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De Besançon au Cap Nord à vélo en 2022. Pérégrinations de Jacqueline

De Besançon au Cap Nord à vélo en 2022. Pérégrinations de Jacqueline

(en cours)
     A Caroline ma fille et à Gaël mon petits-fils, 
 
De Besançon au Cap Nord… Chiche !
 
Partir en solitaire, un défi pour un si long voyage !
Ce sera mon plus long voyage. Si je cumule tous les kilomètres que j’aurai faits depuis mon premier coup de pédale il y a déjà quelques années, j’aurai bouclé environ 65000 km soit 60% du tour de l’Equateur. 
J’ai traversé dix pays de Saint-Nazaire à Constanta en Roumanie, j’ai suivi le Rhin d’Andermatt à Rotterdam, j’ai fait deux fois le tour de Bourgogne dont l’un avec mon petits-fils, au cours d'un tour de la France, j’ai rejoint la côte atlantique par la Camargue, le canal des Deux Mers puis remontée jusqu’à Saint-Nazaire et terminée par L’Eurovelo6 jusqu’à Besançon.
Et début avril, en guise de reprise d’entraînement, j’ai aussi fait le tour d’Alsace, petite balade de 700 km…
Enfin, pour ne pas perdre les bons réflexes et les muscles, petits moteurs qu’il faut indispensablement garder en forme, j’ai pris l’habitude de me rendre à vélo chez mes amis à Strasbourg, en Suisse… Et maintenant, quand Gaël m’accompagne, grand garçon de 5 ans, c’est dans sa remorque à vélo à pédales.
Vertigineux !
Tous ces voyages ont été l’occasion de faire des rencontres magiques, découvrir des paysages magnifiques, avoir des surprises émouvantes. Quand je pédale, j’éprouve un grand sentiment de liberté. Je deviens philosophe, poète, artiste. Je partage mes réflexions et mes sentiments, mes efforts aussi, avec les cyclotouristes qui m’accompagnent quelquefois sur des dizaines de kilomètres. Quelques-uns me disent que croiser une dame de mon âge -j’ai 68 ans- seule, partant si loin, les aide et les motive. Moi aussi je suis très motivée et je continue, le nez au vent et les sourires dans mon baluchon. Quand je rejoins mon point de chute, je retrouve quelques-unes de ces rencontres et je découvre d’autres cyclotouristes avec qui nous échangeons sur nos expériences.
Mais le plus amusant et un peu flatteur aussi je l’avoue, c’est de lire dans le regard de certains l’étonnement, l’admiration et le respect. Parfois même, on me perçoit comme une personne perchée à l’âme romantique. Mais tous font preuve d’humanité, ils sont accueillants, aimables, généreux et surtout admiratifs !
Certaines amies m’ont attribué le terme de jeunior. D’autres sont subjuguées, rares sont celles qui me regardent d’un air circonspect voire dubitatif.
Ma fille Caroline, qui sait que je n’outrepasserai pas mes capacités physiques, me fait confiance et c’est important. De cette façon, je pars tranquille, l’esprit léger. 
Quant à Gaël, mon petit-fils, adepte de cyclotourisme depuis nos échappées complices,  il sera penché sur les cartes à tracer mon parcours et à dessiner des campings et des restaurants ! Mais je sais qu’au fond de lui, il aimerait partir avec moi parce qu’il est sûr que je vais voir le Père Noël au cap Nord !
Cette année, j’ajoute à ma famille et mes amis, les résidents de l’Ehpad « Le village de la Croix Blanche » et les jeunes de l’association Paris de Besançon qui me suivront assidûment.
Enfin, pour mon retour, fin août 2022, je sais que quand je prendrai l’avion à Alta, mes sacoches, mon cœur, ma tête -mes jambes aussi, seront pleins de souvenirs de rencontres, de paysages, de saines fatigues qui me rendront heureuse et fière d’avoir fait ce que j’aurai fait en 3 mois ½. 
 
vélo de randonnée
Quand : 15/05/22
Durée : 106 jours
Distance globale : 5638km
Dénivelées : +26238m / -26332m
Alti min/max : -1m/488m
Carnet publié par Jacqueline25 le 09 mai
modifié le 29 août
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Vue d'ensemble

Le topo : Section 16 - 21 juillet au 27 (mise à jour : 20 août)

Distance section : 398km

Description :

Saltstraumen-Camping - Bodo -Lofoten - Moskenes - Valberg - Svolvaer

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Le compte-rendu : Section 16 - 21 juillet au 27 (mise à jour : 20 août)

