Circuit cabanes : le Luchonnais en automne
5 jours
46.1km
+3481m
/ -3477m
Fidèles à notre habitude, nous avions le projet d'un circuit en haute altitude avec de beaux sommets à la clé ! Malheureusement, cette année, la neige est tombée après le 20 octobre et en assez grande quantité pour que ça reste accroché aux pentes nord jusqu'à 2300 m et dans les combes. Nous avons déjà la chance d'avoir un créneau météo de quelques jours pour pouvoir partir. Donc, pour ne pas se retrouver dans des situations délicates avec nos sacs chargés, nous avons dégainé le plan M comme moyenne montagne ! Ce fut donc le Luchonnais et les crêtes frontières, là où elles sont orientées Nord/sud et où on ne dépasse pas les 2200 m. Le circuit était à peu près défini et nous avons décidé les étapes au fur et à mesure car le massif est truffé de cabanes. Tout s'est très bien déroulé avec très peu de monde rencontré malgré l'accès facile du côté Luchon.
- Circuit : il peut s'inverser, et même être allongé encore vers le sud si on a le temps. On peut aussi choisir d'autres points de départ et d'autres cabanes.
- Saisons : Les saisons idéales sont l'automne ou en fin mai/début juin (fonte de la neige et pas encore de bergers). Le massif est accessible l'hiver par Gouaux ou Artigue et on peut atteindre les crêtes facilement : c'est splendide !
- Orientation : nous avions une carte datant d'une dizaine d'années donc certains tracés comme le GR 10 ont été modifiés depuis. Si on veut strictement suivre des balisages de la carte, mieux vaut avoir une copie du portail IGN. Après, c'est toujours pareil, mieux vaut s'y connaitre un peu en orientation car on peut vite se faire piéger en prenant une mauvaise intersection ou se retrouver dans le brouillard.
- Les cabanes : très nombreuses mais pas toujours en état. Tout dépend des désirs de chacun mais il ne faut pas s'attendre à du super confort ! Mieux vaut avoir son matelas pour s'installer correctement. Le site pyrenees-refuges.com est généralement à jour (et j'y contribue !).
- Circuit : il peut s'inverser, et même être allongé encore vers le sud si on a le temps. On peut aussi choisir d'autres points de départ et d'autres cabanes.
- Saisons : Les saisons idéales sont l'automne ou en fin mai/début juin (fonte de la neige et pas encore de bergers). Le massif est accessible l'hiver par Gouaux ou Artigue et on peut atteindre les crêtes facilement : c'est splendide !
- Orientation : nous avions une carte datant d'une dizaine d'années donc certains tracés comme le GR 10 ont été modifiés depuis. Si on veut strictement suivre des balisages de la carte, mieux vaut avoir une copie du portail IGN. Après, c'est toujours pareil, mieux vaut s'y connaitre un peu en orientation car on peut vite se faire piéger en prenant une mauvaise intersection ou se retrouver dans le brouillard.
- Les cabanes : très nombreuses mais pas toujours en état. Tout dépend des désirs de chacun mais il ne faut pas s'attendre à du super confort ! Mieux vaut avoir son matelas pour s'installer correctement. Le site pyrenees-refuges.com est généralement à jour (et j'y contribue !).
Activité :
randonnée/trek
Statut :
réalisé
Distance :
46.1km
DATE :
25/10/2019
Durée :
5 jours
Dénivelées :
+3481m
/ -3477m
Alti min/max :
576m/2191m
Mobilité douce
Précisions :
En train jusqu'à Montréjeau puis bus jusqu'à St Béat
Circuit cabanes : le Luchonnais en automne
Les étapes :
1
5km
+781m /
mise à jour : 05 nov. 2019
Arrivée à Arlos en début d'après-midi. On connait déjà ce coin pour y avoir passé 3 jours de réveillon en 2013. Le GR10 a été nettoyé mais la crue du cours d'eau a laissé des dégâts irrémédiables et nous avons beaucoup de mal à trouver des traces de sentiers jusqu'à la cabane d'Artiguessans. Ensuite, on garde la piste car le sentier est interdit d'accès, sans doute éboulé. C'est là qu'on voit un fléchage de descente pour un nouvel itinéraire du GR10 (pas vu à la montée). On arrive enfin dans la jolie clairière où se cache la cabane de l'Artigue (1350 m) : grand bas flanc avec matelas, source à côté et du bois partout. ça tombe bien, on a ramassé des châtaignes et on va pouvoir se régaler !
