Edito Carnets d'Aventures #40

par Johanna dans Edito 22 juin 2015 mis à jour 22 sept. 2015 1013 lecteurs Soyez le premier à commenter (partager)

Où foisonne la vie

Couverture Carnets d'Aventures n°40Par Alexis Loireau

La Guyane.
Plus grand département français. Plus de 1/6e de la superficie de la France métropolitaine. 83 846 km² recouverts à 98% d’une forêt équatoriale comptant parmi les plus riches et les moins écologiquement fragmentées du monde. Près de la moitié en parc national depuis 2007 ; plus grand parc national français.

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2015, année de la COP 21, on parle beaucoup de climat. Soja transgénique en Amazonie, palmier à huile en Indonésie… Depuis l'interdiction des farines animales, l’alimentation des bœufs européens à base de soja OGM détruit la forêt amazonienne (80% des déforestations au Brésil sont liés au soja, et la France est le 3e pays importateur de soja brésilien).
La forêt tropicale primaire est en danger de mort à une échéance de quelques dizaines d'années. 2 à 3 % de la surface de la Terre, 50% des espèces vivantes. Une beauté naturelle moins facile à apprécier que des montagnes étincelantes ou un coucher de soleil sur la mer. Il faut savoir ouvrir les yeux pour apprécier l'immense diversité et l’énergie de la vie en ces lieux.
Et si on y ouvrait d’autres parcs nationaux, si on y développait de l'écotourisme, si on y traçait des sentiers… ? Personne n'y va dans la jungle, même pas les Brésiliens : depuis les grandes villes du Sudeste qui abritent la majorité de la population, un billet d'avion pour l'Amazonie coûte plus cher qu'un billet vers Miami. Les multinationales du soja ou de l'huile de palme peuvent défricher en paix, sans être dérangées par des organismes de contrôle complètement dépassés. Les randonneurs découvriraient de leurs yeux ces trésors, sans doute pour la plupart en y allant en avion, mais la prise de conscience vaut peut-être bien ça : ils reviendraient avec l'intention d'agir pour la protéger.
C'est un peu le même débat que dans le monde entier : agrobusiness qui détruit les écosystèmes et enrichit une poignée de gens, versus agro-écologie ou agroforesterie qui, en plus de respecter la forêt, donne du travail et distribue des revenus à une population beaucoup plus large. L'écotourisme peut être aussi une source de revenus pour les populations locales, comme dans les grands parcs africains par exemple.

L’impression de pénétrer un autre monde, tous les sens en alerte pour capter quelques vibrations de cette formidable intensité de vie. Le jour, lever les yeux vers la canopée et s’imprégner de l’ampleur de tout ce qui vit en dessous. Dans l’obscurité nocturne, allongé dans son hamac, ouvrir grand les oreilles et se laisser emplir par les mille et un bruits de la nuit. Une immersion dans la jungle ne laisse pas indifférent !
Ami lecteur, avec ce numéro nous te proposons un voyage qui, nous l’espérons (r)éveillera ta curiosité pour un plongeon dans le « grand vert » !

 

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