L'utilisation des tarps en milieu difficile

par erwan dans Voyager léger 02 févr. 2014 mis à jour 04 févr. 2014 9958 lecteurs Soyez le premier à commenter (partager)

Trucs & astuces pour camper léger...

Texte et photos : Mad des forums de « Carnets d'Aventures », « Randonner Léger » et « Vie Sauvage et Survie » et autres contributeurs précisés sur les photos
www.randonner-leger.org
www.davidmanise.com
Article publié dans Carnets d'Aventures n°29

Après le vent et la neige (Eraz)Loin des solutions de survie, l'abri ultraléger qu'est le tarp est un parfait moyen pour dormir au plus près de la nature en allégeant considérablement le poids du sac. Mad nous encourage à en maîtriser les quelques techniques pour l'utiliser ensuite dans presque tous types de conditions climatiques. Tous aux abris !

Après le vent et la neige (Eraz)

Dans la liste de matériel du voyageur nature, l’abri occupe une place très importante, tant par son caractère essentiel que par son poids, son volume et son prix. Une démarche d’allègement conduit naturellement à envisager l’utilisation d’une « tarp » - c’est-à-dire d’une bâche - dont les avantages sont évidents : légèreté, polyvalence et ouverture sur la nature. Avant d’aller plus loin, il est indispensable de rappeler qu'il s'agit d'un type d'abri où le matériel n’est rien sans l’expérience, et qu’un utilisateur aguerri pourra bivouaquer en toute sécurité avec une tarp alors que dans les mêmes conditions et avec le même matériel, un novice pourrait se trouver en danger.
Les articles suivants vous expliqueront les différents montages possibles avec une Tarp :

  • Dans la chronique MUL du Carnets d’Aventures n° 7 un article de Kai Taimsalu (« Kai », puis « Kian » sur le forum de Randonner Léger), où l’auteur décrivait les différents montages classiques, montage en appentis ou « lean-to », montage en tunnel ou en canadienne, montage « diagonal ».
  • On peut aussi télécharger gratuitement sur le Web le « Petit Traité sur l’usage d’une tarp » écrit par Pierre Dumay (« Peyo » sur Randonner Léger), qui montre encore d’autres possibilités : montage en A (comme la canadienne, mais avec les bords bien dégagés du sol pour une meilleure aération), montage en demi-tipi, montage trappeur etc. et qui donne d’excellents conseils de montage et d’utilisation des tarps (lien [1]).
  • Le wiki de Vie Sauvage et Survie (lien [2]) est également très intéressant.

Dans cette chronique, nous ne reviendrons donc pas en détail sur les montages, mais nous allons essayer de déterminer les limites d’utilisation de ce type d’abri (les pseudos dans la légende des photos sont ceux de l’utilisateur de l’abri montré – par défaut, c’est « Mad »). Suivant la latitude, les limites extrêmes d’utilisation peuvent venir de facteurs très différents.

Les déserts chauds

Là, les vents de sable et la chaleur seront les principaux agresseurs. Une tarp pourra protéger du soleil aux moments les plus chauds de la journée – il faudra alors la monter en A ou en lean-to (photo 3), et une couleur très claire, voire une face aluminisée en face extérieure, sera un gros plus. Les couvertures de survie avec trame et œillets aux coins sont très pratiques. Dans le désert, il n’y a en général pas de branches disponibles, il faut donc avoir des mâts ou des bâtons de marche. Des sardines assez larges sont aussi utiles, car des sardines en fil titane n’ont pas une très bonne tenue dans le sable. La tarp sera aussi efficace la nuit, pour ne pas avoir froid : un lean-to ou un tunnel bien près du sol, avec la face aluminisée à l’intérieur dans ce cas, optimisera son efficacité. En cas de vent de sable, on cherchera à faire un tipi fermé, ou même un montage en poulpe (mât central assez bas, et les quatre côtés plaqués au sol voir les photos dans le lien [2]), et malgré tout, un chèche sur le visage sera indispensable pour ne pas respirer du sable.
Je pense qu’en région désertique, dans la plupart des cas, et sauf si l’itinérance est très réduite, la tarp est une meilleure solution que la tente. Si un tapis de sol est nécessaire, on pourra utiliser une couverture de survie, ou bien un rectangle de plastique léger et résistant, par exemple en polycree ou en Tyvek¹.

