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du lac du der à la cote d'azur

26 jours
Par follow me 52
publié il y a 2 jours
25 lecteurs
Informations générales
départ lac du der; canal de la marne à la saône; cote des vins de bourgogne; voie bleue, via rhona; euro vélo 8: arrivée Mandelieu
journée de repos dans l'esterel en randonnée
retour
Activité :
vélo de randonnée
 randonnée/trek
Statut :
réalisé
DATE :
28/04/2025
Durée :
26 jours
Mobilité douce
Réalisé en utilisant transports en commun (train, bus, bateau...)
Mise à jour section : il y a 2 jours

voir récit
Je me suis beaucoup consacré au sport depuis l’an 2000 : Course à pied, vélo, Vtt, ski, rando, nage, plongée, apnée, voile, kayak et les voyages
Après 42ans de travail sans compter (entre 45 et 60h/ semaine) et beaucoup de stress, j’ai décidé à ma retraite d’arrêter le chrono et le temps. Fini de courir partout en hyperactif, de regarder le chrono et de compter tout.
Des idées trottent dans ma tête pour faire mon Compostelle à moi : voyage à vélo, en kayak, les 2, prendre un packraft.
Des aventures, j’en ai connu beaucoup dans les années 80-90 puis en 2002 en courant 200kms au Maroc. Je n’avais qu’une envie : Recommencer
Après une vie professionnelle et sociale bien remplie et très entouré, j’ai envie de me retrouver seul avec moi-même. C’est à la fois attirant et stressant.
C’est décidé, ce sera le vélo, direction le sud pour aller dire bonjour à des amis. Environ 1000kms aller.
Je fais une ébauche de parcours avec des passages dans la famille ou chez des copains mais rien de bien précis. Je connais juste mon point final vers Cannes.
En 2024, je transforme mon vieux vtt Lapierre très léger en Gravel et en vélo de voyage avec tout ce qu’il faut pour être autonome.
Malheureusement, une blessure m’oblige à reporter à 2025 mon départ mais je continue à m’entrainer sur mon home trainer pour garder la forme. 5000kms à regarder le mur ou un écran, c’est long et j’ai même simulé une sortie à la journée sur 145 kms.
Pendant ce temps, j’épluche les carnets d’aventure pour prendre tous les conseils sur les voyages, la nutrition, etc…
Printemps 2025, le vélo est prêt mais la météo m’empêche de partir. Je valide quand même le matériel et le bonhomme sur des sorties longues de 100kms à la journée.
La préparation est également source de stress : Moi qui n’en voulais plus c’est raté. Qu’est-ce que j’emmène ou pas ? quel itinéraire ? quand partir ? est-ce que je vais tenir ? J’y pense jour et nuit.
A quelques jours de partir, je tombe malade et mes cervicales me font également souffrir.
Tant pis je pars quand même le 28/04 car le vélo est chargé depuis plusieurs jours.
Je quitte la maison de bonne heure après un bon petit-déj’, une douche et un au revoir : direction Langres, ville réputée pour son froid mais en cette fin de mois, c’est presque une canicule !
Après une belle côte à 7 %, je rejoins le canal de la Marne à la Saône au bout de 39 kms. Il est magnifique et sauvage. Par contre, au sud de Langres le chemin de halage devient très mauvais et se termine en cul-de-sac dans un tunnel infranchissable. Un détour et deux côtes dont une à 18 %. C’est dur avec un vélo chargé à 24 kg : Cette petite erreur me coûte cher physiquement pour un premier jour.
Arrivé au camping du lac de Villegusien, pour un repos bien mérité et un bon burger au fromage de Langres
Première leçon du jour, mieux préparer son itinéraire et surtout ne pas prendre le chemin le plus court.
143,75km 787+
Après une nuit pas trop mauvaise, mais surtout longue, (j’ai du mal à me lever à 7h30 car il ne fait pas chaud dehors et c’est très humide), je reprends ma route en direction de Dijon pour ma 2eme étape.
J’arrive sans problème malgré la chaleur et surtout quelques erreurs de GPS vélo qui me font emprunter des chemins peu carrossables.
 
