La Popote #8

Anthony
par Anthony
publié le
il y a 2 jours

Par Anthony

Dans la dernière popote, on parlait de déconnexion. La majorité (56%) des 350 votant.e.s transforment leur smartphone en un outil de voyage. Carto, météo, photo, un point c’est tout. C’est aussi mon utilisation. Les notifications sont coupées, subsistent seulement quelques messages pour garder le contact avec l’entourage, je le concède. Mode avion et économie d’énergie pendant quasiment toute la journée, il semblerait bien que la coupure avec le flux numérique apporte une certaine forme de sérénité, en phase avec le voyage nature. En ce qui me concerne, ce qui me titille, c’est que j’ai l’impression de ne pas savoir partir sans : il est si pratique pour s’organiser sur le terrain, et encore plus pour se ré-organiser selon les aléas climatiques, matériels, ferroviaires… Pourtant, j’ai commencé le voyage en bivouac sans smartphone ! Et d’ailleurs, 14% des votant.e.s parviennent (ou espèrent parvenir ?) à la déconnexion totale. Selon les circonstances, je les envie un peu : il n’est pas loin le temps où je demandais mon chemin ou les bonnes adresses à visiter, mais j’ai peut-être trop tendance à me tourner vers le petit écran qui est dans ma poche. Et parfois, je croise davantage d'antennes téléphoniques que d’humains. Malgré tout, pour tous les autres votant.e.s – quasiment un.e sur trois –, le smartphone est encore très présent dans leur quotidien de voyage. Et si, finalement, la meilleure manière d’utiliser son téléphone n’était pas celle de Yann – qui a malheureusement quitté ce monde il y a quelques années – : s’en servir comme prétexte au voyage, en ralliant, à vélo et sans smartphone, les cinq départements français qui composent un numéro de téléphone ? Notez que ça fonctionne même avec un téléphone fixe ! 

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🍓 Ramène ta fraise Framboise

Vous le savez sans doute, à la rédaction, nous sommes tous ailurophiles au troisième degré. D’ailleurs, l’inénarrable Potiron figure dans chaque numéro depuis bientôt 10 ans. Mais si notre mascotte féline partage notre passion pour l’outdoor, sa carte du monde s’en tient au pâté de maisons. Imaginez notre réaction en découvrant Framboise qui sillonne les chemins en compagnie de son humain, alias Norman. Leur convoi affiche deux pieds, quatre pattes… Et deux roues ! Car tantôt Framboise randonne, tantôt elle se repose dans une carriole tractée par Norman. On n’en attendait pas moins d’un chat qui doit honorer ses 18 heures de sommeil par jour.
En ce moment, le duo réalise un tour de Bretagne. Mais ils n’en sont pas à leur coup d’essai : Framboise a déjà traversé les Vosges et le Jura, entre autres. Leurs pérégrinations sont racontées dans de petits épisodes vidéo de trois minutes. Moi qui ne consommais jamais de format court vertical, il aura suffi d’un chat voyageur pour me faire fléchir. Loin des clichés des vidéos surjouées, leur histoire est livrée sans artifice, avec une bonne dose d'humour et une simplicité rafraîchissante.

😻 Pour suivre leurs ch'aventures sur Instagram, Youtube, ou TikTok

😻😻 Double dose ! Au moment d’écrire ces lignes, on m’envoie la page Instagram de Figue, une chatte qui voyage sur le porte-bagages de son humain. Donner un nom de fruit ou de légume à son chat le prédestine-t-il à l’aventure ?


[rubrique soutenue par Vélorizons]

👌 L’aventure aux petits oignons

Il y a des séjours qu’on adore préparer soi-même. Mais il reste parfois des inconnues dans l’équation : niveau de difficulté, choix des étapes, gestion des ravitaillements et des hébergements… Tout ceci demande un temps précieux et des connaissances techniques.

Pour celles et ceux qui préfèrent poser leurs roues sur un parcours préparé aux petits oignons, l’équipe de Vélorizons propose un catalogue particulièrement bien étoffé, fruit de plus de 25 ans d’expérience. Vous y trouverez forcément le voyage adapté à vos envies, quelle que soit votre pratique : VTT, vélo de route, gravel ou VTC (qu'ils ont malicieusement rebaptisé Vélo Tout Cool). Entre amis, en solo ou en famille, avec ou sans guide, avec ou sans transport des bagages. En France, en Europe ou encore plus loin. Les néophytes trouveront le plaisir d’un accompagnement de qualité pour, qui sait, gagner petit à petit en vélonomie. Les plus autonomes peuvent juste partir avec une trace GPS bien léchée.

J’ai déjà roulé à plusieurs reprises avec Pascal*, le fondateur de l’agence. Et je peux témoigner de son professionnalisme, sa sympathie, et de l’exigence qu’il porte à dénicher les meilleurs itinéraires. Je retrouve dans Vélorizons ce qui nous anime chez Carnets d’Aventures : l’envie de proposer les meilleures expériences aux voyageurs.