La jungle

Les ennemis seront l’humidité et les pluies très violentes, ainsi que les insectes volants (moustiques, mouches hématophages) ou non (fourmis), les rampants (scorpions, araignées, scolopendre, serpents), et en certains endroits les sangsues de forêt, qui sont à mon avis les plus déplaisantes… J’ai déjà évoqué ce type de conditions dans la chronique MUL du CA 28 et ma conclusion est claire : la tarp sera utilisée pour protéger un hamac (photo 1), le couchage au sol ne devant être qu’une solution de dernier recours.

Photo 1 : hamac et tarp en Guyane (ChP)
Photo 1 : hamac et tarp en Guyane (ChP)

Les pays tempérés

Le froid, le vent et la pluie peuvent dissuader certains randonneurs débutants, mais une ou deux nuits passées sous tarp avec des pratiquants expérimentés dissiperont chez la plupart des gens ces appréhensions, et les avantages seront vite évidents : outre la légèreté, la rapidité de mise en œuvre (une fois un peu d’expérience acquise, monter une tarp va très vite), on appréciera surtout la qualité du contact avec la nature, sans cette barrière qu’est la tente fermée. La plupart du temps, avec une tarp suffisamment grande (2,5 x 3m ou 3 x 3m pour deux personnes : voir photo 2), le sursac n’est pas indispensable, un rectangle de plastique solide (polycree¹, Tyvek¹, etc.), ou une couverture de survie, voire un grand sac-poubelle ouvert, fera un tapis de sol si l’on veut éviter de se salir ou de salir son matériel.

Photo 2 : demi-tipi par beau temps
Photo 2 : demi-tipi par beau temps

Avec un poncho tarp ou une micro-tarp (certains se contentent d’une tarp d’un mètre sur deux !), on ne restera sec en cas de pluie importante que si l’on combine tarp et sursac (photo 3).

Photo 3 : poncho en lean-to en hiver
Photo 3 : poncho en lean-to en hiver

On peut noter quand même qu’il existe un poncho-tarp spécialisé (la Gatewood Cape de Six Moons Design : photo 4) qui se ferme complètement, et avec lequel le sursac n’est indispensable que par vraiment très mauvais temps.

Photo 4 : poncho-tarp “Gatewood”
Photo 4 : poncho-tarp “Gatewood

Une autre technique est d’utiliser un poncho pour fermer une tarp montée en demi-tipi (photo 5).

Photo 5 : tarp plus poncho (peyo)
Photo 5 : tarp plus poncho (Peyo)

Dans les pays tempérés, comme dans des pays plus froids (Islande, Canada) ou plus chauds (Sahel, Inde du Sud), les insectes peuvent poser un problème sérieux : un « nest », ou tente intérieure en moustiquaire, est une réponse possible, mais on sort un peu du sujet et l’on se rapproche de la tente classique. Une autre piste est d’avoir une tarp avec une porte qui se ferme et des bavettes (aussi appelées « toiles à pourrir » : ce sont des bandes de tissu en contact avec le sol) en moustiquaire : un tel objet a été développé et produit à quelques exemplaires - c’était la Taranis conçue par Peyo (photo 6), et commercialisée naguère par Arklight Design.

