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Un tour de Sardaigne à vélo

par Estelle Hertault
il y a 3 jours
48 lecteurs

Un mois de juin autour de la Sardaigne, idéal pour un baptême de voyage à vélo ! Estelle nous prête son regard et sa plume pour une visite en sons et en couleurs de la Belle sarde...

Portrait de famille. Toi, moi et nos beaux vélos.
Portrait de famille. Toi, moi et nos beaux vélos.
Ravito gastro. Ah la cuisine méditerranéenne, fine et équilibrée !
Ravito gastro. Ah la cuisine méditerranéenne, fine et équilibrée !

« – Regarde sur internet s'il est bon de boire l’eau de cuisson des pâtes.
– Apparemment oui.
– Ça nous économisera un peu d’eau et ça servira de tisane. »
Ça, ce sont nos vacances. Faire nos lessives dans des lavabos de gare, sécher nos sous-vêtements à la terrasse d’un café et se laver avec un litre d’eau par personne en pleine nature. Un quotidien qui ressemble à s’y méprendre à la vie d’un SDF. Le vélo dernier cri en plus.
Baroudeurs expérimentés dans l’art de visiter le monde de façon autonome, nous avons décidé à l’aube de nos 35 ans de changer notre routine de l’aventure qui s’était petit à petit installée depuis huit ans que nous voyageons ensemble. Nous avons essayé bien des choses (traverser le Mexique en autostop, arpenter l’île de la Réunion à pied, rallier le cap Nord en van aménagé...), mais le vélo, on ne s’y était pas encore frotté. Pourtant, il colle parfaitement à notre quête d’autonomie en voyage (sortir des sentiers battus, gagner en indépendance, explorer sans rester bloqué dans un circuit touristique oppressant), et avec lui, c’est tout un nouveau monde de possibilités qui s’est ouvert à nous, inspiré par les aventures de Sophie Planque et de Clotaire Mandel (ndlr : cf. CA59 et 72) notamment.

En douceur

Quand on part, on décroche. Et les mains dans les poches, c’est notre spécialité. Névache, petit village haut-alpin le long de la frontière italienne, pas de réelle préparation physique ni de plan, une carte Michelin et un coup de pouce du GPS de temps en temps. On s’en sortira bien. Le corps s’adapte à tout, l'esprit aussi. Nous passons donc le col de l’Échelle sous la pluie pour rejoindre la gare de Bardonecchia, prendre un train jusqu’à Turin, y avaler une part de pizza, monter dans un autre train pour Gênes, puis embarquer sur le ferry pour la Sardaigne.

► Voir la carte.

... et la suite ?