Pyrénées. HRP sans ravito
Quatre quarts pyérénéen
L’expression « en autonomie » est souvent utilisée abusivement pour décrire nos aventures nature. Cette fois, le mot n’est pas trop fort : Julien a traversé les Pyrénées à pied sans aucun ravitaillement ni aucune aide extérieure. Une expérience physique et sensorielle d’un mois qui l’a rendu… plus léger !
Cela fait plusieurs années que je me passionne pour les treks en autonomie. Je ne me l’explique pas totalement, même si j’ai quand même déjà plusieurs éléments de réponse : ce qui me plaît, c’est la quête d’une certaine forme de liberté, ne dépendre de rien ni de personne le plus longtemps possible ; la difficulté, le défi, et la recherche de mes limites ; expérimenter de nouvelles approches liées à la nutrition pour mieux comprendre la machinerie humaine. J’avais déjà réalisé le tour des Écrins (GR54, huit jours) sans ravitaillement et le tour des volcans d’Auvergne (GR30, sept jours) sans manger et en buvant uniquement de l’eau de Quinton, pour tester l’apport énergétique des minéraux sur le corps. Et d’autres treks plus longs, mais avec des ravitaillements classiques, comme la traversée des Alpes françaises avec mon ami Rémi, ou de l’Écosse. Je me dis alors que je pourrais tenter la traversée des Pyrénées en autonomie, d’autant que je découvre qu’un aventurier belge, Louis-Philippe Loncke, l’a déjà fait. Je suis captivé par le récit de son aventure que je lis dans différents articles de presse. Il était parti avec un sac de 50 kg sur le dos en suivant la HRP (Haute Route Pyrénéenne, plus sauvage et isolée que le GR10 côté français ou le GR11 côté espagnol).