En diagonale!

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"Ca vous dit, une petite balade à vélo, de Clermont-Ferrand à Bayonne cet été?" que je leur avais dit, à mes copines... 
ou les tribulations de 3 filles un peu déjantées, sur les traces de la French Divide, pendant 3 semaines...
VTT / vélo de randonnée
Quand : 15/07/20
Durée : 24 jours
Carnet créé par La Tribu le 08 oct.
modifié le 21 janv.
S'y rendre de manière douce : C'est possible en train
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Vue d'ensemble

Le compte-rendu : ...à deux!... de Toulouse à Bayonne (mise à jour : 26 nov.)

IMercredi 29 juillet 2020 – Toulouse – Monferran–Savès – 56,33 km D+ 268m.
Eh voilà, aujourd’hui nous perdons un tiers de nos effectifs. Le taux d’attrition est important !… Nous poursuivrons l’aventure à deux avec Marie. Jennifer nous lâche pour rejoindre les siens et profiter de vacances en famille … Elle va bien en baver avec son vélo et la remorque, dans les escalators, les changements de train, de quais, les escaliers, et les retards chroniques de la SNCF !
De notre côté, nous quittons Toulouse et poursuivons notre route, par l’itinéraire « grand gabarit A380 », un aménagement routier réalisé en 2004 pour transporter de Langon (près de Bordeaux) à Blagnac, les pièces de l’A380 (un peu encombrantes !) fabriquées à Hambourg et à Saint-Nazaire, et assemblées dans les ateliers Airbus près de de Toulouse. Nous récupérons l’itinéraire officiel au niveau de la forêt de Bouconne, sillonnée de pistes, paradis des vététistes et des cavaliers. Le soir, nous faisons étape à Monferran-Savès, après l’Isle Jourdain, dans un petit bois près d’un étang. A côté du cimetière. Un cimetière, c’est l’assurance d’avoir de l’eau. Et au moins, les voisins ne sont pas gênants !  
Dernier petit déjeuner toutes les trois ensemble...
Dernier petit déjeuner toutes les trois ensemble...
Toulouse Blagnac. Belle collection!
Toulouse Blagnac. Belle collection!
Itinéraire Grand Gabarit A380. Papa Tango Charlie, prête pour le décollage!
Itinéraire Grand Gabarit A380. Papa Tango Charlie, prête pour le décollage!
Forêt de Bouconne
Forêt de Bouconne
Jeudi 30 juillet 2020 – Monferran–Savès – Auch –42,09 km – D+ 424m.
La côte de Marie se rappelle régulièrement à son bon souvenir… du coup nous délaissons parfois les chemins et les pistes au profit des petites routes, plus confortables, surtout sous cette chaleur. A Auch, le thermomètre affiche des valeurs indécentes. Le soleil ne chauffe plus, il brûle.
Petite séquence nostalgie à Auch puisque c’est là que nous avions suivi notre formation de spécialité. La caserne est désaffectée, mais le nom y est toujours inscrit. C’est l’occasion d’échanger avec les autres copines qui suivent nos aventures via Whatsapp. Les commentaires vont bon train, les archives ressortent des placards, les articles de journaux d’époque font resurgir des souvenirs oubliés…
A la sortie de la ville, au lieu-dit « la Pause » (le bien nommé !), nous installons le bivouac dans un champ, et nous ravitaillons en eau chez la voisine. Il fait tellement chaud que nous installons seulement la moustiquaire. Quelques gouttes d’orage nous sortiront du lit au milieu de la nuit pour installer le double-toit !!!
...à deux!... de Toulouse à Bayonne
Auch
Auch
Souvenirs, souvenirs...
Souvenirs, souvenirs...
On se refait une petite beauté à la pause...
On se refait une petite beauté à la pause...
...à deux!... de Toulouse à Bayonne
Vendredi 31 juillet 2020 – Auch -  Marciac – 51,27 km D+559m.
L’itinéraire se poursuit, comme d’habitude, en radada. Même en partant tôt le matin, nous n’échappons pas à la chaleur. Mais au moins, nous essayons de finir l’étape en début d’après-midi pour ne pas trop souffrir de la canicule. Le camping de Marciac nous attend, et en plus il y a une piscine, quel bonheur ! L’eau est au moins à 26°, mais c’est encore trop frais pour Marie… !