Photo 6 : Taranis en Tasmanie
Photo 6 : Taranis en Tasmanie

Il est dommage qu’elle ne soit plus disponible, car avec quelques petites modifications (entre autres des attaches supplémentaires permettant de donner du volume au fond), c’est à mon avis et à celui de Vé, qui m’accompagne depuis fort longtemps :-), l’un des abris les plus polyvalents qui soient. Le problème des insectes volants est quasiment résolu, et seuls quelques rampants peuvent encore poser problème : je ne l’utiliserais pas là où il y a des sangsues de forêt. Pour la petite histoire, la nuit où la photo a été prise, un wallaby s’est faufilé sous la bavette et s’est installé sur mes pieds, et il a été plus que difficile de l’expulser !

En montagne et dans les pays froids

Les agresseurs seront le froid, le vent et la neige. Avec un vent raisonnable et stable en direction, et un froid modéré, on peut garder un montage en demi-tipi (photo 7), voire en appentis.

Photo 7 : demi-tipi dans le Vercors (Scal)
Photo 7 : demi-tipi dans le Vercors (Scal)

L’ancrage ne peut plus être fait sur des sardines, il faut utiliser des cornières à neige (de larges et longues broches en aluminium), des ancres à neige (sacs en toile ou en plastique remplis de neige et mis dans des trous que l’on recouvre de neige tassée : photo 8), ou encore les skis. Il faut aussi pelleter de la neige sur les côtés fermés, afin de bien plaquer la toile au sol et ne pas laisser de brèche.

Photo 8 : ancres à neige (Scal)
Photo 8 : ancres à neige (Scal)

En cas de tempête de neige il sera indispensable d’assurer une certaine étanchéité : un demi-tipi dans lequel le mât n’est pas en bordure de tarp peut se fermer à peu près correctement : la photo 9 montre un tel montage au Spitzberg – notez que la toile est serrée sur le mât (un bâton de ski) par une cordelette afin d’éviter tout glissement.

Photo 9 : demi-tipi  « fermant » au Spitzberg (Eraz)
Photo 9 : demi-tipi « fermant » au Spitzberg (Eraz)

On voit bien, comme indiqué plus haut, que de la neige a été pelletée sur les côtés pour bien plaquer la toile et empêcher le vent de s’infiltrer. La photo 10 montre le même montage après une nuit plutôt rude : de la neige s’est accumulée sur le flanc au vent, mais sans pénétrer… On signalera que la tarp utilisée, qui mesure 3 x 3 mètres, a été réalisée par Pierre Chauveau (« ChP » des forums Randonner Léger et Carnets d’Aventures) et était prévue comme tarp pour hamac – c’est d’ailleurs celle-là même qui est aussi montrée sur la photo 1 : vous faut-il encore une autre preuve de la polyvalence des tarps :-) ?

Plus les conditions sont mauvaises (vent, neige), plus les pans subiront les efforts du vent et de l’accumulation de neige – on peut être amené à abaisser le mât central pour diminuer la prise au vent. Il y a d’ailleurs un autre montage que le demi-tipi qui peut encaisser du vraiment très mauvais temps : c’est le montage « en poulpe » évoqué plus haut, avec un mât central assez bas et les quatre côtés bloqués par de la neige. Comme il est impossible de fermer le quatrième côté de l’extérieur et d’entrer ensuite, on bloquera de l’intérieur le côté sous le vent, en laissant une petite aération réglable afin de ne pas s’asphyxier (surtout si l’on utilise un réchaud !).
Par températures très négatives, un tapis de sol n’est pas absolument indispensable. Mais je trouve que c’est quand même bien utile, car cela réduit le risque de mouiller le duvet et les vêtements, ainsi que le risque de perdre de petits objets. Les couvertures de survie « ripstop » bicolores, quoiqu’un peu plus lourdes que d’autres modèles, donnent toute satisfaction.
Il est par contre souhaitable que le tapis de sol ne couvre pas toute la surface intérieure. En effet, on sera souvent amené à utiliser le réchaud à l’intérieur de la tente, et pour des raisons évidentes de sécurité, il vaut mieux ne pas le placer sur une surface combustible. Creuser une fosse dans la neige pour mettre le réchaud est une solution efficace, la fosse faisant coupe-vent, et éloignant les flammes de la tarp (photo 10).

