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Buoy Boy de Anfibio

par Anthony 27 déc. 585 lecteurs 5 commentaires

Résumé :

Le gilet de sauvetage, c’est un peu comme la trousse à outils de vélo : tu le prends, mais t’aimerais qu’il ne serve pas ! En packraft, embarcation par définition légère et compacte, ça fait mal au cœur d’emporter un gros gilet de sauvetage, lourd et encombrant. Dans quelle mesure cet Anfibio Buoy Boy peut-il le remplacer ? C’est ce que nous allons voir ensemble.

En bref

Poids total (constaté) : 395 g

Prix approximatif : 99 €

Toutes les caractéristiques

On aime

  • Bon système de flottaison léger et compact, idéal pour du packraft 
  • Conception robuste et durable
  • Bonne ergonomie, gilet bien dessiné et bien pensé.

Améliorable ?

  • Pas d'homologation possible
  • Légère gêne possible avec l'attache arrière de la sangle sous-cutale

Avertissements préliminaires


Je prends les pincettes nécessaires : ce test, volontairement condensé, n’a pas pour objectif de se substituer à tout apprentissage de la sécurité en navigation. Celle-ci comporte des risques, et des règles. Il convient de se renseigner avant d’envisager toute navigation bien entendu.

Le port du gilet
Commençons par une précision : j’emploie le terme de gilet de sauvetage (voire gilet), couramment utilisé, alors que le terme exact est gilet d’aide à la flottabilité. Ensuite, selon la navigation envisagée, le port d’un gilet de sauvetage homologué peut être obligatoire ou facultatif. Par exemple, pour tout engin de plage (canoë-kayak gonflable ou rigide de taille inférieure à 3,50 mètres, packraft…), le port d’un gilet est facultatif, et l’on doit rester à moins de 300 mètres d’un abri (endroit où l’on peut accoster sans assistance).
Par conséquent, en eau vive en France, sans encadrement, on peut naviguer sans gilet de sauvetage. Toutefois, ce n’est pas ce que je recommande bien entendu ! On peut mourir noyé dans une rivière de classe 1 (sur une échelle de 1 à 6) à l’allure anodine. Et comme le dit si bien l’ours des bois : tâchez de mourir moins souvent, c’est mieux. Et pour continuer les citations, Laurent Nicolet, dans son topo Rivières nature en France (que je recommande absolument !) dit : la classe 1, c’est de l’eau vive aussi. Donc ça comporte des risques.

Un gilet gonflable ?
Et cet Anfibio Buoy Boy, il est homologué ? Préambule pour éviter toute confusion : ce n’est pas un système qui répond à la norme imposée (ISO 12402). Et le fabricant ne s’en cache pas. Au contraire, il l’affiche partout, y compris sur le gilet lui-même. Ceux qui ne le voient pas peuvent sérieusement penser à consulter un ophtalmo. Voilà, c’est dit.
Un gilet gonflable pour des bateaux gonflables : logique non ? (photo : Sebastien Langlais)
Un gilet gonflable pour des bateaux gonflables : logique non ? (photo : Sebastien Langlais)
Le gilet se porte de manière agréable par dessus des vêtements.
Le gilet se porte de manière agréable par dessus des vêtements.

Une solution hybride, idéale pour voyager ?


On parle ici d’une solution hybride, qui répondrait à un besoin spécifique : apporter davantage de sécurité pour certaines navigations, via une solution ultra-compacte et ultra-légère. Notez l’emploi volontairement flou du mot “certaines”. Quand il s’agit de tester du matériel de sécurité, on marche sur des œufs ! Tâchons donc de ne pas se brouiller.
Pour moi, il faut le voir un peu comme un sac airbag pour le ski de randonnée : même si on l’a sur le dos, on fait tout pour ne jamais s’en servir ! Par conséquent ce gilet est prévu pour des navigations faciles (par rapport à son niveau !), en prenant le temps de repérer les rapides (voire en les évitant). Après tout, en voyage, ça a du bon de ralentir la cadence non ?

Dans mon cas, ce gilet permet d’envisager des navigations à faibles dangers objectifs (comme des rapides délicats et branches en eau vive, vent, courants et marées en lac et mer, pour ne citer que ces dangers). Et surtout, en bikerafting, cela me permet d'accrocher tout mon matériel de navigation – gilet inclus – à mon guidon.
L'Anfibio Buoy Boy (entouré d'une sangle orange), posé sur un gilet de sauvetage classique : c'est pas le même gabarit !
L'Anfibio Buoy Boy (entouré d'une sangle orange), posé sur un gilet de sauvetage classique : c'est pas le même gabarit !

