Tour du Golfe du Morbihan

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Le tour du Golfe du Morbihan en passant par les chemins creux, moins emprunté que les véloroutes. Une petite centaine de kilomètres, un peu de route, du chemin étroit, du chemin plus large, et deux tours en bateau :) (le deuxième n'est possible qu'entre avril et septembre je crois, vérifiez avant de partir).
vélo de randonnée / randonnée/trek
Quand : 06/08/19
Durée : 1.5 jours
Distance totale : 90.8km Dénivelées : +236m / -237m
Alti min/max : 23m/40m
Carnet créé par gout lait le 11 août
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Le topo : Section 1 (mise à jour : 11 août)

Distance section : 90.8km Dénivelées section : +236m / -237m
Section Alti min/max : 23m/40m

Description :

Je suis parti de Plougoumelen. La section Plougoumelen -> Crac'h n'est pas la plus sympa quand on aime les chemins. Là il s'agit surtout de route. La suite est une succession de chemins forestiers, sentiers plus ou moins larges, un petit peu de route de campagnes, et surtout, presque toujours vue sur la mer.

Milieu traversé :

Environnement : [plaine, côte, campagne]

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Le compte-rendu : Section 1 (mise à jour : 11 août)

10H30, je quitte la maison pour 2 jours de vélo en solitaire. 2 jours pendant lesquels je vais enfin voir de quoi à l’air le tracé que j’ai bêtement noirci sur une carte. Les premiers tours de roues sont fébriles. Le temps de prendre la mesure du poids chargés dans les sacoches et sur le guidon. Tout va bien, j'ai l'étrange impression de partir loin... vraiment loin, alors que le but de cet itinéraire est de revenir à la maison dès demain. Les kilomètres se suivent sous mes roues, s'enchainent, et j'arrive assez vite à Auray, sur le port de St Goustan plutôt, je le longe et profite de la marée haute pour apprécier le paysage. Vient ensuite une partie de liaison, pas rigolote. Un trajet en lotissement, entre les maisons, les ronds points, des côtes très raides et des descentes trop courtes. Pas rigolo, mais essentiel car il me permet de m'échapper de la ville et de pouvoir rouler jusqu'à Crac'h.
Je profite de la boulangerie du bourg pour prévoir mon déjeuner, et mon dîner (comprenez, sandwich pour le midi et baguette pour le sandwich du soir). je quitte Crac'h par un sentier très agréable, sous les arbres. A partir de ce moment je me dis que c'est vraiment cool de faire du vélo ! Un grand moment de plaisir qui va m'emmener jusqu'à Locmariaquer où m'attend le bateau qui va me faire traverser l'entrée du Golfe du Morbihan.

Le temps de profiter de mon sandwich au soleil, face à la mer, et le bateau arrive. Chargement du vélo, et départ quasi immédiat vers Port Navalo. Un petit quart d’heure plus tard je pose le pied sur le quai d’en face.

Je profite de la vue, lève les yeux et… ça va être dur… 150 mètres de montée se dressent devant moi. A froid, le ventre plein, je ne me déballonne pas. En route, on pousse sur les pédales et on regarde en haut !

Je reprend mon rythme, traverse Arzon par les sentiers et chemins traverse le pont de l’étang de Pen-Castell, sous lequel y est installé une hydrolienne. En y passant à marée descendante, on ressent vraiment une impression de force du courant marin à cet endroit. J’imagine sans mal la vitesse de rotation de la turbine juste sous mes pieds ! Je suis les sentiers, et me sens beaucoup moins seul que sur le début du trajet. En effet, je suis en pleine saison touristique, sur un site très touristique, alors forcément les gens font du vélo. Il y a les voyageurs longue durée, qui rechargent leurs gourdes à la moindre occasion), les voyageurs en CDD (comme moi) qui profitent du paysage, qui roule parfois vite en pilotant entre racines et cailloux, et les voyageurs électriques (souvent beaucoup plus vieux) qui comparent le niveau de leur batterie à chaque arrêt (sachant qu’il faudra rentrer avant le 0%).

