Liste de matériel de Voyage à Vélo
Un exemple de voyageurs
Nous avons publié un dossier sur l’équipement du voyageur (matériel de bivouac : couchage, réchaud, accessoires divers, vêtements, chaussures, toilette, etc. ) sur le site de Carnets d’Aventures www.expemag.com (rubrique Articles techniques). Nous vous proposons donc ici un exemple de liste de matériel emporté pour un voyage à vélo, donnée par Valérie Mathez et Raphaël Favrat (« Du pacifique au Mont-Blanc » roadkargol.chez-alice.fr ). Cette liste ne se veut pas être une référence mais donne des idées.
Chacun voyage à sa façon, selon son budget, ses priorités et ses envies. Notre liste privilégie plus le confort d’un voyage au long cours en couple (8 mois sous la tente pour 15 mois de voyage). Le facteur poids est pour nous moins important lorsque nous sommes à vélo qu’en trek où l’économie d’une dizaine de grammes est appréciable.
Le bivouac
La tente
Une tente à double paroi. 4,1 kg quand même un peu lourde. 3 places.
Arceaux alu. Couleur anthracite. La couleur sombre est importante pour
la discrétion du bivouac. La capacité : il faut trouver son compromis
place (habitabilité) / poids de la tente. Nous avons opté pour 1 modèle
3 places avec abside sous laquelle nous rangeons nos sacoches. La
modularité : notre double toit est indépendant de l’habitacle, très
appréciable afin de s’abriter pour cuisiner en cas de pluie ou de fort
vent. Il permet aussi un montage de l’habitacle à l’abri en cas
d’intempéries. Pour les pays chauds notre tente n’est guère adaptée,
préférer l’indépendance de la moustiquaire.
La nôtre ne dispose que d’une ouverture ; 2 s’avèrent pratiques afin d’éviter de marcher sur le barda disposé dans l’abside.
Prendre le minimum de sardines. En route nous avons acheté une bâche
que nous disposions sous notre tente, afin de la garder propre et de
mieux l’isoler du sol (et de prévenir l’usure du tapis de la tente,
ndlr). Elle nous a aussi servi pour pique-niquer, faire la sieste, de
pare-douche, pare-soleil, et sur le vélo elle protégeait notre tente de
la pluie.
Alternatives à la tente (ndlr)
- Le hamac peut être utilisé comme alternative à la tente, on peut lui
adjoindre une bâche et éventuellement une moustiquaire. Il s’agit d’une
solution pratique, légère et confortable qui convient, bien entendu,
lorsque les zones de bivouac sont « hamacables », c’est-à-dire pourvues
de supports naturels en permettant la pose : arbres, gros rochers, etc.
Deux dossiers complets sur le sujet avaient été publiés dans Carnets
d’Expé n°1 et 3, ils sont disponibles sur www.expemag.com rubrique
Articles techniques ).
- Le tarp constitue lui aussi une alternative intéressante à la tente.
Nous vous renvoyons pour cela à la chronique « Randonner léger » sur le
sujet de Carnets d’Aventures n°7 ainsi qu’au site www.randonner-leger.org
Le couchage
- Matelas autogonflant Ortlieb
Pour le confort et l’isolation, préférez un matelas entier qu’un de 1,20m.
Prévoir un kit de réparation (ndlr : les rustines du vélo marchent aussi)
Les premières nuits sont assez douloureuses au niveau des points d’appuis.
Le côté négatif par rapport à un matelas mousse : le prix et le poids.
- Sac de couchage Quechua Forclaz 0 light -5° 1,4 kg
Nous avons privilégié l’intérieur en coton plus confortable que le synthétique.
Nos sacs peuvent se coupler.
Une housse de compression est indispensable pour le gain de place.
Une limite confort à -5° est parfois un peu juste dans certaines régions (montagneuses).
- Drap
Nous avons opté pour un drap-housse avec rabat drap de dessus en coton
de confection maison, style sac à viande pour 2 personnes mais sans les
coutures latérales. Dans les pays chauds, il est plus agréable de
dormir sur un drap qu’à même le matelas. Dans les guest-houses, la
literie est souvent douteuse.
Autre solution : le sac à viande, beaucoup moins encombrant et plus léger !
La cuisine
- La popotte : MSR, 2 casseroles, 1 poêle, 1 couvercle, 1 manche.