Ergonomie et prise en main


La première chose marquante en prenant le Buoy Boy en main, c’est sa légèreté et sa compacité : moins de 400 grammes, et aussi petit qu’une bouteille d’1 litre ! Ensuite, la mise en œuvre est très simple : deux valves anti-retour permettent de gonfler très rapidement (en quelques secondes) les deux chambres. On enfile le gilet comme une veste, que l’on ferme grâce à un zip costaud et facile d’utilisation. Enfin, la sangle ventrale permet d’ajuster le gilet à sa morphologie, tandis que la sangle sous-cutale assure le maintien en place du gilet en cas de dessalage. Simple et efficace : après mise en place et ajustement, on fait corps avec le gilet.
Le gilet vient bien protéger le cou.
Le gilet vient bien protéger le cou.
Bien que le look soit discutable, la sangle sous-cutale est capitale pour un bon maintien du gilet une fois immergé ! (pardonnez la moue, on commençait à fatiguer :-D) (photo : Sebastien Langlais)
Bien que le look soit discutable, la sangle sous-cutale est capitale pour un bon maintien du gilet une fois immergé ! (pardonnez la moue, on commençait à fatiguer :D) (photo : Sebastien Langlais)
Les poches filet sont grandes, idéal pour loger un appareil GPS par exemple. Et le zip pour fermer le gilet est bien costaud.
Les poches filet sont grandes, idéal pour loger un appareil GPS par exemple. Et le zip pour fermer le gilet est bien costaud.
Par précaution, le fabricant précise qu’il faut gonfler le gilet avant la navigation… Évidemment, même si le gonflage est très rapide, ce n’est pas au moment de boire la tasse qu’il faut espérer s’en occuper :)

Les deux chambres indépendantes sont judicieusement placées :
  • principalement devant, pour se mettre en position tortue retournée dans les rapides (et ainsi éviter les coincements). Par ailleurs, cela permet d’éviter au maximum que les chambres heurtent d’autres objets, en les protégeant naturellement avec nos bras.
  • Autour du cou, ce qui permet une bonne protection de cette zone sensible.

Le reste du gilet est constitué d’une maille respirante très agréable.

Quant aux finitions, elles sont bonnes. Des poches filets de belle taille sont présentes de part et d'autre, et sont très pratiques (j’y glisse par exemple une pochette étanche contenant mon téléphone). Les valves, le zip, les tissus dégagent un sentiment de solidité. 
Une fois le gilet gonflé, chaque valve peut être "plaquée" contre le gilet grâce à un petit bout de sangle prévu à cet effet, ce qui les protège un peu mieux. Un petit bémol : les boucles en plastique placées au bas du dos, qui servent à maintenir la sangle sous-cutale. Selon l’embarcation utilisée, elles arrivent au niveau du dossier du siège, et le contact peut s’avérer inconfortable à la longue.
Les valves : il suffit de glisser son doigt dedans pour vider l'air. Même les gros doigts y arrivent sans difficulté.
Les valves : il suffit de glisser son doigt dedans pour vider l'air. Même les gros doigts y arrivent sans difficulté.
Pour éviter que les valves "dépassent" comme ici, elles peuvent être glissée sous la mini-sangle que l'on aperçoit (sous le logo blanc).
Pour éviter que les valves "dépassent" comme ici, elles peuvent être glissée sous la mini-sangle que l'on aperçoit (sous le logo blanc).
Le dos et les côtés du gilet sont conçus avec un tissu aéré confortable.
Le dos et les côtés du gilet sont conçus avec un tissu aéré confortable.
La sangle sous-cutale vient se fixer de part et d'autre (devant et derrière) du gilet, via deux boucles en forme de 'D'. C'est le 'crochet' dans le dos qui peut être douloureux contre un dossier.
On voit aussi la sangle de serrage ventral.
La sangle sous-cutale vient se fixer de part et d'autre (devant et derrière) du gilet, via deux boucles en forme de 'D'. C'est le 'crochet' dans le dos qui peut être douloureux contre un dossier.
On voit aussi la sangle de serrage ventral.
Comment choisir la bonne taille de gilet gonflable ? Je mesure 1m76 pour 70kg, j’ai donc opté pour la taille M. Mais cet été, j’ai pu voir qu’il convenait aussi à ma nièce de 11 ans. Et il va aussi à ma compagne qui fait 50kg et 1m60. De fait, comme il est très réglable, il peut convenir à différentes morphologies plus petites, mais pas plus grandes. On pourra donc volontiers viser la taille au-dessus pour plusieurs raisons :
  • On a un gilet plus polyvalent.
  • On peut avoir une meilleure flottaison (cf. paragraphe suivant)
  • Et donc on peut le dégonfler un peu pour plus de confort, quitte à perdre un peu de flottabilité.