Le jour suivant, je dois retrouver un ami en dessous de Chalon sur Saône et je perds beaucoup de temps (volontairement !) sur cette magnifique voie verte entre Dijon et Beaune qui passe par tous les grands crus de Bourgogne. Je vais même m’arrêter faire une petite dégustation chez un ami viticulteur à Gevrey Chambertin. C’est d’autant plus dur que ce sera la journée la plus chaude de tout mon voyage avec plus de 33° et le soleil de face pendant 8h. De plus, entre les vignes, ça grimpe parfois beaucoup.
Je fais un arrêt dans un magnifique camping dans l’enceinte d’un château abritant un bon resto
 
Le lendemain je rejoins la voie bleue direction Macon où un ami est venu à ma rencontre. Heureusement qu’il est là car le vent a tourné et il ne me quittera plus jusqu’à la fin (le vent !). Un petit passage par l’abbaye de Tournus et l’étape se terminera au bout de 94 kms près de Villefranche sur Saône.
 
Le 4eme jour sera ma plus petite étape (16 kms) afin de prendre une demi-journée de repos chez des amis. C’est utile au début, tant que l’on n’a pas encore le rythme.
 
Ensuite, je reprends ma route en traversant sans problème Lyon (sympa le tunnel de Croix Rousses) même s’il faut toujours être vigilant avec la circulation. Par contre le sud de Lyon, jusqu’à Givors est une vraie galère en passant au milieu des poubelles et des zones industrielles mais ce sera pire au retour. J’y reviendrai.
La suite n’est que du bonheur pour rejoindre Avignon en passant par Condrieu, Saint Rambert d’Albion, Crozes Hermitage, Valence, Châteauneuf du pape sur la viaRhona. Vous l’avez compris, j’aime le bon vin !
C’est très agréable de passer au milieu des vergers, vignes et jouer à cache cache avec le Rhône et le canal.
Malheureusement je vais me transformer en cosmonaute une journée à cause de la pluie .
A Avignon, je vais quitter la viaRhona pour rejoindre l’eurovélo8 qui vient d’Espagne pour rejoindre l’Italie. Je quitterai de temps en temps cet itinéraire pour suivre la voie verte de la Durance à vélo ou d’autres petites routes. Le vent, assez fort sera toujours de face jusqu’au bout avec de la pluie certains jours.
D’ailleurs, dans le Verdon, je m’arrête à Aups sous la pluie dans un camping : 29€. Ils sont fous. Je les insulte presque et je repars. Je trouverai un autre endroit un petit resto avec des voisins de table bien sympa ainsi que le patron qui me réconfortera.
 
Le lendemain, je visite brièvement le vieux Draguignan à vélo, mais le GPS me fait tourner en rond pour ressortir et quand tu te fais agresser par des automobilistes, tu n’as qu’une envie, c’est de sortir de la ville.
Après une belle piste cyclable, je traverse l’Esterel et sa couleur spécifique par de belles petites routes et villages qui se méritent tant ça grimpe
Pour la première fois j’aperçois la mer au loin et Fréjus mais je n’irai pas tout de suite
Je grimpe à Bagnols en forêt sur une route de 5km à 7 % c’est dur
Je m’arrête pour laisser passer une centaine de gars en Harley à la mine patibulaire, mais presque !
Pour gagner un peu de temps, et surtout quelques kilomètres, je décide finalement de prendre les pistes et l’après-midi se passe en mode VTT avec des côtes à 10%
Je passe près du barrage de Malpasset, tristement célèbre pour avoir cédé et avoir causé un grand nombre de morts en 1959.
Ouf, je découvre enfin la mer la baie de Cannes et Mandelieu-La-Napoule après 96kms mais surtout 1600 m de D+
Ce bord de mer ne me fait absolument pas rêver et circuler à vélo est hyper dangereux
Arrivée chez mon copain, Claude au Cannet pour une journée de repos.
Ça fait super plaisir de le revoir, on avait fait l’Ouzbékistan ensemble il y a quelques années
Total 1014 kms en 10 jours soir une moyenne de 100kms par jour et plus de 6000m D+. Désolé, je ne peux pas m’empêcher de compter
Journée de repos : enfin presque car nous irons faire une randonnée dans l’Esterel.
 
Bon, le lendemain, il faut remonter mais ce sera sur un rythme plus lent car aucune étape de prévue à l’avance ni de point de passage où je suis attendu (sauf un à côté de  Valence).
S’arracher au confort douillet, c’est difficile, mais aujourd’hui petite étape jusqu’à Saint-
Raphaël en longeant la magnifique côte, même si ce n’est pas très recommandé du fait de la circulation. J’assiste d’ailleurs à un accident de moto qui aurait pu être très grave.
Un petit arrêt à la plage du débarquement avant de s’arrêter piqueniquer sur une plage.
 