En téflon, plus lourd que la simple popote en alu, mais n’accroche pas
et est plus facile à nettoyer. Le couvercle est pratique pour
l’essorage des aliments. L’inconvénient : le revêtement en téflon est
fragile (ndlr : pour du durable, vous pouvez prendre de l’inox, c’est
un peu plus lourd mais c’est increvable. Sinon reste l’alternative,
très chère mais très légère, du titane, MSR en fabrique)
- La vaisselle : gobelets, gamelles type boites Tupperware avec
couvercle, peu encombrant car s’emboîtent et permettent de stocker de
la nourriture. Fourchettes, cuillères, spatule en bois, opinel, couteau
suisse. Le tout encastrable dans les gamelles pour un gain significatif
de place.
Nous avons fait l’acquisition d’une petite bouilloire électrique locale
(Cambodge), d’une contenance de 2 gobelets, légère en inox.
Ce fut l’achat le plus pratique du voyage. Lorsque nous dormions dans
des guest-houses ou même en camping, elle nous permettait de faire le
café, le thé, la soupe, les pâtes chinoises, et même d’avoir de l’eau
tiède pour se laver ; ceci nous évitait de sortir réchaud et popotte.
Autre solution moins encombrante : 1 résistance chauffante que l’on
plonge directement dans son volume d’eau.
- Le réchaud : toujours l’éternelle question : gaz ou essence ?
Ndlr : ou bois ! Nous vous renvoyons à l’article sur les réchauds de
Carnets d’Aventures n°11. Pour nous le choix fut simple, l’essence
s’est évidemment imposée, on en trouve partout… sauf peut-être en
France où acheter 1 litre de sans-plomb devient compliqué, un minimum
de 5 litres étant souvent imposé. S’attendre à un étonnement de la part
des pompistes qui ne comprennent pas pourquoi des cyclos ont besoin
d’essence, certains même, en Indonésie, ont cru que l’on carburait au
sans-plomb !!!
Notre choix s’est porté sur un multicombustibles de marque Primus, sa
pompe en ferraille nous a paru plus robuste que celle des MSR qui est
en plastique.
Côtés + du multicombustibles : rapidité d’ébullition, facilité pour trouver du carburant
Côtés – : dangereux en phase de préchauffage dans la tente, salissant
(suie et noircit les casseroles). Nécessite un entretien régulier avec
désencrassage des buses. Isoler le réchaud et sa réserve d’essence de
la nourriture, si on ne veut pas que tout ait le goût de pétrole… Plus
lourd et + encombrant que le gaz. Un kit de réparation et d’entretien
est indispensable ainsi qu’un paravent en alu.
Remarque : fonctionne plus ou moins bien selon la qualité du carburant.
Avoir une réserve est un plus. Pour un voyage à vélo en Europe (de
l’Ouest), un réchaud à gaz devrait être suffisant.
Habillement
Cuissard vélo + short par-dessus, pour prolonger la vie du cuissard et
paraître moins extraterrestre dans certaines contrées lointaines.
Cuissard long.
Pantalon modulable en 3.
Pantalon de pluie style k-way, aucunement respirant, effet sauna mais pas cher et pas encombrant.
Chaussures : nous avons opté pour des cale-pieds plastiques pour la
polyvalence de leur utilisation. Les sandales sont très appréciables
dans les pays chauds. Chaussures semi-montantes et tongs pour les
douches douteuses.
Ndlr : certains cyclos prennent des guêtres étanches qui recouvrent le
pied, très agréables en zone pluvieuse car les pieds restent au sec
bien plus longtemps.
T-shirt en matière respirante manches courtes et longues.
Polaires
Pull wind stopper
Veste gore-tex : sur la route avoir des couleurs vives est un plus pour
la sécurité, mais il est difficile de monter son bivouac discrètement
avec une gore-tex jaune fluo et des réflecteurs !!!
Ndlr : il existe des capes de pluie (poncho) spéciales pour les
cyclistes ; cela constitue une solution efficace pour les climats
pluvieux.
Cagoule type Odlo très appréciable.
Casque à conseiller, double emploi, autant se protéger du soleil et se prémunir en cas de chute.
Casquettes, bandeaux, lunettes verres interchangeables (utiles)
Gants de vélo et gants longs type Windstopper
Paréo (multifonctions), maillot de bain masque tuba.