Enfin, après la navigation, le dégonflage du Buoy Boy est relativement aisé : il s’agit de le rouler méthodiquement tout en appuyant à l’intérieur de la valve avec un doigt. Avec cette manipulation, seuls les derniers centimètres cubes d’air sont un peu plus délicat à extraire, pour grappiller encore un peu de volume de rangement !
Ma nièce de 10 ans pouvait porter le gilet en taille M aussi.
Ma nièce de 10 ans pouvait porter le gilet en taille M aussi.
Dégonflé et rangé : plus petit qu'une bouteille d'1L !
Dégonflé et rangé : plus petit qu'une bouteille d'1L !

Efficacité et durabilité


Bien que le Buoy Boy ne soit pas homologué par la norme ISO 12402, la flottabilité a, quant à elle, bien été testée par le fabricant par le même test que la norme impose (ISO 12402-9 5.5.9). Et les valves sont aussi certifiées ISO 12402-7. On n’est donc pas sur une conception au doigt mouillé, mais plutôt avec une véritable volonté d’apporter le maximum de sécurité possible, malgré l’impossibilité de répondre à tout le cahier des charges que la norme impose.

Plus on prend une grande taille, plus il y a d’air, et donc plus la flottabilité est élevée. Disponible en 4 tailles (S, M, L et XL), la flottabilité est annoncée de 56N à 78N, (toujours en le gonflant au maximum) : ce sont des valeurs très pertinentes, bien corrélées avec la taille de l’utilisateur. J’ai pu tester la taille M sur un bassin d’eau vive : même ressenti qu’avec mon gilet habituel d’eau vive (un Hiko Salty Dog), je bois autant la tasse, c’est donc validé !

Bien sûr, la crevaison est la principale crainte ; toutefois, je n’ai encore jamais rencontré ce souci en voyage. Ce qui peut compromettre la sécurité serait une crevaison sur un choc dans l’eau, après avoir dessalé. Dans ce cas, la conception du Buoy Boy propose une demi-parade : en divisant le volume d’air en 2 chambres (à l’instar de certains sacs airbag pour le ski), il faudrait un sacré concours de circonstances pour que les 2 crèvent en même temps. Avec une seule chambre gonflée, on se retrouve avec une flottabilité minimale, toutefois en deçà de celle des gilets de sauvetage les plus sommaires.
Plouf ! Opération de test de gilet au bassin de Saint Clément (05).
Plouf ! Opération de test de gilet au bassin de Saint Clément (05).
Je pourrais aussi avancer que le tissu me semble déjà assez résistant, mais jusqu’où ? Eh bien, j’ai eu la confirmation par Mathieu, l’un des packrafteurs en Suède (à voir aussi dans CA#66) : il utilise un Anfibio Buoy Boy depuis 7 ans, sans avoir jamais eu de crevaison. Et pourtant, il s’en sert même comme siège ! Plutôt rassurant quant à la durabilité du gilet gonflable, et quant à sa résistance en cas de choc. Son bilan est identique : c’est un gilet parfait pour envisager des navigations de voyage : modérer les difficultés, repérer les rapides, et savoir renoncer sont aussi importants.

Pour prolonger sa durée de vie, je ne saurais que conseiller d’en prendre soin au maximum, et de prendre le temps de l’inspecter avant chaque navigation. Vérifier son ajustement, son gonflage. Quand on ne l’utilise pas, veiller à ne pas le laisser en plein soleil. Enfin, ne pas hésiter à le prendre dans un coloris plus visible aussi (pas disponible au moment de mon test) : c’est encore mieux pour la sécurité, et le soleil risque moins de faire varier sa pression.
(par exemple je le roule dans mon packraft pour qu’il soit toujours à l’abri)

ATTENTION : il existe de nombreuses contrefaçons sur un site de vente en ligne dont les premières lettres sont le début et la fin de l’alphabet latin. Si l’aspect semble identique, la finition et la durabilité n’ont – d’après plusieurs retours – rien de comparable. Malheureusement, et c’est mon point de vue : ces contrefaçons nuisent aux efforts de marques comme Anfibio qui peuvent essayer de trouver des solutions intermédiaires viables.

Conclusion


Avec ce gilet gonflable Buoy Boy, Anfibio propose une solution hybride qui convient aux voyageurs légers (packrafts et autres embarcations gonflables), à condition qu’ils soient bien conscients des compromis en matière de sécurité. Dommage que la concurrence soit absente : c’est le seul gilet gonflable fiable, léger, et efficace du marché. De surcroît, tout laisse croire qu’il est durable. Pour moi, c’est le compagnon idéal de voyage en packraft sur des navigations faciles !

