulgares n'avaient pas eu leur visa pour la Roumanie cette année: je n'en voyais plus. Finalement 1 gros groupe juste avant de m'arreter. 
Encore un coin de sable paradisiaque pour bivouaquer. Petit gobelet de vin nouveau face au soleil couchant...
 Pour Philippe: le gros zozio roux m'a tout l'air de faire partie de la famille des coincoinidés.
 Pour Luc, maraicher de son état, si tu lis Ça. Je vais essayer de pousser dans 1 de mes sacs pour te ramener 1 petite carriole comme ils ont ici. Tu pourras récolter avec ton cheval mon ami!
 Et je rame l'immense majeure partie du temps seul sur le fleuve. Je ne l'ai pas encore fait alors je remercie ici tous ceux qui se cotisent quotidiennement pour me privatiser de longs boulevard sur le Danube!

 Jour 38.
 Je pars et guette 1 village que je ne trouve pas. Je finis par m'arreter à coté d'une station de ponpage et son baraquement. Une maison plus haut, un petit bonhomme me fait comprendre qu'à 5 mn, en suivant le chemin, je trouverai 1 café. Au bout du chemin 1 jeune sur sa mob tend son doigt vers le village. Oula, c'est loin! Demi-tour. Je retrouve mon petit bonhomme et son patron. Celui-ci me dit qu'il va m'amener. Bon, le souci c'est qu'à 10h il ne sent ni le café ni l'infusion. Ou alors tres forte l'infusion. Je ne suis pas chaud. Il insiste. Ha, enfin un mauvais plan comme je ne les aime pas. Je me disais aussi. Il appelle sa fille qui vit à Lille et me la passe... Je décide d'accepter son offre, je suis en train de le vexer et il gesticule. Je m'assure que je n'aurai pas à payer la course. Et nous voilà parti dans les chemins creux de la Roumanie profonde
en longeant des rizières. 15 mn pour arriver au village. Je lui offre 1 café et nous repartons. A peine fini de me parler des dangers du portable au volant, hop!, il se gare devant 1 baraque pour 1 petit raki entre potes. Rassurant! Nous rentrons sans encombre. Ouf! De quoi vous sevrer du café. C'est bien connu, le raki Ça enhardi alors il me demande de l'argent pour l'essence. Il n'insiste pas. Je repars avec soulagement. J'ai quand meme eu de la bonne musique traditionnelle dans la voiture.
 Une courbe, je veux couper devant une barge au mouillage. Coup de corne, elle n'est pas au mouillage! Je m'écarte.
 Deux passages possibles. Après quelques km j'ai un gros doute. Demi-tour? J'espère pas. Vite, le guide! Non c'est bon et je retrouve le cours principal après 10 km.
 Bivouac à coté d'un chantier de coupe de bois. Il faut savoir que la tronÇonneuse est l'instrument de musique favori en Roumanie.
Pour Marion et Ju. Semons du millet l'année prochaine les copains: 1 kg doit pouvoir nourrir 1 famille de 5 personnes pendant 3 semaines!
 Je vis un rapport au temps différent. Chaque soir, le matin semble faire partie d'une autre journée. Quand je repense à des moments passés, j'ai l'impression d'etre parti depuis des mois.
Hello, un peu en avance...
 
Jour 39.
 Gros gros brouillard au lever! Je fais le gars qui n'a rien vu et range tout mais je ne sais pas à quelle heure je vais pouvoir partir.
 Le messieur du chantier qui était là à mon arrivée hier m'apporte un café. Réchauffement du corps et du coeur.
 Plus de batterie pour photos. Noooon! Je vais sur le chantier voir si je peux brancher. Aux grands maux les grands remèdes, mon bienfaiteur me démarre le groupe électrogène!
 J'ai prévu de m'arreter à Braila, å 14 km. Pour petit dèj et courses pour 2 jours car plus rien avant Tulcea 100 km plus loin, après-demain matin. (Je ne compte pas m'arreter à Galati, 20 km après Braila.) Demain, rive gauche, ce sera l'Ukraine pour 50 km. Une ville, Reni. Je crois que je ne suis pas sensé pouvoir y poser le pied, mais je me connais, je ne vais pas résister à l'envie de fouler le sol ukrainien. Et puis il me faudra surement de l'eau.
Coincé alors j'écris...
 A partir de Tulcea, le Danube rejoint la Mer Noire en 3 bras (bratul) distincts. Lorsque j'ai passé la soirée avec Nelly et Carel, celui-ci ne me disait que du bien de Bratul Sfintu Gheorghe. Voilà donc ce que j'aimerais faire. Ramer jusqu'à Sulina comme prévu et trouver un moyen de ramener la yole à Tulcea (67 km) où elle m'attendra jusqu'à l'année prochaine. Je ramerais alors Bratul Sfintu Gheorghe (2 jours) plus un petit bonus de quelques jours le long de la cote, sur la Mer Noire. En passant à Tulcea, normalement après-demain, je vais donc tenter de trouver un particulier ou un club nautique qui accepterait le gardiennage, en échange de la possibilité d'utiliser la yole jusqu'à mon retour.
 Vu le prix que m'a couté la yole, l'usure du voyage et le cout en gas oil pour venir la chercher depuis Vienne où est la voiture, je ne comptais pas la ramener de toute faÇon.
Ça ne se lève pas, café vin rouge avec une partie des bucherons.


