De l'océan à la méditerrannée par la haute route des Pyrénées (partager) Vue d'ensemble

"Le monde hors des sentiers battus" est le titre du premier Carnet d'Aventure de juin-juillet 2005. Je viens de recevoir le 41eme et je n'en ai pas loupé un. Avant CA Il y avait même, "carnets d'expés"...
Beaucoup de voyages, d'aventures qui me font rêver et m'ont donnés envie de partir moi aussi.
Relier l'océan à la méditerranée, est un symbole une image, je ne sais comment le décrire, qui m'attire. Emprunter la haute route des Pyrénées (HRP) pour faire le lien : le top. La HRP est un superbe itinéraire d'altitude, d'environ 750km avec une variété de paysages insoupçonnés.
Départ d'Hendaye le 13/07/15 arrivée Banyuls le 12/08/15
S'y rendre de manière douce : C'est possible en train Précisions : Covoiturage de Grenoble à Bayonne une seule voiture train de Bayonne à Hendaye pour l'aller. Train de Cerbère à Perpignan Covoiturage de Perpignan à Grenoble une seule voiture pour le retour
randonnée/trek
(réalisé) Quand : 13/07/15 Durée : 31.0 jours
Carnet créé par Patrick G le 28 sept. 2015 modifié le 30 nov. 2015
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Coup de coeur Expemag !

Le topo : 18 Refuge de Conangle (mise à jour : 08 nov. 2015)

Description :

Plat d'aigalute - Estanys de l'Escaleta -  Tuc de Molières (3010m) -  Coret de Molieres - Barranco de Molieres - Er Espitau de Vielha - Refuge de Conangles - demi pension

Dénivelé +1020 -1495
Distance 14 km

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Le compte-rendu : 18 Refuge de Conangle (mise à jour : 08 nov. 2015)

30 juillet 2012

Réveil 5 heures et j’oublie tout de suite l’Aneto. Première goutte de pluie et l’orage qui approche. Ambiance….
Je me prépare mais reste dans la tente le temps que le gros de la pluie passe. L’eau s’infiltre sous le tapis de sol : je n’ai plus le choix et, à 8h45, je pars sous la pluie.
Une heure plus tard, je croise un couple d’un certain âge, peut-être des pays de l’est, avec les sandales aux pieds et les chaussures de marche autour du cou. Je n’arrive pas à comprendre ce qu’ils me disent.
L’explication vient peu après. Le torrent est en crue et à plusieurs reprises il me faut traverser comme je peux. 2300 mètres, sous la pluie et dans le brouillard, pieds nus dans l’eau glacée, A vrai dire, je me serais bien passé de cryothérapie ce matin !
La pluie redouble d’intensité, l’eau ruisselle de partout, je suis trempé et mes chaussures sont imbibées…. Voilà, je connais maintenant les limites du goretex…
 
Une éclaircie me permet d’entrevoir, 300 ou 400 mètres plus haut, le pic et le col de Mulleres ainsi qu’une silhouette. Je mets le turbo et, peu avant le sommet, la silhouette, qui est en contre bas sur ma droite, me fait des signes. Rencontre avec Marcs, un jeune anglais de 18 ans, qui cherche le col avec son topo « Cicerone » dont les feuilles sont détrempées. Je pense être au col de Mulleres mais je préfère contrôler avec Iphigénie et descendre du bon côté. Deux barres de céréales, des fruits secs, et nous entamons ensemble la descente dans la vallée.
L’orage, les trombes d’eau, les rochers glissants, le sentier plus bas transformé en ruisseau, nous arrivons au refuge de Conangles transis de froid.
Excellent accueil au refuge où 30 à 40 paires de chaussures sèchent autour du poêle !
La météo affichée au refuge annonçait 100 mm d’eau en 24 h. et je peux dire  qu’effectivement, ça fait beaucoup d’eau en une fois !
En fin d’après-midi, un cycliste arrive sous la pluie. Nous échangeons sur cette belle journée humide et sur nos parcours respectifs. Bertrand est parti de Gavarnie et rentre chez lui, à Fond Romeux, sans prendre les routes les plus directes. Il connaît la HRP, me dit que je vais passer pas loin de chez lui et rapidement me donne son numéro de téléphone. « si tu as besoin de quelque chose, un dépannage, ou n’importe quoi tu m’appelles »
Le soir, tout le monde se retrouve autour d’un bon repas…sauf Marcs, qui arrive au bout de ses économies et s’était isolé pour préparer un petit plat de riz tomate sur son réchaud à pétrole…Embarras lorsque je m’en rends compte…
 
J’ajoute à ma note le petit déjeuner du lendemain pour Marcs.





Pas de doute, il faut partir...
Pas de doute, il faut partir...
L'eau ne montait pas que dans la tente. Trois traversées de ce type et on regrette les bottes.
L'eau ne montait pas que dans la tente. Trois traversées de ce type et on regrette les bottes.
Estanhost de Molière qui dégel et moi je gèle sous les trombes d'eau !!!
Estanhost de Molière qui dégel et moi je gèle sous les trombes d'eau !!!
Ça rassure de se dire qu'on été pas seul sous la pluie.
Ça rassure de se dire qu'on été pas seul sous la pluie.
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