1 membre et 33 invités en ligne

La Popote #7

Anthony
par Anthony
publié le
27 juil.

Par Anthony

Au programme : de l'inspiration avec la RTS suisse, un coup de projecteur sur un sac à dos aéré, une réflexion sur notre rapport aux écrans (j’ai hâte de lire vos avis sur le sujet !) et la synthèse de vos 1 000 réponses sur la gestion du bivouac. Installez-vous confortablement, bonne lecture... et belles sorties estivales !

S'abonner à la newsletter ?

🧭 Passe-moi les jumelles – Cap kayak

Je suis de cette génération qui n'a jamais eu de téléviseur dans son salon après le cocon familial. Et pourtant, je regarde la télé... depuis mon ordinateur. En replay ou sur YouTube, ARTE, France TV ou Ushuaia TV diffusent régulièrement de très bon documentaires invisibles ailleurs (sauf en festival, mais encore faut-il pouvoir s’y rendre), comme Au Pays des brumes, un hiver balte (Sophie Planque & Jérémy Vaugeois) ou La Marche à l’étoile (Stephen Rater & Boris Wilmart).

Chez nos voisins helvétiques, la chaîne nationale RTS propose une émission que j’affectionne particulièrement : Passe-moi les jumellesPAJU pour les intimes. J'y ai découvert L'incroyable périple d'un facteur à vélo, ou encore le voyage poétique et inspirant de Félix et sa poule. Le printemps dernier, PAJU a diffusé Cap Kayak : 11 épisodes d’une vingtaine de minutes, dans lesquels on suit un couple parti de Suisse pour rejoindre le Cap Nord en kayak, sans expérience préalable et pour 15 mois d'immersion.

Un documentaire teinté d’une sincérité touchante, aux antipodes du bruit et de l’exagération des réseaux sociaux. Car PAJU, c'est avant tout ça : des portraits vibrants d'aventuriers, d'artisans ou de passionnés, guidés par un présentateur – Matthieu Fournier – qui sait s'effacer pour mieux mettre ses invités en lumière.

👉 Pour voir les 11 épisodes de Cap Kayak
👉 Pour lire l'article d'Aline et Olivier que nous avions publié dans CA75


[rubrique soutenue par deuter]

🎒 Le vent dans le dos !

Au fil des années, le matériel évolue. Souvent par petites touches. Et parfois, d’un vrai bond technologique. Dans l'histoire des sacs à dos, le système de filet tendu est de cet ordre-là : une révolution technique. Au sein de la rédaction, l’enthousiasme pour le sac ventilé s’est propagé comme une traînée de poudre. Olivier et Johanna ont ouvert la voie dès 2011. Quand j’ai rejoint l’équipe en 2015, j'ai testé, et immédiatement adopté. Quand Manon nous a rejoint, elle s’y est mise dès notre premier voyage VTT. Question confort, il y a clairement un avant et un après la découverte du filet tendu, et rares sont ceux qui n’en sont pas convaincus dès leur premier essai.

Doit-on vraiment présenter deuter, enseigne historique dans le domaine des sacs à dos ? J’ai d’ailleurs appris en écrivant ce texte qu’elle a été fondée en 1898 ! On a déjà testé un de leur modèle dans notre grand test de sac à dos ventilés l’année dernière. En 2026, la marque renouvelle sa gamme phare : les Futura Pro. Des volumes de 30 à 42 litres taillés pour l'itinérance, équipés du fameux système d'aération dorsale, et déclinés en ergonomie spécifique pour femmes (les versions SL). Anne-Laure, fraîchement arrivée dans l'équipe, est justement en train de poncer le Futura Pro 30 SL sur le terrain. Et au vu de ses premiers retours, la prophétie continue : l'équipe est 100 % convertie au dos aéré !

👉 Par ici pour consulter toute la gamme Futura Pro


💾 Scroller moins pour vivre plus ?

Enfant des années 80, j’ai grandi avec l’ordinateur familial dans le salon, au son du modem 56K et des minutes qui défilaient bien plus vite que la connexion. Trois décennies plus tard, je navigue en plein paradoxe numérique. D’un côté, une fascination intacte pour tout ce que l’ère Internet (m’)a apporté, notamment les outils à notre disposition pour apprendre, échanger, partager… C’est Internet, et plus précisément le forum Randonner-Léger, qui m’a permis de faire ma première randonnée en itinérance !

De l'autre, une inquiétude grandissante face à la trajectoire technologique qui nous est promise. Entre l'empreinte écologique des serveurs, la sécurité des données et l'hégémonie des GAFAM, les belles promesses d’avenir ressemblent de plus en plus à une fuite en avant. Je ne peux plus me cacher derrière un simple « la technologie n'est qu'un outil » pour oublier que son impact est plus palpable que le cloud.

