Balise Spot

par olivier dans Balises de détresse 26 janv. 2009 mis à jour 30 oct. 2012 11909 lecteurs Soyez le premier à commenter (partager)

Cette balise est relativement peu onéreuse et facile à intégrer dans les expéditions légères ce qui en fait son attrait. Elle est assez légère (207g avec les piles) et encombrante comme un gros GPS. Elle fonctionne avec 2 piles format AA mais il faut mettre des piles au Lithium pour avoir une autonomie satisfaisante (avec des piles neuves, on est censé pouvoir envoyer environ 2000 messages de position). La balise intègre un GPS (utile au fonctionnement de la balise, mais pas utilisable comme un GPS ; SPOT ne donne pas à l’utilisateur ses coordonnées ni aucune autre info fournie pas les GPS classiques) ; à l’allumage elle fait le point, puis lorsqu’on presse l’un des boutons de messages prédéfinis, elle tente d’envoyer la position vers le satellite. Si le satellite reçoit le message, il retransmet l’information sur des stations terrestres qui, selon le type du message, envoient la position vers des destinataires mails ou des services de sécurité. La balise SPOT peut envoyer 3 types de messages : un « Ok » qui donne simplement la position pour le suivi de l’expédition (par email ou SMS vers une liste de personnes prédéfinies), un « Help » qui envoie une demande d’aide également à une liste de destinataires présélectionnés qui peut être différente de la première (par email ou SMS), et enfin, pour les urgences, on peut envoyer un message « 911 » qui avertit alors les services de sécurité internationale. La couverture mondiale n’est pas totale (la partie sud de l’Afrique, l’Inde, le Spitzberg, le nord du Groenland, les zones polaires, l’Antarctique, les océans (hormis l’atlantique nord) ne sont pas couverts).




Tracker Spot : le test de la rédaction en Islande

Nous avons utilisé la balise Spot lors de notre traversée de l’Islande à pied (prêtée par le distributeur Espace Mobilité - www.espace-mobilite.com ). À chaque bivouac nous avons envoyé un « OK ». Cette fonctionnalité envoie un email à une liste d’adresses prédéfinies pour dire que tout va bien avec nos coordonnées et un lien vers Google Maps avec notre position. Nous avons donc lancé 27 messages « OK » ; à chaque fois la balise nous confirmait visuellement que le message était en train d’être envoyé (diode du bouton « OK » allumée en continu pendant 5 secondes). Au lieu de 27 messages, ce sont seulement 6 messages « OK » que les destinataires ont reçus (23% de réussite). Au bilan, les amis se sont un peu inquiétés (par exemple du 5 au 15 juillet aucun message n’est passé). Heureusement qu’à un moment le téléphone portable captait et que nous avons fait un texto (pour tout autre chose puisque nous pensions que les « OK » arrivaient) à l’un d’eux qui a pu rassurer les autres. En fait, dangereuse subtilité, l’illumination pendant 5 secondes ne veut pas dire que le message a été envoyé et reçu mais qu’un message « est en train d’être envoyé » (« is being sent » dit la notice)... La différence est énorme et c’est dommage qu’il n’y ait pas une véritable confirmation de l’envoi du message au niveau de la balise.
Depuis, nous avons refait des tests. De France non plus les messages ne passent pas toujours. Pour envoyer un message « OK », il faut laisser la balise allumée une trentaine de minutes pour avoir une bonne probabilité d’envoi réussi. S’il s’agit d’un signal de détresse, un message « Help » ou un message d’urgence « 911 » il faut laisser la balise allumée une heure. La balise essaye dans ce cas d’envoyer un message toutes les 5 minutes. Sachant qu’on a constaté un taux de réussite de 23% à 75% environ, on a une bonne chance que le message soit passé sur ce délai. Sur un test (en France) d’une heure en mode « Help », 9 messages (sur théoriquement 12) sont parvenus au destinataire.
Enfin, autre petit point négatif au niveau du design du boîtier : une fois, la balise s’est allumée toute seule dans le sac à dos… Par la suite, nous « l’emballions » dans du papier pour limiter le risque d’activation non souhaitée. Les boutons (notamment On/Off et « OK ») se déclenchent trop facilement. Le « Help » et le « 911 » sont heureusement davantage « protégés ».
Conclusion : cette balise constitue une solution simple, compacte et pas très onéreuse (environ 200 € à l’achat, plus un abonnement annuel de 100 € ; locations possibles chez Espace Mobilité par exemple) mais pour être sûr (ou presque) que les messages passent, il ne faut pas hésiter à la laisser longtemps allumée.
Plus d’infos sur Spot sur www.findmespot.com avec la carte de couverture mondiale.

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O.N.

Balise de localisation et de communication




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