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De Besançon au Cap Nord à vélo en 2022. Pérégrinations de Jacqueline

De Besançon au Cap Nord à vélo en 2022. Pérégrinations de Jacqueline

(en cours)
     A Caroline ma fille et à Gaël mon petits-fils, 
 
De Besançon au Cap Nord… Chiche !
 
Partir en solitaire, un défi pour un si long voyage !
Ce sera mon plus long voyage. Si je cumule tous les kilomètres que j’aurai faits depuis mon premier coup de pédale il y a déjà quelques années, j’aurai bouclé environ 65000 km soit 60% du tour de l’Equateur. 
J’ai traversé dix pays de Saint-Nazaire à Constanta en Roumanie, j’ai suivi le Rhin d’Andermatt à Rotterdam, j’ai fait deux fois le tour de Bourgogne dont l’un avec mon petits-fils, au cours d'un tour de la France, j’ai rejoint la côte atlantique par la Camargue, le canal des Deux Mers puis remontée jusqu’à Saint-Nazaire et terminée par L’Eurovelo6 jusqu’à Besançon.
Et début avril, en guise de reprise d’entraînement, j’ai aussi fait le tour d’Alsace, petite balade de 700 km…
Enfin, pour ne pas perdre les bons réflexes et les muscles, petits moteurs qu’il faut indispensablement garder en forme, j’ai pris l’habitude de me rendre à vélo chez mes amis à Strasbourg, en Suisse… Et maintenant, quand Gaël m’accompagne, grand garçon de 5 ans, c’est dans sa remorque à vélo à pédales.
Vertigineux !
Tous ces voyages ont été l’occasion de faire des rencontres magiques, découvrir des paysages magnifiques, avoir des surprises émouvantes. Quand je pédale, j’éprouve un grand sentiment de liberté. Je deviens philosophe, poète, artiste. Je partage mes réflexions et mes sentiments, mes efforts aussi, avec les cyclotouristes qui m’accompagnent quelquefois sur des dizaines de kilomètres. Quelques-uns me disent que croiser une dame de mon âge -j’ai 68 ans- seule, partant si loin, les aide et les motive. Moi aussi je suis très motivée et je continue, le nez au vent et les sourires dans mon baluchon. Quand je rejoins mon point de chute, je retrouve quelques-unes de ces rencontres et je découvre d’autres cyclotouristes avec qui nous échangeons sur nos expériences.
Mais le plus amusant et un peu flatteur aussi je l’avoue, c’est de lire dans le regard de certains l’étonnement, l’admiration et le respect. Parfois même, on me perçoit comme une personne perchée à l’âme romantique. Mais tous font preuve d’humanité, ils sont accueillants, aimables, généreux et surtout admiratifs !
Certaines amies m’ont attribué le terme de jeunior. D’autres sont subjuguées, rares sont celles qui me regardent d’un air circonspect voire dubitatif.
Ma fille Caroline, qui sait que je n’outrepasserai pas mes capacités physiques, me fait confiance et c’est important. De cette façon, je pars tranquille, l’esprit léger. 
Quant à Gaël, mon petit-fils, adepte de cyclotourisme depuis nos échappées complices,  il sera penché sur les cartes à tracer mon parcours et à dessiner des campings et des restaurants ! Mais je sais qu’au fond de lui, il aimerait partir avec moi parce qu’il est sûr que je vais voir le Père Noël au cap Nord !
Cette année, j’ajoute à ma famille et mes amis, les résidents de l’Ehpad « Le village de la Croix Blanche » et les jeunes de l’association Paris de Besançon qui me suivront assidûment.
Enfin, pour mon retour, fin août 2022, je sais que quand je prendrai l’avion à Alta, mes sacoches, mon cœur, ma tête -mes jambes aussi, seront pleins de souvenirs de rencontres, de paysages, de saines fatigues qui me rendront heureuse et fière d’avoir fait ce que j’aurai fait en 3 mois ½. 
 
vélo de randonnée
Quand : 15/05/22
Durée : 106 jours
Distance globale : 5638km
Dénivelées : +26238m / -26332m
Alti min/max : -1m/488m
Carnet publié par Jacqueline25 le 09 mai
modifié le 29 août
3813 lecteur(s) -
Vue d'ensemble

Le topo : Section 19 -8 août au 13 aout (mise à jour : 20 août)

Distance section : 159km
Dénivelées section : +1676m / -1387m
Section Alti min/max : 0m/306m

Description :

Tromso - Olderdalen - Sandnes - Olderfjord -

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Le compte-rendu : Section 19 -8 août au 13 aout (mise à jour : 20 août)

