Haute Route Gravel Bikepacking autour du Viso

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Montagnard polyvalent je suis un fervent pratiquant de Gravel Bikepacking. En effet j’y retrouve l’essence et les vibrations des disciplines traditionnelles de montagne mêlées à cette facilité de déplacement rapide dont je suis friand. Je vous propose de me suivre dans ma dernière aventure sur le Viso Gravel Tour
vélo de randonnée
Quand : 18/08/20
Durée : 5 jours
Carnet créé par Speedmountaineer le 05 oct.
S'y rendre de manière douce : C'est possible en train
Précisions : Arrivée Départ depuis la Gare de Briancon accessible directement depuis Paris.
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Le topo : Section 1 (mise à jour : 05 oct.)


Milieu traversé :

Environnement : [montagne, haute montagne] Biotope : [minéral, aride, forêt]

Le compte-rendu : Section 1 (mise à jour : 05 oct.)


En tant que montagnard polyvalent je suis un fervent pratiquant de cette activité appelée Gravel Bikepacking. En effet j’y retrouve l’essence et les vibrations des disciplines traditionnelles de montagne mêlées à cette facilité de déplacement rapide dont je suis friand.
En 2018, c’est lors d’un échange avec d'autres passionnés que naissait logiquement l’idée de créer un voyage merveilleux au pays du Mont Viso en version gravel.
2019 était une année de reconnaissance d’abord sur cartes topographiques puis sur le terrain avec des vacances passées dans le Piémont. C’est depuis cette date que nous avons pris conscience du potentiel gravelistique de ce tracé transfrontalier. Énorme ! Comme l’ampleur du tracé. En effet l’idée de tracer autour du Mont Viso est géniale, par contre, elle implique une boucle « conséquente ». Le premier tracé après tout ce travail réalisé en amont fait état de 625kms et 25000m d+. Un beau chantier de bikepacking Gravel.
Pour valider ce travail et proposer l’aventure a tous, il fallait se lancer dans une édition 0, une dernière reco en se mettant en conditions réelles d’autonomie.
Ne restait plus qu’à trouver une date entre: enneigement encore bien présent covid-19 et mes autres aventures. (Ultra tour du Queyras en trail, Grand Trail de Serre Poncon, Tentative de record du GR54, Race Across France 2020).
Au final les évènements ont choisi pour moi. RIP la RAF 2020, Arnaud Manzanini ne m’en voudra pas trop j’espère, mais j’avais besoin d’avancer dans la naissance de ce projet. Les préparatifs L’idée d’une édition 0 c’est bien mais dans quelle configuration? A cette époque de l’année malheureusement, les calendriers des uns et des autres sont déjà bien remplis et rapidement je me rends à l’évidence que les invitations envoyées demeurent sans réponse. Et soyons honnête… pour un tel chantier c’est peut-être mieux de n’avoir que sa propre personne à gérer. Ce sera donc seul et en mode self-supported que je me lancerai dans cette ultime reconnaissance édition 0. Départ le mardi 18 aout 2020 pour au minimum 625 kms et 25000m d+ si près mais si loin… Toute la beauté de l’aventure zero carbone… Amplifiée par l’inconnu de la découverte terrain de ce parcours. L’objectif est de réaliser ce parcours transfrontalier en 5 jours. Quelques étapes mythiques au ratio dénivelé/kilometrage effrayant m’attendent et ce, avec des temps de sommeil restreints… L’Aventure est en marche.
Le bike et son set-up
Specialized Diverge Carbon monoplateau de 40 et k7 11vitesses => 50 dents
Roues tubeless 27.5 pneus Pathfinder Specialized
Equipement bikepacking ++
Et un moyeu avant dynamo jumelé à un convertisseur de charge sinewave evolution.
Le Matos de bivouac
1 bâche
1 micro duvet
1 couverture de survie “sursac”
1 matelas auto gonflant Thermarest
1 hamac Amazonas Ultralight
Vêtements et changes
2 tenues courtes (dont 1 sur moi) “Team Cyclosportissimo” bien sûr!
