La voie du Ciro Bosnie Herzégovine

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Un moment suspendu dans un voyage de plusieurs mois
vélo de randonnée
Quand : 15/09/17
Durée : 3 jours
Carnet créé par LeonoeL le 04 nov.
modifié le 05 nov.
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Vue d'ensemble

Le compte-rendu : Section (mise à jour : 05 nov.)

Il est très difficile de savoir quoi raconter lorsqu'on revient de plusieurs mois de voyage... un nombre inombrable de paysages, d'évenements insolites et de sentiments refont surface si bien qu'on finit par se noyer sous ce déluge de pensées bienfaisantes, restant un peu béat, sans histoire. Mais lorsque j'ai découvert "My Trip", je ne sais pour qu'elle raison, une étape est revenue s'ancrer dans ma mémoire, là, bien présente, c'est celle de l'ancienne voie ferré du "Ciro" entre Mostar et Dobrovnik. On pourrait l'appeler "la voie du Ciro", tel une leçon d'un maître voyageur qui nous apprend à mieux comprendre nos attentes, qui nous enseigne l'introspection, nous aidant à contempler l'immensité de ce monde et la beauté de celui-ci. Le trajet est court, de l'ordre de quelques jours mais il nous coupe de toute civilisation. Traversant des villages pour la plupart abandonné, faisant cadeau d'un silence qui nous rend contemplatif face à ces paysages si ambivalents, tantôt aride tantôt verdoyant. Etrange paysage extraterrestre qui relie deux Metropoles symboliques d'un tourisme de masse, et pour cause Mostar et Dubrovnik valent le détour. Il aura été facile de trouver le chemin bordant la riviere parfaitement balisé, sillonant les montagnes bosniaques sur une route tout à fait pratiquable, après tout il a été à l'origine conçu pour le train. Il nous amènera progressivement vers les sommets dévoilant la frontière Croate à l'horizon. Il nous aura fallu presque trois jours pour le traverser, trois jours qui paraissent une semaine, une semaine qu'on aimerait prolongé pour un mois. Cette route mérite d'être emprunté par tous les cyclovoyageurs s'en approchant, un voyage hors du temps garantie. Pensez à prévoir le nécessaire pour être en totale autonomie lors de cette escapade, bien qu'une rencontre fortuite peut arriver au détour d'un virage, ce qui nous arriva pour notre plus grand plaisir. Accompagné du célèbre café bosniaque puis d'un brin de Rakja, notre hôte nous parle dans sa langue natale sans jamais s'arrêter. Pourtant elle doit bien réaliser que nous ne captons aucun mot, mais nous restons ébahit devant sa parole tels des enfants écoutant une histoire, en essayant de déceler le moindre indice qui nous ferait comprendre le sujet de la discussion. Et nous voici petit à petit, soleil couchant, reflètant les montagnes d'une couleur cuivrée, à nous endormir sur le récit de notre hôte, rêvant de ce moment présent où nul autre endroit ne serait mieux nous combler que ce petit village au coeur de la montagne.
Au départ de Mostar
Au départ de Mostar
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