Marciac est une petite ville tranquille 11 mois sur 12. Mais en août, le jazz s’invite à Marciac et pendant trois semaines, le pouls de la ville bat au rythme des concerts, avec des artistes et des groupes prestigieux (Sting, Manu Dibango, Kimberose, Thomas Dutronc, les frères Jackson… pour ceux que je connais !!!). COVID 19, apparemment un nouveau groupe, qui s’est invité cette année sans qu’on lui demande, a ruiné le festival, et rendu l’ambiance de la place centrale bien tristounette. Du coup, nous nous consolons avec le poulet-frites proposé au menu du snack du camping et nous passons une bien agréable soirée.
Barran
Barran
L'église au "toit torque"
L'église au "toit torque"
On est sur le chemin de Saint Jacques
On est sur le chemin de Saint Jacques
...à deux!... de Toulouse à Bayonne
Samedi 1er août 2020 – Marciac – Adé – 62,66 km D+407m.
Le temps est maussade ce matin : au menu de la journée, temps couvert, nuages bas, brouillard et crachin. Comme ça, on aura moins chaud…
Aujourd’hui encore, nous restons sur le plat et évitons l’itinéraire officiel, que l’on devine sur notre droite, et qui doit crapahuter à travers les collines que nous longeons.
Nous passons par un village nommé « Azereix », vitre transformé en « Astérix » grâce à Photoshop. Pour la photo, je peux peut-être donner le change en Astérix. Mais Marie n’est pas du tout crédible en Obélix, il lui manque des kilos, c’est sûr !!!
Arrivées en vue de Lourdes, nous trouvons enfin une grange, à l’abri de la pluie, pour nous accueillir pour la nuit. Ici aussi, les campings sont souvent fermés…
On a trouvé Astérix!!!
On a trouvé Astérix!!!
Il est où le soleil???
Il est où le soleil???
Ce soir on bivouaque au sec!!!
Ce soir on bivouaque au sec!!!
Dimanche 2 août 2020 – Adé – Lestelle Bétharram – 25,74 km D+ 189m.
Nous passons la matinée à Lourdes, entre cafés, visites touristiques et averses. On en profite pour demander une côte neuve pour Marie, pas sûr qu’on soit entendues…
Bref, on passe le temps en attendant que la pluie s’arrête. A midi, comme il pleut toujours, nous profitons des spécialités locales : Marie me fait découvrir l’axoa (prononcer « achoa »), un émincé de veau aux piments doux et pommes de terre. Un régal des papilles. Ma parole, cet après-midi si on a encore des côtes à monter, ça va être dur… !
Ce sera une petite étape aujourd’hui (c’est vrai qu’on est dimanche, jour de repos, tout de même !!!). Nous faisons halte au camping Le Saillet, de Lestelle-Béhtarram (7€ par personne, tarif spécial cyclistes), où nous rencontrons une famille de cyclotouristes qui effectuent la traversée des Pyrénées.
Soirée lessives…
Lourdes. Sympa, la déco ... ou comment recycler l'argenterie de Mémé
Lourdes. Sympa, la déco ... ou comment recycler l'argenterie de Mémé
Lourdes
Lourdes
Lourdes
Lourdes
Le gave de Pau
Le gave de Pau
Roule ma poule!
Roule ma poule!
Echelle à poissons. Vers Lestelle Bétharram
Echelle à poissons. Vers Lestelle Bétharram
Lundi 3 août 2020 – Lestelle Bétharram – Oloron Sainte Marie – 59,72 km D+ 573m.
Une fausse manip involontaire, et la bouteille de gaz (toute neuve) a fui ce matin, elle est quasiment vide…
Cela ne nous empêche pas de profiter de la belle étape du jour, avec des pistes magnifiques, bien roulantes, au profil assez plat (pour une fois !). Nous avons décidé d’un commun accord (Marie, sa côte et moi) de reprendre l’itinéraire officiel. Y’en a marre des petites routes trop régulières, on a envie d’en découdre sur les petits chemins !
