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De cirques en cimes

par Alexandre Rezé
21 déc. 2023
97 lecteurs

Entre souvenirs d’enfance et randonnée exploratoire solitaire, Alexandre nous conte la beauté et les particularités du spectaculaire massif de Gavarnie et Mont-Perdu aux portes de chez lui.

Rupicapra pyrenaica.
Endémique des Pyrénées, l’isard se distingue du chamois par son poids (il est légèrement plus lourd), ses cornes au crochet plus ouvert et sa grâce bien supérieure (c’est un Pyrénéen qui me l’a dit). Absent des Alpes, on retrouve une sousespèce dans les Apennins.
Photo : Anna Mollard
Rupicapra pyrenaica.
Endémique des Pyrénées, l’isard se distingue du chamois par son poids (il est légèrement plus lourd), ses cornes au crochet plus ouvert et sa grâce bien supérieure (c’est un Pyrénéen qui me l’a dit). Absent des Alpes, on retrouve une sousespèce dans les Apennins.
Photo : Anna Mollard

J’ai quelques jours devant moi pour le week-end de l’Assomption et l’envie d’aller me perdre en montagne. Mon ami Olivier me raconte souvent son séjour vers le mont Perdu et ses yeux brillent à chaque fois. Alors je n’hésite pas longtemps et me concocte un itinéraire aux petits oignons sur quatre jours dans le massif, avec des cabanes pour apporter un peu de confort au cas où. Dans les Pyrénées, elles sont généralement ouvertes (sauf usage des bergers ou vachers) et accueillantes.

Spectacle pyrénéen

J’arrive au village de Gavarnie en fin de matinée. Une première montée me permet d’accéder au sentier en balcon qui contourne le Piménée et je rentre progressivement dans le cirque d’Estaubé. Je suis seul et savoure. On se rend vite compte, en randonnant dans ce secteur, que la plupart des promeneurs se contentent de rester dans le cirque de Gavarnie ; dès qu’on s’éloigne de quelques foulées, le grand sauvage reprend ses droits.

... et la suite ?