Jeudi 21 juillet 2022
Jour 70
100 Km
«Le Saltstraumen et l’équipe de champions »
Paul et moi sommes aux premières loges pour prendre le ferry.
Nous sommes ravis d’avoir été à l’abri, car la pluie a accompagné notre nuit et elle est toujours là ce matin.
Je dépasse le camping où sont encore endormis mes camarades de route à six kilomètres, j’y étais presque ! Maudits horaires !
Je ne m’arrête pas, plus j’avance, plus j’ai des chances de les retrouver ce soir et de voir le Saltstraumen avec eux. Je sais que j’ai 100 kilomètres à pédaler.
Tout à coup, je le vois aussi celui-là tout en haut de la montagne. Je suis à peine plus haut que le fjord, je le regarde je vois sa gueule noire béante et ses lèvres mal dessinées par le biotox, opération ratée ! Je grimpe ! Je grimpe ! en pensant à lui, tellement obnubilée que je ne cherche pas à mettre le pied à terre. Peut-être que le dénivelé est à 9 %. Il est loin encore, j’ai le temps de fabriquer ma peur. Je regrette que l’équipe des champions ne soit pas avec moi pour l’affronter. Mais j’ai ma super lampe, Paul et Rupert se moquait de moi, ils disaient que je m’étais acheté un laser à Trondheim. Stéphane riait aussi ajoutant que j’étais un vrai sapin de Noël illuminé juchée sur mon vélo (mon éclairage, mes vêtements jaunes, mes sacoches vertes…)
Plusieurs Norvegiens automobilistes me diront qu’ils me voient de loin que c’est parfait pour ma sécurité.
Paul, m’a vu aussi de loin hier. Il s’est dit : « voilà Jacqueline ! la boule jaune ! » Cela lui a fait plaisir. Heureusement puisque nous avons dû passer la nuit dans cette cabine qui n’en était pas une, qui était simplement la salle d’attente du ferry. Mais un cyclovoyageur doit s’adapter, il doit trouver des solutions à toutes éventualités. Paul l’Écossais a 52 ans, il est saisonnier, cela lui permet de voyager une grande partie de l’année, il a déjà arpenté une grande partie du monde. Il a le flegme anglais, il en a aussi la grande courtoisie.
Et brusquement je lève la tête, je sors de mes pensées et je le vois. Quelle surprise ! Ses lèvres sont bien ourlées, symétriques et harmonieuses et une belle chevelure ondulée part sur sa gauche. Je vois la clarté, la vie à son extrémité. 
Parfois, quand on voyage en solitaire il est bon de s’inventer des histoires pour tenir toute la journée juchée dans l’effort sur son vélo, avant de remettre la réalité en place.
Bon ! J’espère ne pas devenir délirante à mon retour !!!
Peu après l’équipe de champions arrive. Je suis à l’arrêt prenant des photos. Cela tombe bien ! Je peux  les photographier. Ils sont essoufflés, ils ahanent sur leurs vélos. Quel plaisir de les revoir !
Je pense alors qu’avec mon système de poussage et pédalage je ne suis jamais essoufflée en haut d’une côte. 
On ne s’arrête jamais très longtemps après l’effort car nous sommes vite transis par le froid. Nous repartons, le peloton en avant et moi derrière.
J’y arrive ! Ils n’ont pas tant d’avance sur moi. Ils s’arrêtent régulièrement, j’ai l’impression que je ne m’arrête presque jamais. J’attribue à mes marches forcées le terme de pauses. Ils sont sur l’immense pont avant Bodo. Ils regardent le Saltstraumen. Ils m’acclament « Jacqueline ! Jacqueline ! ». Paul et Stéphane sont là aussi. Paul  leur avait dit que je ne pourrais pas arriver ce soir, que c’était trop difficile.
On est un peu déçu car on le présente comme l’un des tourbillons marins les plus puissants du monde. Peut-être que c’est le millionième !!!
Youn et Émile partent pêcher chaque soir. Ils se sont achetés des cannes à pêche durant le voyage et nourrissent de poissons l’équipe de champions. Quelle belle idée ! Cela fait une dizaine de jours qu’ils fonctionnent ensemble, et avec moi un peu moins. On s’entend bien, on s’aime bien !
Raphaël et Juan-Carlos pourraient être mes fils et Émile, Youn, Ewen mes petits fils.