Nous retrouvons donc avec bonheur les pistes le long du Gave de Pau, puis du Gave d’Ossau et d’Aspe. Et c’est juste au moment où on se disait que l’itinéraire du jour était très sympa, que la piste est devenue humide, puis grasse, puis franchement glissante et bien cassante. La boue s’accumulant dans les patins formait de gros blocs, et en moins de deux nous étions tartinées de la tête aux pieds… Même à pieds on dérapait, et pousser les vélos dans de telles conditions devenait pénible.
Heureusement ça n’a duré que quelques kilomètres, et arrivées à Oloron, nous avons trouvé un emplacement de camping absolument royal, à l’abri d’une haie. C’est là qu’on apprécie la bassine magique, pour une toilette en plein air au coucher du soleil !
Au loin, les Pyrénnées!
Au loin, les Pyrénnées!
Tout est beau, rien à jeter...
Tout est beau, rien à jeter...
C'est vert, hein?
C'est vert, hein?
Heu.... t'es sûre qu'on est sur la trace????
Heu.... t'es sûre qu'on est sur la trace????
Va pas trop vite! ou bien je vais te perdre...!!!!
Va pas trop vite! ou bien je vais te perdre...!!!!
Ah c'est bon, c'est par là...!
Ah c'est bon, c'est par là...!
Ca roule!!!
Ca roule!!!
Bivouac de rêve....
Bivouac de rêve....
Mardi 4 août 2020 – Oloron Sainte Marie – Charritte de Bas – 39,58 km D+186m.
A Oloron, on peut admirer une très belle cathédrale, au portail roman du XIIe sècle. Et on peut aussi suivre les délicieuses odeurs de fèves de cacao grillées qui flottent dans l’air et qui nous ont menées directement au magasin d’usine Lindt. Imaginez : une boutique plutôt grande, et partout-partout-partout : des chocolats. En tablettes, en bonbons, en barres, en ours, ou en cocottes, en friandises, des rondes, des carrées, des colorées genre qui fondent dans la bouche mais pas dans la main, en vrac ou en coffret doré, au kilo ou au détail… bref, on ne savait plus où donner de la tête. Et malgré la température, et malgré-qu’on-n’a-plus-de-place-dans-les-sacoches, on a craqué pour quelques tablettes de chocolat… à défaut de les avoir sur les abdos !
Le trajet se fait tranquille (le chocolat est un bon produit énergétique, c’est bien connu), par les petits chemins. Lors d’une pause, nous rencontrons une petite famille très sympa, un jeune couple qui gère une entreprise de produits régionaux (« la ferme Jeanneau » - viande locales – rillettes et foies gras). Du coup, on s’est mis à discuter des voyages à vélo, et du coup, ils nous ont offert une boite de rillettes de canard ! Trop gentils !!! Je crois bien qu’on a fait des adeptes de la cyclorandonnée. Ca ne m’étonnerait pas de les croiser un jour à vélo, avec leur(s) petits bouts de chou dans la remorque !!... en tous les cas, les rillettes sont délicieuses, on les a savourées au pique-nique de midi.
En fin d’après-midi, je ne peux résister à la tentation d’un petit bain dans le Saison, un affluent du gave d’Oloron. Trop bon ! Marie, prudente, reste à quai. C’est vrai qu’il ne fait guère que 35° (environ) dehors, et à peine 25° dans l’eau… C’est pas le moment d’aller attraper froid, hein ?!!!
Et juste après, alors que je me disais qu’il serait bon, à l’étape du soir, de mettre un peu d’huile sur la chaîne, PAF ! elle casse. Bout du con ! Il de pute !!! (alors là je précise au lecteur : ce n'est pas mon genre de sortir des gros mots comme ça, surtout dans un texte mis en ligne sur internet; ces deux expressions font partie du parler basque, ça sert de ponctuation:)). A 700 m. de chez Coco, la copine de Marie, chez qui on a rendez-vous ce soir !!!
On a réparé comme des pros, et en 2-2, c’était remis à neuf, avec de l’huile en prime. Qui c’est les championnes ?!!!
Ce soir, super soirée, on a rigolé comme des bossues. En plus c’était l’anniversaire de Coco, donc quoi de mieux que deux copines « déchainées » pour passer le cap d’une année supplémentaire ?!
