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Au dodo !

par David Manise
publié le
19 sept. 2023
mis à jour 10 oct. 2023
1098 lecteurs

Bien dormir : pourquoi, comment ?

« J’aurai bien le temps de dormir quand je serai mort… » C’est un truc que je disais très souvent.

Avant.
J’avais l’impression que dormir beaucoup était une sorte de luxe auquel je n’avais pas droit. Un truc de riche dont je n’avais pas besoin. Un truc pour les faibles et les lâches, limite.
Pas pour moi.
Et effectivement, « la caféine et la rage » m’ont porté des années. Et ça m’a vraiment permis de fonctionner de manière TOTALEMENT SOUS-OPTIMALE. Tout ce temps-là.
Aujourd’hui, j’ai encore « la caféine et la rage ». Mais ces deux stimulants puissants s’additionnent à un niveau d’énergie déjà élevé, permis par 8h15 ou 8h30 de sommeil. Et je découvre depuis que :

  • je peux être de bonne humeur le matin (si si) ;
  • je récupère aussi vite que Wolverine, même à mon grand âge ;
  • je suis rarement (presque jamais) malade ;
  • ma vraie nature n’est pas d’être grincheux tout le temps, au contraire, je sais réguler, canaliser, analyser mes émotions super bien, et je suis plutôt zen et facile à vivre ;
  • j’aime les gens ;
  • j’ai une capacité de travail, d’attention et d’apprentissage énorme, et je ne sature quasiment jamais ;
  • j’arrive à me discipliner super facilement pour la nourriture, le sucre, l’entraînement, l’alcool, les réseaux sociaux et tout le reste ;
  • j’ai un niveau d’énergie stable…

… À CONDITION QUE JE DORME ASSEZ.

Alors je vais être honnête. Ça me fait royalement ch*** d’admettre ça. Mais c’est la vérité : j’ai besoin de 8h15 de sommeil par 24h. Idéalement en une seule grosse tranche ininterrompue.
J’avais l’impression de bien fonctionner, pendant des années, en tournant en sommeil fractionné : 4h30 + 3 microsiestes de 20 minutes (5h30 au total), ou alors 6h + 1 microsieste. Alors, je survivais, certes. Mais c’est surtout mon hypervigilance (merci les syndromes post-traumatiques pas totalement gérés et le stress permanent d’un quotidien chaotique) qui me faisait tenir debout. Je m’étais même fait une sorte de fierté stupide avec ça.
Sauf que ça ne fonctionne pas.
Alors évidemment, on peut être amené, dans la vie, à traverser des périodes de privation de sommeil totales ou partielles. Une opération militaire, un enfant en bas âge ou malade, une période de stress intense qui nous tient éveillé et en hypervigilance, un énorme coup de pression au boulot… Mais on ne doit pas s’imaginer pouvoir fonctionner de manière normale pendant ces moments. Et on ne doit pas non plus s’imaginer que notre corps peut encaisser ça des années sans dommages.

... et la suite ?