Des Polonais me prennent en photo
Des Polonais me prennent en photo
Alors là ! Je fais piètre figure avec mes deux petits drapeaux
Alors là ! Je fais piètre figure avec mes deux petits drapeaux
Les voici les Polonais ! C’est le père et le fils. Ils redescendent du Cap Nord.
Les voici les Polonais ! C’est le père et le fils. Ils redescendent du Cap Nord.
Une plage !
Une plage !
Belle surprise en arrivant ! Ce n’est pas un monstre.
Belle surprise en arrivant ! Ce n’est pas un monstre.
Paul me rattrape.
Paul me rattrape.
Je suis partie du bas du fjord
Je suis partie du bas du fjord
Le voilà ! Le monstre à affronter ! Ce trou noir.
Le voilà ! Le monstre à affronter ! Ce trou noir.
Les cinq champions.
Les cinq champions.
Ewen n’a toujours pas de casque
Ewen n’a toujours pas de casque
Les voilà ! De G à D : Youn et Ewen Bretons ; Juan-Carlos Espagnols, Émile Hollandais, Raphaël Espagnol et moi prenant la photo la doyenne solitaire, la seule de mon âge partant seule au Cap Nord   
C’est foutu ! Je déraille à ses premiers mètres.
C’est foutu ! Je déraille à ses premiers mètres.
Il y a aussi Sarah et Joris.
Il y a aussi Sarah et Joris.
Oh ! Putain !!! Je dois le prendre. Ce n’est pas un effet d’optique.
Oh ! Putain !!! Je dois le prendre. Ce n’est pas un effet d’optique.
Sur le deuxième pont pour regarder le Saltstraumen
Sur le deuxième pont pour regarder le Saltstraumen
Le Saltstraumen
Le Saltstraumen
Youn. À la longueur de la barbe on sait depuis combien de temps le cyclovoyageur est parti . Émile et Raphaël derrière
Youn. À la longueur de la barbe on sait depuis combien de temps le cyclovoyageur est parti . Émile et Raphaël derrière
Vendredi 22 juillet 2022
Jour 71
40 Km
«La fiesta de la nuit de vendredi à Bodo»
Je pars avec mes cinq camarades. Je ne me mets pas en colonne avec eux. J’ai mon propre rythme. 
Je ne fais que 40 km, mais cette étape me semble longue. Je pensais n’avoir que quelques kilomètres pour arriver à Bodo. 
Je croise Mathieu, Niçois, accompagné de deux jeunes Allemands. Parti de Nice il y a quatre mois, il est passé par la Turquie pour se rendre ensuite au Cap-Nord. Ils ont plein de légumes, de fruits, de viennoiseries attachés à leurs sacoches. Ils se procurent leur nourriture gratuitement. 
Les garçons me téléphonent, ils ont trouvé une chambre commune à huit lits à l’auberge internationale des voyageurs. Avant on disait Auberge de Jeunesse, pour 40 euros chacun. 
Super ! Parfait ! Inutile de dire que je suis la seule fille dans la chambre. Nous passons un excellent moment dans le salon commun. Certains d’entres nous jouent aux dés, d’autres discutent. On boit de la bière et un alcool fort Norvégien à base de pommes de terre et mis en fûts parfumés à la cerise. L’alcool en Norvège se trouve seulement dans les… chère, taxée, cela fait partie de l’action sanitaire anti-alcoolisme. Les garçons savent où se la procurer. Certes pas dans les poubelles !
En un tour de main ils préparent le dîner. La nourriture en Norvège est très aseptisée, tout est emballé dans du cellophane ou en barquettes. Je n’ai jamais vu de marchés. Ici les cyclos se donnent le mot : il faut prendre la nourriture dans les poubelles des supermarchés, nourriture qui n’est pas avariée. Simplement une journée de péremption. Les garçons utilisent ce moyen, ils ont des fruits à profusion des légumes, du pain, des viennoiseries. Ils ont eu des difficultés à s’y mettre mais ils ont pris l’habitude après tant de kilomètres en Norvège.
Avec le poisson pêché du jour,  des cuisinierd hors-pair, les repas sont toujours extrêmement alléchants. 
Dans la soirée, ils m’entraînent faire la fête avec eux. Première étape dans un café, certains jouent au billard et moi je reste attablée avec Youn à discuter de sa mère instite, de sa grand-mère qui se prénomme aussi Jacqueline. Nous buvons une immense bière. Deuxième étape dans une boîte cette fois-ci où l’on danse. Je suis la seule à porter des tongs dans le cercle polaire pour cette soirée mais j’ai revêtu ma robe à paillettes. Je suis la plus âgée de la boîte. Nous dansons, nous nous offrons des tournées jusqu’à un alcool fort. Il faut prendre un peu de sel,  boire cet alcool et manger la tranche de citron. Je gère tant bien que mal mais heureusement je sauve  en grande partie mon honneur, je ne finis jamais mes verres, d’autres s’en chargent. 
Ewen m’apprend qu’il m’appelle « Jacqueline la Machine ». Juan-Carlos me demande d’où je tiens toute cette énergie. 
Une Sami vient danser avec moi et d’autres filles un peu bizarres. Je danse un rock endiablé avec Juan-Carlos. 
Nous faisons la fermeture. Personne ne marche droit, nous comme les Norvégiens. On rit, on parle, certains titubent un peu, on est heureux ensemble, si loin de nos maisons et de surcroît à vélo. Trois voitures de politi sont stationnées à proximité.   C’est du superflu car les Norvégiens sont réputés pour être des personnes calmes, tranquilles, pacifiques et cela se perçoit. 
Je ne me rappelais pas être allée en boîte. Quelle merveilleuse soirée avec mes compagnons temporaires de voyage. 
Nous rentrons à quatre heures du matin. Nous tentons de ne pas faire de bruit, deux motards dans la chambre dorment depuis longtemps déjà. 

Demain nous prenons le ferry pour les îles Lofoten.

