My U.S Bike Trip 2015

(réalisé) (partager)
Durant près de 5 500 km, j’ai traversé en vélo, les États-Unis d’Est en Ouest, du mois de mai au mois d’août 2015. Un long et beau voyage fait de rencontre simple, singulière, parfois inattendue. D’émerveillement devant ce que la nature peut nous proposer de plus beau, de dépassement de soi, de longues heures d’analyse philosophique avec soi-même, d’innombrables souvenirs qui refont surface et qui vous forcent parfois à vous arrêter sur le bord de la route.

Vous pouvez également découvrir mon blog retraçant mon aventure https://usabiketrip2015.wordpress.com/

Hell Yeah !!!
vélo de randonnée
Quand : 15/05/15
Durée : 83 jours
Distance totale : 5155.5km
Carnet créé par Laurent le 01 nov. 2015
modifié le 30 nov.
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Vue d'ensemble

Le compte-rendu : Warm canyon (mise à jour : 01 nov. 2015)

UtahUtah
UtahUtah
La page des magnifiques Rocky est tournée. Il y eut pendant cette traversé plus de cent moments mémorables. Mais il faut à présent reprendre la route, traverser une réserve peuplée de Navajos pour atteindre le célèbre Monument Valley. Je suis affamé, affamé de nouvelles aventures. Dans le sable, la poussière et la sécheresse du désert de l’Utah, me voilà lancé à toute berzingue du mythique monolithe. Entre désert rocheux et oasis de verdure, la route est aussi splendide que difficile. Des côtes de quelques kilomètres avec des pourcentages pouvant aller jusqu’à 12%. A 9H du matin, je transpire déjà à grosses gouttes. Incontestablement, la chaleur a nettement augmenté depuis le Colorado, on n’est pas loin des 40 degrés lorsque le soleil est à son zénith. Le corps réclame du liquide, je bois beaucoup, facilement 5 à 6 litres par jour. Mais je pédale avec les yeux, le coin est grandiose, la roche est de plus en plus rouge, presque sanguine. Je rejoins Monument Valley par l’Est, et après une énième ascension des plus difficiles, j’aperçois enfin les énormes monolithes rouges, alors que je suis à une bonne vingtaine de kilomètres. Le cadre est tout simplement grandiose. Le fan de western que je suis est aux anges, comblé, ému. Tous les souvenirs de film que je regardais gamins refont surface. Comme je l’ai dit auparavant, j’avais entouré au feutre rouge le passage par Monument Valley. L’endroit représente pour moi un vieux fantasme d’enfance, un passage obligé de ma vie. Maintenant je pourrai dire « J’ai vu Monument Valley ». Dans cet endroit particulier, au milieu duquel on a plus envie de parler, ni même de bouger, Il flotte dans l’air quelques choses d’indéfinissable. Je me pose sur mon matelas avec comme seul paysage, un soleil se couchant derrière les fameux pitons rocheux, je peux alors me laisser aller à une longue contemplation.

