Réchauffement climatique

par Johanna dans Phénomènes naturels 09 août 12 lecteurs Soyez le premier à aimer ! : Soyez le premier à commenter share(partager)

La surface de la planète se réchauffe, c’est un fait observationnel. Et c’est principalement à cause de nous, les humains.. C’est un fait scientifique. Ce réchauffement global entraîne des changements subtils, pas évidents à voir, compte tenu des grandes fluctuations des composantes climatiques et météorologiques d’une année sur l’autre. Néanmoins, certains sont visibles. Le plus prégnant est la fonte des glaces. Glaciers, banquises, calottes polaires. Pour les deux dernières, ne fréquentant pas beaucoup les hautes latitudes, je n’ai pas de constat personnel. En revanche, je vois les glaciers alpins fondre. Le glacier Blanc, dans le massif des Écrins, s’est rétracté de plus de 500 m depuis une trentaine d’années. Quand j’étais gamin, le sentier allant au refuge éponyme contournait la gueule béante du géant de glace moyennant quelques échelles métalliques. Désormais il traverse un champ de cailloux élimés, la glace s’est retranchée dans les hauteurs du verrou, au loin. Bientôt, on ne la verra plus d’en bas...

Dans la rubrique Décrypter de CA57, nous nous intéressons au réchauffement climatique en essayant de comprendre un peu mieux les phénomènes qui sont à l'oeuvre, et aussi comment le voyageur nature en est impacté et est souvent aux premières loges pour en faire le constat.

Par Guillaume Blanc

Vous trouverez également ci-dessous des photos illustrant le recul des glaciers, nous vous invitons à consulter aussi l'article Le glacier Blanc, goutte à goutte sur le blog de Guillaume.

Le glacier Blanc en 1986 et 2019
Photos : Guillaume Blanc
Le glacier Blanc en 1986 et 2019
Photos : Guillaume Blanc

Voici de nombreux liens utiles en référence à cet article :

  1. Même si nous arrêtions d’un coup d’émettre des gaz à effet de serre, le climat n’en cesserait pas pour autant de se réchauffer, et ce pour encore quelques siècles, voir Jouer avec les chiffres du climat : une approche par budget carbone, Jacques Treiner, Reflets de la Physique n°43, ainsi que Cesser rapidement d’émettre des gaz à effet de serre suffirait-il à tout arrêter ? sur le site de Jean-Marc Jancovici.
     
  2. Le Groupe d’experts Intergouvernemental sur l’Évolution du Climat (GIEC ou IPCC en anglais) est un groupe intergouvernemental sous l’égide de l’ONU qui rassemble des scientifiques de tous les pays, et de tous les domaines d’expertises ayant trait au climat, afin de faire un point à intervalles de temps réguliers sur l’état des connaissances concernant le réchauffement climatique. Il ne fait pas de recherche scientifique, seulement un résumé exhaustif de l’état de la science. Le dernier rapport date de 2013, le prochain est prévu pour 2022. Le rapport intermédiaire de 2018 avait été commandé suite à la COP21 à Paris.
     
  3. Actuellement chaque français rejette en moyenne 12 tonnes de CO2 par an dans l’atmosphère. Pour l’ensemble des humains, c’est environ 37 milliards de tonnes chaque année. Et ça ne cesse de croître. La moitié est absorbée par les océans.

  4. La relation ou corrélation entre l’augmentation de la proportion de CO2 dans l’atmosphère (voir figure 2) et l’augmentation de la température (voir figure 3), est facilement observable, voir par exemple Climatoscepticisme : l’innocence du carbone (vraiment ?) sur le blog de Guillaume.

  5. Le fait que deux quantités soient corrélées ne signifie pas qu’elles aient un rapport causal l’une avec l’autre. Par exemple, on peut aussi tracer l’augmentation de la quantité de CO2 dans l’atmosphère en fonction de l’espérance de vie en France, pour s’apercevoir que les deux sont corrélées. Néanmoins un examen attentif montre rapidement (dans ce cas), que, non, le CO2 n’est pas un élixir de jouvence ! Voir Corrélation et causalité.