Youn et Ewen et son barda
Youn et Ewen et son barda
La colonne de mes compagnons actuels de route
La colonne de mes compagnons actuels de route
Port de Bodo
Port de Bodo
Bodo
Bodo
Juan-Carlos et Raphaël
Juan-Carlos et Raphaël
Samedi 23 juillet 2022
Jour 73
10 Km et 100 km de ferry
«Les îles Lofoten »
Le réveil est difficile et brutal. Nous avons une contrainte horaire, puisque nous prenons le ferry à 11h pour les îles Lofoten. Les yeux ne sont pas tout à fait en face des trous, mais on est prêts à l’heure.
Le ferry est immense. Il a deux ponts garages. C’est le bal des campings-cars partant pour les Lofoten. Je remarque parmi eux un gros camion vert pastel, haut perché sur ses roues, un bon vieux camion des années 50. Il est couvert à l’arrière de drapeaux, d’autocollants. Ce sont des Allemands babas-Cools, encore plus vieux que leur camion. Je me souviens d’eux, ils m’ont klaxonnée amicalement en me doublant il y a quelques jours. 
La convention, la règle est que les cyclistes entrent les premiers et sortent les premiers des ferrys. Ewen et moi sommes coincés par les mastodontes jusqu’au moment où le responsable de la sécurité vient à notre aide. C’est la loi c’est comme ça ! Ils n’ont rien à dire, les mastodontes, ils ne doivent pas tergiverser, les cyclistes sont prioritaires. Un point c’est tout ! C’est notre sécurité avant tout.
Dans le ferry, Raphael et moi pouvons constater que nos camarades sont épuisés, morts, ils dorment tous les quatre. 
Notre traversée dure quatre heures. C’est parfait ! 
Lorsque nous arrivons au camping de Moskenes, les campings-cars sont déjà là ! Ils nous cachent la réception que nous ne retrouverons pas ensuite. Je sais qu’il sera difficile de circuler pour nous à vélo sur les îles Lofoten… il y a trop de mastodontes.
Une famille avec trois enfants, habitant en Hollande me donne le code des sanitaires. Je fais un peu connaissance avec eux. 
Pour Émile, Youn et Juan-Carlos la pêche est miraculeuse : 20 macros pour notre dîner, en partie distribué à celui qui nous prête son barbecue et à d’autres aussi.
Nous quittons l’auberge des voyageurs de Bodo
Nous quittons l’auberge des voyageurs de Bodo
Ils sont épuisés
Ils sont épuisés
En allant aux îles Lofoten
En allant aux îles Lofoten
Les îles Lofoten
Les îles Lofoten
Nous sommes arrivés aux Lofoten
Nous sommes arrivés aux Lofoten
Ah ! Le déballage !
Ah ! Le déballage !
La pêche pour les garçons
La pêche pour les garçons
Émile et Youn
Émile et Youn
Youn et son accordéon
Youn et son accordéon
Quel bon repas en perspective
Quel bon repas en perspective
Les deux tentes jumelles de Juan-Carlos et de Raphaël.
Les deux tentes jumelles de Juan-Carlos et de Raphaël.
Dimanche 24  juillet 2022
Jour 71
25 km à pied ou plus
« Jacqueline la Machine »
« Le Reinebringen et ses marches »
Aujourd’hui c’est l’ascension du Reinebringen de 1970 marches. Il paraîtrait que la vue est absolument splendide depuis ce sommet. 
Les marches ne sont pas mon fort ! 
Je m’égare un peu je me retrouve à 6 km de l’endroit escompté pour le début de l’ascension. Apres avoir demandé des renseignements à des messieurs retraités et attablés devant un Joker supérette, l’un d’eux me propose de m’emmener avec sa voiture. Ouf ! Je lui raconte qui je suis, que je suis partie de France à vélo. Je lui énumère tous les pays traversés pour arriver jusqu’ici. Je lui dis que dans le sud de la Norvège on m’appelle « La Française qui pousse son vélo dans les montagnes norvégiennes ». Il me regarde ! Mon histoire le fait rire, rigoler à gorge déployée. C’est une attitude norvégienne que j’ai déjà remarquée, lorsque je raconte mes péripéties. Pour me dire au-revoir, il me tape dans la main avec ce geste très utilisé par les garçons qu’ils font par amitié pour sceller le lien. 
Quel sympathique monsieur ! 
Je commence à gravir, à escalader…  tous ici veulent y arriver. Certains, beaucoup plus jeunes que moi sont extrêmement essoufflés. Je garde jusqu’au sommet une respiration fluide, silencieuse. Longtemps après, 1h30 ou 2 heures peut-être, je suis au sommet de cette montagne qui domine Reine de 450 mètres de haut. C’est magnifique ! Absolument  grandiose ! 
Sur 1,5km on monte environ 500 mètres de dénivelé à l’aide de 1600 ou 1979 marches en pierre ! 
Ces marches ont été construites par des Sherpa Népalais (voir chapitre à la fin). D’immenses merci à eux ! à ces hommes extraordinaires, surpuissants…
Ces marches on été numérotées toutes les 100 marches, sans doute par des marcheurs car cela semble avoir été fait au marqueur et certains numéros sont bien effacés.
Ce compte n’est pas très fiable, on peut lire ici et là 1800 ou même 2000… je n’ai pas eu le courage de les compter moi-même. Cela restera un mystère ! Je retrouve mes compagnons là-haut sauf Raphael parti avec Ewen pour tenter de retrouver son drone qui s’est égaré sur un autre sommet beaucoup plus haut. 
Youn depuis le sommet essaie de repérer où se situe les bars de Reine.  Effectivement nous les voyons avec leur terrasse. Nous savons d’emblée où nous allons après.
La descente est plus compliquée pour moi. Mes genoux ne sont pas très élastiques, je descends presque marche par marche. Mais qu’est-ce qui m’avait pris à 18 ans de faire partie de l’équipe de foot féminine de Damprichard avec mes cousines Cocotte et Chantal. Chantal m’a d’ailleurs entraînée lors de notre tour d’Alsace en avril dernier (850 km) en prévision de mon voyage au Cap Nord. Il a fait froid, puis très chaud et aujourd’hui je pense que je grimperais toutes les côtes de la route des vins.
Lors de ma brève carrière de footballeuse je me suis blessée au genou ce qui a nécessité une opération. À l’époque c’était loin d’être de la chirurgie fine, les chirurgiens ne faisaient pas dans la dentelle et mon genou ne s’est jamais rétabli. 
Avec le recul, je pense m’être trompée de direction sportive. J’aurais dû commencer une carrière à vélo ! Je les aurais tous dégommés au vu de mes performances actuelles de dame retraitée. « Jacqueline La Machine » comme m’appelle Ewen ou « Jacqueline la Surpuissante » pour Youn.  
Je retrouve Lorena au cours de ma descente d’escaliers. Lorena est aussi au camping. Elle est allemande, originaire de Mannheim et a 28 ans. Elle est ingénieure en électricité et a réussi à avoir un long congé de quatre mois. C’est la première fois qu’elle part seule. Elle voyage à pied, en train, en ferry. Elle est passé par la Suède elle est donc actuellement en Norvège au Lofoten, puis son voyage se terminera en Islande. C’est une jeune femme très gentille, sa douceur se reflète dans son sourire et ses jolis yeux verts. 
À Reine je m’achète une jolie canne à  pêche rose fluo et sa moulinette d’un violet mordoré. 
Je vais bientôt pouvoir vivre en autarcie.