A la différence de la plupart des autres sites remarquables des Etats-Unis, Monument-Valley est resté assez authentique. Si ce n’est un hôtel de luxe à l’entrée du parc, on ne trouve à l’intérieur de celui-ci que quelques habitations d’Indiens, les propriétaires des lieux. Ca fait quelques jours maintenant que j’ai l’occasion de les côtoyer et j’avoue avoir beaucoup de mal à les cerner. Moi qui m’étais habitué aux règles de société Américaine, j’ai l’impression de rentrer dans un autre pays, de découvrir une nouvelle culture, d’appréhender une nouvelle manière d’aborder les gens. Bien sûr j’ai trop peu de connaissances sur l’histoire Américano-Indiénne et de recul sur la société Américaine pour en déduire quelconque analyse, mais de toute évidence je ressens un malaise dans ces réserves. Sans être désagréable, beaucoup sont froids, indifférent et distants. Malheureusement l’alcool fait des ravages chez cette communauté. Je m’en aperçois très vite au nombre incalculable de canettes de bière et de bouteilles d’alcool qui jonchent le bord des routes des réserves indiennes. Malgré tout, je ne veux pas retenir que cette image des Navajos, car certains d’entre eux ont été d’une grande sympathie avec moi, peut-être la plus spontanée et la plus sincère depuis New York. Je n’oublierai jamais mon misérable état dans le Navajo National Monument, complètement seul et enlisé dans le sable durant 15 km, lorsqu’un Navajo au volant de son pick-up me proposa son aide pour rejoindre la ville de Page en Arizona. Ce matin-là fût une véritable épreuve de force donc pour les nerfs, mais aussi pour le ventre. J’étais affamé, je n’avais rien mangé depuis hier midi, non pas que j’avais oublié de prendre des provisions pour ces contrées reculées, non, j’avais simplement été victime d’un immonde acte de piraterie. Il est exact que j’avais fais preuve d’une naïveté certaine, en m’absentant une bonne heure et demie afin de visiter le Navajo National Monument et en laissant mes provisions alimentaires sur ma table de camping. A mon retour je n’avais plus qu’à constater les dégâts. Rien, il ne restait plus rien, plus de pain, plus de banane, plus d’avocats… Qui était derrière tout ça ? Corbeau, chacal, chient errant… Impossible à dire. Ce qui était sûr, c’est que j’allais devoir ronger mon frein jusqu’à Page, 100 km plus loin, et bouffer du sable durant près de 2 heures avant que mon messie ne vienne me tirer de ce guêpier.


Utah
Utah
Sur la route de Monument Valley
Sur la route de Monument Valley
Twin rocks
Twin rocks
Sur la route de Monument Valley
Sur la route de Monument Valley
Sur la route de  Monument Valley
Sur la route de Monument Valley
Monument Valley
Monument Valley
Monument Valley
Monument Valley
Monument Valley
Monument Valley
Monument Valley
Monument Valley
Monument Valley
Monument Valley
Monument Valley
Monument Valley
Monument Valley
Monument Valley
Vue sur la Monument Valley
Vue sur la Monument Valley
Navajo National Monument
Navajo National Monument
Navajo National Monument
Navajo National Monument
Navajo National Monument
Navajo National Monument
Navajo National Monument
Navajo National Monument
Navajo National Monument
Navajo National Monument
Du sable du sable du sable, encore du sable
Du sable du sable du sable, encore du sable
Grâce à mon taxi, j’arrive beaucoup plus tôt que prévu dans la fournaise de Page. Je peux visiter en 1 jour ce que j’avais prévu de visiter en 2. La ville en elle-même est particulièrement moche mais ses alentours regorgent de petites merveilles. La première que je découvre est « la courbe du fer à cheval ». Le Horseshoe Bend comme on l’appelle ici est un méandre de 340 mètres de hauteur autour duquel le Colorado suit son cours, le site me met littéralement « sur le cul », inattendu. Il est midi et je dois déjà me remettre en selle pour aller visiter à 10 petits kilomètres de là, l’Antelope Canyon. 10 kilomètres qui en paraissent 30, tant la chaleur me prends à la gorge, l’eau que j’avais dans mes gourdes est désormais brûlante. Je vais devoir faire sans jusqu’au canyon et prier pour qu’ils ait ce qu’il faut là-bas. Heureusement, et malgré la grosse meute de touriste, la visite du site qui se fait en groupe et avec un guide, vaut vraiment le coup et l’eau est distribuée à volonté, alléluia ! L’entrée du canyon est une fente dans la roche, style Indiana Jones. A l’intérieur, c’est haut et très étroit, pas plus de 2 mètres de large, on distingue à peine le ciel. La fraîcheur du canyon nous permet d’échapper à la fournaise qui régne dehors. Le canyon par endroits se laisse transpercer par de vif rayons de lumière que les guides Navajos se font un plaisir d’accentuer en lançant du sable au travers des rayons du soleil, donnant ainsi l’impression que les rayons perforent le canyon. Vision superbe et presque divine. Ses rondes parois de grès rouge sont dues à des milliers d’années de pluie et de vent venus modeler la pierre sableuse. Ses gigantesques sculptures murales sont sublimées par l’étroitesse de la gorge.
Le retour à Page est encore plus désagréable que l’aller. Je roule ici, en Arizona, en ce début d’été et la chaleur est écrasante, les orages quotidiens. En quittant le Colorado, j’ai dégringolé de près de 1500 mètres, depuis les paysages se sont petit à petit durcis. Dès le levé du soleil, la chaleur semble brouiller la lumière d’un filtre floutée étrange. Le vent brûlant, s’emploie à griller tout ce qui pousse dans la région. La poussière vole dans le ciel comme un nuage de cendre. Mais je préfère ne pas trop me plaindre de cette chaleur car je sais pertinemment qu’elle sera pire dans quelques jours aux abords de Las Vegas.

