Kayak - Allier puis Loire

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Je n'ai jamais fait de kayak auparavant. Au retour de ma traversée des Pyrénées, je me lance dans une préparation éclaire de 3 semaines avant de voguer sur les flots (achat du kayak, matériel, ...). Ce carnet n'est pas un topo descriptif de l'itinéraire, mais un journal de voyage visant à partager mon expérience et mes impressions de kayakiste débutant.

Un petit film amateur de ce récit est à venir sur ma page Facebook « 72 rayons d’espoir contre la maladie de Crohn » ainsi que bien d’autres itinérances à pied, à vélo, passées et à venir.
 
Bonne lecture et n'hésitez pas à me contacter si vous avez des questions.
kayak gonflable
Quand : 01/09/20
Durée : 21 jours
Carnet créé par JB_Dijon le 06 déc.
modifié le 07 déc.
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Vue d'ensemble

Le compte-rendu : 2020. J6-J9 (mise à jour : 07 déc.)

J6-J9. Je quitte le camping de Saint-Yorre. En kayak le poignet droit est généralement celui qui fait pivoter la pagaie, mais avec mon attelle il me faut diminuer l'angle entre les deux pales car il ne m'est plus possible de casser le poignet à chaque mouvement : 90° pour le sportif, généralement moins en randonnée, et un petit 35° dans mon cas. En comparaison avec mon excursion de la veille, Vichy vue du fleuve m'est méconnaissable. L'étendue de sa retenue d'eau est telle, qu'en l'absence de courant, j'ai l'impression de ne pas avancer. Ce petit aperçu me laisse imaginer qu'une bonne dose de persévérance doit s'avérer sans doute nécessaire en kayak de mer face à la grandeur des éléments. Après un portage d'un petit kilomètre en milieu urbain pour franchir le seuil en aval de Vichy, 4 retournements de chariot, une sangle hors d'usage, quelle fut ma joie de me retrouver à nouveau sur les eaux de ce bon vieil Allier ! Deux heures de séparation, et il commence déjà à me manquer. Le soir je ferai mon premier bivouac sur une des nombreuses îles qui s’échelonnent le long de la rivière. Ma tente n'est pas autoportante et les ancrages utilisés dans la neige cet hiver vont s'avérer d'une efficacité redoutable pour la solidariser au sable (petits sacs à remplir et à enfuir dans le sol). Si je compare avec les premiers jours, la navigation est plus fluide et la compréhension du milieu me permet d'anticiper les actions correctives sur ma trajectoire. Dans une prochaine publication je ferai un retour d'expérience de la navigation en tant que débutant. Mais d’ores et déjà merci à Anne Lotz pour m'avoir suggéré la technique qui consiste à viser l'entonnoir dessiné par l'eau dans les rapides afin de s'engouffrer bien droit dans le courant, ça m'a simplifié grandement la vie. Me voilà déjà aux portes de la réserve naturelle Val d'Allier, je suis surpris de m'y retrouver si tôt. Comme il est interdit de bivouaquer dans la réserve, je passe la nuit à proximité immédiate du pont SNCF qui en marque l'entrée. Le lendemain le vent joue contre moi. Je n'avance pas, et après avoir croisé Magdeleine une kayakiste passionnée et impressionnante par sa capacité à remonter une journée durant l'Allier à contre-courant, je m'arrête au camping de Les Graves, dernière possibilité de "bivouac" autorisée dans la réserve. Pour y accéder, il me faut hisser le kayak et son chargement sur une berge 2 mètres plus haut, malheureusement il me faudra faire sans le treuil mis à disposition car l'ancrage dans le sable, sans fondation, en limite la force de traction. Le propriétaire m'explique ne plus savoir que faire. Le camping est situé en rive extérieure au virage si bien qu'il se fait progressivement grignoter par le courant. Plusieurs aménagements ont été emportés, dont des escaliers (!). Je suis fatigué physiquement et moralement d'avoir lutté contre le vent avec un poignet douloureux, ainsi qu'avoir déployé tant d'énergie pour le dépliement - repliement du bivouac, pour au final n’avancer que d’un saut de puce. Débutant en kayak, cette itinérance me travaille à l'usure. Toutefois l'envie d'atteindre la Loire mêlée à la récompense d'évoluer dans un milieu naturel méconnu me poussent à poursuivre. "User", vous l'êtes sans doute aussi de cette publication qui commence à se faire trop longue, mais bravo et merci d'avoir tenu jusqu'ici. Plus synthétiquement pour terminer, le lendemain tout prend une bonne tournure : Elisabeth voisine hollandaise au camping m'offre un thé chaud juste avant mon départ, j'observe furtivement mais distinctement un castor de près, je passe sans encombre le seuil du pont de Moulins malgré le nœud de ma corde qui lâche et mon kayak qui s'est mis en travers du courant à plusieurs reprises sans se remplir d'eau (merci bonne étoile), ma pagaie a été emportée par le courant mais j'ai pu la récupérer, enfin 30 km parcourus dans la journée c'est mon record depuis le départ. Si tout va bien, j'espère avoir le plaisir de vous annoncer d'ici quelques jours être arrivé au Bec d'Allier, confluence entre l'Allier et la Loire.
2020. J6-J9
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