Les Sherpas du Népal 
Grimpant péniblement, l’échine courbée, la tête pieusement baissée comme un pèlerin, Nima Nuru Sherpa, 31 ans, transporte sur son dos une énorme dalle de calcaire gris acier qui aplatirait sur place n’importe quel autre humain. Il s’arrête pour reprendre son souffle, parcourant du regard les forêts d’épicéas et les fjords, ce panorama typique de la Norvège que lui, Népalais, a appris à considérer comme sien.
Un moment de fierté, pas seu­lement pour le labeur accompli, mais aussi parce que l’argent que l’équipe a gagné ici va être investi au pays pour améliorer la santé et le bien-être social de la communauté. Payés au même taux horaire que les ouvriers spécialisés norvégiens, les sherpas gagnent 4 500 à 4 700 euros par mois, tout en étant logés et nourris. Seul le billet d’avion est à leur charge. Depuis que Nima Nuru Sherpa a commencé à venir en Norvège, il y a une dizaine d’années, un hôpital, des écoles et des puits ont été construits dans le district de Solukhumbu. «Tout le monde en profite», se réjouit-il.

Faut aller tout en haut
Faut aller tout en haut
C’est le début !
C’est le début !
Je gravis peu à peu
Je gravis peu à peu
La vue sur Reine et les fjords
La vue sur Reine et les fjords
Magnifique !
Magnifique !
Joli village de Reine
Joli village de Reine
Mon achat ! (Émile)
Mon achat ! (Émile)
Gauthier et Marion
Gauthier et Marion