1 tenue longue “Team Cyclosportissimo” bien sûr!
1 gore tex 3 couches Mammut
1 paire de chaussures légères
1 paire de gants légers
1 paire de gants plus chauds
Ravitaillement et rations de course
Depuis que je ne cours plus, il est de rigueur de fonctionner aux lipides… Je n’ai jamais eu de défaillance depuis, on ne change rien donc pour ce chantier : Charcuterie et fromages italiens achetés au gré du parcours…. et oui, je l’avoue, 5 gels overstim’s (1 par jour).
L’étape 1… Mise en bouche de 5400m d+ – 145kms
A l’instar du parcours des 7 Majeurs, il est autorisé de prendre le départ d’où on le souhaite sur cette boucle de plus de 600 kilomètres. (Pour l’instant, le parcours proposé ne peut s’effectuer que dans le sens horaire car à la différence du vélo de route, ce type d’aventure nécessite à une appréciation précise du niveau technique en montée comme en descente).
Donc en tant que Brianconnais, je prends le départ depuis l’un des accès « ferroviaire » depuis Paris, Lyon, Marseille, Grenoble (terminus de la ligne Paris Briancon, très pratique!)
Chargé, mon Diverge réagit très bien, malgré un PTAC de (75kg+25kg)=100kg, j’attaque en direction de l’izoard au coeur du patrimoine des forteresses Vauban, pour aller chercher la première difficulté du jour: la route militaire des Gondrans qui donne le ton côté panoramas et aventure.
Sans se mettre dans le rouge, c’est un échauffement parfait qui nous hisse de 1200m à Briançon jusqu’au col des Gondrans à 2363m avant de basculer sur les pistes de Montgenèvre toujours sur de magnifiques traces Gravel. (+1163m).
Arrivé à Montgenèvre, nos amis golfeurs vous demandent de ne pas traverser leur terrain de jeu avec nos tétines et nos sacoches 🙂 du coup, il faut traverser par l’esplanade terrassée en bois, très confortable au demeurant! Nous allons bientôt quitter le territoire national pour plonger chez nos amis transalpins mais avant cela un petit café sur l’une des nombreuses terrasses de la station est vivement conseillé… La journée va être longue!
Pause café gravel à Montgenevre
Après cette petite pause café il faut poursuivre vers Clavière en franchissant le poste frontière de Montgenèvre. Rien à déclarer messieurs les douaniers!
Je prends alors la direction du front de neige (sans neige en cette mi aout évidemment) de la station de Clavière qui appartient au regroupement des stations frontalières de la Via lattea. La piste poussiéreuse mais très large nous emmène alors vers vers Sagna Longa à 2040m pour 400m d+ supplémentaires. la forêt de melezes y est magnifique avant d’enchainer sur la descente pour Cesana Torinese ou je retrouve l’asphalte en direction d’un nom qui parle dans le cyclisme sur route: Sestrieres. Le tracé du Viso Gravel Tour rejoint cette station par le Sauze di cesana, moins fréquenté que la SS23 (+700m).
Sestrières c’est un point d’eau stratégique avant la suite des événements… déja 2250m d+ et la suite est tres graveleuse et peu dotée en fontaines, donc une pause hydratation à la fontaine du centre ville n’est pas accessoire.
A la sortie de Sestrières, on enchaine sur une magnifique section piste très connue des adeptes d’aventures poussiereuses transalpines. En effet, par le Colle Basset, je débute la réputée Strada della Assietta, piste centenaire qui permet de traverser quasiment « sur le fil » un merveilleux enchainement de cols entre 2400m et 2600m. Une magnifique Haute Route dont le seul reproche pourrait être une surfréquentation en fonction des jours. Cependant le cadre est somptueux les points de vue magiques. Colle Basset – Monte Triplex – Rocca Nera – Colle Bourget – Colle Costa Piana – Monte Genevris – Colle Blegier – Colle Lauson – Lago dell’Assietta – Colle dell’Assietta – pour rejoindre la route du Colle Finestre qu’il ne faut pas garder très longtemps avant de poursuivre cette traversée magique.