Un grand merci à Packrafting-store.de d'avoir rendu ce test possible.
item photo
Le gilet est ici roulé dans le packraft, lui-même accroché au guidon. Hyper compact ! (photo : Sebastien Langlais)
Le gilet est ici roulé dans le packraft, lui-même accroché au guidon. Hyper compact ! (photo : Sebastien Langlais)
(photo : Sebastien Langlais)
(photo : Sebastien Langlais)
(photo : Sebastien Langlais)
(photo : Sebastien Langlais)
(photo : Sebastien Langlais)
(photo : Sebastien Langlais)
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Caractéristiques générales

Poids total (constaté) : 395 g
365g de gilet + 30g de sangle sous-cutale
Poids annoncé par le constructeur : 390 g
marque : Anfibio

Prix approximatif : 99 €

Commentaires
jeanpatriceveilhan - 10 mars
Sur le papier, ce gilet me paraissait parfait. Je l'ai donc acheté et en ai été très content... deux ans. Ensuite, il s'est mis à fuir de partout: l'enduction en TPU ne fonctionnait plus, elle était devenue poreuse. A l'immersion, on voyait plein de petite gouttes d'eau se créer très lentement à cent endroits différents. Dans la pratique, il était devenu inutilisable.
Ont-ils changé leur tissu depuis?

D'autre part, je ne partage pas leur choix d'un tissu mesh à l'arrière: le volume des chambres est faible, et la flottaison globalement insuffisante à mon goût (je suis maigre, j'ai tendance à couler, certes!)

Dans le même ordre d'idée, et de poids, on peut se faire soi-même son gilet gonflable à peu de frais: acheter un gilet à 30€, et remplacer les mousses par 4 "poches à vin" (2 de 3 litres sur l'avant, 1 de 5 litres sur l'arrière). Les valves fonctionnent étonnamment bien, conservent l'air très longtemps (des jours!), sont faciles à remplir et à vider. Compter une heure de fabrication... et un peu plus pour boire les 11 litres de vin!
(Bien sûr, ce faisant, on perd l'homologation initiale du gilet)

SebL - 11 mars
Merci pour l'astuce que tu m'avais déjà mentionnée.
Par contre, une fois plié, tu as un gilet avec un volume résiduel significativement plus important que ce gilet Anfibio, non ?

jeanpatriceveilhan - 11 mars
Un peu plus en effet. Un gilet prend approximativement le volume d'une chaussure de trail (je viens de t'envoyer une photo sur ton mail perso où deux gilets sont comparés à une paire de chaussures!), soit un peu plus que le gilet Anfibio (si j'ai bonne mémoire du mien).

Contre (le gilet modifié comme je l'évoque):
— un peu plus volumineux une fois vidé
— moins minimaliste dans sa construction, donc moins "noble"
— à modifier soi-même
Pour:
— moins cher
— chambres à air très facilement remplaçables quand elles finissent par s'user (ça se chiffre en années)
— plus de portance
— donc possibilité de ne le gonfler qu'à 80% et d'avoir ainsi un gilet très souple qui se fait complètement oublier.

Personnellement, je trouve que ces gilets gonflables (quelle que soit la technique utilisée) sont une très bonne chose, quoi qu'en pense le législateur :
faible volume et souplesse > on les emporte avec soi > on les met sur soi > on est sécurisé en cas de bain forcé!
vs
gilet classique > on le trouve trop volumineux > on ne le prend pas parce que "oh, c'est une rivière sans danger" > on a rien pour nous aider quand la rivière sans danger nous a quand même mis à l'eau!

Anthony - 13 mars
Salut à vous deux,
Merci Jean-Patrice pour ton astuce, Seb m'en avait touché un mot suite à votre échange je crois. Je te rejoins totalement sur l'approche du risque : ce genre de gilet, bien que non-homologué, permet de prendre une protection plutôt que rien du tout.

Je reviens sur quelques points.

- je suis étonné que tu rencontres ce souci avec le gilet Anfibio. Mathieu, MUL et packrafteur, qui a contribué au numéro 66 (itinérance en Laponie), m'a confié avoir son gilet depuis 7 ans et sans aucune fuite... alors qu'il s'en sert aussi comme siège. Depuis quand as-tu le tien Jean-Patrice ?

