Edito Carnets d'Aventures #56

par Johanna dans Éditos 10 août 102 lecteurs Soyez le premier à aimer ! : Soyez le premier à commenter share(partager)

Écologie ?


Dépenser moins pour voyager plus, voyager plus économique et donc plus écologique, mobilité douce pour réduire son impact, etc. « Carnets d’Aventures, c’est un mag écolo ? » Non ; enfin si, un peu ; oui et non...

En fait, ça veut dire quoi « écologie » ?
« Science qui étudie les relations des êtres vivants entre eux et avec leur environnement ». Ça, c’était au départ. Puis le mot a pris d’autres portées, tantôt désignant un « domaine », au même titre que L'Éducation Nationale, la Justice, ou encore les Affaires Étrangères, tantôt associé à divers partis politiques de couleur verte, à des groupes de population, tantôt coloré de façon plutôt positive et noble (« nous mettons en place de nouvelles mesures en faveur de l’écologie »), tantôt associé à l’idée dérangeante de devoir se serrer la ceinture, réduire sa consommation, faire attention (« ils nous emm**dent ces écolos ! »). Bref connoté, trop connoté.

De nos jours, vu le réchauffement climatique, les pollutions diverses, la diminution de la biodiversité, les énormes changements que tout cela augure et l’implication des activités humaines là-dedans (qui semble faire consensus), est-ce que désormais la notion d’écologie ne devrait pas devenir plus fondamentale ? Non plus un simple « sujet » comme un autre, dont on peut parler à table avec des amis puis aller se coucher en pensant à autre chose et en ne changeant rien, mais bien une préoccupation centrale de toute l’humanité ? Parce que si, pour avoir trop négligé « l’écologie », on finit par rendre la planète inhabitable pour les humains, est-ce que le mot « écologie » ne devrait pas plutôt signifier « la vie de tous les humains » ?

Il semblerait que l’on soit en train de vivre un changement de phase, un changement d’ère, comme il y en a eu précédemment dans l’histoire de l’humanité – d’origines et formes aussi diverses que la maîtrise du feu, l’apparition de l’agriculture, l’exploitation des énergies fossiles, l’ère industrielle, le libéralisme et la croissance « infinie », l'explosion démographique à partir du XXe siècle…
Si, dans cette nouvelle phase, l’écologie prend une place centrale, puisque inévitable, dans l’humanité, et donc dans nos vies individuelles et nos choix et actions à tous les niveaux (mode de vie, alimentation, loisirs, voyages, travail…), alors oui, Carnets d’Aventures se doit de s’insérer dans ce mouvement, à sa modeste mesure, c’est ce que nous essayons de faire numéro après numéro…

Et bonne nouvelle, lorsque nous pratiquons le voyage en bivouac sans moteur, et en évitant l’avion, nous faisons partie des touristes ayant le plus faible impact (cf. dossier sur la mobilité douce), et sans doute parmi ceux vivant les plus belles aventures ! ?


Par Johanna

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