On a montré notre itinéraire à Coco, ce soir. Mais on lui a demandé de ne pas faire de commentaires, on préférait garder la surprise. Mais rien qu’à voir sa mine, on s’est bien doutées qu’on allait en baver… Bien sur elle nous a demandé pourquoi on prenait cet itinéraire, alors qu’à côté il y a des petites routes beaucoup plus peinard. Ca se voit qu’elle a jamais entendu parler de la French Divide, la Coco…
Du chocolat! Du chocolat partout!!!
Du chocolat! Du chocolat partout!!!
Ca y est, Marie est embauchée chez Lindt!
Ca y est, Marie est embauchée chez Lindt!
Porche de l'Eglise d'Oloron. Franchement, moi je préfère dévorer le chocolat...
Porche de l'Eglise d'Oloron. Franchement, moi je préfère dévorer le chocolat...
Eglise d'Oloron
Eglise d'Oloron
Un peu de pub pour les produits de la ferme Jeanneau! Et un petit coucou à eux s'ils lisent ce blog...!
Un peu de pub pour les produits de la ferme Jeanneau! Et un petit coucou à eux s'ils lisent ce blog...!
Mmmhhhhh.... Ca se passe de commentaires....
Mmmhhhhh.... Ca se passe de commentaires....
Alors ce genre de barrière, à passer avec un vélo et une remorque.... comment dire? Ca me fait penser à un jeu de Tétris...
Alors ce genre de barrière, à passer avec un vélo et une remorque.... comment dire? Ca me fait penser à un jeu de Tétris...
Le long du gave
Le long du gave
Petite séance de câlinothérapie arboricole
Petite séance de câlinothérapie arboricole
Mercredi 5 août 2020 –Charritte de Bas – Saint Jean Pied de Port – 54,64 km D+823m.
Nous quittons Coco à regrets et reprenons la route, ou plutôt la piste. Et dès le début, on est dans le dur. Ca promet pour la journée !!!Rien à voir avec les pistes roulantes d’hier et d’avant-hier, le long des gaves. Déjà, ça monte. Beaucoup. On voit bien qu’on est dans le piémont des Pyrénées. Mon pneu avant se dégonfle, j’essaye de le regonfler, toujours optimiste, en me disant que « ca tiendra bien la journée comme ça »… Finalement, il s’avère que ça va pas le faire « comme ça », il faut changer la chambre à air. Et pour cause, j’ai une épine dans le pneu.  Les pélerins sur le chemin de Saint Jacques nous doublent (y’en a même un qui nous a doublé 3 fois…), sympas, mais petit sourire en coin. La piste devient tellement raide et caillouteuse qu’on doit s’y mettre à deux pour pousser/porter les vélos, c’est infernal.
Enfin, la pente s’est adoucie et nous sommes arrivées à un point haut, à la chapelle de Soyarza (dans le secteur de Larribar-Sorhapuru et Ostabat-Asme, pour les connaisseurs), et là on a envoyé un SMS à Coco, qui nous a dit que oui, elle se doutait que ça devait être un peu dur par là…  Au moins sommes-nous récompensées de nos efforts : la vue est magnifique pour la pause casse-croûte, la chaîne des Pyrénées se déroule devant nous.
Nous poursuivons vers Saint Jean Pied de Port que nous espérons atteindre ce soir (Marie rêve d’une bière fraîche ; déjà que la pause-café lui est passée sous le nez aujourd’hui…). Nous croisons un cavalier et son cheval, Rêvane, qui font le tour de France depuis 1986, et par étape chaque année. Et Rêvane, elle aime les pommes, que j’avais dans ma sacoche !
Enfin nous arrivons à destination, et après un petit tour dans la vieille ville, la bière tant espérée est au rendez-vous. Mais il se fait tard, le camping est bondé, et il nous faut poursuivre encore quelques kilomètres avant de trouver un coin de bivouac, dans un champs.
Petit coup de pompe
Petit coup de pompe
Séquence "portage".
Séquence "portage".
Petite pause bien méritée... Le paysage est pas mal, depuis notre salle à manger...!!!
