Kayak - Allier puis Loire

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Je n'ai jamais fait de kayak auparavant. Au retour de ma traversée des Pyrénées, je me lance dans une préparation éclaire de 3 semaines avant de voguer sur les flots (achat du kayak, matériel, ...). Ce carnet n'est pas un topo descriptif de l'itinéraire, mais un journal de voyage visant à partager mon expérience et mes impressions de kayakiste débutant.

Un petit film amateur de ce récit est à venir sur ma page Facebook « 72 rayons d’espoir contre la maladie de Crohn » ainsi que bien d’autres itinérances à pied, à vélo, passées et à venir.
 
Bonne lecture et n'hésitez pas à me contacter si vous avez des questions.
kayak gonflable
Quand : 01/09/20
Durée : 21 jours
Carnet créé par JB_Dijon le 06 déc.
modifié le 07 déc.
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Vue d'ensemble

Le compte-rendu : 2020. J10-J12 (mise à jour : 07 déc.)

J10-J12.J'ai le sentiment de retrouver les mêmes conditions qu'il y a 2 jours, ... en pire. Le vent souffle violement sans discontinuer. J'avance à allure escargot tout en ayant l'impression de courir un sprint. Son souffle est tel que ma pagaie à peine sortie de l'eau, il la tourne instantanément. Pas le choix, j'augmente le fameux angle entre les deux pales afin de trouver une cote mal taillée entre la diminution de cet effet et pagayer avec une attelle au poignet droit. Ma compréhension du cours d'eau est altérée par les plis que le vent forme à la surface de l'eau. Ils se confondent avec ceux des bas-fonds m'obligeant de temps à autre à descendre du kayak, comme dans les premiers jours, pour le promener au bout de sa corde. Le discernement du petit ressac, annonciateur d'un obstacle affleurant, le plus souvent un rocher ou une branche immergée, est lui aussi à peine perceptible. C'est ce type d'accrochage que je redoute le plus car il est propice à la crevaison de mon kayak gonflable. Dans un autre style il y a la pléthore d'arbres gisants, moins sournois car bien visibles, mais qui ne restent pour autant pas moins dangereux. La ramification de leurs branches tend un piège au kayakiste qui s'en extraira non sans difficulté, comme l'insecte prisonnier d'une toile d'araignée. Si je vous expose cela c'est pour comprendre mon quotidien, car contrairement à mon attente d'évoluer sur un large cours d'eau tranquille, et sans comparaison possible avec une descente de rapides, naviguer sur l'Allier nécessite une attention constante. Cette nuit, comme les précédentes, l'humidité ambiante est telle qu'il pleuvotait littéralement dans ma tente (pourtant bien aérée). Le sommeil perturbé par le froid ressenti, je suis sorti regarder les étoiles dont une filante et quatre avions clignotants, puis j'ai passé pas mal de temps à tenter de prendre une photo qui vous retranscrirait un peu de la magnificence de ce moment. Le lendemain et le jour suivant, la section entre le Veurdre et Apremont-sur-Allier renforce le sentiment que j'ai depuis Moulins de traverser une nature exemptée de toute trace humaine. Seul avec les oiseaux, j'ai presque l'impression d'être un aventurier parti explorer des terres encore méconnues. A la fois submergé par le charme dégagé par Apremont-sur-Allier, labellisé plus beau Village de France, et déçu que le marchand de crêpes tant attendu soit fermé, j'en oublie de mettre le pied à terre pour ravitailler en eau. Cette erreur sera réparée quelques kilomètres plus loin, en sonnant à la porte d'une maison isolée, en tenue de kayakiste à l'air dépité, en montrant ma vache à eau de 10 litres totalement vide. D'ailleurs cette alternative fortuite présente l'avantage, en plus d'une d'un court échange sympathique, de préserver une certaine sérénité d'esprit à savoir mon kayak isolé à l'abri des regards, plutôt que dans une commune plus ou moins fréquentée suscitant possiblement la convoitise. Le midi je déjeune sur une plage de façon à observer le pont-canal du Guétin, l'un des plus grands de France, puis je jette un coup d'œil à ma carte... Surprise !! Je ne serai pas au Bec d'Allier confluence de l'Allier et de la Loire demain mais bien aujourd'hui. Ça ne peut attendre, je délaisse mon repas, je saute dans mon kayak : la Loire est à portée pagaie. Après mon accident et l'intervention du kinésithérapeute - ostéopathe à Vichy, j'étais rempli d'incertitudes et atteindre le Bec d'Allier était devenu mon souhait le plus cher. L'excitation est à son comble. Deux heures plus tard, j'y suis (!!). La plage au panorama stratégique de ce haut lieu est occupée par quelques nudistes. Peu importe, le moment est important, je ne peux le laisser filer... j'y débarque. Je savoure l'instant puis je prends quelques photos tout en veillant à laisser les nudistes hors du cadre. Depuis la veille mon poignet va mieux, j'ai pu enlever l'attelle pour la vie au bivouac, je ne vois donc plus de raison de m'arrêter ici. De toute façon l'appel du fleuve est bien trop fort. Sans tergiverser, je remonte dans mon kayak et me lance sur la Loire qui m'aspire dans son courant. Peu importe où je m'arrêterai, le plus important n'est pas l'arrivée mais le voyage.
2020. J10-J12
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