  6.  Voir Le changement climatique et ses impacts dans les Alpes sur le site l'Atlas du Mont-Blanc.

  7. Décrue glaciaire de la Mer de Glace : voir La Mer de Glace : grandeur (et décadence ?) d'un glacier alpin.

  8. Dans le massif du Mont-Blanc, 65 % de la surface au-dessus de 2300 m est gelée en permanence. Source : Le changement climatique et ses impacts dans les Alpes sur le site l'Atlas du Mont-Blanc.

  9. Impact du réchauffement sur la marmotte, voir le site Projet marmotte alpine.

  10. Impact du réchauffement sur la chenille processionnaire, voir Lire La chenille processionnaire profite du réchauffement sur le site du parc national des Écrins.

  11. Ainsi que L'inexorable avancée de la chenille processionnaire sur le site de l'INRA.

  12. Voir Mont-Blanc : les 100 plus belles courses défigurées sur le site du Dauphiné.

  13. Voir Quel futur pour les pôles ? sur le site du CNRS.

  14. Voir l'interview de Jean-Louis Étienne sur le site de France Info : L'Arctique est-il en train de mourir (et nous avec) ?

  15.  À propos des cyclones (ouragans, typhons), on ne peut dire si leur nombre et leur violence évolue suite au réchauffement. Les observations depuis des décennies et les modèles ne permettent pas de dégager de tendance significative actuellement.

  16. Le rapport du GIEC publié en octobre 2018 sur un réchauffement à 1,5 °C est alarmant.

  17. Voir par exemple La Terre transformée en étuve à cause du réchauffement climatique ? sur le site Futura Sciences.

Le glacier Blanc vu du ciel, septembre 2017
Photo : Carnets d'Aventures
Le glacier Blanc vu du ciel, septembre 2017
Photo : Carnets d'Aventures
La rive gauche du glacier Blanc en 1986 et 2019
Photos : Guillaume Blanc
La rive gauche du glacier Blanc en 1986 et 2019
Photos : Guillaume Blanc
Figure 2. Concentration en gaz carbonique (CO2) dans l’atmosphère, telle qu’elle est mesurée depuis les années 1970. D’après les  données issues de l’observatoire du Mauna Loa à Hawaï.
Figure 2. Concentration en gaz carbonique (CO2) dans l’atmosphère, telle qu’elle est mesurée depuis les années 1970. D’après les données issues de l’observatoire du Mauna Loa à Hawaï.
Figure 3. La température moyenne annuelle sur l’ensemble de la surface de la planète depuis la fin du 19e siècle. La courbe rouge est une moyenne lissée. Source :  NASA.
Figure 3. La température moyenne annuelle sur l’ensemble de la surface de la planète depuis la fin du 19e siècle. La courbe rouge est une moyenne lissée. Source : NASA.
Figure 4 : L’enneigement au col de Porte à 1300 m d’altitude en Chartreuse. Source : Météo-France.
Figure 4 : L’enneigement au col de Porte à 1300 m d’altitude en Chartreuse. Source : Météo-France.
Le glacier Blanc en 2011 et 2019
Photos : Guillaume Blanc
Le glacier Blanc en 2011 et 2019
Photos : Guillaume Blanc
Guillaume (âgé de 10 ans) en 1985 sur la glacier Blanc.
Photo : Annick Blanc
Guillaume (âgé de 10 ans) en 1985 sur la glacier Blanc.
Photo : Annick Blanc
Échelles entre le Montenvers et la mer de Glace, 2008
Photo : Guillaume Blanc
Échelles entre le Montenvers et la mer de Glace, 2008
Photo : Guillaume Blanc
Échelles entre le Montenvers et la mer de Glace, 2008
Photo : Guillaume Blanc
Échelles entre le Montenvers et la mer de Glace, 2008
Photo : Guillaume Blanc
Le bas du glacier Blanc vu du ciel (tout en bas dans l'ombre, le Pré de Madame Carle), septembre 2018
Photo : Carnets d'Aventures
Le bas du glacier Blanc vu du ciel (tout en bas dans l'ombre, le Pré de Madame Carle), septembre 2018
Photo : Carnets d'Aventures
Le bas du glacier Blanc vu du ciel, septembre 2018
Photo : Carnets d'Aventures
Le bas du glacier Blanc vu du ciel, septembre 2018
Photo : Carnets d'Aventures
Sur le glacier Blanc, été 2002
Photo : Carnets d'Aventures
Sur le glacier Blanc, été 2002
Photo : Carnets d'Aventures
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