Jour 40. 
Jour 40, c'est le tournant de l'expédition. La journée d'hier qui s'était si bien déroulée, malgré le brouillard, s'est bien mal terminé.
 Je dormais, quelqu'un s'abat sur la tente. Sursaut! Je me dis, bon, des djeuns qui rigolent un bon coup. Je m'habille et sors mettre quand meme à l'abri les 2 sacs du bivouac. Je pars jeter un coup d'oeil à la yole. Un truc bizarre. Je mets un instant à réaliser qu'elle est complètement dépouillée: gilet, chariot, sac de fringues, soute avant vidée. Je retourne dare-dare à la tente et vois une ombre s'enfuir. Tente éventrée à l'arrière, affaires éparpillées. Envolé mon petit sac: argent, passeport, matériel photo.
 Désarroi total.
 J'hésite à quitter l'endroit, navigation possible à la lumière du port de commerce en face. Mais le brouillard gagne vite. Non.
 Peu dormi.
 Un pecheur appelle la police ce matin. Elle arrive puis je la retrouve 2 km plus loin
au ferry. Direction le (minuscule) poste de police.
 Numéro d'urgence du consulat: rappeler à 8h lundi. Ça c'est un bon service d'urgence!
 Policiers vraiment sympa mais d'une lenteur extrème. Un suspect est convoqué, que je ne reconnais pas bien sur.
 Je plante la tente dans le jardin du poste.
 Une partie des vetements est repechée.
 Le traducteur franÇais ne répond pas, impossible de taper un rapport aujourd'hui...
 Visa assistance me fait un virement Western Union à Galati. Sans pièce d'identité ce n'est pas gagné... Mes jeunes font parvenir sur le portable du policier une copie de mon passeport. Il m'accompagnera demain matin.
 Il m'apporte à manger le soir.
 La suite, je n'en sais rien pour l'instant. Terminé ou pas? Ça va dépendre, entre autres, de l'argent. J'en ai vraiment vraiment gros sur la patate pour les photos.

Jour 41.
 Je suis devenu le Caliméro du village. Qui m'apporte biscuits et m'offre un café chez l'épicier, épicier qui me donne des denrées, qui m'offre des pommes, du pain, de la boisson. Une famille me fait entrer pour un petit déjeuner. Elle m'hébergera ce soir. Les gens ont, je pense, un peu honte de ce qui est arrivé et sont navrés.
 J'attends Liviu, le policier, j'attends, j'attends... Western Union ferme à 13h. Nous prenons finalement le ferry vers midi. Pas bon. Il faut appeler la maison mère, fermée le dimanche. Je vais essayer de mettre le virement au nom de mon accompagnateur.
Toujours pas de traducteur aujourd'hui pour le rapport policier. J'espère ne pas avoir encore à dormir ici demain.
 
Jour 42.
 Compliqué, compliqué mais j'ai réussi à obtenir de l'espèce grace à Marian-Cristi chez qui je suis hébergé. Vraiment le bon gars. Avec Maria, sa maman, qui est aux petits oignons pour moi.
 Une interprète est finalement venue au poste à 17h. En ce qui me concerne, le dossier de l'enquete de la décennie de Bratianu est bouclé. J'ai un document.
 Je vois demain matin si je termine ou pas, mais sans photos c'est plus pareil.

