Magazine Carnets d'Aventures Les derniers articles en ligne https://www.expemag.com/mag/rss.rss Fri, 07 Aug 2026 22:44:44 +0200 https://www.expemag.com/assets/CarnetsdAventures150x60.png Magazine Carnets d'Aventures https://www.expemag.com/mag/rss.rss fr-FR NTT Dix ans à vélo Récits et entretiens Clotaire Mandel Retour du Pédalistan Voyager avec peu d’argent, voilà un sujet qui parle à Clotaire. En effet, c’est un peu la trame de fond de son long (dix ans bientôt !) voyage à vélo : voyager avec peu pour voyager plus loin et plus longtemps. Toujours sur la route, il répond à nos questions. Clotaire voyage depuis 2018 à vélo à travers le monde. En cours de route, il avait déjà écrit deux récits dans Carnets d’Aventures : en 2020 « Aller simple pour le Pédalistan » (CA59) et en 2023 « Tête à tête avec l’Outback australien » (CA72). Nous sommes heureux de le retrouver ici pour un troisième volet, alors qu’il vient de terminer une exploration des Amériques, traversées du nord au sud, entamée en juin 2023. Ça y est, la boucle est en train de se boucler, comme tu le souhaitais au départ, tu as roulé ta bosse à travers les cinq continents et vu depuis le guidon de ta bicyclette un beau morceau de notre planète. Comment vas-tu, comment te sens-tu en ce moment ? Un peu perdu pour être tout à fait honnête. Cela fait huit ans déjà que je suis parti, mais bientôt je ne serai plus cette personne qui parcourt le globe à vélo. Je serai un individu lambda qui parcourt les rues de sa ville. Je vis vraiment ça comme un bouleversement de mon identité. Tout était si naturel, si logique. Et désormais, je pense à me réinventer, à essayer de me projeter dans la personne que je serai lorsque je n’aurai plus à filtrer l’eau, à regarder le sens du vent ou à parcourir des cartes sur le téléphone. Dans l’... https://www.expemag.com/article/recit/dix-ans-a-velo https://www.expemag.com/mag/view/6a2fea5f4649f809e3240c35 Mon, 15 Jun 2026 14:49:42 +0200 La simplicité de la marche Récits et entretiens Christophe Gari Pour Chris et Ada, le petit budget ne se limite pas à la durée d’un voyage à pied ou à vélo, c’est une philosophie de vie qui s’applique au quotidien. Ils nous partagent leur expérience sur le chemin de Compostelle et quelques réflexions de sobriété heureuse. « Mais vous êtes riches ? Vous faites comment pour financer tout ça ? Franchement, vous avez trop de chance… » Ces questions, nous les avons entendues des dizaines de fois. Pour beaucoup, passer sa vie sur les sentiers relève d’un luxe réservé à quelques privilégiés. Eh bien non. Nous ne sommes pas riches. Nous avons simplement fait d’autres choix de vie : pas vraiment de domicile fixe, sur la route la plupart du temps, enchaînant les petits boulots, quelques pauses en famille. Moi, c’est ce que je connais depuis gamin, pour Ada, c’est un changement plus récent. Ce mode de vie limite les dépenses : pas de loyer à l’année, peu de factures, aucun crédit. En vivant léger, on garde surtout la liberté de partir quand on veut. Et c’est ça, notre véritable richesse. Il ne s’agit pas ici de défendre un modèle. Chacun fait comme il peut, comme il veut. Nous partageons simplement une approche, quelques principes et des outils concrets. Libre à chacun d’y piocher ce qui lui parle. Voyager avec peu d’argent repose sur des bases simples : ne pas suivre les tendances, éviter le superflu, prendre soin de son matériel et gagner en autonomie. C’est dans cet esprit que nous sommes partis, un matin d’hiver, sur le chemin de Compostelle. ... https://www.expemag.com/article/recit/la-simplicite-de-la-marche https://www.expemag.com/mag/view/6a2fdeaa4649f809e309a9e5 Mon, 15 Jun 2026 13:57:58 +0200 Pyrénées. HRP sans ravito Récits et entretiens Julien Millet Quatre quarts pyérénéen L’expression « en autonomie » est souvent utilisée abusivement pour décrire nos aventures nature. Cette fois, le mot n’est pas trop fort : Julien a traversé les Pyrénées à pied sans aucun ravitaillement ni aucune aide extérieure. Une expérience physique et sensorielle d’un mois qui l’a rendu… plus