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Le papi(er) fait de la résistance
Manon
par Manon
publié le
10 mars
131 lecteurs

La tentation de l'île

« Ce qui nous attire dans une île, c'est la certitude qu'un monde finit là, et qu'un autre commence. »
Jean Grenier, Les Îles, 1933.

Les îles nous attirent, c’est incontestable. Elles ont une place singulière dans l’imaginaire collectif de par leur insularité à double tranchant : monde fini ouvert sur l’infini, elles sont tantôt rassurantes tantôt inquiétantes, tantôt paradis tantôt prisons. Elles donnent le vertige de se fondre dans l’immensité des océans et le confort de se sentir pourvu d’une identité circonscrite. Elles sont le lieu fascinant d’un équilibre (impossible ?) entre des élans contraires. Ça donnerait presque envie de se mettre à la nissonologie, la science des îles, pour comprendre cette fascination profonde de tous et en tout temps.

Une île n’est pas qu’une simple destination géographique, donc, c’est aussi une expérience psychologique qui ajoute un peu de sel au voyage (et parfois à la popote du voyageur).
Une île ne s'atteint qu’en quittant la terre ferme, en larguant les amarres. On va y chercher l’isolement et le dépaysement. Certains y restent, d’autres s’enfuient, d’autres y reviennent sans cesse.
Une île impose sa propre géographie. Un petit monde à elle toute seule, un territoire à taille humaine dont on imagine pouvoir maîtriser les contours et les itinéraires. On en fait le tour, on en traverse le cœur, on se confronte à ses limites physiques qui deviennent, par la force des choses, nos propres horizons.

Et point besoin d’aller au bout du monde, puisque c’est en Europe qu’on en compterait le plus grand nombre ! De la douceur méditerranéenne aux confins de l’Arctique en passant par les courants atlantiques, par les terres et les montagnes ou par la mer, la finitude géographique des îles propose paradoxalement une infinité de profils et de possibilités au voyageur nature.

Puisse ce numéro vous donner des points de repères pratiques et de l’inspiration pour trouver votre bonheur et le petit paradis de vos futures robinsonnades.

 

Le papi(er) fait de la résistance