Aussi grande qu’isolée, la Nouvelle-Zélande est un petit paradis pour le voyageur nature. Sa faune et sa flore endémiques, la diversité et la beauté de ses paysages et de ses milieux naturels, ses grands espaces, invitent à la légèreté et la discrétion. Florian est parti s’immerger et se fondre dans ces décors grandioses lors d’une itinérance de deux mois à pied et en packraft à travers
C’est en Albanie, cinq ans plus tôt, que je découvre le packraft. Pour la première fois, je comprends qu’une simple embarcation légère et compacte peut bouleverser complètement la manière d’explorer. Léger et suffisamment petit pour tenir dans un sac à dos, il permet de marcher au cœur des montagnes, d’atteindre des rivières isolées, de les descendre, puis de remballer le tout et de recommencer. Il devient possible de combiner la marche et la navigation au sein d’un seul voyage. Pour moi, c’est une évidence. Une ouverture immense du champ des possibles. Après une année de travail en Australie, l’idée d’un grand périple en Nouvelle-Zélande s’impose naturellement. La proximité géographique, le moment de vie, les planètes alignées. Mais surtout, c’est un véritable paradis pour le packraft : des montagnes alpines, des vallées glaciaires, des rivières magnifiques et faciles à naviguer, et de vastes étendues sauvages hors de portée des routes. Un terrain d’aventure idéal. Je rêve alors de traverser l’île du Sud dans sa longueur en solitaire, avec une volonté claire : réaliser un documentaire pour partager et peut-être transmettre l’envie de croire en ses propres rêves.
Qui suis-je
Aventurier et réalisateur de 30 ans, je m’autorise depuis plus de douze ans à suivre l’appel de l’aventure ancré en moi depuis l’enfance. Non pas dans une quête d’exploit sportif, mais dans une recherche d’authenticité. Des expériences qui émerveillent et font battre le cœur plus fort. Celles qui égratignent parfois, mais qui construisent. Celles qui me font me sentir pleinement vivant, au contact de territoires encore préservés de l’activité humaine. Tout a commencé simplement. Un premier périple sur la Loire en canoë avec un ami, puis un trek autour du mont Blanc. Le GR20, un trek en Islande, la grande traversée du Haut Atlas marocain, la descente de la Vjosa en Albanie, la traversée hivernale du Sarek en Laponie suédoise, la grande traversée des Alpes françaises… Master en poche, je pars vivre deux années au Canada. Là-bas, je deviens guide de chiens de traîneau, de rafting et de kayak de mer au milieu des phoques et des baleines. Ces expériences renforcent mon besoin d’immersion totale, de lenteur, de lien avec les éléments et les animaux.