À mon départ Gaël était couché au sol pour coller les premières gommettes, maintenant…
À mon départ Gaël était couché au sol pour coller les premières gommettes, maintenant…
Caroline a écrit ce texte sur Facebook qui m’a profondément ému 
« 🚴🚴‍♂️🚵🚴‍♀️🚵‍♂️🚵‍♀️
C'est rare, mais je vais vous parler un peu de ma môôôman... Cette grande dame...
Elle s'est lancée dans un périple un peu fou il y a plusieurs mois déjà :
Rejoindre le Cap Nord, tout au dessus de la Norvège, à vélo, sans assistance électrique !
🇳🇴🇳🇴🇳🇴🇳🇴
Le 15 mai, il y a déjà deux mois et demi, nous l'avions, Gaël et moi, accompagnée à Langre pour le top départ.
Aujourd'hui, elle arrive presque au bout de son voyage, il reste moins de dix étapes pour rejoindre ce point ultime, clôture de ce voyage, de ce défi, de ce tour de force : le cap Nord!
🌍🌍🌍
Au fil des semaines elle a rencontré des gens formidables qui pour certains ont été croisés l'espace d'un instant, d'autres ont été des compagnons de routes quelques jours et d'autres encore l'ont retrouvée à plusieurs étapes de son parcours.
Au fil des semaines elle a vu mille paysages, tantôt désertés de presque tout habitant, tantôt colorés avec les habitations en bois si typiques, tantôt  hydilique comme une plage découverte avec son eau turquoise faisant penser à un lagon,...
🗻
Au fil des semaines elle a pédalé, pris le bus, le ferry, poussé son vélo dans les montées (surnommée la française qui pousse son vélo).
Ce voyage en solitaire la ramène parfois à des souvenirs d'enfance, de ses voyages passés, des anecdotes parfois drôles parfois touchantes.
🥵🥵🥶🥶😁😁
Le fil rouge de toutes ces semaines est l'humain, les rencontres, le partage, l'entraide, le courage,...

Et ce groupe d'hommes de divers horizons, plusieurs pays avec qui elle a déjà fait nombre étapes, visites, partages de cabanes, la pêche, des shutter en discothèque ! ... qu'elle a encore retrouvé il y a peu.
Raphaël et Juan-Carlos, les espagnols / Youn et Ewen les bretons / Emiel, le hollandais / des compagnons de route hauts en couleurs, musiciens, pêcheurs, sportifs, généreux et attentifs.
❤️❤️❤️

Si vous souhaitez assister à la fin de son périple et connaître plus de détail sur son voyage, retrouvez la sur son blog :
https://www.expemag.com/carnet/de-besancon-au-cap-nord-a-velo-en-2022-peregrinations-de-jacqueline

Petit message d'une fille admirative à sa mère.
🥰🥰🥰
😘😘😘 »

_________\___________________

Lundi 8 août 2022
Jour 86
96 km
« les Alpes de Lyngen »
Il faut replier tout le barda trempé. Tout est humide ! Deux cabines (chalets) sont déjà réservées pour ce soir. Cela n’a donc pas d’importance !
Je pars deux heures avant les garçons. Je m’arrête peu après le long du chemin lorsque je vois un kiosque… c’est tellement rare.
Accaparée par le kiosque à mon arrivée, je n’ai pas vu les panneaux qui me concernent et je repars droit devant moi. Je fais plusieurs kilomètres en trop… puis je prends le chemin indiqué par les fameux panneaux mais quelques kilomètres après avec une bonne côte je dois rebrousser chemin car des travaux d’ampleur ne me permettent pas de passer. Décidément ! Lorsque je reviens, c’est-à-dire au kiosque, les quatre garçons sont déjà là. Ils pensent que je lambine vraiment. 
Nous continuons à nos rythmes propres, le peloton devant et moi l’échappée à l’arrière. Ewen ne m’appelle plus « Jacqueline la Machine ». 
J’entre au pays Sami (Laponie) - le Finnmark. Semi-désertique, infesté de moustiques en été, j’en suis la preuve vivante, piquée au-travers de mes vêtements, le Finnmark est la province la plus septentrionale du pays (74 000 hab). C’est le fief des Samis.
Le paysage se transforme peu à peu. J’aperçois les Alpes de Lyngen, massif des Alpes scandinaves et ce qui me semble être des mers de glace. C’est magnifique, grandiose… je sens le froid descendre de là-bas. 
La péninsule elle-même est partiellement coupée par le fjord Kjosen que je longe, l’eau est d’un vert turquoise, là aussi c’est surprenant, c’est somptueux…
Je dois prendre deux ferrys-route et mes extases successives devant ce paysage grandiose me font voir le deuxième partir juste au moment de mon arrivée. Je dois attendre une heure qui est vite mise à profit par une discussion avec un jeune couple très sympathique de Toulouse Johanna et Rémy. Ils sont ici pour 15 jours. Ils ont loué une petite maison et font de la randonnée. Ils sont d’ailleurs allés au glacier. 
J’arrive à Olderdalen deux heures, peut-être plus, après les quatre garçons. Ils ont pu investir les lieux, ils ont eu le temps d’aller à la pêche, de faire des courses, leurs affaires ont séché dans le jardin des cabines et Youn est ravi car il a réparé un contacteur électrique d’une voiture en panne d’un Norvégien… quant à moi j’ai eu la satisfaction d’avoir fait une longue étape, de prendre le temps de discuter avec les gens, de photographier ce qui m’entoure, mais j’aimerais quand même bien aller à la pêche et ne pas avoir tant de retard pour l’écriture de mon carnet.