Le lendemain pour quitter Page, je passe sur le barrage Glen Canyon. Celui-ci a généré l’impressionnant lac Powell, un lac artificiel de 650 km2 et dont l’eau, d’un bleu soutenu, s’infiltre dans les nombreux canyons qui bordent le lac.

Horseshoe bend
Horseshoe bend
Horseshoe bend
Horseshoe bend
Horseshoe bend
Horseshoe bend
Antelope canyon
Antelope canyon
Antelope canyon
Antelope canyon
Sorti de l'Antelope Canyon
Sorti de l'Antelope Canyon
Pont de Glen Canyon
Pont de Glen Canyon
Barrage de Glen Canyon
Barrage de Glen Canyon
Lake powell
Lake powell
Utah
Utah
Après l’avoir brièvement quitté à Monument Valley, le passage du barrage marque mon retour dans l’Utah. Je remonte légèrement au nord pour traverser le Grand Staircarse Escalante National Monument et surtout pour Zion National Park. Bénéficiant d’une excellente réputation, mon esprit est partagé entre l’impatience de découvrir ce parc, et l’angoisse de ne trouver aucune place de camping une fois à l’intérieur du site. J’avais initialement prévu une journée de repos pour le visiter, mais je n’avais pas prévu d’arriver un samedi 04 juillet, un jour de fête nationale ici aux États-Unis. Et ce que je craignais se produisit, le parc est littéralement envahi par les touristes, si bien qu’il ne reste plus une seule place de libre dans les campings. Voyageant au jour le jour, je ne prends jamais la peine de réserver une chambre ou une place de tente à l’avance. Et n’ayant pas envie de jouer à cache-cache avec les Rangers durant la nuit, les fameuses randonnées de Zion se feront dans mes rêves. Après cet épisode, j’imagine aisément la situation dans le Yosémite, parc encore plus célèbre et que je dois traverser fin juillet. Il faut bien reconnaître que ces parcs de l’Ouest Américain, d’une beauté certaine, ont un côté « parc d’attractions » assez déconcertants. Il est possible de profiter de paysage magnifique sans bouger de sa voiture, d’ailleurs beaucoup ne font que baisser la vitre de leurs autos et prendre des photos depuis leurs sièges. Je n’avais pas cette sensation dans le Colorado, Etat peut-être moins touristique, mais depuis Monument Valley la pression touristique sur les sites connus se fait vraiment ressentir. Au même titre que les Allemands, les Français sont en nombre dans ce coin des États-Unis. Moi qui n’avais plus entendu parler français depuis New-York, mon voyage culturel en prends un bon coup depuis l’Utah. Au final, je ne suis pas mécontent de continuer ma petite vie d’ermite. La traversée du parc, malgré l’intensité du trafic automobile, est déjà un petit régal, un voyage sur la planète Pandora du film Avatar. La route, légèrement descendante est bordée de falaises roses, parfois blanches, le vert de la végétation apporte un mélange sublime et donne tout son sens à cet écrin. Cette végétation permet de faire descendre sensiblement la température. Roulé ici est juste génial.