Jour 43.
 Fin de la récré. J'arrête là.
Dans le bus, direction Bucarest et le consulat demain pour un laisser-passer.
 On a beau dire que les images c'est aussi dans la tete, dur dur pour les photos. Je souhaitais partager tout Ça à mon retour. Et j'adore la photo.
 Reste: 1800 km de rame sur le fleuve bleu, 7 pays, 36 bivouacs, 2 nuits en camping, 1 dans un jardin et 1 en caravane, 2 douches chaudes, 1 tiède (mais propre tous les jours, gla-gla !), de la solitude, heureuse, et des rencontres, la joie d'un café, un gateau breton au km 1132, des oiseaux, des grenouilles et un gros serpent, des paysages, les ilots de sable, des couchers et levers de soleil, de la fatigue, quelques frayeurs, et le bonheur de la glisse, seul sur le grand mirroir...
 Merci d'avoir suivi Ça.
 Infos avec plaisir par mail:
renanlevu@cegetel.net.
 Bise à tous.
 Globe trotterement votre,
 Renan.
Commentaires
share posté le 02 sept. mis à jour le 02 sept.

JMH
Papillon monarque
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Quel beau voyage en perspective! Bon courage et bon ramage 👌
share posté le 03 sept. mis à jour le 03 sept.

Stef de La Lam
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A fond avec Toi Poto...éclate toi bien ! Mais pas le bateau !

RDV sur la Mer Noire pour Noël, pour une arrivée triomphale !!
J'm occupe de l'apéro ! :)

Good luck...
et un SMS en cas de soucis.
share posté le 03 sept. mis à jour le 03 sept.

CLR de AMAP Larmor
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Je vais suivre tes exploits et quelle qu’en soit l’issue, ils seront louables.
Bon courage
Kenavo
share posté le 04 sept. mis à jour le 04 sept.

SoLo
Papillon monarque
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Félicitations pour cette initiative et courage courage pour la suite ! Je pousserai avec toi ... et tu apprécieras pour moi 😀
brigitte
share posté le 05 sept. mis à jour le 05 sept.

AY cnl
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Super , un peu de musique à bord pour accompagner le doux son de l'eau ; et la glisse du bateau ...
je te suivrai...vas pas trop vite!!!
Anne-yvonne
toujours plus beau
share posté le 05 sept. mis à jour le 05 sept.

Marine CNL
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Bravo Renan ! Ça c’est un projet !! Je te souhaite une belle navigation et pas trop d’ampoules 😉 à ton retour pour que tu nous racontes de vive voix !
share posté le 10 sept. mis à jour le 10 sept.

karinedussautoir
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salut Renan

je viens de t'écrire un mail mais j'ai eu un retour automatique je pense

et bien sacré voyage, sacrée aventure
pas trop froid?

avec les élèves nous étions dans la rentrée, une semaine d'intégration, projet vélo! et voile
mais une fois posés, je vais leur montrer l'aventurier sur les eaux

karine
share posté le 10 sept. mis à jour le 10 sept.

Rico de la Mancha
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Ah ben ça y est il est parti le con! Gaffe aux icebergs quand même, la rame de nuit ça a ses limites!
share posté le 11 sept. mis à jour le 11 sept.

mara des bois plouc
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salut vieux loup d' mer .j'espere que tout glisse pour toi! et c'est parti mon kiki
fais toi plaise!!
share posté le 12 sept. mis à jour le 12 sept.

Annabelle CG
Hirondelle
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Il faut que tu partes loin loin, pour qu’on reprenne contact ! Finalement, c’est plus facile de communiquer maintenant, que lorsqu’on se trouve dans la même ville, quel paradoxe ... Un grand projet, que je suivrai avec attention, surtout si tu continues à nous raconter les bêbêtes que tu aperçois au fil de l’eau. Prends soin de toi, et vis ton aventure à fond ! Tu vas nous revenir tout ressourcé, et avec les doigts palmés. Bisous.
share posté le 13 sept.

CLR de AMAP Larmor
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Tu vois des bébêtes, mais est-ce que tu rencontres des gens? La générosité hospitalière se décline t-elle au fil de l'eau?
Pas trop d'ampoules dans les mains?
Bonne continuation
share posté le 13 sept.

Annabelle CG
Hirondelle
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Une des spécialités culinaires du coin : les « soupes de poissons danubiennes » ... Donc tu pêches ? Tu fais de la cueillette ? Ou tu t’offres un p’tit resto quand l’occasion s’en présente ? Ne me dis pas que le maître des légumes bio va survivre avec des sachets de préparations instantanées ?!
share posté le 15 sept. mis à jour le 15 sept.