Les Alpes de Lyngen
Les Alpes de Lyngen
Je vais à Alta
Je vais à Alta
Au camping de Tromso
Au camping de Tromso
Pas facile de faire un selfy
Pas facile de faire un selfy
Les Alpes de Lyngen
Les Alpes de Lyngen
Fjord Kjosen
Fjord Kjosen
Johanna et Rémy
Johanna et Rémy

Mardi 9 août 2022
Jour 87
65 Km
« Bye Bye les garçons ! »
Tout va bien ce matin après une bonne nuit de sommeil. Il m’arrive parfois de ne pas dormir. Ce qui peut, peut-être, perturber le bon rapport entre mon mental et toutes ces endorphines accumulées. C’est une perturbation extrêmement minime, néanmoins je la ressens. Je suis d’ordinaire une personne très linéaire dans son mental. 
Évidemment les garçons me doublent. Ewen me dira au passage sur je suis une grosse naze car j’ai fait un petit détour pour rien. Je sais aussi que je ne ferai plus équipe avec eux car ils vont faire une grande étape et j’ai décidé de ralentir ma cadence, j’ai encore beaucoup de temps devant moi.
Un van me double, j’entends des bruits à l’intérieur, des mains s’agitent à l’extérieur. Je suis étonnée car en principe les Norvégiens restent discrets dans leurs démonstrations. Peu après le van est arrêté, les gens m’attendent au bord de la route en m’applaudissant. Cela vaut tout l’or du monde car ce n’est pas facile de toujours toujours pédaler, de toujours toujours forcer pour grimper les côtes, de toujours toujours être seule. Les rencontres viennent ponctuer les journées, les embellissent, renforcent ce que je fais. 
On ne me dit plus « Courage ! »comme au début mais maintenant si loin de chez moi on me dit « Respect !» « Incroyable ! ». Et on me demande de nouveau mon âge.
Ce sont donc trois couples de Français, certains retraités, ils ont loué leur van à Bodo et ils vont au Cap Nord. Ils n’en reviennent pas que je sois partie de Besançon à vélo, seule. Ils me prennent en photo sous toutes les coutures et ils font aussi des photos de groupe. Je passe un vrai bon moment avec eux. Une des dames me pose ces questions : « Qu’est-ce qu’on peut faire pour vous ? » « De quoi avez-vous besoin ? ». Ces deux questions, exactement les mêmes, deux messieurs me les avaient posées lorsque j’ai fait le tour de la France à vélo l’année passée. Ces phrases sont gravées dans ma mémoire et les visages des personnes aussi.
Les voyageurs en van pour le Cap Nord me doubleront à plusieurs reprises dans la journée avec les mains s’agitant à l’extérieur. En règle général on ne klaxonne pas un cycliste. 
Les Allemands baba cools des mêmes années que leur camion en acier vert pastel, me doubleront aussi. Je ne me souviens plus exactement quand je les ai vus pour la première fois, c’était peu après Trondheim me semble-t-il.
Je suis accueillie par la sympathique et efficace Vivian au camping de Sandnes. C’est un petit camping de campagne avec de nombreuses  cabines. 
Lorsque j’entre dans le bâtiment commun, je suis surprise car j’entre dans la maison privée. Les campeurs utilisent la maison, sanitaires, cuisines, salle à manger des propriétaires. Geir m’accueille. J’ai du mal à définir son genre. Ce n’est pas la première fois en Norvège que je remarque que parfois le  genre masculin n’est pas très précis, des hommes ont des visages fins et glabres. Il me fait spécialement des gaufres, la spécialité norvégienne accompagnée de thé, rit tant et plus lorsque Vivian lui dira d’où je viens, m’étreindra à mon grand désarroi car je n’ai pas l’habitude de cela. Je pense qu’ils m’ont pris pour une originale tout comme moi j’ai pensé qu’ils l’étaient aussi.
Ensuite je suis partie à la pêche et lorsqu’ils me demandèrent si tout  s’était bien passé je n’ai pas  osé leur dire que je n’avais pas trouvé d’endroit propice, que mon seul lancé n’avait attrapé que des algues et que j’avais fait une belle promenade le long de la mer la canne à pêche à la main. Je pense que Geir aurait là encore frappé dans ses mains en rigolant ou m’aurait encore étreinte. 
Ma cabine est agréablement décorée. Il y a même une petite étagère de livres, des miroirs en forme de cœur, des coussins… C’est à l’image du couple Vivian et Geir.






