My U.S Bike Trip 2015

(réalisé) share(partager)
Durant près de 5 500 km, j’ai traversé en vélo, les États-Unis d’Est en Ouest, du mois de mai au mois d’août 2015. Un long et beau voyage fait de rencontre simple, singulière, parfois inattendue. D’émerveillement devant ce que la nature peut nous proposer de plus beau, de dépassement de soi, de longues heures d’analyse philosophique avec soi-même, d’innombrables souvenirs qui refont surface et qui vous forcent parfois à vous arrêter sur le bord de la route.

Vous pouvez également découvrir mon blog retraçant mon aventure https://usabiketrip2015.wordpress.com/

Hell Yeah !!!
vélo de randonnée
Quand : 15/05/15
Durée : 83 jours
Distance totale : 5155.5km
Carnet créé par Laurent le 01 nov. 2015
modifié le 30 nov. 2016
3636 lecteur(s) - 16
Vue d'ensemble

Le compte-rendu : Des champs, des lacs et du vent (mise à jour : 01 nov. 2015)

Fini les Appalaches et ses interminables montagnes russes. Fini les forêts verdoyantes, calmes et paisibles. Place au vent, à la monotonie du plat bitume, à l’agriculture intensive, à Monsanto et aux bonnes odeurs qui s’en dégage. Mais avant ça, du repos chez le sympathique David à Cleveland, premier break depuis le départ et grand Dieu que cette pause fût salvatrice. J’en profite pour visiter la ville en compagnie de mon hôte. Hormis l’immense lac Erie, rien de spécial à signaler à Cleveland. La plus petite des grandes villes, comme on l’appelle, est une vielle ville typique Américaine. Le centre est très calme, peu de gens dans les rues, presque un désert pour une ville de cette taille. Autrefois coeur de l’industrie Américaine, la population a migré en dehors de Cleveland du fait du déclin économique de la région.



Restant 2 jours chez David, j’en profite avant de me remettre en selle, pour offrir à mon fidèle destrier une cure de jouvence bien méritée afin qu’il retrouve la vigueur des galops de ses premières jeunesses. 3 coups de chiffon, une chaine dépoussiérée et lubrifiée, un coup de tournevis pour réajuster les freins et voilà ma monture prête à rugir de nouveau sur l’asphalte.

Cleavland, Ohio
Cleavland, Ohio
Le lac Erie
Le lac Erie
Fin prêt à repartir au combat, un nouvel ennemi bien plus fourbe et hostile que les vaillantes montagnes de Pennsylvanie m’attendaient au coin du bois, je faisais la connaissance du vent. Le vent du middle Américain, celui qui détruit des villages entiers en un tourbillon. De face ou de côté, ce judas ne me laissera aucun répit jusqu’au Nebraska. Passer d’un 20 km/h à un 7 km/h, ajouter à cela la débauche d’énergie physique rien que pour rester debout sur le vélo, m’ont fait tenir des propos déplacés contre à peu près la terre entière. Dans ces moments-là, rien à faire, juste serrer les dents, prendre ça comme un défi lancé par un adversaire invisible et lutter pour franchir cette épreuve.
Fendant la bise, je traverse l’Ohio, l’Indiana puis l’Illinois où je prends un nouveau break à Chicago, au bord du magnifique Lac Michigan. Dans la chambre de mon auberge, je réalise que j’ai déjà parcouru depuis New York, la même distance qu’entre Lyon et Madrid. Si j’étais partis plein sud, direction le Sahara Occidental, j’aurais vu mille choses, traversés mille paysages. Là, niet, rien du tout. Depuis Cleveland, ce n’est que succession de champs agricoles de maïs et de beans qui s’étendent à pertes de vus, ainsi que d’élevages de cochons d’où se dégage une odeur nauséabonde. Le paysage est tellement identique, que j’ai l’impression de ne plus avancer, juste de faire du sur place.

Malgré tout j’arrive bien à Chicago, première grosse étape de mon aventure. Chicago me laissera littéralement sous le charme, facile à vivre, architecture riche et moderne, je me suis vraiment senti à l’aise dans cette ville. Pourtant, la 3éme ville Américaine avait mauvaise réputation il y a une vingtaine d’années, énormément de criminalité, la ville n’était pas sure. Depuis, les choses ont changé, Chicago s’est assagi.

La légende Jordan
La légende Jordan
Le celebre Métro aérien.
Le celebre Métro aérien.
Architecture de Chicago
Architecture de Chicago
Au bord du lac Michigan
Au bord du lac Michigan
Je suis heureux d’arriver à Chicago, pour plusieurs raisons. D’abord content d’arriver dans une grande ville, la fin de ma 1er grande étape de la traversée. J’avoue que l’agitation d’une grande ville commençait à me manquer, je m’en suis aperçu en arrivant ici, moi le campagnard. Je suis sous le charme de ces building, heureux de trouver l’animation et les nombreuses activités qu’offre une cité comme celle-ci. Heureux aussi de faire une pause vélo, les jambes commencent à être un peu lourdes depuis New-York. Changement de rythme, je fais d’autres activités, visites, sorties… Malheureusement je n’ai pas le temps de tout visiter, déjà cette ville regorge tellement d’activité culturelle qu’il faudrait 10 jours pour tout faire. Et surtout, j’ai attrapé froid en arrivant à Chicago, j’ai passé 2 des 3 jours de mon break sous la couette, impossible de sortir du lit.

Le beans
Le beans
Le downtown
Le downtown
Des champs, des lacs et du vent
A peine arrivé, déjà repartis. Je garderai une super image de Chicago, de loin ma ville préféré des Etats-Unis. Mais me voilà de nouveau en selle, prochaine grande étape Denver, capitale du Colorado et début d’une nouvelle aventure.
Mais avant ça, je dois traverser les Etats de l’Iowa et du Nebraska, pas les plus excitants qui soient mais encore une bonne occasion de partir à la rencontre des Américains du Middle, peut-être les personnes les plus sympathiques et surprenantes de ce pays. Tantôt accueilli par un nudiste, tantôt par un fermier joyeusement alcoolisé, collectionnant une bonne soixantaine de vélo chez lui. Les rencontres sont toujours singulières, simples et enrichissantes. La plupart hallucinent sur ma destination finale, il m’est arrivé à quelques reprises de me faire payer le resto par le chef lorsque que celui-ci intrigué par mon vélo, me questionne sur mon aventure. Les mamans se mettent souvent à la place de ma mère et m’ordonnent de manière très maternelle, de rentrer sur le champ en France.

Petit à petit je m’habitue à rouler avec mon fidèle compagnon, le vent, qui a repris sa place à mes côtés. Je m’habitue également à l’humidité lorsque je me rapproche du fleuve Mississippi en Iowa et la rivière Missouri dans le Nebraska. Les paysages ne varient plus, des champs, des fermes, des champs, des fermes… Allez, un bon coup de cravache pour en finir. J’enclenche le mode machine. 



Eat, Sleep, Ride, Repeat ! 

La campagne américaine
La campagne américaine
Une petite ferme
Une petite ferme
A la frontière, sur le Missouri river
A la frontière, sur le Missouri river
Section précédente Section suivante
Commentaires

Actuellement en kiosque

Carnets #49

Carnets d'Aventures N°49

Sommaire détaillé

COMMANDER, S'ABONNER

Points de vente

Prochain numéro
(CA #50) :
fin décembre 2017