Bon OK la traversée est magique mais le tempo est soutenu, cette étape est la plus « facile » et l’horloge tourne vite… Je decide donc de limiter les pauses pour ne pas prendre du retard des le premier jour de ce périple. Une pause rapide avant de redescendre sur Usseaux et Perosa Argentina où je ferai un réassort en charcuterie et fromage de pays. J’arrive à Perosa Argentina assez tot: 15h30, youpi, j’ai le temps de grimper le colle Lazzarà (+1000m) et ainsi projeter mon bivouac un peu plus loin… Ce sera une poignée de kilometres gagnés sur les étapes suivantes.
Le bivouac permet de faire le point sur le tracé de cette première section… Magnifique et grosse satisfaction 145kms et 5400m positifs dans un cadre aussi somptueux que varié, je ne toucherai pas au tracé de cette section.
Etape 2 Pramolo – Sampeyre…. A travers le Piémont sauvage Alta Val Chisone – Val Pellice Valle Po – Vallone di Gilba – Valle Varaita
Quelle beauté ce Piemont… Une pure sauvagerie qui va prendre encore plus de beauté à mes yeux quand je constaterai qu’une bonne partie de cette section va devoir subir un lifting intégral!
Sur le papier 110kms et 5600m à franchir les vallées profondes avec une succession d’ascensions de 1000m-1200m d+. Sur le papier aussi, tout cela parait difficile mais direct…. Sauf que ca ne le sera pas longtemps.
Départ matinal (5h) du bivouac en direction du Colle Vaccera qui passe plutôt bien, un magnifique col Gravel pour un bon échauffement de 700m d+ et assister au levé de soleil sur la plaine de Pinerolo. Direction Torre Pellice et Pian Pra pour enchainer sur Rora ou les choses vont rapidement se compliquer. La piste se transformant après 15kms en une immense carrière d’exploitation, devenue interdite d’accès. Sur le papier rien n’est mentionné à ce sujet là. Bien dommage car cette section promettait de belles choses et il me faudra sillonner en allers retours tout ce haut val pellice pour trouver une alternative aussi sympa…. Et sincerement, elle le sera! Montée sur le village typique et magnifique de Montoso sur une petite route asphaltée de toute beauté. Puis direction Bric Brusella, Bric Infernotto, Bric Castelletto, Bossa Bric S. Giavel et enfin Paesana où une pause salvatrice s’impose! La matinée a été rude et les conditions de progression compliquées. mais cette zone explorée permet d’offrir, moyennant quelques effots bien sûr, un cheminement une nouvelle fois dépaysant…
La rapide restauration absorbée, je garde le rythme et après la prise de renseignements auprès de la population piémontaise, une section de 25kms totalement ravagée par de récents orages doit être rayée de ce Tour… au profit d’une section asphaltée peu fréquentée entre Paesana et Sanfront où nous attend l’ascension difficile de Colle di Gilba puis Colle del preit avant de rejoindre Sampeyre. Sampeyre, point de ralliement avec les 7 Majeurs!
Le Colle di Gilba commence par une ascension très agréable en pur gravel Strade Bianche. Très confortable jusqu’au lieu dit « Pasturel », la piste prend une toute autre tournure pour devenir trialisante sur 1.5 kms. Le cadre est une nouvelle fois somptueux mais la moyenne chute pour raison de poussage obligatoire! Mais cela fait partie de l’aventure et plus tard, la piste redevient accessible pour enfin déboucher au Colle di Gilba. Lenchainement est plus accessible jusqu’à col del prete qui surplomble Sampeyre. Cette étape reconnue, je décide de stopper pour un bivouac improvisé dans la descente sur Sampeyre. Il est 22h et j’ai laissé quelques plumes dans ces 17h de vélo pas toujours très faciles! bref je boucle la journée sur 130kms et 6800m d+. Je suis presque soulagé de retrouver le parcours des 7 Majeurs… C’est dire le niveau de ce premier 1/3 du parcours… Mais sa beauté vous laissera sans voix…
Etape 3 Sampeyre – Isola 2000… Douleur et Beauté
Départ 5h du matin du bivouac sur les hauteurs de Sampeyre et petit dejeuner à Sampeyre à la jonction avec les 7 Majeurs! La journée s’annonce moins dure que la précédente mais toujours à « saute vallées » donc il y a tout de même un beau programme: 5400 m d+ en prévision pour 130kms. Aujourd’hui, pas de problème de cheminement ni de navigation. 50% du parcours est commun aux 7 Majeurs et le reste a été repéré en 2019. L’entame par le Sampeyre est facile… Malgré la charge, tout passe bien, j’irai même cherché un temps plus qu’honorable dans l’ascension routière de ce col. Arrivé au sommet, inutile de préciser: un brouillard épais nous attend et le panorama sur notre Viso adoré est totalement bouché, comme bien souvent. Inutile de trop trainer non plus mais enfiler la gore tex et déguster une petite friandise permet de maintenir le corps à bonne température.