Au revoir les Garçons
Au revoir les Garçons
Au revoir Andreas
Au revoir Andreas
Les Français
Les Français
Une voiture pour Youn
Une voiture pour Youn
Une dame Sami. J’ai acheté quelques objets.
Une dame Sami. J’ai acheté quelques objets.
Ma cabine chez Vivian et Geir
Ma cabine chez Vivian et Geir
Nous utilisons leur maison
Nous utilisons leur maison
Camping de Sandnes Vivian et Geir
Camping de Sandnes Vivian et Geir
Ma cabine
Ma cabine
Mercredi 10 août 2022
Jour 88
59 Km
« Inger ! »
J’arrive rapidement à une longue montée interminable. Je pédale ! Petit  plateau, grand pignon ! J’ai 30 vitesses sur mon vélo, cela compense son poids. À vide il pèse environ 17 kg il est conçu spécialement pour le cyclotourisme pour les tours du monde à vélo. Avec Ewen on a compté le nombre de rayons. J’en ai 36, lui 32, j’ai des roues de 26 pouces, lui 28, il casse régulièrement des rayons à l’arrière, son vélo est trop chargé. C’est lui qui porte essentiellement les courses, Youn porte la caisse à outils de 3 kg, la mienne fait 1 kg mais elle est à minima. Je pense avoir l’essentiel : trois rayons de rechange, une clé Multi fonction, de quoi réparer ma chaîne, de l’huile, des serflex, une petite clé pour serrer les écrous, des crochets pour réparer les attaches des sacoches. 
Donc  je monte, je monte la côte, je pédale, je pédale jusqu’au moment où je sens poindre deux petites douleurs, une au tibia gauche et une autre à l’arrière de la hanche droite où s’attachent muscles et tendons. Je ne sais pas si une douleur peut s’amplifier à l’effort et endommager muscles et tendons, ou si elle reste en l’état et disparaît telle qu’elle est venue. Dans l’incertitude, je descends et je pousse mon vélo. Les douleurs disparaissent comme elles étaient apparues. Ce ne sont pas les mêmes muscles et tendons sollicités à la marche et au pédalage .
Lorsque j’arrive au sommet, assez longtemps après… Quel bonheur ! Tous ces efforts récompensés par ce paysage splendide surplombant un assemblage de fjords encadré par la montagne enneigée. 
Un couple en camping-car vient vers moi. Ils m’ont déjà vue précédemment sur la route et savent que je voyage seule. S’ensuit une discussion sympathique. Ils sont partis d’Allemagne en juin, ils vont au Cap Nord puis repartiront par la Finlande. Ils sont surpris de savoir que je suis partie de si loin et surtout seule. Monika me montre des photos, ils font également du cyclotourisme avec leurs deux petits-fils qui ont une douzaine d’années. Je leur dis que je faisais équipe avec quatre jeunes, qu’ils vont vite et que j’arrive plusieurs heures après eux. Ils rient ! ils me disent que les jeunes vont trop  vite, qu’ils ne prennent pas assez le temps d’observer et de communiquer avec les autres durant leur voyage.
Je rencontre cinq jeunes hommes dans un petit supermarché de village. Ils sont Parisiens, ils sont partis du Cap Nord pour rejoindre le Sud de la Norvège, mais à pied. Ils ont récemment acheté des tentes pour être à l’abri. Ils font 25 km par jour. Ils ont de longues barbes et sont en boubou. Les gens d’ici leur ont dit qu’ils auraient des difficultés car ils arriveront en plein hiver, en novembre. 
J’ai l’impression qu’ils sont transis de froid pourtant ils sont beaucoup habillés et pas très bien chaussés… qu’est-ce que ce sera lorsqu’il neigera ! Ils semblent être dans une quête religieuse, ils font chaque année un voyage à pied dans un pays étranger.
Ils me demandent le but de mon voyage mais je n’ai pas de raison c’est juste pour le plaisir et le bonheur de faire ce que je fais. 
Il me dit que je suis accompagnée par dieu. Ma réponse le laisse stupéfait,  je crois qu’il n’avait jamais entendu quelqu’un dire qu’il n’avait pas de croyances.
Je leur souhaite beaucoup de plaisir et de bonheur dans leur expédition car le grand froid du Nord, la neige risquent de les rattraper. Je me souviens d’avoir lu un article de Nathan dans « Carnets D’Aventures ou 200 » parti au Cap Nord  à vélo en Novembre dernier. Un de ses objectifs quotidiens était de se faire héberger chez l’habitant. Les gens d’ici lui disaient qu’il allait mourir de froid à vélo dans les montagnes, il a réussi ! De façon incroyable lorsque j’ai parlé de cette histoire à Marilyne, partie à vélo pour Oslo avec Radia, elle le connaissait, c’est un garçon de sa région. 
Je n’ai pas raconté aussi comment j’ai rencontré Youn et Ewen, je le ferai demain car il y a aussi une coïncidence assez exceptionnelle.
Au camping Inger est là dans l’hytte  à côté du mien. Elle me photographie sous toutes les coutures à mon insu et me montrera les photos lorsque nous ferons connaissance.
Ewen m’appelle et me dit qu’ils ont dormi la nuit précédente dans un vrai hytte de Sami, construit en terre avec des peaux de renne suspendues et le braséro au milieu. Ils l’utiliseront pour griller le poisson de leur pêche. C’est un peu avant mon camping où je suis déjà installée, dommage ! 
Mais si j’étais allée là-bas je n’aurais pas rencontré Inger !

