Il arrive un moment où il faut partir (partager) Vue d'ensemble

Avec un projet initial annulé, c'est depuis mon domicile que j'ai enfourché mon vélo pour rejoindre les portes de la Bretagne. Sans carte, topo, gps, rien de plus facile que de rester sur un chemin de halage ou longer la Côte Atlantique ou de demander sa route pour maintenir le lien social.                     :)
S'y rendre de manière douce : C'est possible en train Précisions : Transport utilisé.Train+vélo entre Langon Bordeaux et pour le retour Redon Béziers via Nantes et Bordeaux.Total émission CO2 transport=13kg.
vélo de randonnée
(réalisé) Quand : 13/06/16 Durée : 14.0 jours
Carnet créé par piou le 10 juil. 2016 modifié le 17 juil. 2016
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Le topo : Le canal des Deux Mers (mise à jour : 17 juil. 2016)

Description :

Les points d'eau, ainsi que les emplacements pour le bivouac ne manquent pas.Certains secteurs sur les parties Béziers Trèbes et Carcassonne Castelnaudary demandent une certaine vigilance pour éviter chutes ou casse de matos à cause des racines des platanes.

Milieu traversé :

Environnement : [fleuve]

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Le compte-rendu : Le canal des Deux Mers (mise à jour : 17 juil. 2016)

Ma motivation de pédaler de polders en polders, d'îles en îles, vers le pays le plus heureux au monde, le Danemark, s'est transformée en indécision et finalement en abandon.


Pour causes de grèves, l'impossibilité de rejoindre mon point de départ prévu Dunkerque avec un train et sans avoir mon vélo a démonter, a classé l'idée dans le dossier "A Faire une prochaine fois".

Aussi ce matin là, j'ai ouvert la porte, enfourché mon vélo, descendu le boulevard, pour retrouver les berges du canal(nommé Canal des Deux Mers).
Une piste cyclable longe cette voie d'eau, et c'est tourné vers l'Atlantique que j'ai donc finalement décidé de pédaler.
La première partie vers Toulouse est constituée du célèbre canal du Midi, construit entre 1666-1681 sous l'idée de Pierre-Paul Riquet et classé depuis 1996 au Patrimoine Mondial de l'Unesco. Seules les portions de Trèbes à Carcassonne et de Castelnaudary à Toulouse sont roulantes et agréables. Le reste du parcours emprunte le simple chemin de halage qui s'apparente plus à un terrain de vélo-cross et qui nécessite souvent vigilance(racines,branches...).

Le paysage ombragé du canal a disparu sur de longues sections. Le chancre coloré arrive à tuer les platanes en 2 à 3 ans,malgré des campagnes d'abatages localisés qui tentent d'éradiquer la prolifération de ce champignon microscopique.
Le canal du Midi reste quand même exceptionnel avec ses nombreux ouvrages d’art. Au détour d'un méandre voilà que se dessine un pont, un déversoir, un aqueduc, une écluse ou bien une maison d'éclusiers fleurie.Voici quelques spots à ne pas manquer:
A Béziers : les 7 écluses de Fontserannes, le pont-canal.
A Colombiers : le tunnel de Malpas.
Le Somail : le pont-canal de Cesse, l’épanchoir des Patiasses, le port, l’auberge, la tour à glace.
A Trèbes : le pont-canal d’Orbiel.
A Castelnaudary: le Grand Bassin, la cale sèche et l’écluse quadruple Saint-Roch.
A Ayguevives: l’écluse, et l’aqueduc.
A Toulouse : les Ponts Jumeaux.
A Toulouse, le canal latéral de la Garonne prend le relais. Ouvert en 1856 pour rendre la navigation moins périlleuse que sur le fleuve de la Garonne, ce dernier file vers Montech, Moissac et poursuit sa course vers l'ouest avant de rejoindre l'estuaire de la Gironde. Récemment réaménagé, le chemin de halage est une véritable voie verte avec un revêtement roulant. Aussi les kms défilent au compteur et ce malgré une météo chaotique.
Je trouve le trafic fluvial avec péniches louées beaucoup plus fluide, certainement parce que ce canal est moins célèbre que son grand frère du Midi.
Ponctué de ponts, ponts-canaux, d'écluses(toutes automatisées) l'itinéraire sillonne entre les champs, les vergers, les vignobles.

Les étals des producteurs locaux au marché de Moissac regorgent de fraises, cerises, abricots et donnent une note colorée sous ce ciel plombé. Un peu plus loin, je m'amuse à slalomer entre des randonneurs pliés sous le poids de leur sac à dos et la pluie battante, bâton en main et coquille St Jacques accrochée comme trophée. J'imagine ces pèlerins des temps modernes en pénitence voulue, en route vers ST Jacques de Compostelle espérer la rémission de leur péchés.

Les coins bivouac ne manquent pas en bordure de l'eau. Mes nuits sans lune sont bercées par le croassement des grenouilles et je commence à m’accommoder aux réveils très matinaux. Les merles, loriots et autres piafs se cherchent à travers leur chant.

Une certaine lassitude commence à me gagner. La magie de l'année dernière n'est pas au rendez-vous. Le mauvais temps y est pour beaucoup. Le canal se jette dans le fleuve de la Garonne à l'écluse de Castets-en-Dorthe. Devant une météo très tourmentée à venir pour les prochains jours, je mets en veille la continuité de mon périple à Langon.
Je n'ai pas donné mon dernier coup de pédale.















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