Petite pause bien méritée... Le paysage est pas mal, depuis notre salle à manger...!!!
Chapelle de Soyarza
Chapelle de Soyarza
Rêvane, elle aime bien les pommes...
Rêvane, elle aime bien les pommes...
Hallélujah!!!! La récompense de la fin d'étape....
Hallélujah!!!! La récompense de la fin d'étape....
Quelqu'un peut traduire??? Même google traduction bug....
Quelqu'un peut traduire??? Même google traduction bug....
Saint Jean Pied de Port
Saint Jean Pied de Port
Saint Jean Pied de Port
Saint Jean Pied de Port
Jeudi 6 août 2020 –Saint Jean Pied de Port –Mendionde – 41,35 km D+892m.
Dernière étape officielle aujourd’hui !!!
On pensait que ce serait cool, mais nooon… Aujourd’hui encore, il y a des dénivelées de fous (j’ai l’impression de dire toujours la même chose depuis le départ, non ?), ça monte et ça descend tout le temps, nous accusons la fatigue…
Mais ce qu’il y a de bien, avec les montées, c’est qu’au bout d’un moment, ça finit toujours par redescendre.
Marie m’avait fait miroiter une dégustation de gâteau basque à Bidaray, « le meilleur du monde, tu vas voir ça ! » mais à l’heure où nous passons, la boutique est fermée… Pas de dessert donc pour la pause pique-nique le long de la Nive où nous profitons d’un bon bain, l’eau est trooop bonne ! La preuve, même Marie se baigne, elle qui n’apprécie l’eau qu’au-dessus de 30 ° !
Nous repartons après la pause, mais après environ 1-2 km, nous réalisons qu’une petite sieste serait la bienvenue. Pas pour laisser passer la chaleur, non (il fait chaud en permanence, ou alors, il faudrait rouler de nuit ?), mais parce que nous sommes un peu cuites (à tous les sens du terme) et qu’un petit repose ne nous ferait pas de mal, avant de reprendre les montées… Bon, c’est vrai, à ce rythme, ça ne va pas avancer des masses…
L’après-midi est rude, la chaleur est intenable, on dégouline de sueur, mais après une énième côte nous arrivons, d’abord à « Macaye » (petit clin d’œil à mes enfants, que j’appelle affectueusement « ma caille »), et ENFIN à Mendionde, point final de la French Divide !
On l’a mené à terme, notre projet de ½ Diagonale !!!
Une bonne ambiance, beaucoup de rigolades, pas l’ombre d’une dispute, bravo Marie, Bravo Jennifer, on peut être fières de nous !
Binouze obligatoire à l’arrivée, on ne déroge pas à la règle ! Je me suis même laissée tenter par un Monaco, c’est dire si l’instant était exceptionnel !
Le champs derrière la mairie fera un excellent bivouac, les sanitaires et douches du trinquet sont les bienvenus (le trinquet est un gymnase réservé à la pelote basque, ou la balle à la main nue).
C'est beau, mais c'est pas plat!
C'est beau, mais c'est pas plat!
...à deux!... de Toulouse à Bayonne
Rafraîchissement dans la Nive
Rafraîchissement dans la Nive
Même les églises ont un profil de fronton de pelote basque... à moins que ce soit l'inverse?
Même les églises ont un profil de fronton de pelote basque... à moins que ce soit l'inverse?
C'est bien ce que je disais...
C'est bien ce que je disais...
Un petit coup de mou, peut-être???
Un petit coup de mou, peut-être???
Ma Caille!!!
Ma Caille!!!
...à deux!... de Toulouse à Bayonne
C'est la fête!!!
C'est la fête!!!
Ca s'arrose!!!
Ca s'arrose!!!
Le trinquet
Le trinquet
Vendredi 7 août 2020 –Mendionde – Anglet 40,02 km D+190m.
Et voilà, le voyage touche à sa fin… nous nous laissons glisser en roue libre ce matin jusqu’à Louhossa et parcourons une partie du trajet que l’on a monté hier, et franchement, c’est plus facile dans ce sens !!!