2
7.9km
+989m /
-414m
mise à jour : 05 nov. 2019
Après une nuit bien calme, on continue dans la forêt. Dès la sortie au soleil, on sent la chaleur. Pause à la cabane des Courraux où nous avions déjà dormi dans un paysage enneigé. Ensuite, la montée est pénible avec les sacs lourds et là-aussi, le tracé du GR ne correspond plus à la carte ! Mais les pâturages sont calmes et le paysage flamboyant. Enfin, on arrive sur la crête au pied du Pic de Burat et on fait la pause de midi en admirant les sommets enneigés au sud. Ensuite, c'est un festival de couleurs automnales jusqu'au pied du Plan de Montmajou. On décide d'élire domicile à la cabane de Peyrehitte (1930 m), 4 places pour les randonneurs, celle du berger étant fermée. Le tuyau de l'abreuvoir ne coule plus mais on peut y faire la toilette dans l'eau stagnante. Il faut aller à l'autre abreuvoir 500 m au nord pour se ravitailler en eau potable. Du bois est disponible mais on s'enfume vite car la cheminée n'est pas top ! Le soir, la vue sur la chaine est fantastique : de l'Anéto jusqu'au Néouvielle !
3
11.5km
+548m /
-911m
mise à jour : 05 nov. 2019
une nouvelle belle journée s'annonce. En ce dimanche, nous décidons de rester à l'heure d'été jusqu'au mardi afin de continuer à vivre au rythme de l'ensoleillement. On continue sur les crêtes en suivant des sentiers à moutons. Le terrain est plus accidenté et plus pentu, ça devient intéressant ! Entre le Tuc de Bidur et le Tuc de Poujastou, nous sommes suivis par les vautours. Ce terrain sauvage, ponctué par les bornes frontières, est parfait à cette saison. Malheureusement, c'est là qu'il faut commencer à descendre pour amorcer la boucle du circuit ! Nous descendons la crête du Poujastou, en faisant un peu les sangliers à la fin et rejoindre la piste forestière. Là, c'est beaucoup plus reposant mais toujours aussi calme. Nous qui avions peur de voir du monde en ce week-end, nous n'avons croisé qu'une dizaine de personnes depuis la veille. Pause au refuge forestier de Cualot, en mauvais état. Puis il faut remonter dans les pâturages pour dénicher la petite cabane de Plan Pouné (1560 m). En fait, elle se situe 400 mètres sous celle de la veille mais le paysage est différent avec la forêt à proximité et les vaches plutôt curieuses ! La source est à 500 m à l'Est. La cabane n'est pas très grande et le bas flanc biscornu. Après avoir hésité à dormir dehors, nous décidons de faire un tapis de fougères par terre devant la cheminée en ajoutant la couverture de survie pour protéger les matelas. On mange dehors sur le banc, il ne fait pas froid.
4
13.2km
+807m /
-1337m
mise à jour : 05 nov. 2019
Nous montons vers la fontaine de Saunères puis la cabane, bien exposée. Puis nous suivons un PR jusqu'à la cabane de Plan du Bosc qui est plutôt rustique : pierres et terre battue. Nous continuons dans la forêt par un sentier aménagé (main courante) et heureusement car très accidenté et rocheux par endroits. Au moins, ce n'est pas monotone ! Après la pause de midi, belle surprise en arrivant dans les pâturages et la cabane de Salode que nous ne connaissions qu'enneigés. Bel endroit, encore occupé par le berger et son troupeau. Ensuite, nous montons parmi les chevaux jusqu'au Port de Burat. Là, jolie découverte en voyant le cirque rocheux et la petite cabane dans le bas. Nous faisons un détour vers la source, hélas boueuse et qui ne coule plus. La cabane parait confortable mais nous décidons ne continuer la descente. Le petit lac est 100 mètres plus bas. Nous suivons un sentier qui longe le torrent du Pich. Il est balisé mais ça n'empêche pas qu'il soit très scabreux ! Au début, nous sommes sur des rochers glissants 200 m au dessus du torrent. Et c'est comme ça tout le long des 700 mètres de descente ! Le pont en bois, qui annonce la fin des hostilités, est à l'image du sentier : moyen-âgeux ! A côté, c'est la cabane forestière de Sarribarolles (1050 m). Immense mais plancher du grenier en mauvais état, mangé par les termites. Là-aussi, on s'enfume malgré la grande cheminée et la profusion de bois, dommage...
5
8.4km
+356m /
-815m
mise à jour : 05 nov. 2019
Malgré le mauvais temps annoncé au départ, les nuages se dispersent et laissent place au soleil. Tant mieux car nous pensions descendre sous la pluie ! Nous suivons la piste en direction du col du Couret mais nous loupons le balisage qui, une fois de plus, n'existe que sur la carte ! Donc, on décide de continuer sur la piste et de tenter une descente sur les petits zigzags de la crêtes du Pouch. Le sentier est parfait, bien entretenu et cairné. Dans la forêt, on fait de nouveau le plein de châtaignes, au moins deux kilos ! Nous arrivons sur une piste forestière qui nous conduit à Arlos et à notre parking.