Passer les frontières avec un âne

par ManonM dans Dossiers 18 juin 178 lecteurs Soyez le premier à aimer ! : Soyez le premier à commenter share(partager)

Avant tout projet de voyage international, bien se renseigner auprès de la DDSV (Division Départementale des Services Vétérinaires) pour connaître les dernières mesures concernant les passages de frontières. Même si théorie et pratique ne coïncident pas toujours et qu’aucune situation ne ressemble à une autre, il vaut mieux être en règle pour éviter les mauvaises surprises.
Nous relaterons ici deux exemples bien différents.

 

Passer les frontières avec un âne

France-Portugal en van
Le passage de frontières est compliqué quand on transporte des ânes parce qu’ils ne sont pas considérés comme des animaux de compagnie, mais comme de la viande impliquant une traçabilité stricte.
Il faut se rapprocher de la DDSV 10 jours avant le passage pour établir une attestation vétérinaire de bonne santé (40 € / âne) et rédiger une feuille de route détaillée du parcours prévu dans le pays d’accueil, ce qui justifie, dans ce cas, du transit par l’Espagne. Il faut ensuite annoncer à la DDSV son arrivée dans le pays pour être en règle pendant quelques jours seulement. Pour un séjour prolongé, il est possible de demander en amont une autorisation (renouvelable) de rester 90 jours dans le pays d’accueil.
Si on est contrôlé dans le pays d’accueil sans être en règle, on peut risquer une mise en quarantaine voire l’euthanasie de l’animal.

 

Photo : Mathieu Prod'homme
Photo : Mathieu Prod'homme

Frontière franco-suisse à pied
Pascaline (tziganerando) est passée en Suisse lors d’un long voyage sur le sentier des huguenots. À la douane suisse, on lui a demandé un certificat vétérinaire de bonne santé et de non-contagion des ânes datant de moins de 24h. Compliqué lorsque le voyage a débuté un mois plus tôt. En l’absence de ce document, le service des douanes suisse a réclamé une caution de 1 000 francs suisses qui serait rendue quand elle quittera le territoire. Mission accomplie à la sortie, caution récupérée. Ce sont alors les douaniers français qui ont fait durer le plaisir, ne comprenant apparemment pas grand-chose aux carnets de santé. Sans autre conséquence toutefois que quelques longues minutes d’attente au poste frontière.

 

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