léger ! Cela fait plusieurs années que je me passionne pour les treks en autonomie. Je ne me l’explique pas totalement, même si j’ai quand même déjà plusieurs éléments de réponse : ce qui me plaît, c’est la quête d’une certaine forme de liberté, ne dépendre de rien ni de personne le plus longtemps possible ; la difficulté, le défi, et la recherche de mes limites ; expérimenter de nouvelles approches liées à la nutrition pour mieux comprendre la machinerie humaine. J’avais déjà réalisé le tour des Écrins (GR54, huit jours) sans ravitaillement et le tour des volcans d’Auvergne (GR30, sept jours) sans manger et en buvant uniquement de l’eau de Quinton, pour tester l’apport énergétique des minéraux sur le corps. Et d’autres treks plus longs, mais avec des ravitaillements classiques, comme la traversée des Alpes françaises avec mon ami Rémi, ou de l’Écosse. Je me dis alors que je pourrais tenter la traversée des Pyrénées en autonomie, d’autant que je découvre qu’un aventurier belge, Louis-Philippe Loncke, l’a déjà fait. Je suis captivé par le récit de son aventure que je lis dans différents articles de presse. Il était parti avec un sac de 50 kg sur le dos en s... https://www.expemag.com/article/recit/pyrenees-hrp-sans-ravito https://www.expemag.com/mag/view/6a300c534649f809e36f016d Mon, 15 Jun 2026 17:08:49 +0200 L'avenir radieux Éditos Manon Je ne pratique pas la méthode Coué**, mais je reconnais volontiers que se forcer à voir le verre à moitié plein plutôt qu’à moitié vide est plus constructif et agréable dans la vie de tous les jours, même quand tout semble aller de travers. Nous avons encore le droit de nous projeter dans un avenir radieux* en prenant le contrepied de la morosité ambiante. Sans s’aventurer dans des considérations macroscopiques écologico-politico-économiques, on peut quand même avancer l’idée que la joie et l’optimisme que l’on puise dans nos microcosmes du quotidien peuvent rayonner sur le collectif. Puisque l’individu fait partie d’un tout organisé et interconnecté, ce qui se passe à l’échelle individuelle n’est pas sans effet sur le groupe. Cette joie et cet optimisme, je les trouve (certainement comme vous tous qui lisez ce magazine), entre autres mais surtout, dans toutes mes escapades nature sans exception et quelle que soit leur forme : entendez par là tous mes déplacements sans moteur, du trajet à vélo quotidien pour aller faire mes courses aux itinérances et voyages en bivouac. Bref, dès que j’ai le nez dehors. Cela fait beaucoup de petits et grands bonheurs quand on y pense. Et qu’est-ce que nos escapades nature, sinon des instants de vie simple, où l’on se satisfait, non sans un réel plaisir, du moment présent et des quelques éléments qui constituent alors notre petit monde - une toile de tente, quelques graines finement assaisonnées… Imaginons seulement cette sobriété heureuse app... https://www.expemag.com/article/edito/l-avenir-radieux https://www.expemag.com/mag/view/6a26a15eb593127e241d6451 Fri, 12 Jun 2026 18:15:15 +0200 Groenland. Un Hobie Cat au pays des glaces Récits et entretiens Paola Beneton et Dominique Bleichner Uummaa : la recherche d’une vibration Oser sortir du cadre crée souvent de belles histoires. Il était une fois un catamaran de plage au pays des icebergs, une embarcation de sport en voyage itinérant sur la côte ouest du Groenland, menée par deux marins (Paola Beneton et Dominique Bleichner) passionnés d'Arctique. On met les voiles, paré à virer ! « Il est dans les roches, dans les mers, dans les glaces, une uummaa, un battement du cœur, il appartient à l’homme de se mettre en phase avec cette énergie », disait Jean Malaurie, ardent défenseur des peuples autochtones de l’Arctique, notre grand inspirateur. Uummaa, le nom que nous avons donné à notre expédition, est un terme inuit qui désigne « la vibration », « la force de vie » que l’être humain peut ressentir au contact des éléments, en harmonie avec la nature. C’est ce que nous sommes venus chercher au Groenland en embarquant sur notre petit cata, frêle esquif plutôt familier des