Storslett
Storslett
Storsleet
Storsleet
Un chantier ! Construction d’un tunnel.
Un chantier ! Construction d’un tunnel.
Sorstraumen
Sorstraumen
Storstraumen
Storstraumen
Les jeunes hommes partis à pied du Cap Nord pour le sud de la Norvège
Les jeunes hommes partis à pied du Cap Nord pour le sud de la Norvège
Anthonin rencontré au camping. Il pensait qu’il vivait une grande aventure parti de Paris. Lorsqu’il m’a vue arriver, il m’a dit que l’aventure était pour moi qui était partie de Besançon depuis longtemps à vélo !
Anthonin rencontré au camping. Il pensait qu’il vivait une grande aventure parti de Paris. Lorsqu’il m’a vue arriver, il m’a dit que l’aventure était pour moi qui était partie de Besançon depuis longtemps à vélo !
Jeudi 11 août 2022
Jour 89
135 Km dont 24 km en bus
« Ewen, Youn, Emiel, Andreas»
Je pensais partir tôt, mais il y a Inger avec qui c’est un plaisir d’échanger. Elle me donne son âge et me demande le mien. Elle a 10 ans de plus que moi. Elle habite du côté de Narvik à environ cinq heures de voiture d’ici.
Elle me dit avoir été surprise de me voir arriver avec cette bicyclette impressionnante. 
Elle a toutes les caractéristiques des norvégiens, la douceur, le calme, le temps de vivre… et elle est rigolote.
J’aimerais pouvoir mieux échanger et plus avec Inger. J’aime bien Inger !
J’ai une longue étape aujourd’hui car le camping suivant est trop proche. 
Très rapidement j’ai l’impression de retrouver la même côte qu’hier. 
Depuis l’île de Senja ça grimpe sec !!!
Je vais y arriver saperlipopette !!! C’est le mot que j’ai appris à Emiel,  une grossièreté plus soutenue que celles qu’il a apprises avec Youn et Ewen. C’est un mot avec une belle sonorité qui chante et qui a de nombreuses syllabes.
Je pédale, pédale, pédale. J’avance très lentement avec mon vélo tortue comme me disait Paul. 
Je sais qu’un tout petit ratage de mon mouvement, ma bicyclette repartira en arrière. Je sais qu’elle est lourdement chargée à la force que je dois mettre à chaque appui sur les pédales. 
J’y arrive aujourd’hui ! Aucune petite douleur. Et même si elles étaient apparues j’aurais continué. 
J’y suis arrivée, je n’ai jamais posé le pied à terre de la journée pour progresser dans ces côtes. Il m’a fallu arriver en Laponie norvégienne, faire environ 7 000 km pour pouvoir gravir des côtes à au moins 7% avec un vélo pesant entre 40 et 50 kg. Je ne suis plus la Française qui pousse son vélo dans les montagnes de Norvège. 
Je suis ravie!!!
Aujourd’hui il pleut des cordes. Je trouve que les voitures, les camping-cars, les caravanes, les camions vont vite, beaucoup plus vite qu’hier. Peut-être que ce temps n’offre pas à la contemplation des paysages, la route mouillée provoque un bruit considérable occasionné par les roues des véhicules. La vitesse est autorisée jusqu’à 90/h, ce qui n’est pas le cas ailleurs. 
Le gouvernement a-t-il oublié que c’est aussi l’eurovelo1 qui va du Cap Nord au Portugal !!!
Je vais rejoindre Alta où seront les Garçons.. Je ferai en une journée ce qu’ils ont fait en deux journées. Je saurai après qu’ils ont trouvé un hytte chez l’habitant avec sauna de surcroît à 60 km d’Alta. C’est dans un supermarché qu’ils ont eu l’information. Ils sont quatre, ils ont donc plus de ressources que moi seule. Leur façon de fonctionner à mon égard me convient parfaitement. Ils me laissent parfaitement libre.
Il y a beaucoup de tunnels sur cette portion de route avec contournement pour nous les cyclistes. Devant la petite route effondrée je les appelle, ils sont surpris de me savoir là car ils ne pensaient pas que j’arriverais à Alta aujourd’hui, cette information là ils allaient me la communiquer ce soir. 
Ils vont donc louer un chalet dans un camping pour nous cinq à la place de faire du camping sauvage. 
Ils ont contourné avec bien des difficultés cet effondrement par la forêt. Hors de question pour moi. 
Je retourne sur mes traces pour rejoindre le tunnel et faire du stop. 
Je me souviens lorsque j’habitais à Mayotte ma voiture tombait souvent en panne. J’étais une rare Mzungu à prendre le taxi brousse et à faire du stop. La première fois que j’ai fait du stop j’ai été très gênée, une dame faire du stop !!! Puis je me suis aperçue que c’était toujours d’excellents moments propices à l’échange.
Faire du stop avec un vélo chargé de la sorte… il ne faut douter de rien. Qui n’ose rien, n’a rien ! 
Mais je n’aime pas les tunnels norvégiens ! Et Ils roulent comme des fous aujourd’hui !
Le premier véhicule arrive. Il s’arrête, c’est une camionnette. Le chauffeur s’enquiert de mes difficultés, mais il ne peut pas prendre mon vélo à l’arrière de son véhicule. Bon ! Il repart, il y a de l’espoir. 
Les voitures arrivent par salves.  
C’est toujours comme cela en Norvège car personne ne double un autre véhicule. 
Évidemment personne ne s’arrête. Il faudrait un pick-up !  
Puis je vois au loin un bus, je lui fais signe avec la main et contre toute attente il s’arrête au bord de la route. Quelle belle aubaine ! Je monte tout mon barda. Le chauffeur refuse que je lui paye la course. Il a dû avoir pitié de moi. 
J’arrive à 20 heures à Alta, une vingtaine de kilomètres après en ayant passé environ quatre tunnels interdits aux cyclistes qui devaient être contournés. Ce qui veut dire que je serais arrivé à plus de 23 heures. 
Les garçons ont fait des courses gratuites. Ils ont tout ce qu’il faut pour faire des hamburgers tellement épais qu’il est presque impossible de les manger, sinon en les déquadruplant. 
Ils m’applaudissent à mon arrivée, j’ai fait une étape d’environ 130 km dont 24 km en bus. Ils ont eu le temps d’aller au site d’art rupestre d’Alta. 
Quel bonheur de les avoir rencontrés ! 