Lundi 25 juin 2022
Jour 72
78 km
« Le tunnel effroyable »
Il est cinq heures du matin et je suis déjà debout. Juan-Carlos aussi. Notre horloge biologique semble détraquée par le jour permanent. Le ciel est magnifique.
Je suis déjà sur mon vélo à 6h30. Je ne suis pas fatiguée, je ne sais pas où se loge ma fatigue. J’espère qu’elle ne se réveillera jamais.
Aïe! Aïe ! Aïe! Ouille! Ouille ! Ouille ! Je suis percluse de courbatures au niveau des cuisses suite à mon ascension des 2000 marches d’hier, j’ai sommeil aussi et la pluie vient couronner le tout, le temps change sans crier gare.
Tout est calme, paisible. Les paysages sont splendides, les silhouettes   ciselées des falaises des montagnes des fjords me dominent. Je traverse de petits ports, les maisons sont en bois, toutes en bois depuis Bergen. Le long de la mer s’alignent les cabanes des pêcheurs, les rorbuer.
De nombreuses claies en bois exposent des têtes de morue séchées par milliers. Au printemps ce sont les fameux poissons décapités, vidés et ouverts en deux qui sèchent. L’odeur persiste. J’aime bien cette odeur. En principe la plupart des odeurs me dérange. Je ne sais pas encore ce que l’on fait avec les têtes séchées. J’achète quelques sachets de morue séchée. C’est très bon, on les mangera en apéritif ce soir.
L’île se réveille. Les mastodontes sont sur les routes. Ils sont fous, ils roulent vite. Ils sont Finlandais, Suédois, Allemands. Ils n’ont pas appris le code de la route norvégien. Ils aimeraient que les cyclo voyageurs n’existent pas ! Ils sont dangereux, irrespectueux. Ils ne sont pas chaleureux. 
Ils sont fous, ils s’approchent trop près de moi. Je les insulte, mais ils ne m’entendent pas, ils sont rapidement au loin. Mais où vont-ils ? Ils ont oublié qu’ils sont sur une île, ils pensent être sur une autoroute. Ils ne savent pas que les paysages sont splendides, ils n’ont pas le temps de lever le regard sur les silhouettes ciselées et de regarder les petits ports de poupée aux jolies maisons. 
Tout à coup j’entends un klaxonne tout doux, agréable. Une voiture me double gentiment. C’est la famille avec les trois enfants. Toutes les mains s’agitent pour me faire coucou. Ils sont un rayon de soleil pour ma matinée. Quel bonheur dans ce stress de la route.
La maman me dira ce soir, qu’ils me cherchaient sur la route et lorsque les enfants m’ont vue au loin, ils me montraient du doigt, ils étaient contents, ravis, et moi donc… Un grand merci à eux, ils ont égayé mon parcours jusqu’à… 
Oh ! Misère de misère, en voila encore un. Il est sombre, je reviens en arrière pour savoir si je peux le contourner, ce n’est pas possible. Il n’est pas interdit aux cyclistes, un panneau demande aux véhicules de faire attention à nous. J’entre et rapidement je suis entraînée dans une course folle moi aussi. Mes freins à mâchoires hydrauliques ne répondent pas correctement. La chaussée est glissante. Je comprends que je passe sous la mer, je n’avais pas fait attention sur ma carte. 
C’est l’enfer ! J’ai peur, plus que cela je suis effrayée. Je vais trop vite. Le bruit est étourdissant, les véhicules vont trop vite. 
J’ai l’impression qu’un 36 tonnes fait ronfler son moteur derrière moi. Affreux ! Je me rends compte au bout d’un moment qu’il n’y a personne, n’y derrière, n’y devant. Juan-Carlos me dira ce soir que c’était les extracteurs d’air qui faisaient ce bruit épouvantable. Lui avec son vélo de route et peu chargé a pensé qu’il allait mourir là au fond. Le souffle des camions le faisait dévier de sa trajectoire et il avait peur de tomber. Mes pneus accrochent beaucoup mieux la route que les siens et mon vélo à plus de poids, c’est donc un avantage dans ce genre de condition extrême. Il a fait comme moi, lorsque nous sommes redevenus maîtres de nos montures, c’est-à-dire lorsque nos vélos ont ralenti lors de la côte, nous avons vite filé de l’autre côté pour grimper sur le trottoir et pousser nos vélos jusqu’à la sortie. 
Lorsqu’enfin je vis le halo lumineux, j’entendis que l’on m’appelait. C’était Gauthier et Marion, ils savaient que j’étais là-dedans aussi car ils voyaient mon drapeau jaune luire de loin. Ils ont pris depuis le début le trottoir, on leur avait dit. 
Peu après, Youn m’appelle pour me dire de ne pas prendre le tunnel. J’en étais déjà sortie ! Il s’est sentie en profonde insécurité, pédalant ardemment pour en sortir le plus vite possible. Émile dira que c’était horrible.
Ewen et Raphaël ont cassé leurs vélos (jante et rayons) au départ de MoKenes et ont pris le bus jusqu’à Loknes pour trouver un vélociste, ils ont donc échappé à cela.
Nous nous retrouvons en fin d’après-midi au camping de Valberg où nous attendent deux chalets. La famille est là aussi. Nous sommes mutuellement ravis de nous retrouver. 
Pour ma première expérience de pêcheuse, au bout de deux lancers je casse en deux ma jolie canne à pêche rose fluo. Ma carrière est courte là encore.
Ewen et Raphaël nous préparent de succulentes crêpes salées et sucrées pour terminer cette journée.
Je ne fais jamais rien avec eux. Je suis considérée comme une Reine Mère.

