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par Loïc
publié le
il y a 7 heures
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Wings and wheels

Le plan était ambitieux : partir de chez moi en Belgique et y revenir sans moteur en combinant mes deux passions, le vélo pour relier les Pyrénées et les Alpes et le parapente pour les traverser. Et parce qu’il n’est pas facile de concilier aventures et quotidien (travail, papa…), je n’avais que 40 jours devant moi, une pause exceptionnelle pour faire le plein d’émotions. C’était un beau papier que le terrain allait un peu froisser.

La descente jusqu’à Saint-Jean-de-Luz s’est bien passée. Malgré la première canicule qui a sévi fin mai, j’ai pu bien avancer pour atteindre les Pyrénées en quatre jours. Oui, cela fait environ 300 km par jour, mais j’étais ultraléger : à la belle étoile et aucun vêtement de rechange, j’ai fait envoyer parapente et complément de matériel pour la montagne (idem avec le vélo ensuite) via Chronopost, et cela a très bien fonctionné ! Je m’abreuvais chez les habitants à qui je demandais, en plus de l’eau, de mettre du sirop de menthe et du sel de table dans mes gourdes. Le quatrième jour, dans les Landes, j’ai bu 30 L ! Dans les Pyrénées, j’ai plus couru derrière les bonnes conditions que déployé mes ailes, d’autant plus que ma voile s’est déchirée sur un déco qui a coupé court à mes rêves d’Icare au bout d’un tiers de traversée. J’ai dû la déposer en réparation à Jézeau (merci l’Atelier Volant !) et j’ai repris mon vélo jusqu’à Cannes où j’avais fait envoyer la voile. J’ai ensuite eu la chance de pouvoir traverser toutes les Alpes en parapente avec notamment un vol magique de 120 km, la « rencontre » avec un lynx, des chamois, plein de rapaces…

Le retour à vélo a été compliqué, en partie en raison de la canicule et en partie en raison de six semaines de sport intensif dans les pattes. Je n’avançais plus, mon corps a dit « stop ». J’ai donc pris le train à mi-chemin du retour pour retrouver mes filles et ma femme à la maison. Les moments dont le souvenir est le plus intense sont les vues depuis mon parapente, parfois à plus de 4000 m, les rencontres avec des inconnus qui m’ont toujours accueilli comme un membre de leur famille et la reconnexion à la nature, si belle et variée !

Mon ami Alex Jardon, réalisateur, m’a accompagné sur quelques jours dans le but de créer un film actuellement en montage. Vous pouvez revivre l’aventure et suivre les projections à venir (2027) via la page instagram @wings__and__wheels

Loïc