Tout n’est pas perdu pour moi ! J’ai beaucoup d’avance, j’aurai le temps d’aller au site d’art rupestre lorsque je reviendrai à Alta. Je prendrai seulement mon avion le 23 août.
Je parlerai de ma rencontre avec Youn, Ewen, Emiel et Andreas plus tard.




La tente d’une dame Sami
La tente d’une dame Sami
Une dame Sami vendant des objets
Une dame Sami vendant des objets
Je lui achète des objets, des souvenirs.
Je lui achète des objets, des souvenirs.
Je les enverrai par la poste depuis Alta : 1,200 kg. Il ne me faut pas de poids supplémentaire mon voyage n’est pas terminé
Je les enverrai par la poste depuis Alta : 1,200 kg. Il ne me faut pas de poids supplémentaire mon voyage n’est pas terminé
La pâture est bien inondée
La pâture est bien inondée
Arc en ciel
Arc en ciel
Ils mettent tous la main à la pâte. Mon travail est de les regarder et de faire des photos
Ils mettent tous la main à la pâte. Mon travail est de les regarder et de faire des photos
Ils sont vraiment plus que sympathiques
Ils sont vraiment plus que sympathiques
C’est pour moi. Je suis toujours la première servie.
C’est pour moi. Je suis toujours la première servie.
Youn … Franchement !
Youn … Franchement !
Vendredi 12 août 2022
Jour 90
120 km
« Il a un bateau sur son porte-bagages »
Je quitte le camping après une petite séance photo organisée par Ewen. Je suis toujours derrière l’appareil et j’ai peu de photos de moi. Emiel et Andi ne sont jamais loin et ils se placent derrière moi à mon insu. 
Je trouve les photos très belles, pleines de vie.  J’ai toujours aussi une surprise lorsque je reprends mon téléphone car je découvre de nombreuses photos d’Ewen grimaçant prises en Selfy.
Aujourd’hui les quatre garçons vont faire une grande étape. Quant à moi je vais passez la journée à Alta pour organiser mon voyage retour. Je dois trouver un grand carton pour ranger ma bicyclette pour l’avion. J’ai l’impression que ce ne sera pas une mince affaire.
Marion et Gauthier font une petite vidéo de moi traversant la rue à Alta avec mon vélo. Cela fait depuis le sud des Lofoten que je ne les ai pas revus et je n’ai même pas vu le bus les transportant à  Stockholm. Leur voyage à vélo est terminé. Ils redescendent du Cap Nord. Ces coïncidences étranges et si agréables nous poursuivent durant notre périple pour rejoindre le Cap Nord.
Je règle mon organisation en un tour de main à Intersport avec la réservation d’un grand carton pour la veille de mon départ qui aura lieu le 23 août. 
Je fais quelques courses, ce qui doit se faire quotidiennement et à la sortie du …. Supermarket un garçon s’adresse à moi. C’est Jordan, Lillois, 31 ans qui est parti de Porto le 15 novembre dernier. Il a traversé tous les pays d’Europe, enfin presque, il est entré depuis peu en Norvège à Alta depuis la Finlande. Incroyable ! Mais incroyable ! Il transporte depuis son départ un bateau sur son porte-bagages arrière. Il roule avec au moins 60 kg de bagages ! 
Il est 12 heures, lorsque je lui dis que je vais me mettre en route pour une étape, il me dit qu’il va m’accompagner, que cela fait longtemps qu’il n’a pas eu de compagnie. 
Nous voici partis, il me raconte ses aventures et aussi qu’il n’a pas franchement utilisé son bateau. Je retrouve ce que dit Ewen avec l’impossibilité de se séparer de son accordéon alors qu’il ne l’a jamais utilisé.
Je lui raconte les facéties des garçons, des miennes… et nous passons un bon moment en pédalant ensemble.