- ton gilet DIY est intéressant à bien des égards. J'y vois toutefois quelques soucis potentiels :
1) Moins "noble" comme tu le dis ;) Nombre de poches à gonfler + manque de praticité (sur le modèle Anfibio on peut régler le gonflage même en pleine nav) + manque de protection des valves, etc.
2) l'exposition des éléments dans le dos : la valve + la poche (presque 50% de ta flottabilité a priori) sont directement placé à des endroits "dangereux" en position tortue retourné (seule position sécu en cas de dessalage). La mousse initiale ne pose pas ce problème.
3) Le poids total ? A combien de grammes parviens-tu ?

Si je devais résumer, je pense que ce bricolage peut être intéressant en lac, mais demeure encore un peu plus limite sur rivière, surtout en raison du point n°2. Qu'en dites-vous ?
Et concernant la portance : j'ai trouvé celle de l'Anfibio tout à fait adaptée, ton retour m'étonne. As-tu comparé avec un gilet de rivière classique ? En quelle taille as-tu pris ton gilet Anfibio ?

Dernière chose : as-tu pensé à le ré-étanchéifier ton gilet ? Je pense que ça marcherait vraiment !
En tout cas, n'hésite pas à m'envoyer des photos de ton bricolage par message, je les partagerai volontiers sur cette fiche.

jeanpatriceveilhan - 16 mars
Anthony :

- je suis étonné que tu rencontres ce souci avec le gilet Anfibio. Mathieu, MUL et packrafteur, qui a contribué au numéro 66 (itinérance en Laponie), m'a confié avoir son gilet depuis 7 ans et sans aucune fuite... alors qu'il s'en sert aussi comme siège. Depuis quand as-tu le tien Jean-Patrice ?

Je l'ai gardé deux ans avant qu'il ne dysfonctionne. Depuis, je l'ai démantelé: pour conserver le zip, effectivement très bien, et les deux valves (de première génération), pour d'autres fabrications.
Après, le fait qu'UN gilet m'ait déçu ne veut pas dire que ce soit de mauvais gilets: peut-être étais-je tombé sur un mauvais numéro, ou qu'Anfibio a vite eu vent de ce problème qui aurait été récurrent, et y aurait remédié par la suite. Ainsi, les gilets actuels sont-ils peut-être très fiables et avec plus de flottaison que les tout premiers modèles (ce qui était le cas du mien). Mais je n'en ai pas racheté car je leur reprochais une flottaison un peu juste à mon goût.

Anthony :

Ton gilet DIY est intéressant à bien des égards. J'y vois toutefois quelques soucis potentiels :
1) Moins "noble" comme tu le dis ;) Nombre de poches à gonfler + manque de praticité (sur le modèle Anfibio on peut régler le gonflage même en pleine nav) + manque de protection des valves, etc.

Les valves de cubi sont incroyablement faciles à manipuler. Dès lors gonfler 4 chambres ou 2 chambres, c'est pareil: ce qui compte, c'est le nombre d'insufflations qui, lui, dépend directement du volume recherché.
Les deux valves frontales permettent d'ajuster pour le devant. Pour ma part, je laissais toujours le dos gonflé aux 2/3.
Les valves ne sont pas protégées: elles peuvent se casser, mais elles ne peuvent fuir accidentellement : la façon dont il faut les tenir pour les vider/remplir est à la fois très facile et trop particulière pour que ça puisse arriver par hasard (on croirait presque une sécurité enfant !!)

Anthony :

2) l'exposition des éléments dans le dos : la valve + la poche (presque 50% de ta flottabilité a priori) sont directement placé à des endroits "dangereux" en position tortue retourné (seule position sécu en cas de dessalage). La mousse initiale ne pose pas ce problème.

Dans ma pratique, je n'ai jamais crevé une poche: ni sur le fond d'une rivière, ni sur le corail quand je surfais de petites vagues à la Réunion et que je me renversais: il faut dire que le tissu (polyamide j'imagine) du gilet est très résistant et protège la chambre.

Anthony :

3) Le poids total ? A combien de grammes parviens-tu ?

L'un fait 550 gr, l'autre 460 gr. Les deux ayant deux poches sur le devant. (Taille L... qui correspond à mon sens plutôt à une taille M)

Anthony :

Dernière chose : as-tu pensé à le ré-étanchéifier ton gilet ? Je pense que ça marcherait vraiment !

Comment ferais-tu? Ca m'intéresse (non pour ce gilet, mais en général).

Je t'envoie un pdf que j'avais réalisé, et qui visait à comparer un gilet modifié vs un gilet classique. Tu peux le publier si tu le souhaites.

Rem: Sébastien, et Anthony, et d'autres: si un trip packraft vous tente, je suis ok pour en faire partie et le co-organiser! J'ai l'impression que nous avons les mêmes ambitions: eau-vive gentillette... avec ou sans VTT.

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