A ce moment je m’aperçois que mon itinéraire croise à plusieurs reprises une vélo-route. Ceci expliquant aussi le monde à rouler autour de moi. Je savoure d’autant plus les sentiers en sous-bois que j’emprunte, et qui m’offrent de beaux panoramas.

Sarzeau, j’arrive à la moitié de mon circuit, ce qui veut dire que théoriquement j’aurai moins de kilomètres à faire demain, le plus gros étant derrière moi. Il est tôt, je continue sur un rythme plus tranquille. Je flâne, prends des photos, et commencent à imaginer l’endroit où je vais dormir ce soir.

Je me rapproche de St Armel, un petit bourg très traditionnel, proche de l’île Tascon. Une belle vue sur l’estran, un soleil couchant… Ne manque qu'un petit coin où poser ma tente... Le hasard faisant bien les choses, au détour d’un chemin, je découvre un champs, calme, à l’écart de la population et de la circulation. La seule méfiance qui me vient à ce moment est la marée. Je suis au niveau de la mer, entouré de marécages et de marais salants. Un coefficient maritimes un peu trop élevé risquerai de rendre le terrain trop boueux et dangereux pour y passer la nuit. J’attend… la marée monte, monte, et finalement je suis au sec, C’est donc là après une soixantaine de kilomètres que je vais reposer mes jambes, une belle nuit et un sommeil profond.

Réveillé autour 7 heures, je m’étire, je plie mes affaires. 7H30, le vélo est chargé, je retourne vers l’île Tascon profiter du soleil levant en prenant mon petit déjeuner frugal. Quelques fruits secs, de l’eau… Tout va pour le mieux.

Le temps de me rendre à l’embarcadère de St Armel où m’attend « le Petit Passeur » pour la deuxième traversée, le soleil s’est caché derrière les nuages. Le ciel est couvert, menaçant, cette journée risque d’être différente d’hier.

La (très) courte traversée confirme mes craintes ; Une petite pluie fine voile le ciel. Elle n’a pas durée longtemps mais ce n’était que la mise en bouche !

En descendant du passeur, je reprend ma route, mes chemins, parfois étroits, qui m’emmènent vers Séné, et bientôt la pointe de Rosvelec. Un sentier étroit, des virages aveugles, des ronces, parfois des troncs d’arbres évités de justesse, mais encore une fois beaucoup de plaisir. Même avec un vélo chargé (et des masses bien équilibrés sur le vélo), je roule en pleine confiance sur ce  chemin qui s’ouvre sur le port de Vannes. A ce moment précis, je sais que la suite de l’histoire va être moins drôle. Les averses reviennent, discrètement mais surement, les pistes cyclables citadines remplacent mes sentiers étroits, et les côtes sans fin m’épuisent. Un trop long passage routier vers Arradon, et la pluie (la vraie cette fois, avec les grosses gouttes qui font mal au nez et aux mains) s’abat sur le paysage… Et je suis au milieu de ce paysage ! Pause forcée sur la place de l’église en attendant l’accalmie… 10, 20, 40 minutes s’écoulent. J’ai pris le temps de manger, maintenant il va falloir y aller. Un coin de ciel bleu pointe le bout de son nez et me donne assez de confiance pour repartir.

Je n’ai pas assez savouré les 500 premiers mètres… ces mètres durant lesquels rien n’est tombé du ciel… Puis les mêmes grosses gouttes que tout à l’heure sont revenues, encore et encore, me donnant une nouvelle occupation sur mon vélo. Rechercher les zones sèches au sol ! Ces zones où, à priori, la pluie n’a pas accès, et où je peux donc m’arrêter et souffler. C’est amusant à faire sous une petite pluie, beaucoup moins sous une pluie battante qui, de toutes façons, trempe tout sur son passage. Un providentiel abris de bus m’accueillera quelques dizaines de minutes, avant un dernier effort pour les derniers kilomètres. La boucle est faite, et j’ai l’impression que c’est allé trop vite, trop court…

« Chérie ? On part quand en vélo avec les enfants ? j’ai un truc sympa en tête là ! »
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