latitudes chaudes, sans moteur ni habitacle, exposé à tous les vents et balayé par les embruns, au milieu des glaces sur une eau à 2 °C. Une navigation physique et sensorielle. À fleur d’eau, les sens s’éveillent, s’affûtent : le mouvement de l’onde, les odeurs marines, les caprices du vent, la fébrilité des courants, le jet des baleines au loin, les détonations de la glace des icebergs chauffée par le soleil, nous atteignent sans filtre, avec une acuité aiguisée. Dans la lenteur, propulsés par la seule force du vent ou de nos pagaies, nous cess... https://www.expemag.com/article/recit/groenland-un-hobie-cat-au-pays-des-glaces https://www.expemag.com/mag/view/6a3130b39c54d440d45a2666 Tue, 16 Jun 2026 13:27:46 +0200 À vélo en famille en Autriche Récits et entretiens Harmony Garnier Découvrir sans découvert Harmony et Simon sont partis à vélo avec leur petit Antoine d’un an et demi, et ils n’en ont pas fait les frais ! Car oui, on peut voyager avec un bébé sans faire un trou dans son budget. En six semaines à trois au cœur des Alpes tyroliennes, le compte est toujours bon.   Le vélo a toujours cadencé ma vie. Dans mes souvenirs d’enfance ressurgissent ces petites balades bucoliques le long d’un canal, à travers les champs ou en bord de mer. À chaque sortie, c’était une véritable aventure, un moment simple et précieux que mes yeux d’enfant transformaient en exploration extraordinaire. Je m’initie véritablement à l’itinérance à vélo en 2016, lorsqu’avec Simon, nous marquons la fin de nos vies d’étudiants en sillonnant la campagne française durant deux mois, avec un budget dérisoire. Nous découvrons l’immense liberté que procure le voyage à vélo, la joie des bivouacs en harmonie avec la nature, mais aussi l’hospitalité du réseau Warmshowers. Depuis, nous avons roulé en France, en Europe et même en Afrique australe. Alors, en devenant parents, nous étions convaincus que nous poursuivrions l’aventure à trois. Vers l’inconnu L’été dernier, Antoine a 14 mois et nous avons six semaines devant nous. Nous qui adorons partir à la dernière minute, nous levons l’ancre cette fois avec quelques incertitudes : Antoine se plaira-t-il dans notre aventure ? Allons-nous tenir le rythme sans crouler sous la fatigue ? Nous avons la chance d’avoir un fils facile à vivre,... https://www.expemag.com/article/recit/a-velo-en-famille-en-autriche https://www.expemag.com/mag/view/6a2fc35f4649f809e3d167f4 Mon, 15 Jun 2026 11:39:05 +0200 Leave no f… trace ! Vie sauvage - Survie David Manise « Leave no trace », littéralement « ne laisser aucune trace » de notre passage : un objectif – inatteignable stricto sensu – vers lequel il faut tendre et dont voici des pistes, des techniques bien tangibles et des « guidelines » pour pouvoir adopter une pratique des espaces naturels qui soit aussi respectueuse que possible. Par David Manise, « grand manitou » au CEETS (Centre d'Etudes et d'Enseignement des Techniques de Survie) Dessins : Philippe Gady Une histoire de mon enfance. Celle qui a défini, pour toujours, mon rapport à la nature. J’avais 10 ou 11 ans. À côté de chez mes parents, en Gaspésie, coulait la rivière Bonaventure. Nous habitions « rive gauche », pas très loin de l’embouchure (environ 1 km en amont de la mer). Entre le village de Bonaventure et nous, il y avait le delta de la rivière, et 4 de ses bras bien dodus, entrecoupés d'îles et de presqu’îles. L’eau, à cette époque, était encore claire et cristalline. À tel point qu’on pouvait littéralement boire en même temps qu’on nageait. Elle était plus que potable. Elle était délicieuse. Fraîche et transparente. De l’eau de roche. Nous étions à quelques kilomètres du centre du village, mais sur les îles du delta, c’était carrément sauvage. Sur une des zones séparant les bras du delta – une « petite » presqu’île qui faisait environ 1 km de long par 300 m de large – un copain et moi avions élu domicile. Il fallait nager pour y accéder. Ou, en hiver, marcher sur la glace. De notre point de vue d’enfants, l’î... https://www.expemag.com/article/vie-sauvage-survie/leave-no-f-trace