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Vélo-rando-grimpe

par Alban et Antoine Labouret
mis à jour 28 janv.
168 lecteurs

De fils en Aiguille

Alban et Antoine avaient déjà randonné, bivouaqué en montagne, voyagé à vélo, escaladé des grandes voies. Mais jamais les quatre « à la fois » ! En voilà une belle idée d’aventure partagée entre un papa et son fiston devenu grand.

18h42, 29°C. Départ du pas de la porte, avec un vélo emprunté à un ami, le mien a cassé la semaine précédente.
18h42, 29°C. Départ du pas de la porte, avec un vélo emprunté à un ami, le mien a cassé la semaine précédente.

Le mont Aiguille et sa forme si particulière nous attire par sa beauté et ce qu’il représente dans l’histoire de l’alpinisme. Nous l’avons déjà grimpé ensemble entre père et fils, mais cette fois nous voulons le mériter et non pas le consommer, l’envisager comme un défi plus que comme une sortie où l’on est de retour le soir pour mieux être au travail et au lycée le lendemain. Et si on grimpait le mont Aiguille en partant de la maison ? C’est la punchline, le projet de micro-aventure est lancé !

Le bon moment

Nous nous lançons tout de suite dans la théorie : se projeter, imaginer, planifier est excitant. Nous ne partons pas de zéro : randos-bivouacs et voyages à vélo en famille, grandes voies en duo, rejoindre des sites de grimpe à vélo… Nous avons déjà tous les deux une expérience dans tous les domaines et connaissons les enjeux de matériel, notre niveau technique et mental pour la gestion de l’effort, du doute, des aléas. Mais ce sera la première fois que nous les combinerons tous dans une même aventure : quatre jours mêlant vélo, rando, bivouac et grimpe. OpenRunner, Komoot et Géoportail nous permettent d’établir un itinéraire cyclable puis pédestre pour atteindre le mont Aiguille depuis notre village près de Crest. Tout est prêt dans nos esprits, mais ce ne sera qu’un an plus tard que toutes les conditions seront réunies pour concrétiser le projet : météo et disponibilité familiale pour garder les deux autres enfants pendant notre absence.
On a beau planifier, je crois qu’un départ se fait toujours dans l’effervescence. Un créneau se présente en juin, mais le vent est annoncé beaucoup trop fort. Nous surveillons tout de même la météo jusqu’au dernier moment, finalement, le vent tombe la veille de la date prévue, on peut y aller ! Courses de dernière minute, vérification du débit des sources d’eau sur refuges.info (si à sec, on ne peut pas partir) et préparation du matériel listé, tout ça le jour même du départ. Tout doit tenir dans les sacoches et dans les sacs à dos. Balance à l’appui, nous équilibrons les poids et vérifions les deux configurations : vélo et rando, ça passe !

... et la suite ?