La descente technique mais plaisante s’effectue par une piste en terre qui envoie sur les gorges d’Elva et sa fameuse Route de la mort… Je descends plutot rapidement. Cette route a subi des eboulements et est déconseillée à la circulation, mais en Gravel ou en vélo de route tout est ok ça passe! Il faut slalomer et avoir un bon éclairage pour passer les Galerias.
Mon tracé rejoint la departementale au niveau du Parc Aventure juste avant Ponte Marmora en longeant le Rio Maggiore. Comme pour les 7 majeurs, je vous invite à tourner à gauche pour enchainer sur la montée vers Marmora (route identique au col d’Esischie). Mais il faut ensuite tourner vers le col del Preit via Canosio.
Une ascension de 14 kms avec de beaux pourcentages souvent à 14% et des pointes à 17. C’est le ticket d’entrée pour atteindre l’Altopiano de Gardetta, un des points d’orgue de ce périple.
Arrivé au sommet, quelques photos de l’exterieur de ce magnifique espace minéral s’imposent!
Alors que je reprends ma route, je tente le passage de la barrière d’accès à l’altiplano mais, une de mes sacoches de fourche accroche la chicane. Je chute lourdement sur le côté et je me rends compte rapidement que ce ne sera pas bénin. Malgré tout, je ne peux rester là au milieu de mon périple et avec les muscles encore chauds, je reprends le cheminement. Quelques difficultés à respirer mais j’avance.
Ce Little Peru possède des faux airs de Pérou (d’où son surnom) et est quadrillé par des pistes solides, rocailleuses. L’impression d’espace y est grandiose! On découvre un lieu très minéral dans cette ambiance de création du monde. Les marmottes y sont légions. La piste où je vous emmène vous fait faire le tour complet de cet espace: le paradis pour graveleux alpin. Cette beauté donne du baume au coeur et atténue (un peu) ma sensation de douleur. Dans la pratique c’est handicapant pour tenir un rythme correct. A l’extrémité sud ouest du plateau, je bifurque pour aller chercher le col de Salsa Blancias et emprunter une superbe piste qui me conduira dans le Valle Stura, plus précisément à Pietraporzio.
La descente sur cette piste relativement technique est longue et la douleur bien présente, heureusement que le cadre est toujours aussi somptueux. Cependant j’aurai bien besoin d’un bon ravito avant d’attaquer le col de la lombarde et plonger sur Isola. Je décide donc de faire un crochet par Vinadio pour me restaurer correctement. La dernière difficulté du jour est abordée en milieu d’apres midi. Pour ne pas trop souffrir je monte tempo pour rejoindre, à mi pente de la Lombarde, la piste en terre qui ramène sous le col. La fatigue aidant, je chute à nouveau dans une épingle… Galère et souffrance. J’arrive au col à la tombée de la nuit. Encore 6500m ce troisieme jour.
Le choix du bivouac de ce soir est primordial et je trouve une plateforme adéquate. Mais la nuit sera de courte durée. Impossible de fermer l’œil avec cette douleur aux lombaires. Du coup à 2h du matin, je replis camp et je prends la route pour une nouvelle étape bien musclée.
Etape 4 et Etape 5 …. Isola – Guillestre puis Guillestre Briançon…. Changement de décor pour un combat contre la douleur.
