Gravel en Vendée
Paroles de Converti
De la compétition sur route au gravel
Par Hugo, 29 ans, fondateur de Gravelpassion.fr (un média indépendant consacré au gravel et au vélo de route) et du Pignon Libre (une newsletter dédiée à l’économie et aux coulisses du marché du vélo).
Une histoire de vélo
J’ai commencé le vélo par la route et la compétition en 2011, mais aujourd’hui, si je continue de rouler tous les jours, c’est aussi bien pour tester du matériel que pour m’entraîner, voyager ou simplement prendre l’air. Ce qui me plaît dans le vélo, c’est qu’il peut être plusieurs choses à la fois. Un sport très exigeant, un moyen de transport, un outil de découverte et parfois une vraie façon de s’évader.
Le gravel, c’est quoi ?
J’ai découvert le gravel en 2015, car il répondait à mon désir de voyage, et pour moi c’est avant tout la liberté de ne pas avoir à choisir entre la route et les chemins. Ce n’est pas seulement un type de vélo ou une largeur de pneu. C’est une manière de tracer ses propres itinéraires, de sortir des grands axes et d’accepter qu’une sortie puisse être un peu imprévisible. On peut le pratiquer pour la performance, pour l’aventure, pour le voyage ou simplement pour découvrir les chemins autour de chez soi. C’est probablement ce qui explique son succès : chacun peut y mettre sa propre définition.
La monture
Je roule sur plusieurs vélos selon les usages. Pour mes voyages, j’utilise un Propain Terrel, un véritable tracteur ! Monté en pneus de 50 mm, il est idéal pour passer partout en confiance. La tendance actuelle d’élargir la section de pneu change tout. Plus de confort, plus de grip, tout en gardant un très bon rendement. Pour le reste, tubeless pour moins de pression, transmission mono plateau pour la simplicité (je modifie la taille du plateau en fonction des aventures) et cintre drop bar (cintre course recourbé) par habitude, cette position me va bien depuis plus de quinze ans maintenant.
Le jardin
Mon terrain de jeu se situe principalement autour des Sables-d’Olonne et sur le littoral vendéen. La région n’est évidemment pas montagneuse, mais elle offre une grande variété de surfaces : pistes forestières, chemins agricoles, marais, petites routes tranquilles et portions sablonneuses proches de l’océan. La Vélodyssée, par exemple, n’est quasiment pas bitumée lorsqu’elle traverse la Vendée et le département propose un réseau d’itinéraires très dense avec une vraie culture vélo et des aménagements cyclables un peu partout. Il a même mis en place un circuit qui fait tout le tour de la Vendée d’un peu plus de 600 km à 90 % offroad. On peut ainsi facilement construire de longues boucles avec très peu de circulation, notamment en direction des marais d’Olonne, de la forêt domaniale ou de l’arrière-pays vendéen. Le terrain est souvent roulant, mais le vent, le sable et l’humidité peuvent rapidement rendre les journées beaucoup plus exigeantes qu’elles n’en ont l’air. C’est vraiment un département très riche, avec une diversité de paysages très intéressante malgré son positionnement géographique. Si j’adore le littoral, j’aime aussi beaucoup aller du côté du bocage vendéen ou de la forêt de Mervent qui n’a rien à voir.
Voir également les circuits proposés par le Sardines Gravel Club dans le pays de Saint-Gilles.