Grand Staircarse Escalante National Monument
Grand Staircarse Escalante National Monument
Grand Staircarse Escalante National Monument
Grand Staircarse Escalante National Monument
Grand Staircarse Escalante National Monument
Grand Staircarse Escalante National Monument
Zion national park
Zion national park
Bison Zion National park
Bison Zion National park
Entre du Zion national park
Entre du Zion national park
Zion national park
Zion national park
Zion national park
Zion national park
Zion national park
Zion national park
Zion national park
Zion national park
Mouflon dans le parc
Mouflon dans le parc
Zion national park
Zion national park
Zion national park
Zion national park
Zion national park
Zion national park
Zion national park
Zion national park
Springdale
Springdale
La parenthèse « fraîcheur Zion » aura été de courte durée, dès le lendemain je retombe dans la fournaise du désert, mais cette fois-ci, celle du Nevada. Cette première journée dans « l’Etat d’argent » comme on le surnomme ici, est une de mes pires journées de ces 3 mois, un calvaire, une de ces journées où je me maudis moi-même et où je peux en vouloir à la terre entière. Déjà agacé de bon matin, certainement dû à l’inquiétante perspective de prendre l’autoroute dans la journée. Aucune autre route n’existant pour rejoindre Las Vegas, je n’ai d’autres choix que d’emprunter l’Interstate durant 60 km. Le plus dur à affronter sur l’autoroute est ce foutu vent, rien ne me protège, pas d’arbre, pas d’habitation, rien, et ma vitesse tombe ridiculement à 5 km/h. L’agacement laisse place à la démotivation. Pour ne rien arranger, je crève mon pneu avant à plusieurs reprises à quelques kilomètres d’intervalles. Je dois alors réparer ma roue juste à côté d’un flot incessant d’énorme camion et pick-up, j’espère bien ne jamais revivre ce genre d’après-midi. Hormis cela, rouler sur une autoroute n’aura pas été une expérience traumatisante en soi, la « shoulder » est relativement large, et en oubliant les quelques klaxons qui accompagnent ma journée, je trouve quand même à trouver ma place. Finalement, la journée se termine même mieux qu’elle n’avait commencé et d’une manière pour le moins inattendue. Je suis toujours sur l’autoroute dans une vallée à l’ambiance mortifère, il est 19H00 et le soleil est déjà passé derrière les falaises noires de la vallée, mais ça ne m’inquiète pas car un camping m’attend 5 kilomètres plus loin. Soudain, un policier stoppe sa voiture net devant moi, et m’arrête pour me signifier que je ne peux aller plus loin car des travaux sont en cours un peu plus loin sur l’autoroute, et ll serait d’après lui, suicidaire de continuer mon chemin. Lui expliquant ma situation, mon voyage depuis New-York, ma journée pourrie, l’heure avancée, celui-ci me prends en sympathie et me propose de me conduire jusqu’à la prochaine ville. Bingo !

Grâce à cet inespéré coup de main, ou plutôt coup de volant, je peux espérer arriver à Las Vegas plus tôt que prévu et m’accorder une journée de repos supplémentaire, qui ne sera pas de trop avant de repartir dans ma dernière ligne droite vers San Francisco. Mais avant Vegas une dernière peine, la Valley of Fire State Pak, sorte de petite soeur de la Death Valley, genre d’échauffement à 42 degrés. L’endroit est sympa, le contraste du ciel bleu avec la couleur de la roche rouge-orangé est magnifique, mais j’avoue ne pas vraiment m’y attarder car j’arrive dans le parc en pleine après-midi et faire du tourisme sous cette chaleur est juste insoutenable. J’arrive assez bien à gérer la chaleur pour le moment, notamment en partant très tôt le matin, vers 7/8H00, pour m’assurer d’arriver à destination avant 13H00. Je m’impressionne par les quantités d’eau que j’ingurgite quotidiennement, peut-être 6 à 7 litres par jour.

