Gravel autour de Marseille
Échappée phocéenne, de collines en calanques
Quatre jours d’exploration autour de Marseille, de collines en collines, teintés de souvenirs d’enfance, d’histoire et de références littéraires, de paysages exceptionnels et de lieux emblématiques, bercés par l’accent provençal. Sébastien nous guide...
La chaîne du Rove, la Côte Bleue, les Calanques, la Sainte-Baume, le Garlaban, ou encore la chaîne de l’Étoile, voilà des noms qui fleurent bon la garrigue aux effluves de cistes odorants. Ces reliefs forment les rebords de la cuvette où se niche la cité phocéenne. En piste pour un grand tour du « vélodrome » marseillais…
Nouveau point de vue
C’est en cherchant des informations sur une traversée à pied des Calanques que je suis tombé sur une trace de vélo gravel le long des pistes des « collines » marseillaises, sur plus de 130 km et 3000 m de dénivelée positive. Son auteur l’avait parcourue dans la journée. Même si cela m’a interpellé, ce type de défi n’est pas pour moi, je suis trop contemplatif, pour ne pas dire que je n’ai pas la forme physique nécessaire ! Je trouve d’ailleurs ce terme « colline » original pour caractériser ce type de relief accidenté, et en même temps assez condescendant. C’est mal connaître les Calanques que de les définir comme un relief émoussé. D’ailleurs, Marcel Pagnol ne s’y trompe pas en décrivant son autre massif fétiche, au sein de son roman autobiographique La Gloire de mon père (1957) : « Ce n’est […] pas une montagne, mais ce n’est plus une colline : c’est Garlaban. » Il y a bien longtemps, durant mon adolescence, j’avais parcouru la plupart de ces pistes des Calanques, de la Sainte-Baume, et du Garlaban, mais je n’en avais pas gardé un souvenir impérissable. Peut-être en lien avec ma monture de l’époque : un VTT 26 pouces tout rigide ? Il me fallait revoir mon jugement, probablement un peu cavalier, à l’aune d’un vélo plus moderne. J’ai récemment fait l’acquisition d’un gravel. C’est l’occasion toute trouvée d’aller revisiter cette trace, à ma sauce, en enchaînant toutes ces pistes dans le cadre d’une belle itinérance périurbaine de trois ou quatre jours, et en y associant quelques beaux bivouacs, en mode slow & light !