EP
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Salut Renan
c'est bien parti tu vas vivre une belle aventure .....
Prend soin de toi et de ton matériel ..
A pluch
share posté le 15 sept.

Marine CNL
Papillon monarque
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La Maloku !!! Ha ha ha, j’adore !! Tellement significatif de ce qui se passe quand tu cumules les km sur ta coulisse !!!
share posté le 16 sept. mis à jour le 16 sept.

pol hbt
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super, Renan, tu files avec ta Maloku, et vive le courant danubien!
J'espère que tu as pu errer un peu dans la capitale. C'est une belle ville. ça ravive les souvenirs...
share posté le 16 sept.

pol hbt
Papillon monarque
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C'est pas avec tes "suppe" que tu vas améliorer ton coussin fessier naturel!!
moi, je n'avais pas ce problème...
n'oublie pas de manger!
share posté le 16 sept.

pol hbt
Papillon monarque
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contente que ça roule pour toi, même s'il faut mettre de l'huile!
pense aussi à celle des sardines en boîtes, ça changera un peu..
profite bien..
plijadur!!
share posté le 17 sept. mis à jour le 17 sept.

NatMax
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Allez Renan !!! Have a good trip !!!
share posté le 17 sept.

AY cnl
Papillon monarque
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Qu'est ce que l'on ferait pas pour un apéro...alors je joue!
adhérente à la redoutable section!
sure que ton geste est devenu parfait.
toujours plus beau
share posté le 17 sept. mis à jour le 17 sept.

C.
Papillon monarque
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Paddle well my friend. Waltz, in your kayak, down the Danube!
share posté le 17 sept.

C.
Papillon monarque
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Inscription : 09/09/19

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Ah! Finally I translate the French enough to be able to understand how to send my messages.

Keep going my friend!

C.
share posté le 18 sept.

Annabelle CG
Hirondelle
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« Glisser sur le grand miroir ... Beauté et efficacité du geste ... » Des images qui font rêver !!! Et sinon, c’est quoi, cette obsession des boulangeries ?
share posté le 18 sept. mis à jour le 18 sept.

RG CNL
Papillon monarque
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Salut RENAN

ça l'air de bien se passer pour cette première section.

J'espère que les bobos techniques ne sont que des épisodes pour pimenter un peu la descente du Danube. A part les péniches, je suppose que tu n'es pas trop embêté par les vagues. Tu ous a pas relaté que le vent t'a géné. Est ce le cas ?

De tout coeur avec ton périple.
share posté le 18 sept. mis à jour le 18 sept.

Annick CNL
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Bravo. Dis donc tu as une sacré allure.... tu avales les miles. J'ai hâte de découvrir tes prochaines journée et tu as raison, le pain c'est super important, j'espère que tu as un petit carré de chocolat pour l'accompagner.
share posté le 19 sept. mis à jour le 19 sept.

Mich amap Nouvelle ville
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Total soutien au pagayeur le plus bio du Grand-Ouest 😉
share posté le 20 sept. mis à jour le 20 sept.

cyriaque
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Bonjour Renan
encore un commentaire d'avironneur
toujours léger sur les pelles .....
Tu trouves pas bizarre d'avoir ton futur dans le dos
as tu envisagé de passé en mode Kayak si tu casse une pelle
Je reste admiratif de ton projet
Profite de savourer les bons moments y compris les mauvais qui font rire une fois rentré
Bien à toi
Alain
share posté le 22 sept. mis à jour le 22 sept.

JF et Sumé
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Salut Renan,
tous mes encouragements, tu tiens bon, c'est formid. coté matériel ça va? des bonnes idées comme celle de l'éponge. coté couchage? ça se passe comment ? tu dort où la plupart du temps? Courage, chaque jour pensons à toi. JF et Sumé.
share posté le 22 sept. mis à jour le 22 sept.

les kiou
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Un petit coucou des Kerriou, gast tu vas plus vite que les paquebots, tu veux m'imiter avec tes soupes moulinées, bisous et bonne continuation.
share posté le 23 sept. mis à jour le 23 sept.

Philippe1
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Bonjour Renan on suit tes aventures avec les pygargues à queue blanche de Hongrie.
Un peu plus distants que les cygnes 🦢
un peu susceptibles les bestioles ...
Biz
share posté le 23 sept.

