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Gravel dans le Jura et en Forêt Noire

Manon
par Manon
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Paroles de Convertie
Du cyclo-camping familial au gravel

Par Manon

Une histoire de vélo

Entre les premières itinérances cyclo-camping en famille pendant les vacances d’été de mon enfance et ma pratique quotidienne d’adulte, il y a eu bien trop d’années (ado, étudiante) sans vélo. Je ne l’ai jamais abordé par le prisme du sport, et voilà bientôt une petite dizaine d’années que pas un jour ou presque ne se passe sans vélo, sous toutes ses formes : loisirs (VTT et gravel) et moyen de transport du quotidien, voyages.

Le gravel, c’est quoi ?

Le confort et le plaisir avant tout.
Les avantages du VTT : en pleine nature, loin de la circulation automobile, du « flow » (ces monotraces qui déroulent en douceur et sans accrocs).
Sans les inconvénients : facile à charger, permettant de grandes distances et des connexions sur pistes ou goudron aussi agréables que les parties sauvages.
Un moyen formidable et ludique d’exploration de son environnement proche sans avoir à prendre la voiture, le jeu étant d’aller voir si ce chemin repéré sur la carte roule ou de faire de chaque sortie un objectif pour découvrir un nouveau passage. Un des petits bonheurs est de constater qu’un petit traitillé noir au milieu de falaises sur la carte IGN s’avère être un magnifique single roulant sur le terrain.
Dessiner sa propre trace, bien que je prenne autant de plaisir à suivre celles créées par d’autres (si elles ne correspondent pas à mes attentes, je les adapte in situ).

La monture

Bergamont Grandurance 6, un gravel récent (2022) avec des pneus 45-47 mm que j’utilise en voyage et pour les explorations du quotidien. Transmission : double plateau 46-30 et cassette 11-36 que je trouve confortable jusque-là, même pour passer chargé certains raidards techniques. Je ne bouderais pas un ratio plus petit encore, mais c’est le minimum permis par mon double plateau, je passerai peut-être en mono un jour. Et sur de courtes sections, se dégourdir un peu différemment en marchant n’est pas désagréable.

Le jardin

Jura
Les massifs de moyennes montagnes comme le Jura sont particulièrement accueillants pour pratiquer le gravel, autant par la variété des chemins et des profils possibles que par l’esthétique des paysages : beaucoup de pistes forestières et agricoles, de sentiers roulants, de petites routes isolées et d’itinéraires référencés par un tourisme outdoor bien développé. Il y a de quoi faire dans et hors des sentiers battus ! Pas sûr qu’une vie suffise à explorer tout ce qui se roule dans un rayon de 100 km autour de la maison. La GTJ gravel est une belle façon de découvrir le massif, même si je me dis qu’elle mériterait son propre tracé plutôt qu’une simple variante de la version VTT. 
Explore Doubs, le site et application consacrée aux sports de plein air dans le département du Doubs, propose d’excellents itinéraires gravel (non balisés, il faut télécharger la trace), certains nécessitant plusieurs jours d’itinérance, testés et approuvés.
Côté suisse, j’aime bien regarder chez cycliste.ch où l'on peut combiner plusieurs boucles ou traversées, les connecter entre elles, et créer un beau voyage régional.

Qui dit Jura, dit traversées de pâturages... et franchissement de clôtures ! Préférez la saison "portes ouvertes" (d'octobre à juin).
Qui dit Jura, dit traversées de pâturages... et franchissement de clôtures ! Préférez la saison "portes ouvertes" (d'octobre à juin).
La nature reprend ses droits sur cette ancienne ligne du tacot Pontarlier-Besançon.
La nature reprend ses droits sur cette ancienne ligne du tacot Pontarlier-Besançon.
Petit nid.
Petit nid.
Luxuriance des chemins (presque) oubliés.
Luxuriance des chemins (presque) oubliés.

Forêt Noire

Il m’arrive bien sûr d’aller voir dans le jardin du voisin, comme en Forêt Noire allemande, et le petit échantillon que j’en ai parcouru en suivant un morceau de la partie sud de la Naturparke Gravel Crossing (un itinéraire non balisé qui traverse le massif du nord au sud, cf. schwarzwald-tourismus.info) me laisse penser que le massif tout entier est un vrai petit paradis du gravel. Peu de sentiers sur cette partie, mais pratiquement pas de goudron et de larges pistes en veux-tu en voilà, toujours très confortables (pneus inférieurs à 40 mm compatibles), granitiques et peu boueuses. Et un avantage de taille pour les bivouaqueurs gastronomes : ici, le service du soir s’arrête à 18h, ce qui permet de profiter d’un petit resto et d’avoir tout le temps ensuite de s’enquérir d’un lieu pour la nuit.

Aperçus des billards en Forêt Noire, visitée en duo dans la fraicheur d'un mois d'avril...
Aperçus des billards en Forêt Noire, visitée en duo dans la fraicheur d'un mois d'avril...