Une petite pause (café !) à Combo, petite dégustation de charcuteries locales (de vrais trésors pour le palais !) sur le marché,  Marie discute avec les maraîchers comme si elle les connaissait depuis toujours, et c’est vrai qu’avec son accent chantant, on sent bien qu’elle est chez elle ici !
La piste cyclable des bords de Nive nous amène doucement à Bayonne puis à Anglet, point final de notre aventure. Pour autant les vacances ne sont pas finies, puisque « après l’effort, le réconfort », nous allons maintenant profiter des baignades dans l’océan, de la gastronomie locale (il y a de quoi faire !), des visites touristiques, du chocolat, et de la petite surprise du chef puisque  Marie m’embarque pour une soirée rame – pique-nique sur l’Adour et la Nive avec ses amis du club "Euskal Joutes" (3 semaines à pédaler, faudrait un peu faire travailler les bras, non ?!!)
Elle est pas belle, la vie ?!!!
 
Dernier lever de soleil sur notre bivouac....
Dernier lever de soleil sur notre bivouac....
Bayonne
Bayonne
L'Adour et Bayonne
L'Adour et Bayonne
Pas de doute, on est au Pays Basque. Ici, tout est en blanc-rouge-vert!
Pas de doute, on est au Pays Basque. Ici, tout est en blanc-rouge-vert!
Souquez ferme, moussaillons!!!
Souquez ferme, moussaillons!!!
A marée haute, les baleines remontent l'Adour....
A marée haute, les baleines remontent l'Adour....
Biarritz, le rocher de la vierge
Biarritz, le rocher de la vierge
Espelette et les guirlandes de piments
Espelette et les guirlandes de piments
Elle est pas belle, la vie???
Elle est pas belle, la vie???
En guise de conclusion :
Eh bien, pour conclure..... franchement, je pensais que ce serait dur, mais pas autant !!! Je m'étais basée sur une moyenne de 50 km/jour environ. C'est pas beaucoup, non, 50 km? Eh bien au début, on ne les tenait pas! Et pourtant, on ne chômait pas, mais bon, il est vrai que commencer par le Massif Central, on mettait la barre un peu haut...!
Bref, on a réussi, on l'a bouclée, cette demi French-Divide, dans la joie et la bonne humeur, et vraiment, les filles, on peut être fières de nous!!!

Quelques chiffres :
Durée : 24 jours
Jour de repos : 1 (on tâchera de faire mieux la prochaine fois)
Distance parcourue : 1054,24 km
Dénivelée : 13466m.
Chutes : 1 (Marie; résultat : une côte fêlée ou cassée ou déboitée, on ne saura jamais)
Crevaisons : 2 (Véronique; le même jour)
Chaine cassée : 1 (Véronique; maintenant on sait qui c'est, le chat noir)
Nombre de départements traversés : 10 (Puy de Dôme/63 - Cantal/15-Corrèze/19 - Lot/46 - Dordogne/24 - Tarn et Garonne/82 - Tarn/81 - Haute Garonne/31 - Gers/32 - Pyrénnées Atlantiques/64 (avec tout ça, on aurait dû jouer au Loto...) 
Nombre de binouzes : 39 (dont 1 Monaco)
Nombre de pauses café : 24
Nombre de fou-rires : trop pour pouvoir les compter!!!!
Commentaires
share posté le 10 déc. mis à jour le 10 déc.

Ludo 05
1 messages
Bravo et félicitations pour votre performance. Tenir 50 km par jour en VTT sur des chemins qui ne sont pas toujours goudronnées avec 15 kg en charge sur le vélo et en autonomie ☝️je dis chapeau bas sûrement le début d’une longue série
share posté le 19 déc. mis à jour le 19 déc.

Les béarnais
1 messages
Quel bonheur de lire vos aventures (celle là et les autres)! Nous voyageons en même temps que vous, la sueur et les crampes en moins. Et puis quel plaisir, que notre rencontre et nos rillettes fassent partie de vos souvenirs. C'est certain, vous nous avez donné l'envie de partir à l'aventure à vélo (nous avons commandé au père Noël une petite carriole pour porter notre petit Baptiste). Et qui sait, nous nous croiserons peut-être au détour d'un chemin. Merci pour ces aventures !

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Carnets d'Aventures N°62