Serviette de toilette absorbante, sèche très vite.
Divers
La sacoche de guidon, indispensable pour avoir tout sous la main : argent, appareil photo, papiers… se décline aisément en « sac à main ».
Un sac à dos Ortlieb type canyoning, attaché en travers sur le
porte-bagages arrière, très utile si l’on prévoit des treks de courtes
durées.
Antivol vélo à chiffres
Frontales
Bougies : réchauffent la tente et enlèvent l’humidité
Tortillons anti-moustiques
Une machette acquise en route, qui nous a servi pour couper du bois,
nettoyer des emplacements pour le bivouac, ouvrir des noix de coco pour
étancher notre soif et inconsciemment nous rassurer lors de nos
bivouacs.
Sacs de marché en plastique avec fermeture éclair (genre Tati), le must
pour réunir les sacoches lors des divers transports (bus, avion,
train). 2 sacoches avant + 2 sacoches arrière entrent dans 1 seul sac.
Robustes et économiques.
Montre avec fonction altimètre, thermomètre, baromètre : ce n’est pas
primordial mais à notre avis aussi important qu’un compteur
kilométrique. L’altimètre n’a pas été un outil d’orientation, mais il
est intéressant de connaître le dénivelé parcouru.
La boussole nous a souvent rendu service : pour nous orienter dans les
grandes villes, dans le cas où les panneaux sont en « chinois », sur
les pistes et quand la signalisation est inexistante.
Sifflet
Compteur de vélo
Rétroviseur : indispensable
Les cartes routières : acquises au fur et à mesure de nos déplacements, souvent peu détaillées.
Une gourde Katadyn : jamais servi, nous avons utilisé nos micropurs.
Une pompe avec filtre est sûrement le plus pratique (ndlr : de nombreux
cyclos ayant emporté ce type de filtre ne s’en sont que très peu
servi…).
Chargeur de piles + batteries. À refaire, nous aurions investi dans un chargeur solaire.
Adaptateur électrique de prises
Calculatrice, importante pour les conversions monétaires.
Cadenas à chiffres, mousquetons
Kit lessive : élastique fin à pantalon (multifonctions) + mini-pinces à linge + bouche évier + mini-brosse
1 moustiquaire : peu servi
1 bâton anti-chien (les cailloux ça le fait aussi) : beaucoup servi
1 paire de jumelles
Lecteur mini disc avec 1 enceinte et micro. La prise de son est plus riche que la photo.
Appareil photo numérique + câble + carte mémoire + trépied + clé USB.
Le mieux aurait été un disque dur externe et autonome pour stocker les
photos car les CD sont à la longue encombrants et fragiles.
Cahier d’écriture
1 scrabble, 1 jeu de cartes et des dés.
1 dictionnaire francais-anglais
1 globe gonflable, pour animer nos rencontres
1 album photo, pour présenter notre environnement et notre famille. Un bon moyen de communication, effets garantis.
Photocopie de divers documents administratifs, photos d’identités pour demande de visas.
Carnet de vaccinations + carte de groupe sanguin
Permis de conduire international (si l’on souhaite louer motos, autos…)
Divers, toilette et pharmacie
Pharmacie : à l’appréciation de chacun et en fonction des destinations.
Ndlr : Un article « Pharmacie de voyage » qui donne une liste de
médicaments et des conseils utiles pour établir sa trousse est à votre
disposition sur le site de Carnets d’Aventures www.expemag.com
(rubrique Articles techniques). À noter par ailleurs que nous avions
publié dans Carnets d’Expé n°7 le dossier « Homéopathie du voyageur ».
Nécessaire de couture (Avec épingles à nourrices)
Trousse de toilette :
Brosse à dent (avec les manches J sinon on se fout du dentifrice
partout et en général le matin nous sommes plutôt en pénurie d’eau),
dentifrice, shampoing qui fait aussi office de gel douche, déodorant
mixte en vaporisateur (parfume nos fringues et l’intérieur de la
tente), cotons-tiges, brosse à cheveux sans manche, 1 paquet de
lingettes (bien utile quand pas de possibilité de se laver), miroir,
coupe-ongles. 1 rasoir et son nécessaire en miniature.
Liste de Valérie Mathez et Raphaël Favrat (roadkargol)
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