Il fallait bien s’y attendre… les côtes sont là devant nous, les nuages aussi arrivent. On va entrer dans les nuages. C’est comme ça ici ! On entre dans les nuages, ils se faufilent entre les montagnes et nous englobent, nous mouillant comme on n’animerait pas qu’ils le fassent.
Il faut rapidement enfiler nos vêtements de pluie. 
Jordan va plus vite que moi. Il m’attend régulièrement en haut des côtes. 
Puis tout se complique. Le vent se lève et lorsqu’il est de face la pluie se transforme en une multitude de petites aiguilles qui me piquent le visage.
Il fait froid, je suis obligée de mettre pour la première fois mes gants de vélo d’hiver. Je dois ouvrir ma sacoche, la pluie pénètre à l’intérieur. Je n’arrive pas à enfiler mes gants, mes mains sont trop froides, mouillées et je me retrouve avec des mains comprimées dans la première partie des gants sans pouvoir enfiler mes doigts, mais j’ai trop froid aux mains et un bon moment après la doublure intérieure prend enfin forme autour de mes doigts, m’apportant le confort.
J’ai toujours espoir de voir Jordan en haut d’une côte, mais j’ai trop de retard. Il m’a abandonnée ! Raisonnablement, il ne pouvait pas m’attendre. Dans ces conditions, il faut pédaler pour ne pas ressentir le froid intense. Il faut tenter d’arriver le plus vite possible à la fin de son étape. Nous savons l’un comme l’autre que l’étape est longue avant un camping.
Je suis au pays des Samis. Je vois au loin des troupeaux de rennes et je pense que les Samis accepteraient si je leur demandais l’hospitalité. Je ne suis pas encore prête à cela. Néanmoins lorsque je m’arrête, toutes les maisons sont fermées, il devait s’agir de petites maisons secondaires. Sur ce plateau montagneux extrêmement venté, les monts sont arrondis, il n’y a plus que de rares arbustes. Subitement le paysage se transforme, c’est plus à l’abri, il pleut moins, il fait moins froid, c’est là que les petites maisons secondaires ont été construites. 
Il est tard, il est 20 heures. J’ai encore 15 km avant un camping ou un hôtel. Je redouble de vigueur, mais saperlipopette pour ne pas dire autre chose, le camping est privé, l’hôtel fermé et le motel complet. Il est 22 heures. Les Garçons sont à 22 km dans un hytte (chalet), il pleut toujours, mais il fait un peu moins froid et j’ai le vent dans le dos.
J’arrive à 23h15 dans la nuit. Ils m’ont préparé à dîner. Je pense toujours ne plus les revoir, mais ils sont là les quatre à la fin de ma journée, au bout de mon étape, certes trop longue.
Je n’ai pas le téléphone de Jordan, je ne sais pas où il est. Lorsque je raconte que Jordan a un bateau sur son vélo, Ewen dira qu’il veut le rencontrer…. Un bateau sur son vélo, c’est pire qu’un accordéon sur son vélo !
Section 19 -8 août au 13 aout
Quelle belle photo. Je ne savais pas qu’ils étaient derrière moi ! Merci Ewen de nous avoir photographiés. Le chalet où nous avons passé la nuit à Alta
Ewen
Ewen
Les trois garçons
Les trois garçons
Ando et Jordan à Alta
Ando et Jordan à Alta
Une équipe de foot de filles
Une équipe de foot de filles
Alta
Alta
Un troupeau de rennes
Un troupeau de rennes
Les maisons des Samis. Les motos-neige sont en place pour l’hiver approchant
Les maisons des Samis. Les motos-neige sont en place pour l’hiver approchant
Les arbres ont été dévastés par une invasion de vers
Les arbres ont été dévastés par une invasion de vers
Les rennes sont là
Les rennes sont là

