Rouler à 3000m entre France et Italie à VTT BUL

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Tour à VTT BUL entre Queyras, Ubaye, Haut Val Maïra (Italie). En bonus, 3 sommets à plus de 3000m sur la frontière franco-italienne !
Pas besoin de boucler grâce au train :)
S'y rendre de manière douce : C'est possible en train
Précisions : La ligne de train Marseille-Gap-Briançon permet très facilement de se passer de véhicule. Les horaires sont assez nombreux pour se garder une petite marge de manoeuvre en cas de pépin :-)
VTT BUL
Quand : 06/08/17
Durée : 6 jours
Distance totale : 385.1km
(dont 154.2km réalisés)
Carnet créé par anthony le 24 juil.
modifié le 31 août
2050 lecteur(s) - 16
Coup de coeur !
Vue d'ensemble

Le topo : J3 (mise à jour : 31 août)

Distance section : 23km

Description :

J3:
Bivouac (2400m) -> Col de la Noire (2950m) -> Maljasset (1900m) -> refuge-bivouac de Marinet (2550m)
Dénivelé+ = 1200m
Dénivelé- = 1100m

La montée au col de la Noire est majoritairement du portage (un court replat permet d'enfourcher le vélo une petite minute !). La descente côté Ubaye, jusqu'à Maljasset, est très bonne : les premiers mètres sont assez minéraux, mais ensuite le sentier est roulant et plutôt facile. Il y a juste un petit pas à passer de quelques mètres vers 2600m : un peu de désescalade sur une dalle.
Depuis Maljasset, la montée au refuge-bivouac est sympathique car variée : du roulage, du poussage, du portage. Pour économiser du dénivelé il est possible d'aller directement vers le col de Mary, mais les lacs de Marinet valent le détour :)

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Le compte-rendu : J3 (mise à jour : 31 août)