Photo 10 : coin cuisine dans une fosse : efficace, mais buée assurée !
Photo 10 : coin cuisine dans une fosse : efficace, mais buée assurée !

Quel modèle choisir ?

Pour quelqu’un qui randonne seul et uniquement dan-s des conditions tempérées, un poncho tarp ou une tarp minimaliste (1,5 x 2,8m par exemple) est une solution acceptable, en sachant qu’un sursac sera indispensable dès que le régime de pluie dépassera le gentil crachin ou la rosée matinale. Une tarp de 2,5 x 3m abritera deux personnes en 3 saisons, et est utilisable en bâche de hamac si les pluies ne sont pas torrentielles, mais elle sera trop juste pour des conditions hivernales extrêmes. Je pense qu’une tarp de 3 x 3m a une polyvalence maximale, et si je devais n’en garder qu’une, c’est cette taille que je choisirais sans hésiter.
On trouve de très bonnes tarps dans le commerce, mais c’est aussi quelque chose que l’on peut envisager de réaliser soi-même, car c’est beaucoup plus simple que de réaliser une tente. Les marchands de cerfs-volants proposent des toiles légères et résistantes, et les prix des tissus sont assez variables. Il y a beaucoup de discussions de réalisations sur le forum de Randonner Léger, il faut absolument le consulter avant de se lancer dans ce type de projet. Les œillets ne sont en général pas assez résistants pour supporter des conditions musclées : les points d’ancrage doivent être des boucles faites avec des sangles cousues. Il faut aussi bien positionner et réaliser soigneusement ces boucles, et ne pas hésiter à en coudre trop plutôt que pas assez : cela permet de faire des montages très variés et de s’adapter ainsi à des conditions diverses.

Accessoires : mâts, sardines, tapis de sol, haubans supplémentaires

Souvent, on utilisera les bâtons de marche ou de ski comme mâts pour la tarp. Emporter des mâts dédiés me semble un peu absurde, sauf des mâts courts, pliants et ultralégers pour un poncho-tarp par exemple. Dans beaucoup d’endroits, on pourra trouver des branches ou des bambous pour remplacer les mâts. Enfin, il ne faut pas oublier que l’on peut souvent suspendre la tarp à une branche en surplomb, ce qui a en outre l’avantage de dégager complètement l’intérieur. Il va sans dire qu’au Spitzberg ou au Sahara, la sérendipité n’est pas une stratégie acceptable.
Pour les sardines, il n’y a pas de solution universelle : le fil titane qui sera parfait dans une terre compacte ne s’enfoncera pas dans les cailloux, et ne tiendra pas dans du sable, encore moins dans de la neige ! Des grosses cornières tiendront dans du sable et dans une neige compacte, mais seront insuffisantes pour résister à des tempêtes dans le grand Nord, où skis et ancres à neige seront les seules solutions. En résumé, pour une même tarp, il faut prévoir selon le programme de randonnée plusieurs jeux de points d’ancrage.
Nous avons évoqué différents types de tapis de sol selon les conditions. Un choix raisonnable sera d’avoir deux tapis de sol différents, comme une feuille de polycree ou de Tyvek¹ quand les conditions sont bonnes, et une couverture de survie « ripstop », c'est-à-dire armée d’une trame, voire un tapis de sol cousu en cuvette (c’est-à-dire dont les bords remontent) dans des climats plus rudes.
Il est important de ne pas sous-dimensionner le haubanage : les cordages modernes permettent de conjuguer résistance et légèreté ; si par températures positives il est facile de se passer de tendeurs ou coinceurs du commerce en utilisant des nœuds adaptés (nœud tendeur simple – Google est votre ami :-) ), par temps très froid, des tendeurs bien conçus en métal, ou mieux en plastique, seront très appréciés.
Parfois, on sera amené à rajouter des haubans alors qu’il n’y a pas de boucle prévue sur la tarp : une technique efficace – encore qu’elle réduise sensiblement la surface utile de toile, est de faire une poche de toile autour d’un morceau de bouchon ou d’une bille en plastique, et de l’étrangler avec un nœud coulant ou une double clé : c’est la technique utilisée par Olivier Balch (« Oli_v_ier », le fondateur de Randonner Léger) dans la première version de son abri. Cette technique est détaillée dans le lien [3] vers le wiki de Randonner Léger donné ci-dessous.