https://www.expemag.com/mag/view/6a452955230223249d67f442 Wed, 01 Jul 2026 17:20:34 +0200 Île était une fois Courriers des Lecteurs Manon Fidèle lecteur de Carnets d'Aventures depuis que j’ai reçu un abonnement en cadeau en 2018, c’est MA référence du voyage comme je l’aime, alors j’ai naturellement cherché dans ses colonnes de l’inspiration pour préparer notre petit tour à vélo en Corse au printemps 2023. Tout aussi naturellement, je me suis tourné vers leur plateforme de carnets-topos pour me lancer dans la rédaction de mon premier récit de voyage. L’histoire aurait pu s’arrêter là, le quotidien ayant repris le dessus et les numéros s’amoncelant sur ma table de nuit dans l’attente d’une lecture qui ne trouvait jamais le temps d’arriver. Puis un beau jour, j’ai eu le plaisir de recevoir un message de la rédaction me demandant d’utiliser une photo de notre voyage en voilier et vélo pour illustrer le dossier à venir sur les îles (Carnets d’Aventures 83). Il n’en fallait pas davantage pour me relancer : mon exemplaire papier à peine en main, il partait déjà explorer avec moi les Goudes près de Marseille, avec vue sur les îles environnantes, comme une invitation à repartir... sur une île ! Ce numéro 83 tombe à point nommé : le voyage de cet été est en préparation... Peut-être plus au nord cette fois. Angleterre, Écosse, Irlande, qui sait ? Une chose est sûre, il y aura au moins de la voile ou du vélo dans cette aventure. Ou les deux ! Réponse cet été dans mes carnets...  Loïc  ... https://www.expemag.com/article/courriers-des-lecteurs/ile-etait-une-fois https://www.expemag.com/mag/view/6a43c4fa9686010c2ef16ddd Tue, 30 Jun 2026 15:36:33 +0200 Le syndrome du félin de canapé (CA84) Extraterrestre Johanna En observant l’humain, on se rend compte qu’avec le temps, plusieurs processus réducteurs se mettent en place. Le vieillissement inévitable ? Et pourtant. Au-delà du « vieux connisme », la faculté à se transformer progressivement en vieux con1, l’humain semble soumis à un autre processus lent, discret, progressif, bref insidieux : l’installation d’une « mollesse mentale » que l’on pourrait appeler « syndrome du félin de canapé ». Jadis prédateur agile, le chat occupe de plus en plus le canapé et finit par calculer si le saut pour s’en extraire en vaut la dépense calorique2. Ces processus ne sont pas qu’une attitude mentale, ils sont une réduction progressive de l’univers. L’humain se construit une bulle de confort de plus en plus petite, de laquelle sortir nécessite toujours plus d’énergie ; énergie et compétences qu’il mobilise de moins en moins et donc que, selon le concept de Use it or lose it3, il va progressivement perdre. Comment pallier ce phénomène, ou tout au moins le minimiser, comment lutter contre la réduction de notre zone de confort ? Faire des choses que l’on n’aurait pas faites naturellement, apprendre de nouvelles activités (sportives, créatives, ludiques, musicales, linguistiques, etc.), développer ses facultés physiques, proprioceptives, intellectuelles et humaines, cultiver le jeu, la curiosité… bref stimuler le félin qui est en nous ! Le voyage nature et les activités outdoor offrent non pas un cadre idéal pour cela, mais mille et un environnements parfai... https://www.expemag.com/article/extraterrestre/le-syndrome-du-felin-de-canape-ca84 https://www.expemag.com/mag/view/6a26a33eb593127e242072b9 Fri, 12 Jun 2026 18:17:18 +0200 Petit budget Grands voyages Dossiers La rédac' Dépenser moins pour voyager (et profiter) plus L’itinérance sans moteur et en bivouac rend tellement heureux qu’on a du mal à imaginer d’autres façons de voyager une fois qu’on y a goûté : on pratique une activité qui nous plaît, on rompt drastiquement avec le quotidien, on ralentit, on est disponible et ouvert aux rencontres, sensible à notre environnement naturel, bref, c’est bon pour le moral, c’est bon pour la santé, c’est écologique, et cerise sur le gâteau, c’est économique. Oui, voyager n’est pas forcément synonyme de grosses dépenses. Et voyager avec un petit budget est loin d’être une contrainte. Ce n’est pas qu’une vue de l’esprit ; on peut voir, dans les milliers de pages de Carnets d’Aventures déjà publiées, que de nombreux voyageurs parviennent à contenir leur budget de manière étonnante, sans pour autant se priver réellement. En attendant de les découvrir et redécouvrir, voici quelques pistes pour dépenser moins. Voyager sans moteur et bivouaquer Ce sont les éléments-clés qui font le charme de ces voyages au cœur de la ligne éditoriale de Carnets d’Aventures. Et qui contribuent vraiment à les rendre économiques.  