Au réveil, la météo est pire que prévue : sommets bouchés, grondements d'orage au loin et quelques gouttes finissent de semer le doute. Notre plan initial était de profiter de la matinée qui s'annonçait correcte, pour rejoindre Maljasset avant l'après-midi où quelque 15mm de pluie étaient prévus ! Le plan tombe à l'eau (haha!) : nous plions le bivouac sans petit déjeuner en pensant rejoindre le refuge de la Blanche à côté. Bonne surprise, une fois tout rangé et contrairement à toute attente, le ciel se dégage : nous décidons alors de passer le col de la Noire pour nous retrouver du côté Ubaye. Gros portage jusqu'au col, dans une ambiance minérale austère que quelques éclaircies viennent parfois égayer : pour l'instant, nous sommes plutôt satisfait de notre option de franchir le col.
Ambiance au réveil.
Ambiance au réveil.
Extraction de la tente, ravi par la météo.
Extraction de la tente, ravi par la météo.
À cet instant, passer le col est un projet qui relève encore de la blague :)
À cet instant, passer le col est un projet qui relève encore de la blague :)
Portage vers le col de la Noire. En contrebas, le refuge de la Blanche.
Portage vers le col de la Noire. En contrebas, le refuge de la Blanche.
La tête de Toillies nous toise du haut de sa tour minérale.
La tête de Toillies nous toise du haut de sa tour minérale.
Court replat en direction de la pente finale.
Court replat en direction de la pente finale.
Quelques éclaircies valident notre choix de passer le col, même sans petit déjeuner !
Quelques éclaircies valident notre choix de passer le col, même sans petit déjeuner !
Beau terrain d'entrainement aux épingles pour une prochaine fois ?
Beau terrain d'entrainement aux épingles pour une prochaine fois ?
Au col, nous pouvons observer 2 choses : d'une part, nous allons commencer la descente au sec, et d'autre part, il semble impossible de rejoindre Maljasset sans se prendre un rideau de douche qui pointe à l'horizon. Nous faisons donc naturellement l'impasse sur la variante aller-retour à la tête des Toillies ! Le portage au col et le début de la descente nous font rentrer en plein coeur du vélo de montagne : l'herbe a cédé sa place aux rochers de toutes tailles, les descentes sont belles mais nécessitent toujours une attention particulière. Quel plaisir de rouler dans de tels décors !
On savoure un début de descente dantesque.
On savoure un début de descente dantesque.
Au bord du lac de la Noire.
Au bord du lac de la Noire.
La zone minérale passée, la descente est joueuse...
La zone minérale passée, la descente est joueuse...
... et roulante !
... et roulante !
Le petit pas inroulable : très court, une formalité à pied, mais un peu moins pratique avec un VTT :)
Le petit pas inroulable : très court, une formalité à pied, mais un peu moins pratique avec un VTT :)
Le pas vu d'en haut.
Le pas vu d'en haut.
Là on a l'impression qu'il fait grand beau...
Là on a l'impression qu'il fait grand beau...
À partir du lac de Longet, la descente devient très roulante et peu descendante : c'est l'endroit parfait pour croiser un rideau de pluie ! Ça ne dure guère longtemps, mais nous voyons bien que ce ne sera pas le seul de la journée : nous faisons donc une croix sur le topo initial (qui était de remonter vers le col de l'Autaret) pour aller s'abriter au refuge de Maljasset. Nous profitons alors d'un bon repas/sieste à l'intérieur en comptant les millimètres de pluie tomber !
Comme on l'avait bien senti, on va se la prendre celle-là de douche !
Comme on l'avait bien senti, on va se la prendre celle-là de douche !
Pendant la douche, ça roule bien !
Pendant la douche, ça roule bien !
Après la douche, c'est humide...
Après la douche, c'est humide...
Nous prenons finalement notre petit-déjeuner vers le plan de Parouart, où nous élaborons les alternatives au plan initial : c'est décidé, nous descendons nous abriter à Maljasset !
Nous prenons finalement notre petit-déjeuner vers le plan de Parouart, où nous élaborons les alternatives au plan initial : c'est décidé, nous descendons nous abriter à Maljasset !
Fin de descente vers Maljasset.
Fin de descente vers Maljasset.
Au refuge de Maljasset, en attendant les pluies diluviennes annoncées...
Au refuge de Maljasset, en attendant les pluies diluviennes annoncées...
Vers 16-17h, il nous faut nous décider entre 2 options : soit nous bivouaquons à côté de Maljasset, soit nous tentons de monter vers l'abri de Marinet pour avancer un peu (quitte à essuyer un ou deux rideau de pluie on se disait...).
C'est la seconde option qui est prise : nous nous apprêtons à quitter le refuge de Maljasset et déjà une averse nous fait douter... Mais nous continuons, on compte sur de beaux créneaux sans pluie à venir. Et en effet, jusqu'à la bergerie supérieure de Mary, nous montons au sec sur un sentier varié et agréable. Quelques gouttes s'invitent alors que le ciel se noircit soudainement : nous courons nous abriter sous des rochers. Bien nous en a pris : bien que recroquevillés dans des positions plutôt inconfortables, le déluge laisse place à la grêle en l'espace d'une petite minute. Les impacts rugissent autour de nous, la montagne blanchit d'un parterre de billes blanches, dont le diamètre s'approche de celui d'une mirabelle. Le vacarme est saisissant, les éléments se calment vite : aucun dégât, nous sommes presque enjoués d'avoir passé ce moment épique abrités par la nature elle-même :).
Sous le rocher-abri n°1 : confiants ?!
Sous le rocher-abri n°1 : confiants ?!
Euh... faudrait pas que ça s'éternise non plus :-)
Euh... faudrait pas que ça s'éternise non plus :-)
Sous l'abri-rocher n°2 : état des troupes, tout le monde est vivant :-)
On s'en sort plutôt avec des courbatures d'être restés en boule sous les abris de fortune !
Sous l'abri-rocher n°2 : état des troupes, tout le monde est vivant :-) On s'en sort plutôt avec des courbatures d'être restés en boule sous les abris de fortune !
Plutôt contents de ne pas les avoir pris sur la figure ceux-là :-)
Plutôt contents de ne pas les avoir pris sur la figure ceux-là :-)
Nous continuons à monter vers l'abri-refuge : le sentier est recouvert d'une pellicule de grêlons, ajoutant une dimension surnaturelle au paysage déjà fabuleux. Toute l'équipe se réjouit en découvrant l'abri-refuge : c'est petit mais il y a de la place pour 6. Néanmoins, alors que nous savourons notre repas en intérieur, la météo ne souhaite pas nous laisser de répit : un nouveau rideau de pluie sévit, c'est le déluge, et nous découvrons que l'abri est en réalité une belle passoire ! Avant de nous coucher, nous créons quelques protections avec les toiles de tente si la pluie venait à se manifester à nouveau...

(à noter : la rénovation de la cabane était prévue pour quelques jours plus tard !)
On continue la montée sur un parterre de glace.
On continue la montée sur un parterre de glace.
On se rapproche de l'abri-refuge.
On se rapproche de l'abri-refuge.
Un nose école sur grêlon, classe non ?
Un nose école sur grêlon, classe non ?
Tablée 5 étoiles dans l'abri.
Tablée 5 étoiles dans l'abri.
On colmate comme on peut pour espérer rester sec la nuit !
On colmate comme on peut pour espérer rester sec la nuit !
Boite à sardines ?
Boite à sardines ?
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