Quatre jours, quatre lacs, 160 kilomètres de pistes cyclables et forestières sous la fournaise, entre Allemagne et Belgique.
Fin juin 2026. La canicule, la vraie. Dont on croyait encore qu’elle serait la seule de l’été – quelle naïveté !
Ça sent la fin de l’école, le début des grandes vacances, la promesse des espaces attendus toute l’année.
Ca sent surtout le moment de l’année où on s’évade à vélo avec Nico. Est-ce que deux fois suffisent pour créer un rituel ? Xavier Deutsch écrit que « la vie commence au deuxième verre ». Puisqu’on a déjà roulé quelques jours ensemble l’année passée – sur le front Ouest des Ardennes, le long de la Lesse, de la Semois/Semoy et de la Meuse, déjà sous la canicule -, ce deuxième épisode est donc le début d’une série.
Pour échapper à la fournaise, direction les sommets – haha – de la Belgique.
On va tout de suite mettre les choses au point : on dit « plat pays », mais il n’y a qu’une (petite) moitié qui est plate, essentiellement au nord de ce qu’on appelle ici le « sillon Sambre-et-Meuse », une ligne plus ou moins horizontale formée par la rivière qui file de Charleroi à Namur, puis par le fleuve qui poursuit vers Liège. Au sud de cette frontière naturelle, tout n’est que reliefs, vallons, vallées et même collines. La densité de population chute drastiquement, le volume forestier tout le contraire. Un paradis agro-sylvestre.
Pour les mollets, chacun son camp : au nord les Raymond sur les classiques (surtout flamandes), au sud les bikepackers et VTTistes sur les pistes. On caricature à peine.
Fin juin 2026. La canicule, la vraie. Dont on croyait encore qu’elle serait la seule de l’été – quelle naïveté !
Ça sent la fin de l’école, le début des grandes vacances, la promesse des espaces attendus toute l’année.
Ca sent surtout le moment de l’année où on s’évade à vélo avec Nico. Est-ce que deux fois suffisent pour créer un rituel ? Xavier Deutsch écrit que « la vie commence au deuxième verre ». Puisqu’on a déjà roulé quelques jours ensemble l’année passée – sur le front Ouest des Ardennes, le long de la Lesse, de la Semois/Semoy et de la Meuse, déjà sous la canicule -, ce deuxième épisode est donc le début d’une série.
Pour échapper à la fournaise, direction les sommets – haha – de la Belgique.
On va tout de suite mettre les choses au point : on dit « plat pays », mais il n’y a qu’une (petite) moitié qui est plate, essentiellement au nord de ce qu’on appelle ici le « sillon Sambre-et-Meuse », une ligne plus ou moins horizontale formée par la rivière qui file de Charleroi à Namur, puis par le fleuve qui poursuit vers Liège. Au sud de cette frontière naturelle, tout n’est que reliefs, vallons, vallées et même collines. La densité de population chute drastiquement, le volume forestier tout le contraire. Un paradis agro-sylvestre.
Pour les mollets, chacun son camp : au nord les Raymond sur les classiques (surtout flamandes), au sud les bikepackers et VTTistes sur les pistes. On caricature à peine.
Activité :
vélo de randonnée
Statut :
réalisé
Distance :
156km
DATE :
27/06/2026
Durée :
4 jours
Dénivelées :
+1289m
/ -1227m
Alti min/max :
290m/687m
Mobilité douce
Réalisé en utilisant transports en commun (train, bus, bateau...)
C'est possible (ou réalisé) en
train
Précisions :
La gare d’Eupen est accessible en 39 minutes depuis celle de Liège, connectée à toutes les gares principales de Belgique.
Mise à jour section : 26 sept.
37.5km
+317m
/ -382m
290m/550m
Réveil en fanfare aviaire. Le soleil inonde la canopée, le sous-bois est déjà en pleine activité.
La météo a promis la journée la plus chaude du périple, le plan est donc de s’arrêter pour un long temps de midi au bord d’un lac.
Arrêt petit-déj après quelques kilomètres, un café, un thé et un schnitzel, ça repart à bloc. On descend à travers bois jusqu’au Rursee, plus grande étendue d’eau de l’Eifel, cette prolongation teutonne de l’Ardenne.
Le lac a tout de l’image d’Epinal : c’est calme, des voiliers partout, un chemin qui sinue entre l’eau et la forêt… On voulait de l’air, on l’a trouvé. L’eau est fraîche à souhait.
Deux wursts, quelques longueurs à la nage et une sieste plus tard, on remonte la Rour en fin d’après-midi. C’est toujours aussi calme, bucolique et champêtre. La trace serpente sur une vingtaine de kilomètres au bord de l’eau, l’orage gronde au loin mais nous épargne, ça sent bon la mûre sauvage et la résine… Comme une impression que le temps s’est arrêté.
Parce qu’il est encore un peu trop tôt pour s’installer au biergarten repéré depuis des semaines, on s’offre une trempette dans la rivière à l’ombre des arbres. Choc thermique, réconfort, course-poursuite après une tong volage (on a gagné), et nous voilà fins prêts et surtout plus présentables pour nous installer en terrasse.
Schnitzel, épisode 2, et un accueil tellement gentil qu’on en oublie le temps qui passe. Après la fermeture de l’auberge, on repart à la frontale le long de la rivière, quelques kilomètres plus haut pour trouver un bivouac au calme – sinon le bruit de l’eau qui coule…
La météo a promis la journée la plus chaude du périple, le plan est donc de s’arrêter pour un long temps de midi au bord d’un lac.
Arrêt petit-déj après quelques kilomètres, un café, un thé et un schnitzel, ça repart à bloc. On descend à travers bois jusqu’au Rursee, plus grande étendue d’eau de l’Eifel, cette prolongation teutonne de l’Ardenne.
Le lac a tout de l’image d’Epinal : c’est calme, des voiliers partout, un chemin qui sinue entre l’eau et la forêt… On voulait de l’air, on l’a trouvé. L’eau est fraîche à souhait.
Deux wursts, quelques longueurs à la nage et une sieste plus tard, on remonte la Rour en fin d’après-midi. C’est toujours aussi calme, bucolique et champêtre. La trace serpente sur une vingtaine de kilomètres au bord de l’eau, l’orage gronde au loin mais nous épargne, ça sent bon la mûre sauvage et la résine… Comme une impression que le temps s’est arrêté.
Parce qu’il est encore un peu trop tôt pour s’installer au biergarten repéré depuis des semaines, on s’offre une trempette dans la rivière à l’ombre des arbres. Choc thermique, réconfort, course-poursuite après une tong volage (on a gagné), et nous voilà fins prêts et surtout plus présentables pour nous installer en terrasse.
Schnitzel, épisode 2, et un accueil tellement gentil qu’on en oublie le temps qui passe. Après la fermeture de l’auberge, on repart à la frontale le long de la rivière, quelques kilomètres plus haut pour trouver un bivouac au calme – sinon le bruit de l’eau qui coule…

Dimanche 28 juin