Nevada
Nevada
Sur l'autoroute
Sur l'autoroute
Sur l'autoroute
Sur l'autoroute
Joshua Tree
Joshua Tree
Valley of Fire
Valley of Fire
Valley of Fire
Valley of Fire
Valley of Fire
Valley of Fire
Valley of Fire
Valley of Fire
Valley of Fire
Valley of Fire
Valley of Fire
Valley of Fire
Valley of Fire
Valley of Fire
Valley of Fire
Valley of Fire
Valley of Fire
Valley of Fire
Valley of Fire
Valley of Fire
Vue sur Las Vegas
Vue sur Las Vegas
30 kilomètres après la Vallée de Feu, j’aperçois déjà au bout d’une interminable ligne droite, la fameuse « Sin City ». Quel tableau étonnant, une gigantesque cité posée là, au milieu de nulle part, ou plutôt au milieu du désert et des montagnes noires, de la chaleur et de la poussière. Malheureusement, le désert qui entourent Las Vegas semble être devenu un lieu commun pour venir y déposer ses déchets personnels. C’est assez désolant de voir ça de ses propres yeux, tout y passe, du petit sac plastique jusqu’aux gros électroménagers, le désert semble être devenu une décharge public pour les habitants de Vegas.
Comme prévu, j’arrive avec un jour d’avance sur mes prévisions, je décide donc de prendre une journée supplémentaire pour récupérer. Le vent qui souffle à Vegas est incroyablement violent, je prends conscience lorsque je visite la ville que les 4 jours de vélo entre Las Vegas et la sortie de Death Valley pourrai s’avérer extrêmement difficile. Il est très compliqué de prévoir comment le vent va tourner ici, il peut se lever d’une heure à l’autre. Concernant la chaleur, elle est pire de jour en jour et j’attendrai son apogée dans Death Valley. Concernant la ville de Las Vegas que je visite depuis 2 jours, me laisse d’un un premier temps bien dubitatif, puis finit par m’ennuyer et j’en viens à regretter ma vie de sauvageons. La ville se résume au « Strip », la rue principale où sont réunis les plus grands casinos-hôtel, ils sont gigantesques et joliment décorés, chacun ayant un thème lui appartenant. Dans le Strip, tout est permis, aucune limite, le film Very bad trip n’aurait pu se passer ailleurs, c’est la première fois depuis que je suis aux Etats-Unis qu’on peut se balader en s’abreuvant d’alcool dans la rue sans aucune retenue. La ville ressemble à un parc immense d’attraction pour adultes notamment avec une prostitution totalement débridée. La société de consommation est ici poussé à son paroxysme, et même les plus raisonnables pourraient se laisser tenter.

A côté de ça, le reste de la ville que j’arpente en vélo est sans relief, la pauvreté qui la rongent est d’un contraste étonnant avec le luxe des hôtels. Une partie de moi se demande comment quelqu’un a pu avoir l’idée de construire une ville en plein nocher, dans un désert, dans un milieu aussi aride… Je ne peux pas dire que j’aimerai retournerai à Vegas dans ma vie mais je suis malgré tout content d’avoir découvert cet endroit unique au monde.

Las Vegas
Las Vegas
Las Vegas
Las Vegas
Venise en intérieur
Venise en intérieur
Venise à Vegas
Venise à Vegas
Paris et Vegas
Paris et Vegas
The strip
The strip
Caesars palace
Caesars palace
Bellagio
Bellagio
Lors de ma dernière nuit à Vegas, je profite une dernière fois des lumières du Strip, mais mon esprit est déjà tourné vers la dernière ligne droite, car mon aventure touche bientôt à son terme et je ne suis plus qu’à une centaine de kilomètres à vol d’oiseau de San Francisco. Je suis impatient de découvrir la fameuse Death Valley, celle que j’appréhende depuis New-York et que tout le monde me déconseille. Comment vais-je résister à la fournaise de cette cuvette ? Nous verrons bien, après tout c’est comme cela que je fonctionne depuis le début. J’irai au bout avec mon style.

Et après, la chaîne de la Sierra Nevada, le Yosémite, la côte Pacifique, et enfin San Francisco. Cette dernière partie promet encore de fabuleux moments.



Eat, Sleep, Ride, Repeat ! 

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