Certains partent carrément du pas de leur porte, mais on peut aussi choisir des régions proches ou accessibles en transports en commun pour voir du pays tout en conservant un budget contenu. Quant au bivouac, la liberté de s’affranchir des contraintes d’hébergements réservés à l’avance, de choisir chaque jour un nouveau cadre enchanteur pour passer ... https://www.expemag.com/article/dossiers/petit-budget-grands-voyages https://www.expemag.com/mag/view/6a2fbb8f4649f809e3beb286 Mon, 15 Jun 2026 11:04:30 +0200 Bourses pour les voyageurs Actualités Plusieurs organismes (associations ou entreprises) proposent des bourses pour le voyageur, souvent avec une thématique et ou des critères (d’âge par exemple). Monter un dossier pour obtenir une bourse peut demander beaucoup d’énergie et de temps. Il sera donc intéressant de vous poser des questions comme : avez-vous réellement besoin d’un soutien financier et/ou matériel ? Si oui et si vous obtenez une bourse, avez-vous aussi envie de satisfaire les exigences de votre partenaire ou sponsor (blog alimenté, conférences, film, etc.) ? Voici une liste non exhaustive d’organismes offrant des bourses pour les voyageurs. Bourse des Engagé·e·s Cette bourse s'inscrit dans le cadre de l'appel à candidatures de notre événement phare, l'IMAGO Tour : trois jours de rencontres, de formations et d'activités outdoor réunissant des aventurier·ère·s engagé·e·s, le dernier week-end d'août entre Grenoble et Annecy. Nous accompagnons des porteur·euse·s de projets d'aventure alliant mobilité douce, écologie et engagement, et cette bourse a précisément vocation à rendre ces aventures accessibles. • Candidatures ouvertes du 11 juin au 2 juillet 2026 • Dotation totale : 10 000 € (3 prix) • Formulaire de candidature à remplir imago.earth La Bourse de l'exploration Paul-Émile Victor Depuis 2022, la Bourse vise à soutenir des projets d’exploration scientifiques, artistiques et/ou sportifs, en lien avec la préservation de l’humain et de la nature, qui incarnent les valeurs de Paul-Émile Victor ... https://www.expemag.com/article/actualite/bourses-pour-les-voyageurs https://www.expemag.com/mag/view/5cb045b2e4b0559fbf16a825 Thu, 05 Jan 2023 14:03:40 +0100 Boire du bon café en voyage Boire et manger en voyage Anthony ... https://www.expemag.com/article/nourriture-de-voyage/boire-du-bon-cafe-en-voyage https://www.expemag.com/mag/view/6a3264c3ec12e4623a66c322 Wed, 17 Jun 2026 11:19:11 +0200 La survie dans le monde réel Vie sauvage - Survie David Manise Récit condensant l’expérience et les « lessons learned » de dizaines de cas vécus. Et qui tord le cou à l’approche dominante de la survie…  Par David Manise, « grand manitou » au CEETS (Centre d'Etudes et d'Enseignement des Techniques de Survie) Dessins : Thibault Pluvinage   Je suis parti pour ma rando un peu tard. Comme la météo n’était pas trop chaude, je me suis dit que ça irait, mais bon j’ai quand même un peu tiré sur la machine en début d’après-midi. J’ai eu chaud pendant la marche, côté sud, dans les pierriers. J’ai changé de versant et j’ai passé quelques névés en serrant les fesses, mais ça l’a fait. J’aurais dû prendre un piolet quand même. J’arrive au sommet. Je fais un selfie. Je veux le poster mais pas de réseau. Pas grave. Je posterai en rentrant tout à l’heure. D’ailleurs je vais descendre vite : il est passé 18h. J’ai mis quatre heures trente à monter. Je vais finir à la frontale. Je referme le sac, je serre les bretelles, je pars. Côté nord, l’ombre est déjà installée. Le vent a