Edito Carnets d'Aventures #52

par Johanna dans Edito 03 Sep 55 readers Soyez le premier à aimer ! : Soyez le premier à commenter share(partager)

Voyager sans date de retour

Larguer les amarres et partir sans date de retour, pourquoi, comment ?...
Morceaux choisis des témoignages de ce numéro.

Faire de mon voyage un mode de vie s’est naturellement imposé à moi quand, durant la préparation de mon projet, je me suis rendu compte qu’il me prendrait au minimum 10 ans…
La décision était prise, moi aussi j’irais autour du monde à pied. Cela m’a pris neuf mois pour accoucher de ce projet qui devenait ma nouvelle vie, neuf mois pour être plus prête que jamais à VIVRE.

Caroline Moireaux

Notre vision de la vie avait changé. Il était temps de se libérer des modèles imposés par la société, de se saisir de notre liberté et de vivre nos passions à fond.
Avant le départ, nous avions estimé la durée de notre aventure à deux ou trois ans. Comme nous l’avions prévu, rien ne se passe comme prévu. Après dix-huit mois sur la route, nous avons trouvé un rythme qui nous convient, beaucoup plus lent que nous l’imaginions. Il nous faudra donc travailler l'année prochaine pour financer la suite. Une aventure dans l’aventure.
La différence avec un voyage dont on connait d’avance la durée repose certainement sur la perception et la valeur que l’on accorde au temps. Nous sommes libres de rentrer demain ou de continuer pendant 10 ans. Finalement notre vraie liberté est celle de pouvoir imaginer notre vie telle qu’elle nous convient. Nos contraintes de temps se rapprochent de celles de la nature.

Noémie et Adam Looker-Anselme

Une des questions qui m'ont poussé à entreprendre ce voyage est « qu'est ce qui te rend heureux ? ». La première chose qui me venait à l'esprit était mes voyages.
Je n'ai pas tout de suite réalisé que je partais pour un voyage de durée encore incertaine. Il m’a fallu quelques semaines pour m'apercevoir que le retour n'est pas pour tout de suite et que ma vie est en train de changer du tout au tout.
Je suis désormais pris dans cette inertie où le temps prend une tout autre dimension. Il est devenu une sorte de luxe, que je recherche comme finalité. Je n'ai désormais plus de « délai alloué à mon voyage », il prendra le temps qu'il faudra, en fonction des opportunités qui s'offrent à moi.

Romain Auclair

La vie nomade est devenue pour moi l’incarnation d’une forme de liberté, peut-être plus viscérale car elle ferait écho à nos origines.
On devient nomade quand on se libère de cette myriade de contraintes quotidiennes qui se dissimulent dans la sédentarité. Quand on rend enfin nos clefs… J’ai déconstruit ma sédentarité sans effort, avec empressement même. Sans clef on est plus ouvert.

Killian Blais
 

Edito Carnets d'Aventures #52
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