La bande dessinée Un Grain de sable dans la machine m'a beaucoup rappelé Le Monde sans fin de Jancovici et Blain : elle vulgarise des notions complexes (comme le fameux effet rebond) en s’appuyant sur un travail journalistique sourcé et un dessin très élégant. Elle décortique les engrenages de notre dépendance numérique sans verser dans la leçon de morale, ni prôner un quelconque néo-ludisme (d’ailleurs, vous connaissiez le CLODO ?). On se sent plutôt invité à appliquer la même démarche qu’en bivouac : l'art de la sobriété et du juste besoin. 

📗 Un Grain de sable dans la machine, par Nicolas Celnik et Juliette Brigand
👉 Édité chez Le Passager Clandestin, une maison d'édition engagée qui propose des ouvrages de réflexion et d’analyse pour explorer des alternatives désirables.

(et je mesure l’ironie de vous parler de cette BD dans la newsletter… d’un magazine papier qui invite précisément à déconnecter – dans tous les sens du terme – le paradoxe vous disais-je !)


🙋 Votre avis compte !

Et vous, quelle est votre relation au numérique ?

  • Ermite / Le numé... quoi ? Je vis sans et je retourne dans ma grotte de ce pas ! (D'ailleurs, c'est un ami qui m'a imprimé cet e-mail).
  • Cyber-humain / J'ai tous les objets connectés et je reçois en moyenne une notification par minute, sur laquelle je clique, sous peine de crise de FOMO. Cette newsletter n'est qu'une goutte d'eau de mon océan numérique et je délègue toutes mes facultés cognitives à l’IA.
  • Modéré / Je l'utilise à bon escient, quand c'est nécessaire. Je privilégie les cartes papier, la vraie lecture (y compris l’excellente revue Carnets d'Aventures) et je consulte cette newsletter lors de mon unique passage quotidien sur ma boîte mail. Je suis 1.0 et je le vis bien.
  • Invétéré en désintox / J'ai une nette tendance à trop scroller, que ce soit pour consulter les réseaux ou pour partager des vidéos de chat… Mais je me soigne, en installant des applis pour limiter mon temps d’écran. D’ailleurs, cette newsletter vient déjà de consommer 2 minutes de mon quota, je sens déjà l’angoisse monter.

Bon OK, voilà le vrai sondage en fait 👇

En voyage, sur le curseur de la déconnexion, où vous situez-vous ?
Déconnexion totale : mon dumbphone reste éteint au fond du sac, je ne le prends qu'en cas de secours. Carte papier, boussole et chant des oiseaux : le vrai luxe, c'est la zone blanche.
Utilitaire pragmatique : le smartphone sert de GPS et pour consulter la météo, mais les notifications et les réseaux attendront le retour à la maison.
Geek (assumé ou non) : montre connectée, trace GPX, photos, vidéos... et petite recherche de réseau au col pour voir ce qui se passe dans le monde et partager aussitôt mes dernières péripéties.
Tiraillé lucide : je pars pour couper... mais je repousse sans cesse le moment de passer en mode avion. Heureusement que la batterie finit par trancher pour moi !

Dans la Popote précédente, on ouvrait le débat sur la saturation de certains spots de bivouac mythiques. Vous avez été près de 1 000 à donner votre avis, ce qui montre à quel point le sujet vous touche autant que nous !
En guise de mini-synthèse, voici quelques éléments :

  • Le statu quo n'est plus une option : Ne rien faire ne récolte que 2 % des voix. À l'unanimité, il faut agir !
  • L'option Protéger le milieu via des quotas stricts arrive en tête, de peu (29%). Un résultat fort qui montre qu'une majorité de lecteurs est prête à accepter une restriction de sa propre liberté si c'est le prix à payer pour préserver les sites les plus fragiles. 
  • Les trois autres options (éduquer / responsabiliser / aménager) suivent de peu, ce qui va clairement dans le sens des concertations actuelles : il n'y a pas de solution miracle unique, donc il est urgent de mettre tous les acteurs autour de la table. 
     

⛺ Notre dernier numéro

Dans tous les bons kiosques, et sur notre boutique en ligne.

❓D'ailleurs, elle vous plait notre nouvelle couverture ? 


🧑‍🍳 Votre grain de sel dans la Popote ?

Partagez-nous vos idées, coups de cœur, voyages : 📨 popote@expemag.com
Vous pouvez aussi nous contacter sur nos réseaux sociaux : Facebook et Instagram.

S'abonner à la newsletter ?