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Gravel en Morvan

publié le
il y a 5 heures 28mn
23 lecteurs

Paroles de converti
Du VTT au gravel

Par Philippe Puechberty (Feel), 63 ans, guide et moniteur VTT/gravel indépendant et hôte d’un gîte à Moux-en-Morvan.
feel-singletrack.com

Une histoire de vélo

À 33 ans, un grave accident fragilise mon dos et le vélo est le premier sport que je peux reprendre. Je débute alors par le cyclotourisme au sein de la FFCT et m’oriente progressivement vers une pratique plus sportive, attiré par les courses longue distance sur route puis surtout à VTT. Petit à petit, le vélo est devenu mon métier et mon mode de vie, je transmets ma passion et accompagne des cyclistes de tous horizons pour partager le plaisir de rouler, de progresser et de découvrir de nouveaux territoires.

Le gravel, c’est quoi ?

Un sentiment de liberté. Une invitation à l’aventure. Avec un gravel, lorsque la route s’arrête, le voyage commence. ⁠Je dois pourtant avouer que j’étais plutôt réticent au départ, voire sceptique. Vététiste, je m’y suis mis essentiellement pour répondre aux demandes de mes clients et ce fut une révélation ! J’ai découvert une autre façon de rouler, de piloter et d’explorer. Le gravel est le véritable couteau suisse du vélo, capable de tout faire, ou presque : avaler les kilomètres sur la route, emprunter les chemins, transporter des sacoches pour partir plusieurs jours en itinérance ou encore parcourir les innombrables voies vertes, souvent non revêtues. Il est un entre-deux confortable entre la route et le VTT et répond souvent au besoin de s’écarter de la circulation dangereuse des routes et/ou de goûter aux sensations du VTT sans l’engagement et les difficultés qui le caractérisent.

La monture

Un Scott Addict Gravel 30 avec des pneus de 50 mm, confortables et sûrs pour l’aventure et le voyage, ou de 40 mm pour une utilisation plus routière ; une transmission avec un mono plateau 36 dents et une cassette 10/52 pour passer partout dans les « pétards » du Morvan même chargé, et des pédales automatiques VTT pour une meilleure efficacité de pédalage, un meilleur contrôle du vélo et plus de confort sur les longues distances.

Le jardin

Je vis (et roule beaucoup donc) dans le Morvan, l’un des territoires les mieux préservés de Bourgogne. Ses vastes forêts, lacs, rivières et reliefs vallonnés lui valent parfois le surnom de « petit Canada bourguignon ». Si la Grande Traversée du Morvan (GTM) fait partie des premiers grands itinéraires français balisés dédiés au VTT (fin des années 1990) et devenue en 2018 le premier tronçon de la Grande Traversée du Massif Central (GTMC), il reste pourtant une destination assez méconnue. Beaucoup sous-estiment ce territoire, qui n’a rien de « facile ». Suivre la GTM est une belle expérience sportive, mais pas toujours adaptée à un vélo chargé. Malgré les variantes gravel, le parcours reste physique, escarpé et technique, bref, pas des plus roulants. Peut-être qu’une véritable variante gravel à part entière avec un parcours plus fluide et adapté à l’itinérance sera un jour proposée. Mais le Morvan ne se résume bien sûr pas à la GTM : ce petit massif de moyenne montagne regorge de pistes forestières, de chemins agricoles, de petites routes oubliées et de voies secondaires qui permettent de composer des itinéraires variés et particulièrement esthétiques entre sommets, grands lacs et vallées sauvages. Dans les secteurs de la forêt de Breuil-Chenue, du Haut-Folin et d’Anost (dans les alentours du maquis Socrate), on trouve un super terrain de jeu. Par ailleurs, l’Office du Tourisme met des traces sympas à disposition sur son site morvansommetsetgrandslacs.com

Photo : Manon sur la Grande Traversée du Morvan gravel
Photo : Manon sur la Grande Traversée du Morvan gravel
Photo : Manon sur la Grande Traversée du Morvan gravel
Photo : Manon sur la Grande Traversée du Morvan gravel
Photo : Manon sur la Grande Traversée du Morvan gravel
Photo : Manon sur la Grande Traversée du Morvan gravel