Levée du camp douloureuse ce « matin » (2h), le dos est bloqué et il lui faudra bien 1 antalgique avec 15 minutes de « tentatives d’assouplissement » puis 1h à rouler pour ressentir un brin d’amélioration. Mais le menu est coton aujourd’hui encore…. Col d’Annelle – Col de la Moutiere – Col du Parpaillon – Col de La Coche – Col de Valbelle – Vars – Guillestre.
La première difficulté du jour (Col d’Annelle) n’avait pas été repérée en 2019 mais mon appréhension se confirme, des pourcentages importants et quelques épingles à pousser. Ce col sauvage permet de couper directement entre St Etienne de Tinée et St Dalmas le Selvage. Quand on est en forme c’est magnifique, mais aujourd’hui je vais souffrir et cela m’obligera à pousser au lieu de tenter de passer sur la selle. J’approche les 500 kms et plus de 20000m d+ de gravel dur, vu mon état je n’ai pas d’autres options.
Je retrouve l’asphalte à St Dalmas et la variante de la bonette: Col de la Moutiere se passe bien: une montée avec certes des pourcentages importants à la fin mais tout en bon asphalte. J’entame la descente technique sur Bayasse et je prends garde a ne pas tomber à nouveau. Content de retrouver la route du col de la cayolle dans le sens de la descente pour rejoindre Barcelonnette puis Jausiers La condamine ou je me restaure avant de « m’envoyer » le réputé Col du Parpaillon… Aujourd’hui je serai moins à l’aise que lors des recos. Pas grave, le paysage Ubayen m’aide à supporter la douleur. Ceux qui connaissent ce col savent que c’est une belle piste…à 4×4! Il faut parfois user de techniques vtt pour passer mais en serrant les dents… ça passe. La descente sur la Chalp de Crevoux est plus facile, je la connais bien et j’enchaine vite la seconde partie de journée sur des pistes plus graveleuses… Col de la Coche, Valbelle, les crêtes de la station de Risoul puis la jonction pour Vars sont un enchantement.
Guillestre je bivouaque près du Guil et j’en profite pour une baignade et un brin de toilette bien mérités.
La nuit est un peu plus calme que la précédente, du coup je m’autorise une grasse matinée jusqu’a… 5h! Départ pour St Clément sur Durance et dès la première montée: Les casses, les douleurs reviennent. Je rentre dans le Pays des Ecrins lors de mon arrivée à Champcella, cette dernière étape est plus courte, à la maison donc j’absorbe un peu plus le ratio difficulté + douleur. Reconnu en septembre 2018 avec Patrick, cette section m’emmène à Freissinieres, Puy Saint Vincent, Bouchier puis C’est l’arrivée à Briançon de ce périple. Les mots me manquent pour décrire cette aventure. Avec le temps, tout sera plus facile à écrire et à décrire. Mais à l’arrivée, comme un sentiment d’accomplissement m’envahit 2 ans de repérages, des soirées sur les cartes et sur les logiciels de tracer, 685 kms et 28370m d+ plus loin, me voilà finisher de cette aventure sauvage et douloureuse… Maintenant je vais pouvoir déclarer ouvert ce parcours permanent du Viso Gravel Tour et enfin peaufiner cette trace qui m’a tant fait rêver et souffrir.
Le lendemain une radio me confirmera mes craintes: trait de fracture sur la vertèbre lombaire L1 et un magnifique tassement intervertébral…
Le retour à la maison est une énorme satisfaction d’accomplissement : enfin pouvoir proposer, à tous, une itinérance gravel à travers les Alpes frontalières. Le descriptif précis et la trace gpx seront prochainement diffusés largement car le partage est finalement le but ultime de ce périple.
Bonnes aventures à tous… zero carbone !
 
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Commentaires
share posté le 11 oct.

Kajak
294 messages
bravo!.
faire plusieurs journées d'affilée avec des D+ de 6500 faut tenir la forme (et en plus avec blessure a la colonne).
je suppose que tu pratiques le gravel régulièrement, mais je suis impressionné.
bonnes balades

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