Edito Carnets d'Expé n°2

par Johanna dans Edito 08 mai 2006 mis à jour 30 oct. 2012 6345 lecteurs Soyez le premier à commenter (partager)

L'édito d'Olivier Nobili

Partir pour quelques semaines, quelques mois, quelques années pour certains. Etre au contact de la nature et de ses lois incontournables. Pour beaucoup c'est un besoin, une nécessité. Emissions débiles, publicités abrutissantes, incivisme, insolence, superficialité, sont quelques-unes des composantes négatives de notre monde occidental. Les références sont données par les émissions "people", mais la vraie vie, celle de l'homme originel, c'est dans la nature que nous la retrouvons.
Nous sommes issus des forêts, des montagnes, des steppes et des rivages. Nos ancêtres sentaient encore le souffle du vent, la chaleur du soleil, la pluie et la neige. Ils voyaient les saisons s'égrener. Autant de choses dont le béton nous isole. Franchir les barrières des schémas traditionnels et renouer avec nos origines, vivre des choses simples mais vraies chaque jour. Pour avancer, il faut manger, trouver son repas ; on ressent de nouveau l'utilité de la nourriture, on apprécie les mets les plus simples. Que la pluie tombe ou que le vent souffle et il faut construire son abri, trouver le bivouac pour la nuit. Chercher de l'eau, réfléchir où la trouver, la choisir ou l'assainir. Des actes simples mais essentiels, des actes que l'être humain doit accomplir pour être en accord avec sa nature profonde, pour relativiser le reste. Des actes que nous n'effectuons plus "naturellement" aujourd'hui.
La société apporte aussi beaucoup de choses utiles - il faut savoir ne pas tout rejeter -, l'éducation tire l’humanité vers le haut, l'information produite par et pour la population (art, cinéma, presse) est riche et variée, même si on peut reprocher que le "prime time" sur les "prime" chaînes a tendance à être d'un niveau de racolage certain mais d'une qualité édifiante douteuse.
Prendre le meilleur de ces deux mondes constitue probablement un bon compromis. Se souvenir de temps à autre que nous sommes des êtres issus de la nature et retourner, à l'occasion d'un voyage, à son contact semble primordial. Alors cheminons aux quatre coins du monde ! Ressentons l'existence à travers le spectacle du monde sauvage qui nous entoure. Vivons en son sein pour réapprendre les règles que suivaient nos aïeux, pour ressentir l'homme naturel qui sommeille en nous.
Olivier Nobili

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