Après encore une nuit bien confortable, chez des amis je repars et je quitte finalement sans regret cette Côte d’Azur, malheureusement défigurée, hyper urbanisée et avec beaucoup de circulation
Je traverse quelques beaux villages provençaux comme Roquebrune sur Argens avec parfois de beaux marchés provençaux.
Le beau temps sera de courte durée et je vais essuyer quelques belles averses, comme d’ailleurs toute la nuit avec des orages.
On rencontre parfois des choses étranges comme un mirage en terre cuite !
Encore une galère avec le gps : une cote à 20% que je suis obligé de grimper à pied et 3 kms de VTT sur un sentier étroit et glissant
Je passe la nuit dans un camping municipal, propre, moderne, accueillant avec même une restauration à un tarif très abordable, ce qui est souvent le cas. Le moins cher du voyage sera de 6€ la nuit : Pourquoi se priver !
 
L’avantage des voies vertes, c’est que l’on fait de belles rencontres. Je roule un moment avec un Allemand qui a traversé toute l’Allemagne, toute l’Italie qui va longer toute la Méditerranée, descendre l’Espagne et finir au Maroc. A un autre moment, ce sera un Polonais qui fait la route dans l’autre sens.
Le vent fort est revenu et il est de face. Il ne me quittera plus jusqu’à la fin. Ah, tiens une petite crevaison à l’avant !
J’emprunte une voie verte, la via Venaissia qui est magnifique. Elle relie Cavaillon, île sur Sorgue, Velleron, Perne les fontaines, Carpentras, Orange et fait la jonction avec la viaRhona.
Je vois au loin, le Ventoux, que je ne monterai pas cette fois-ci
J’en profite pour aller saluer un cousin que je n’ai pas vu depuis 47 ans. Évidemment, ce fut une énorme surprise.
Le retour sur Lyon se fera par le même chemin qu’à l’aller, mais dans l’autre sens, on a une vision complètement différente. C’est toujours agréable de passer entre les vignes et les vergers (cerises, kiwi et bien d’autres).
Je me dois de citer le camping l’île des pêcheurs à Condrieu : accueil très sympathique de la gérante qui d’ailleurs le soir attendra des cyclistes en retard mais qui avaient prévenus. Tout un espace est réservé aux vélos : Tente marabout, prises, frigo, un micro-ondes à disposition et un food truck le soir, sans compter le bar et la piscine, le tout pour un tarif très bas.
 
Je vous avais dit plus haut que je reparlerai de la via Rhona vers Lyon : Nous y voici !
Comme à l’aller entre Givors et Lyon, c’est une honte cette voie verte provisoire (dixit les panneaux). On se retrouve sur un chemin de terre avec une grimpette très dure. Il paraît que ça fait 10 ans que ça dure.
On nous conseille de prendre le train et je comprends mieux pourquoi !
Ensuite, on passe Lyon sans problème, même si une crevaison à l’arrière me retarde.
Je quitte la viaRhona définitivement pour rejoindre à nouveau la voix bleue.
 
Je trouve encore un petit camping municipal à Messimy sur Saône, très sympathique, 8 euros la nuit. On me conseille d’aller manger dans le village à l’épicerie, Bar tabac, restaurant. Même si ce dernier est fermé la gérante, Française me fait à manger pour trois fois rien. Son mari est anglais.
Ambiance typiquement bistrot français avec en prime une soirée inoubliable avec des piliers de bar en mode « brève de comptoir ». Comme quoi la France a de bons côtés et peut être très accueillante.
 
Arrivé à Macon, je décide de changer de direction car j’ai vu une super voie verte qui passe par Cluny avant de retourner sur Chalon sur Saône. Elle passe dans un des tunnels cycliste le plus long de France. Cette étape va me permettre de revoir cette belle bourgade et son abbaye.
Le retour sur Chalon se fait au milieu des vignes et des bons crus (Buxy, Givry,…)
 
De retour sur la voie bleue, je m’arrête dans un camping tenu par un Hollandais et une Américaine. Je décide de me payer le luxe (pour 20€ !) d’une tente toute montée avec lit, gaz, frigo, fauteuil et je partage la soirée avec un Allemand, radio amateur qui traverse la France en vélo cargo lourdement chargé (matériel, ordi, antenne,…)
Avant de quitter les bords de Saône, je fais étape à Auxonne ; ville où j’ai passé une grande partie de ma scolarité. J’y retrouve un copain de lycée qui vend des chemises démodées dans son vieux magasin.
 