tourné. Le t-shirt trempé de la montée commence à être froid, alors j’enfile le coupe-vent par-dessus. Je presse le pas, parce que la lumière baisse et que le bivouac n’est pas dans le programme. Et c’est là que je l’aborde, ce névé. Plus glissant qu’à la montée. La neige s’est un peu durcie. À la descente, c’est plus chiant. Et je glisse. Je pars sur le dos, je tape, j’essaie de freiner avec les mains et le bâton, mais le bout de celui-ci, ultraléger, se casse et je m’arrête... https://www.expemag.com/article/vie-sauvage-survie/la-survie-dans-le-monde-reel https://www.expemag.com/mag/view/6a325f2aec12e4623a5d752d Wed, 17 Jun 2026 11:03:25 +0200 Aux origines du Velcro Aux origines Manon Une histoire de chardons On la retrouve presque partout, dans nos vies quotidiennes comme dans la station spatiale internationale, la fermeture autoagrippante est aussi un incontournable de nos matériels outdoor. On ne la remarque même plus, même le son caractéristique de son ouverture ne nous surprend plus, si familier à nos oreilles depuis notre tendre enfance (mais si, les baskets à scratch super stylées, vous ne pouvez pas avoir oublié). Et pourtant, difficile aujourd’hui d’imaginer notre quotidien sans elle. Voici comment une simple petite histoire de chardon a fait entrer le Velcro®* dans la grande histoire et dans toutes nos aventures. * La marque, qui a déjà perdu l’exclusivité d’exploitation de son invention (tombée dans le domaine public en 1971 quand le brevet a expiré), se bat aujourd’hui pour que le nom Velcro ne devienne pas une antonomase (un nom propre qui devient commun, tels Frigidaire, Scotch ou Escalator). Et vous, vous dites plutôt Velcro, scratch ou fermeture autoagrippante ? Inspiration nature En 1941, un jour où il rentrait de promenade, l’ingénieur suisse George de Mestral remarque des fleurs de bardane solidement accrochées aux poils de son chien et à ses vêtements. Plutôt que de s’agacer, il les regarde au microscope et constate que les épines du fruit sont terminées par des crochets déformables. Ces crochets se prennent dans les poils et les tissus à boucle et reviennent à leur forme initiale une fois arrachés. Il laisse maturer ce pouvoir d’a... https://www.expemag.com/article/aux-origines/aux-origines-du-velcro https://www.expemag.com/mag/view/6a31795eec12e4623abf90c3 Tue, 16 Jun 2026 19:13:17 +0200 Cyclo, photo, dodo Suivi voyageurs Thibaut Vergoz Quel meilleur moyen de s’immerger dans un paysage, une région, que le vélo ? Cycliste depuis toujours, j’ai découvert le voyage à vélo et son incroyable potentiel il y a une quinzaine d’années, en montant pour la première fois quatre grosses sacoches sur mon vieux VTT : la révélation. Je pouvais emporter autant et bien plus encore que dans un énorme sac à dos de 80 L lourd comme un âne mort… sans avoir à le porter ! Tout est facilement accessible et bien au sec quoi qu’il arrive. Et quel plaisir d’avancer sans rien sur le dos ! Aujourd’hui photographe et photojournaliste indépendant, le voyage à vélo est devenu un moyen fantastique d’exercer mon métier, explorer des régions qui m’attirent, y chercher l’inspiration. Il conjugue magnifiquement les avantages du voyage à pied et en véhicule, sans leurs inconvénients : dehors en permanence, avec tous les sens « connectés » à l'environnement, physiquement exposé et donc disponible pour les rencontres, suffisamment lent pour « comprendre » les lieux que je traverse mais suffisamment « rapide » pour éviter l’ennui et rester productif dans le cadre d’un reportage… L’hiver dernier j’ai parcouru la côte d’Albâtre, en Normandie. Du Havre à la baie de Somme, j’ai pris mon temps, ouvert au hasard des rencontres. Météo pourrie, pluie, vent, pluie… Pas grand monde dehors. Dans mes sacoches et un duffle bag sur le porte-bagages, je trimballe tout le nécessaire pour bivouaquer confortablement dans les pires conditions : parfois au pied d’un ... https://www.expemag.com/article/suivi-voyageurs/cyclo-photo-dodo https://www.expemag.com/mag/view/6a2fb85a4649f809e3b5c931 Mon, 15 Jun 2026 10:36:33 +0200