Les tarps « spéciales »

Nous avons évoqué des tarps « spéciales » : le poncho-tarp « Gatewood Cape » et la « Taranis ». Il y en a bien d’autres, et la frontière est floue entre tarp et tente sans double toit. Je pense qu’on ne devrait vraiment parler de tarp que si elle peut être montée de plusieurs façons, par exemple en abri au sol et en bâche de hamac. La Gatewood ne permet pas cela, mais son usage en poncho la rend intéressante. La Taranis peut sans modification être utilisée avec un hamac, et quelques petites modifications la rendraient encore plus universelle : je pense qu’il y a une vraie demande pour ce type de tarp à la fois polyvalente et complète, et si elle n’est pas fabriquée à nouveau par son créateur, il faudra vraiment lancer une réflexion de « do it yourself » pour remplir ce créneau !
Je vais quand même parler de deux autres abris : l’« abri d’Olivier » et la « Twin Sisters ».
Dans ses premières versions, l’« abri d’Olivier » différait peu d’une tarp, c’était plus un mode de montage particulier, avec une utilisation abondante de la technique de fixation de haubans supplémentaires mentionnée plus haut : ce montage est décrit dans le forum et le wiki de Randonner Léger. En poussant ce concept, en ajoutant des haubans, un arceau et en découpant et cousant le tissu, on obtient un abri très résistant, qui n’a plus grand-chose à voir avec une tarp – c’est la version la plus récente de l’« abri d’Olivier » décrite dans le lien [3], version qui conserve la possibilité d’être utilisée de façon plus « classique » car n’ayant pas de pinces, elle peut se mettre à plat.
Pour finir ce panorama, on évoquera quand même la « Twin Sisters », et son grand frère la « Twin Brothers », qui ne sont pas des tarps stricto sensu, mais plutôt des tentes sans double toit montées sur des bâtons de marche ou de ski (photo 12) : bien que moins polyvalentes qu’une tarp stricto sensu, on reste dans les mêmes gammes de poids, et l’on obtient des abris capables de faire face à des conditions extrêmes si elles sont montées avec soin.

Conclusion

Les tarps se déclinent sous des formes multiples ; s’il serait vain de prévoir une expédition polaire avec un poncho-tarp, l’expérience montre que l’on peut faire mieux que survivre avec une tarp de 3 x 3m, même en milieu difficile. La polyvalence d’un tel objet est vraiment extraordinaire : je souhaite que cette chronique vous donne au moins l’envie d’essayer !

Photo 11 : Twin Sisters : intérieur et bavettes à neige
Photo 11 : Twin Sisters : intérieur et bavettes à neige

Liens vers le Web :

[1] « Petit Traité sur l’usage d’une tarp » : http://www.arklight-design.com/PBCPPlayer.asp?ID=345937

[2] Wiki de Vie Sauvage et Survie : http://wiki.davidmanise.com/index.php/Ponchos

[3] L’ « abri d’Olivier » : http://www.randonner-leger.org/forum/viewtopic.php?id=14669

1 Le polycree est un matériau ultraléger tissé à partir de fibres de polyoléfine. Le Tyvek est réalisé à partir de fibres de polyéthylène non tissées. Ils sont souvent utilisés par les MUL pour leurs propriétés : ultralégers, ces tissus synthétiques sont peu déchirables, légèrement élastiques et imperméables.

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