Plus loin, il est temps de quitter la Saône et de retrouver le canal qui remonte en champagne
 
La remontée sera compliquée avec beaucoup de pluie et un fort vent de face, notamment à Langres, réputé pour son climat.
Le retour se fera en 4 jours.
Je roule avec une personne âgée à vélo électrique que je soutiens car il vaut abandonner.
Pas pressé de rentrer, je ferai une dernière halte avant de le quitter, dans un petit camping municipal à Froncles propre, calme et pas cher (6€)
 
Après 26 jours dont 24,5 à vélo, la boucle est bouclée avec une seule envie, celle de repartir.
Le choix est déjà fait : ce sera la Normandie, la Bretagne, la Loire et la Bourgogne.
Je suis allé au bout de mon rêve et de mes objectifs
 
Le retour s’est fait sans pause en ralentissant et en profitant de tous les instants : Donc en 14 jours la moyenne de 80kms/ jour pour 1100kms
Ce voyage m’a permis de faire de belles rencontres, souvent des étrangers et de découvrir de beaux paysages que l’on a le temps d’apprécier en vélo.
Toute ma vie a été faite de rencontres, de social, et toujours entouré de beaucoup de monde. Ce voyage m’a permis de m’isoler et de me mettre dans ma bulle en oubliant la circulation. Un exploit pour moi.
On sort toujours grandi et enrichi d’une telle expérience même si ça n’a rien d’exceptionnel. Tout le monde peut le faire avec de la volonté.
Je repartirai c’est certain, mais peu importe la distance ou la durée. Le principal est de se faire plaisir.
 
Le pire a été Google Maps et Geovelo qui m’ont fait prendre des chemins de VTT
Bilan technique
ALLER : 1014 kms (de 67 à 144km/j) 6653D+ avec un max de 1600 le dernier jour
RETOUR: 1099kms(de 47 à 128/j) 8970D+ max 1134
TOTAL: 2113kms et 15623D+. 13 départements traversés (52, 21,.71, 01, 69, 38, 26, 07, 30, 84, 13, 83, 06
Bilan matériel
Mon bon vieux VTT Lapierre de 35 ans a tenu bon et il est léger.
On déconseille souvent la suspension avant et bien au contraire, c’est utile vu l’état de nos routes. Les pistes en terre près de Lyon sont plus agréables, tout comme les voies vertes.
2 crevaisons une à l’avant une à l’arrière, celle de l’arrière était essentiellement dû aux trottoirs à Lyon
J’aurais pu me passer de mon panneau solaire, il n’a servi que deux fois car ça recharge trop lentement. les sanitaires des campings et la batterie auxiliaire de 20mah suffisent.
Un peu trop chargé en nourriture par moment : cinq jours c’est trop
Les sacoches étant petites le chargement était trop haut entraînant un déséquilibre du vélo. Il faut prendre de grandes sacoches placées très bas pour le centre de gravité.
La tente m’a posé pas mal de problèmes car elle était systématiquement trempée à l’intérieur
pause repas dans un kiosque de vente de fruits
pause repas dans un kiosque de vente de fruits
un des ponts sur la via rhona
un des ponts sur la via rhona
galère de la viarhona provisoire près de lyon
galère de la viarhona provisoire près de lyon
parfois il pleut!
parfois il pleut!
c'est fini
c'est fini
crevaison à lyon
crevaison à lyon
pause dans un camping au dessus de lyon
pause dans un camping au dessus de lyon
pause casse croute à Chalon sur saone
pause casse croute à Chalon sur saone
que du bon sur la cote bourguigonne
que du bon sur la cote bourguigonne
c'est tout droit
c'est tout droit
galère quand on se trompe de route
galère quand on se trompe de route
repos dans un camping
repos dans un camping
cote chalonnaise
cote chalonnaise
les arbres sont près, les bus aussi
les arbres sont près, les bus aussi
attention au patou
attention au patou
la beauté de l'estérel
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pizza au fois gras: ca fait du bien
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Commentaires
Breizhinette - il y a 27 minutes
15 messages
Très joli reportage, j'aime beaucoup !
Bravo ! :)