🚴‍♂️🚴🚴‍♀️ Pour choisir votre prochain voyage avec Vélorizons

*Notre première expérience ensemble remonte à 2020, pour un voyage vélo+packraft.
Et s’il fallait témoigner de sa passion pour le voyage, il a déjà :
👉 Parcouru l’intégralité des Alpes à VTT en 2010
👉 Traversé les Etats-Unis à VTT en 2014 (récit publié dans CA#50)
👉 Voyagé à vélo et packraft au Lesotho en 2019 (récit publié dans CA#65)

Une équipe soudée
Une équipe soudée

📖 Plus loin qu’ailleurs

Êtes-vous déjà parti en vacances dans votre propre rue ? Il y a 6 ans, le confinement nous offrait une forme d’expérience forcée en la matière : rayon d’un kilomètre, une heure maximum. Tou.te.s logé.e.s à la même enseigne. Malgré la période morose, on voyait fleurir une pointe d’enthousiasme chez celles et ceux qui pouvaient redécouvrir leur jardin sous un nouvel œil.

Mais imaginez plutôt le voyage de vos rêves, d’une vie, que vous attendez depuis des années… et qui tombe à l’eau. Annuler les vacances ? Impossible. Changer de destination ? Non plus. Il va falloir voyager sans partir. 

Sur le conseil avisé d’une amie, j’ai plongé dans cette bande dessinée sans même en lire la quatrième de couverture. Et elle avait sacrément raison : j’ai été totalement happé. Évidemment, pour ceux qui prônent le voyage “à la maison”, le scénario est touchant. Il invite, de la plus belle des manières, à apprendre à regarder le monde autour de soi. Et rappelle, s’il le fallait, que la limite entre le voyage et le quotidien, entre ailleurs et ici, est très probablement davantage une question de point de vue.

👉 Plus loin qu'ailleurs, de Christophe Chabouté, édité chez Glénat – 25 € | 152 p. | 215 x 293 mm


🏆 L’Espagne, championne du monde

Détrompez-vous, je ne parle pas de la coupe du monde 2026, mais du partage de la chaussée entre automobilistes et cyclistes. Je viens de passer deux semaines à vélo, dans les Pyrénées espagnoles, de la Méditerranée à l’Atlantique. L’itinéraire était majoritairement gravel, mais ponctué de quelques jonctions routières, sur des axes plus ou moins fréquentés des automobilistes. Systématiquement, j’étais chokbar par leur respect, pour tenter de parler comme un jeune que je ne suis plus – je viens de passer la barre symbolique des 40 si vous voulez tout savoir. J’en venais presque à regretter de quitter la route parfois, tant leur comportement est exemplaire : distances de sécurité, visibilité, patience… Je n’ai pas constaté la moindre incivilité en quinze jours. On se sent en sécurité même sur une route nationale limitée à 90 km/h, sans séparation matérialisée (pistes cyclables, marquages, etc.) ! À l’inverse, pour avoir écumé les routes italiennes, je peux dire que les deux pays latins aux latitudes communes divergent radicalement quant au respect des cyclistes sur la route. C'est le jour et la nuit. Et si je devais jauger le comportement des automobilistes français, la balance pencherait côté italien : ça passe, mais on est à des années-lumière du modèle espagnol !

Hasard du calendrier, je suis arrivé en Espagne le 1er octobre, jour d’entrée en vigueur de nouvelles règles de circulation. Celles-ci imposent aux automobilistes de ralentir pour doubler un cycliste. Mais nos voisins ibériques n’ont pas attendu ces nouvelles lois pour être si disciplinés. Là-bas, la relation apaisée entre autos et vélos était déjà de notoriété publique (hors agglomération du moins*). Et si la clé était là ? Au lieu de dresser les usagers les uns contre les autres, chacun accepte de modifier un peu ses habitudes pour partager le bitume sans tension.
Notamment, côté cyclo, cette nouvelle loi impose le port du casque hors agglomération. Un sujet brûlant dans l’Hexagone, qui divise y compris au sein de la communauté cycliste. Mais, sur les routes espagnoles, je ne pouvais m’empêcher de penser : “OK, on impose le casque en France hors agglo, mais chaque automobiliste français vient faire un stage de cohabitation routière en Espagne”. Deal ? Blague à part, et si l’apaisement sur la route tenait simplement à ces concessions mutuelles ?

*fun fact découvert juste avant l'envoi de cette Popote : un article du journal El País – un quotidien espagnol – raconte comment Paris a su se transformer en une capitale axée sur les mobilités douces. Comme quoi, on peut toujours s'inspirer de nos voisins pour s'améliorer :-)

Partager la route, avec sérénité
Selon vous, quels seraient le ou les meilleurs deals pour apaiser le partage de la route hors agglo entre autos et vélos ?
Donnant-donnant : des compromis partagés ! Un peu plus de patience et de marge au volant, un équipement adapté et de la visibilité à vélo.
Pédagogie : un stage croisé ! Sensibiliser les usagers – vélos comme autos – aux risques que font courir les incivismes des deux côtés.
Séparation : des pistes dédiées et de vraies voies vertes. Moins on se croise, mieux on se porte !
Évolution : rien ne sert de multiplier les règles, c’est une question de temps, de courtoisie et d’habitudes à prendre ensemble.

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