Église en bois debout de Moskenes
Église en bois debout de Moskenes
Village de Reine
Village de Reine
Reine
Reine
Les têtes de morue
Les têtes de morue
Que vont-ils en faire ?
Que vont-ils en faire ?
C’est magnifique !
C’est magnifique !
Quelle malchance ! Deux lancers et j’ai cassé en deux ma jolie canne à pêche
Quelle malchance ! Deux lancers et j’ai cassé en deux ma jolie canne à pêche
Youn m’a prêté sa canne
Youn m’a prêté sa canne
C’était le latin à 5 heures du matin
C’était le latin à 5 heures du matin
Mardi 26 juillet 202
Jour 73
3 km
« Farniente »
Je fais un peu plus connaissance avec la famille et les enfants. Ils habitent en Hollande depuis trois ans et vivaient en Californie auparavant. Nous faisons une petite séance photo. Adèla demandera à Émile si je suis sa grand-mère ! Ils m’ont envoyé un gentil courriel après être partis. Merci à eux ! Les rencontres sont très importantes pour le  cyclovoyageur. 
J’ai décidé de rester aujourd’hui à Valberg. Youn, Ewen et Emilr aussi. Le petit chalet est confortable, un petit cocon et de surcroît il y a une jolie cafétéria dans ce camping. 
Nous assistons avec nostalgie au départ de Raphaël et Juan-Carlos. Ils doivent continuer sans trop flemmarder jusqu’au Cap Nord car Raphaël a un impératif…. Le travail !
Les trois garçons ont prévu une randonnée aujourd’hui et moi je dois tenter de mettre à jour mon carnet et pêcher avec la canne de Youn. 
Arrivent les Canadiens, Sofia et Franck rencontrés au Danemark.  Quelle belle surprise ! Nous sommes ravis de nous revoir.
Je resterai presque toute la journée dans la cafétéria. Mon carnet n’est pas encore à jour à la fin de la journée, je n’ai pas été très productive. Je n’ai pas fait de sieste car depuis la boîte de nuit, j’ai engrangé un manque de sommeil et je n’ai pas pêché car le vent s’est levé et nous a enfermés dans les nuages. Les montagnes font obstacle aux nuages de l’Atlantique Nord provoquant d’inévitables précipitations.
Les garçons  sont rentrés avec un sac de bolets en prévision du repas de ce soir. 
La vie est belle !

Mais étaient-ce vraiment des bolets ! Ewen et Emiel seront malades durant la nuit. Youn et moi, pas du tout !
Raphaël et Juan-Carlos se préparent à partir
Raphaël et Juan-Carlos se préparent à partir
Cela faisait une bonne dizaine de jours qu’ils étaient compagnons de route
Cela faisait une bonne dizaine de jours qu’ils étaient compagnons de route
Au-revoir !
Au-revoir !
Départ pour une petite randonnée
Départ pour une petite randonnée
Tôt le matin
Tôt le matin
Au camping de Valberg…
Au camping de Valberg…
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Notre chalet depuis la montagne. C’est celui où sèche ma veste jaune
Notre chalet depuis la montagne. C’est celui où sèche ma veste jaune
Après la randonnée.
Après la randonnée.
Mercredi 27  juillet 2022
Jour 74
72 km
« Les forçats du Cap Nord »
Je pars encore tôt ce matin. Les garçons dorment encore. Ils ont prévu d’aller à Eggum, plus à l’Ouest. Je redeviens solitaire. 
Il fait un temps de chien, vraiment pire que d’habitude car le vent est là, puissant, violent et je l’ai de face. Pour la première fois, je n’ai pas envie de repartir, j’ai envie de rentrer au chaud dans le chalet. 
Je me suis habituée aux garçons, ils vont me manquer. Ils sont drôles, marrants, espiègles. Emilr s’est mis au Français à leur contact. Il a essentiellement appris les grossièretés de notre langue. C’est très hilarant de l’entendre lorsqu’ils jouent aux cartes et aux dés. Le doux, gentil et poli Emilr, ils l’ont bien dévergondé. Mais personne n’y échappe à leur contact, même pas moi. 
Je pense que nous sommes des forçats du Cap Nord. Par tous les temps, il faut pédaler, se confronter aux éléments. J’ai l’impression que nous gagnons rudement notre liberté, notre bonheur, notre fascination face à de tels paysages, le plaisir dans la multiplicité des rencontres. 
Mais cette nostalgie est éphémère. Je ne suis pas seule sur la route. Il a repéré mon drapeau français et traverse la route. C’est Jean parti du Cap Nord jusqu’à Aix en Provence. Il a un problème avec l’axe de sa roue arrière. Il veut rejoindre Bodo aujourd’hui. Lui aussi est un triathloniste comme Damien. Il peut donc faire plus de 100 km face au vent. Il ne fait que du camping sauvage. Je remarque ses vêtements de la marque Gore. Il me dit être protégé parfaitement de la pluie. Il a présenté son projet à Gore qui l’a équipé de la tête aux pieds. J’ai avec moi notamment deux blousons de vélo de cette marque, je sais que c’est de l’excellent matériel mais je n’ai pas pensé à me faire sponsoriser ! Il me prévient que le vent est de 23m/s sur le grand pont que je vais bientôt prendre. Je crois que c’est beaucoup !!!! Je le préviens de la dangerosité du tunnel à quelques kilomètres de Leknes.
Peu après, un grand costaud et barbu se met à ma hauteur. Il habite à Bodo et fait simplement la traversée des îles Lofoten. Il me dit qu’il m’a vue en boîte de nuit à Bodo. Franchement ! Je crois que je suis un objet de curiosité. Cela me fait du bien toutes ces interactions. 
J’arrive au pont, il est imposant. Je vais marcher, je me méfie du vent. Le pont passe d’une île à l’autre en enjambant un bras de mer. Je marche sur le trottoir. Je dois mobiliser toute ma force pour ne pas être plaquée contre la balustrade. Mes drapeaux, ma carte… j’espère que rien ne va s’envoler. Je passe à côté d’un travailleur du chantier au sommet du pont, il me montre son pouce, le geste que l’on fait si souvent à mon passage.  Cela ne doit pas être facile de travailler dans ces conditions. 
Je vois la plage que Raphaël a posté hier sur  le blog commun à nous six. C’est à Rorvika, j’aime bien ce nom, c’est une plage de sable blanc. L’eau est verte, émeraude, azur, turquoise. Le temps ne s’y prête vraiment pas du tout, mais j’aimerais me baigner là. Mon maillot de bain n’est plus au fond de ma sacoche, je ne l’ai plus… je l’ai renvoyé par la poste. Ici, pas question de renouveler mes péripéties danoises. La plage est visible de la route et quelques personnes sont présentes. Tant pis ! Ce sera pour une autre fois. 
J’ai choisi de faire un détour pour me rendre dans un endroit étonnant, à Henningsvaer, village situé sur une presqu’île avec plusieurs îlots reliés par des ponts. Je me souviens, j’ai vu un documentaire sur le terrain de foot de ce village il y a fort longtemps. Je n’ai pas imaginé à l’époque que je le verrais réellement un jour. Il est au centre d’un petit îlot, entouré par un paysage fait de mer et de fjords. Ce stade possède une pelouse artificielle et ne compte ni sièges ni gradins. Il est uniquement utilisé par le club amateur du village.  Néanmoins, le stade dispose d'illuminations artificielles pour que les enfants de la ville puissent venir y jouer de nuit. Trois enfants du village jouent au foot, lorsqu’ils voient mon drapeau, ils s’arrêtent et l’un me crie bonjour. Je décide de faire le tour du stade, c’est facile de pédaler sur la pelouse artificielle. Je demande à un immense motard danois de me prendre en photo. Plus tard lorsqu’il me doublera sur un pont il me criera « Vive la France ». 
Aujourd’hui je n’ai pas réussi à  trouver  de  chalet pour la nuit. J’ai dû planter ma tente dans un sympathique camping mais au sol gorgé d’eau. La patronne m’annonce que demain le soleil resplendira et je vais m’acheter une nouvelle canne à pêche. 