Annick CNL
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Hello le rameur du Danube,
je suis ta trajectoire sur gougoule et pose de temps à autre le petit bonhomme jaune sur tes traces, histoire d'être au plus près de ce que tu vois. Evidemment c'est juste une photo figée, pas d'odeurs, de t°, de bruits mais ça donne une idée de l'ambiance.
Profite bien de tous ces moments... C'est magique.
Au grand plaisir de te lire
share posté le 24 sept. mis à jour le 24 sept.

Gaga29
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Waw🚣👍👏🥳🤩!!!
share posté le 24 sept.

Annabelle CG
Hirondelle
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Z’ont l’air très solidaires, tous ces gens ... et ça doit être souvent le langage des signes pour se comprendre ! J'imagine que tu passes surtout de grands moments en solitaire, dans un calme absolu, à part le bruit de tes propres mouvements. Comme ça doit être reposant pour les nerfs ... Par contre, faut gérer dans l’urgence les problèmes techniques, et tu n’as pas droit à l’erreur : il faut oser, quand même, une pareille aventure ! 🤭 Bisous bretons.
share posté le 04 oct. mis à jour le 04 oct.

greg el espanol
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C'est finalement mieux sans les photos, place à l'imaginaire! En tout cas, pas besoin de photos pour se marrer en lisant tes posts. Côté GAEC, ne t'inquiète pas, J et M ont tout passé en engrais vert. Les Amapiens tirent un peu la gueule, mais on leur a filé plein de recettes de smoothies verts. Hâte de te retrouver pour avoir le menu détail de ton aventure. Profite et bravo pour l'exploit! Belle route à Maloku!
share posté le 05 oct.

Annabelle CG
Hirondelle
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Je viens de comprendre pourquoi tu ne réagissais pas aux commentaires, vraiment désolée pour toi ... tu es finalement parti tout nu au niveau logistique ! En tous cas, ta façon de voir et de raconter les choses me fait vraiment beaucoup rire. C’est vrai qu’il en faut, de l’optimisme, pour se lancer dans une telle aventure et ne pas se décourager. Tu me parais bien armé, de ce côté-là ... Je suis ton parcours, ça avance tranquillement mais sûrement : tu ne faiblis pas, et tu as l’air d’y prendre toujours autant de plaisir ... Chapeau !!! Je t’envoie plein de pensées positives de Lanester ! Bisous.
share posté le 13 oct. mis à jour le 13 oct.

Julieta
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J'adore!! Beau voyage en itinérance ave son lot de belles surprises et rencontres. Continues comme ça, tu tiens le bon bout avec Maloku 😃 Allez la bizh. Tschuss!
share posté le 25 oct. mis à jour le 25 oct.

Eric Maraicher
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Aaah merde alors tes affaires, tes papiers ! Olala.
Comment ça va ? Comment cela s'est résolu ?
en espérant te revoir bientôt, guilleret !
Eric.
share posté le 26 oct.

Annabelle CG
Hirondelle
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Oui, vraiment un coup dur, mais ça aurait pu se passer beaucoup plus mal pour toi. Au moins, il n’y aura eu qu’un préjudice matériel. Il faudra se rappeler tous les bons moments, essayer en tous cas ... J’avais calculé que tu revenais ce week-end, mais je vois que tu as encore de la route de prévue. En espérant que tu auras les moyens d’aller jusqu’au bout ! On pense bien à toi.
share posté le 26 oct. mis à jour le 26 oct.

Nico B
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Coucou mon maraîcher préféré !
C.est un plaisir de te suivre à distance, tu nous fais rêver et la patatras ! Une andouille te dépouille ! Bon c’est matériel et t’es en bonne santé... that’s all’! Bonne suite de périple vers la mer noire ou sur le retour ! De toute façon, pas moyen d’echapper à la virée nocturne lorientaise ... la même qu’il y a un an , sur que notre ornitho expert et notre géo trouvetou seront de la partie ! Tcho !
share posté le 28 oct.

Annabelle CG
Hirondelle
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Bon retour parmi nous, puisque c’est la fin de ta grande aventure ...
share posté le 30 oct.

karinedussautoir
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Quelle belle aventure, un peu folle!!
la fin est tristounette ...
mais tu rentres en entier et ça c'est une bonne nouvelle
alors oui, même si c'est déchirant de perdre ses photos surtout celles de TON aventure, la vie est plus précieuse
Les souvenirs, les émotions et les sensations ne peuvent pas se voler dans un appareil
bon retour Renan

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Carnets d'Aventures N°57