Samedi 13 août 2022
Jour 91
20 km
« J’abandonne temporairement la pêche norvégienne »
J’ai le temps, je vais rester aujourd’hui au camping d’Olderfjord. Un grand magasin de souvenirs donne sur la route avec terrasse. Je m’installe là en attendant la clef d’une petite hytte.
C’est un trafic incessant de bus pour le Cap Nord. L’arrêt est obligatoire ici pour l’achat de quelques babioles à rapporter chez soi ou à offrir.
Mon vélo chargé de ses bagages fait sensation auprès des touristes un peu âgés, tout ankylosés après les centaines de kilomètres qu’ils viennent de parcourir.
Nombreux sont ceux qui viennent discuter avec moi. Une dame de Fribourg délaisse la grande boutique et s’installe à ma table. Elle est émue car je lui rappelle de bons moments de cyclotourisme. Elle me dit qu’elle fabrique ses souvenirs car bientôt son corps refusera de se mouvoir. Nous passons un bon moment, elle est pleine de vie.
Qui vois-je !!!! Jordan ! En effet, il était tellement gelé hier qu’il ne pouvait pas m’attendre. Il continue son étape de 130 km pour rencontrer pour la première fois les garçons. 
Je reste un bon moment sur la terrasse, prise en photo accompagnée de mon vélo de multiples fois. En toute humilité j’ai eu l’impression d’être les prémisses à la sculpture du globe métallique du Cap Nord.
Emiel m’a montré sur son application les endroits propices à la pêche. J’y vais ! L’endroit où je me rends est très joli, je marche sur un tapis végétal dense, une vraie moquette de vingt centimètres d’épaisseur. 
Je suis prête ! Et hop ! Mon lancer est toujours parfait… mais impossible de nouveau à enrouler mon fil. Je n’avais pas vu qu’à une quinzaine de mètres il y avait de nombreuses algues.
Décidément ! Je n’essaie pas d’attendre. Je sors vite mon couteau pour couper le fil et vite ranger mes affaires pour sortir de là à toute vitesse car de ce tapis de sol très moelleux sont sortis des centaines de midges m’attaquant. Heureusement mon copain Daniel s’est proposé de devenir à mon retour mon instructeur de pêche. Je n’avais jamais auparavant imaginé que c’était tout un art.
Youn m’a averti ce matin que j’aurais un vent latéral très fort demain.


Ils partent d’Olderfjord
Ils partent d’Olderfjord
Bonne route
Bonne route
Ils partent pour l’île de Mageroya
Ils partent pour l’île de Mageroya
Voici Jordan.
Voici Jordan.
Commentaires
cousine - 03 juil.
Coucou cousine,
beaucoup de pensées vers toi, je t'envie, ici c'est le cirque !...
Merci de me faire voyager avec tes belles photos. 🥰 🎪

Johanna et Rémy - 11 août
C'était un grand plaisir de vous rencontrer ! On a pensé à vous en mangeant une glace hier. Bon courage pour vos dernières étapes :)

domii70 - 11 août
Hello Jacqueline.
Tu as quitté tes compagnons de route. Tu roules vers tes dernières étapes🚵‍♀️🚵‍♂️. Courage.

CaroC - 15 août
Hourra !!!!!!
Ton but atteint !!!!!
Le 15 mai nous t'avions accompagnée à langres.
Tu as bravé le vent, la pluie, la pluie,
la re-pluie, les montées, la fatigue,....
Ce périple, décrit au fil des semaines sur cette page, les photos partagées, tu nous as fait voyager avec toi.
Ces rencontres, ces personnes qui t'ont applaudie, qui ont souri, été étonnées, abasourdies,....
Un grand hourra pour ton arrivée "au pays du père Noël" où les cadeaux ne poussent pas à même le sol comme l'imaginait Gaël.
Savoure cette arrivée, le point d'achèvement de ces trois mois intenses, riches, stimulants,...
👏👏👏
😘😘😘

Marie France - 16 août
Ça y est Jacqueline !?
Tu y es ? Bravo, bravo pour cette fantastique épopée !
Merci à ta fille de donner des nouvelles.
J'attends avec impatience les détails qui seront savoureux j'en suis sûre .
Profite encore des gens et des lieux, savoure tes derniers jours en Norvège.

domii70 - 16 août
Hello Jacqueline , que dire bravo super bravo !!!!!!
Tu es arrivée au Cap Nord avec pleins de merveilleux souvenirs (rencontres, paysages) , tu as bravé le vent, la pluie, les rencontres d'animaux (élan, rennes du père Noël).
Merci pour tes écrits, j'ai voyagé dans ces pays nordique.

Marijoautun - 16 août
Coucou Jacqueline,
Toutes mes félicitations, mille bravo. Transmets mon bonjour au père Noël.
Merci de m'avoir fait voyager et donner l'envie d'aller visiter les pays nordiques.
Bisous profite des jours qu'il te reste.

Lorena - 19 août
Félicitations Jacqueline!
C'était vraiment inspirant de faire ta connaissance et c‘était super amusante lire de ton voyage. C'est tellement impressionnant que tu aies entrepris ce voyage.
Cela a dû être une sensation incroyable lorsque tu as atteint ton but.
Liebe Grüße, Lorena

Denis Odile - 21 août
quelle belle région que vous traversez, une de plus qui nous fait rêver.
Courage, quel beau périple bravos.