Camping de Valberg
Camping de Valberg
Le pont au vent furieux
Le pont au vent furieux
La plage de Rorvika
La plage de Rorvika
Plage
Plage
Henningsvaer
Henningsvaer
Claies pour sécher la morue en bordure du terrain de foot
Claies pour sécher la morue en bordure du terrain de foot
Bon ! Je recommence …
Bon ! Je recommence …
Je me mets en face
Je me mets en face
Terrain de foot de Henningsvaer (photo téléchargée)
Terrain de foot de Henningsvaer (photo téléchargée)
Je suis sur ce terrain de foot !
Je suis sur ce terrain de foot !
Commentaires
Marie France - 23 juil.
Quelle zinzin géniale cette Jacqueline !!

CaroC - 23 juil.
Tes coéquipiers de voyage donne un côté "auberge espagnole" à ton voyage 😍
C'est beau et touchant à lire. Et j'apprends que ma mère s'est couchée plus tard que moi en buvant des tequilas paf jusqu'à pas d'heure 😅

Jacqueline25 - 23 juil.
Merci à vous tous qui me suivez ! Vous êtes de bons stimulants
Bises

Voisine12 - 25 juil.
J'étais en retard pour lire tes aventures....
Il n'est jamais trop tard pour découvrir la tequila !!😉
Boîte de nuit 4h du mat... un vrai retour en adolescence !!!
Ce sont les joies du voyage bien méritées...
Belle équipe en tout cas ! 👍

Nadstrasbourg - 26 juil.
Super ambiance avec tes copains ! Boîte de nuit, billard, tequila et vélo tous les jours, mais quelle forme tu as !!!! Eh oui, les endorphines font leur effet !!! Bonne continuation et au plaisir de te lire pour la suite de ton aventure.

jennny - 27 juil.
Waouh ! Que de rebondissements dans cette section :) et quelle vue grandiose après cet exploit ! tant (trop) de marches ... bravo !
Nous t'embrassons.
PS : j'ai regardé sur le net, et il semblerait que les têtes de morues sont expédiées en Afrique. Ils en font de la soupe.
PS 2 : je note au passage ta vulgarité quant à ce petit pont pas plat ;)

domii70 - 28 juil.
Coucou Jacqueline, quelle vue après cette ascension !!!! .
Te voilà repartie seule sur cette route, tes compagnons et joyeux lurons ont pris un autre chemin.
Je t'embrasse.